Bistro Bar Blog

mercredi 27 février 2013

Pourquoi mentir ?

Une activité sociale qui n'est pas prête de disparaître...


Pourquoi est-il si difficile de dire la vérité ?


Selon une recherche, l'américain moyen ment 11 fois par semaine.

Cette découverte surprenante a incité d'autres chercheurs à établir un lien entre mensonge et santé. Ils en ont trouvé un.

La recherche médicale suggère officiellement que dire moins de mensonges augmente la santé. Si vous ressentez de la culpabilité à ces gentils petits mensonges (ou à de vilains gros), l'étude ci-dessus devrait attirer votre attention, mais elle peut ne pas vous convaincre de tourner une nouvelle page.


Voici pourquoi : il existe quelque chose de bien plus puissant et motivant que la santé qui oblige à mentir. Continuez à lire si vous voulez explorer ce qui rend impossible à des millions de gens de dévoiler la vérité pleine et entière.

Pourquoi les gens mentent

Des chercheurs prétendent que la signification du mensonge social est de donner une bonne image à soi-même et aux autres – de ménager les apparences.

''C'est relié à l'estime de soi,'' dit le psychologue Robert Feldman de l'université du Massachusetts. ''Dès que les gens sentent que leur estime de soi est menacée, ils commencent immédiatement à dire des mensonges conséquents .''

Si cette affirmation est vraie, beaucoup de gens vivent avec une estime de soi menacée chroniquement. Une étude publiée dans le Journal de psychologie basique et appliquée, a découvert que 60 % des gens mentaient au moins une fois pendant une conversation de 10 minutes, exprimant une moyenne de 2,92 choses inexactes.
''Les gens mentent presque par réflexe,'' dit Feldman.

Catégories de mensonges


Mentir pour ménager les apparences crée une fausse réalité faisant croire au menteur qu'elle sera plus facile à faire passer que la stricte vérité. Vivre dans une fausse réalité constante entraîne un énorme problème émotionnel – l'anxiété. À un certain niveau, vous savez que vous vivez dans un château de cartes. La plus légère brise fait craindre que tout s'écroule.

Le mensonge social se manifeste de plusieurs manières :

• Exagérer sa réussite
• Minimiser ses échecs
• Faire de faux compliments / fayoter
• Paraître d'accord à l'extérieur quand vous ne l'êtes pas à l'intérieur
• Dire oui quand il faudrait dire non
•Répandre des rumeurs
• Dire à quelqu'un que tout ira bien quand ce n'est pas le cas
• Cacher ses activités – tromper
• Partager l'opinion de la majorité

En règle générale, les hommes tendent à mentir pour présenter une meilleure image d'eux-mêmes. Les femmes mentent pour que les autres se sentent mieux. Quoi qu'il en soit, plus vous le faites, plus votre réalité se déforme.

Pourquoi le faisons-nous?


Imaginez que vous êtes un chevalier du moyen-âge sur le point d'engager bataille. L'ennemi est sur sa monture et lourdement harnaché, fonçant sur vos propres troupes sur le champ de bataille.
Et là vous chevauchez en t-shirt, en short et avec des tongs. Pas de cotte de maille. Pas d'armure. Pas de heaume. Pas de bottes ni de bouclier. Aucune défense ou arme d'aucune sorte. Chargez !


Pour beaucoup de gens, mentir est une armure psychologique dont ils ont besoin pour survivre dans un monde social effrayant. L'ennemi, c'est la désapprobation sociale.
Le problème commence dans l'enfance, avant d'être capable de comprendre ce qui se passe. Nous nous retrouvons à agir comme des menteurs compulsifs avant même de connaître notre propre adresse.

Voici la manière dont cela se passe au fond des choses :

Les enfants comprennent instinctivement qu'ils sont 100 % dépendants pour survivre de leurs parents ou de ceux qui les élèvent. Être critiqués, condamnés ou ostracisés – désapprouvés – par les parents est très dangereux pour eux et donc intolérable. Les enfants ne peuvent résister à une désapprobation chronique.

La plupart des parents approuvent cependant leurs enfants uniquement sous conditions. Quand l'enfant ne réussit pas correctement une tâche, le parent désapprouve avec une connotation émotionnelle.

Quand l'enfant se bat pour faire caca dans les toilettes, lacer correctement ses chaussures, ramasser ses jouets, manger des légumes, obtenir de bonnes notes, obéir ou servir les autres et ainsi de suite, les parents expriment une désapprobation sur le mode émotionnel.

Pourquoi ne peux-tu pas faire comme je te le demande ?
C'est quoi ton problème ?
Combien de fois ai-je besoin de te le dire ?
T'es stupide ou quoi ?
T'es le gamin de qui ? Mon enfant ne ferait jamais cela !
Tu me rappelles ton père et tu me tapes sur les nerfs !
Et ainsi de suite.

L'enfant est physiquement, intellectuellement, émotionnellement et spirituellement incapable de supporter une telle désapprobation et un tel rejet. Il commence donc à se donner compulsivement une meilleure apparence, à vouloir apaiser le parent ou brouiller les pistes. Un menteur compulsif est né.

Déformer la vérité pour gagner l'approbation ou éviter la souffrance de la désapprobation est l'armure qui aide les enfants à survivre au rejet destructeur venant des choix parentaux. Une majorité d'adultes ne remet jamais consciemment en question les perceptions construites pendant l'enfance, bien que la clé de la guérison serait de le faire.

Les avantages à dire la vérité


Ironiquement, l'estime de soi est le premier bénéfice à dire la fidèle vérité. En disant constamment la vérité, le respect de soi augmente considérablement. Deirdre Lee Fitzgerald, professeur assistante de psychologie, affirme que mentir conduit à la dépression, à l'anxiété, à casser l'estime de soi et à des relations gâchées.

Mentir, la seule chose que nous pensions pouvoir faire comme les enfants, fait des ravages dans notre vie d'adulte.

''Les recherches ont relié aussi le fait de mentir à un risque accru de cancer, d'obésité, d'anxiété, de dépression, d'addiction, d'une mauvaise satisfaction dans le travail et les relations,'' dit le Dr Fitzgerald.

Le mensonge primaire affecte la santé et la longévité par une augmentation du stress. Mentir a un effet négatif physique et émotionnel. Comme un mensonge en entraîne un autre, on peut être contraint à un très éprouvant cycle de mensonges qui deviennent de plus en plus difficiles à garder cohérents (fausse réalité). Une exposition à long terme au stress peut entraîner de sérieux problèmes de santé et peut diminuer la longévité.

Un autre des avantages à dire constamment la vérité est le pouvoir personnel et l'autorité morale qui découlent du fait d'éviter ce cercle vicieux. Dans le monde anxieux et compulsif des menteurs, ceux qui vivent en harmonie sont bien plus à l'aise à l'intérieur d'eux-mêmes et cela se voit.


SOURCE


Traduction originale par Hélios pour le BBB.

5 commentaires:

  1. Le mensonge est la voie directe pour la souffrance aussi vraie que la visibilité est mère de justice.

    Aussi longtemps que nous nous cacherons derrière de faux-semblant(et aussi généreuses que soit ces intentions),nous passerons à côté de l'Etre,simple et humble, qui s'accepte tel qu'il est .

    "Se trahir soi-même est la plus haute trahison" (CAD)!

    Dire ce que l'on pense et faire ce que l'on dit exprime une droiture et une clarté qui laissent peu de place à la confusion mental et participe à lever les voiles d'illusions,égrégores négatifs qui maintiennent le monde dans l'obscurité et la destruction.

    Soyons le changement que nous souhaitons voir advenir dans le monde comme le disait un grand sage et ,plutôt que de viser la norme qui prône l'uniformité,osons le naturel qui génère la diversité sans laquelle la vie serait bien fade et ennuyeuse.

    Que chacun ose exprimer et affirmer sa part de particularités afin que la vie retrouve ses lettres de noblesse et révèle l'infinie multiplicité de ses manifestations !

    Le jugement nous éloigne de la vérité de "ce qui est" et bride ce qui ,dans l'absolu,ne souffre d'aucune limite étant mouvement permanent.

    La vie imprime,en nous traversant,divers états d'âme que notre prétention classifie en bons ou mauvais(à exprimer ou non).Ayons la souplesse d'esprit de reconnaître que ce qui nous dépasse et nous embrasse ne mérite que notre inconditionnel accueil et soyons les fidèles manifestations de la vie en expansion afin de participer,en conscience,à la grande œuvre cosmique qui nous fait vivants dans l'éternel cadeau si justement nommé Présent !

    Bien à vous et à chaque Un !
    Béa

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    1. Étude intéressante, bien sûr. À la réflexion, je me dis que ce n’est pas si simple d’opposer le mensonge à la vérité. Nous avons en France la notion de la galéjade, née du tempérament exubérant des Marseillais. Qui les connaît, s’y retrouve sans problème et rigole bien. Ce n’est pas la vérité, ce ne sont pas des mensonges non plus. C’est une sorte d’humour, faculté libératrice propre à l’homme.

      Mais rien n’a autant de facettes que l’humour. Il se décline selon les régions, les pays, les langues, mais aussi des époques et des circonstances. Nulle part on ne peut taper aussi fort à côté qu’avec un humour qui ne se situe pas dans un contexte précis.

      Les produits de la fantaisie humaine ne sont pas des vérités non plus sans pour autant être des mensonges . Il y a dans l’enfance un passage délicat, quand il faut passer de l’imaginaire à la réalité. Pour 1+1=2, c’est évident. Mais un enfant est incapable de faire le récit factuel d’un évènement. Heureusement ! Car sa sensibilité y reste mêlée.

      Mais rapidement, il va se rendre compte de ce qui est un vrai mensonge. Nouveau passage délicat. Soumis à de trop grandes pressions, il peut développer une stratégie de survie en mentant sciemment, stratégie qu’il risque fort de garder toute sa vie à son plus grand détriment. L’enfant qui a la chance d’évoluer plus librement, va un jour se rendre compte de lui-même que le mensonge est surtout embêtant. C’est à l’adolescence qu’on choisit son camp, non pour obéir à des préceptes moraux abstraits, mais parce qu’on a compris que sans mensonge, la vie est beaucoup moins compliquée ! Les chercheurs américains voient cela surtout sous l’angle de la santé. Pourquoi pas ? Mais ce n’est pas cette préoccupation qui va faire changer un menteur invétéré.

      Pour finir, je voudrais en revenir au texte sur le ITCCS qui a soulevé tant de controverses dans ce blog. Je persiste à penser que sa grandiloquence et sa lourdeur à insister sur des sujets délicats sont la marque d’un grande immaturité ou bien d’un certain humour difficile à partager. Une sorte de galéjade anglo-saxonne qui nous laisse perplexe et dont seulement ses auteurs peuvent rigoler.

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    2. Il parait évident que plus un sujet est délicat, plus il est important pour les menteurs, qu'il le reste. Ainsi, les sheepple bien élevés pourront-ils toujours trouver à redire envers leurs semblables différents, (division), plutôt que de intéresser à la vérité (régner). Et hop, le tour est joué-file-dans-ta-chambre !
      Pour ma part, je crois (hé oui..) que ça rejoint la parole de Jésus (ha bon !!) qui dit que surtout contre le Saint-Esprit, il ne faut blasphémer (du style "Dieu que je suis con !" (mais non, mais non ;-) !)
      Car le cerveau est une machine très perfectionnée et très bête (sacré mammifère) qui fonctionne avec ce qu'on lui donne, ce que l'on 'admet' lui donner. Du diesel il marche au diesel, du super et il marche au super ! [Il fut un temps où la différence était flagrante, (autant qu'odorante...)}
      PAM2/3-PAMdéther (ouarfff !)

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    3. Emporté par la vanne, j'ai loupé la suite..
      Donc, en mentant, même inconsciement (ça va ?
      _ ça va ! ), le sheeple supporte cet ersatz d'existenZ, (où tout est faux dans sa raison et (pourtant) mortel dans son action). Or son corps le sait, et peut-être son âme aussi, et tout ça le travaille, le strsse. Et il est malade mais ne sait pas pourquoi...
      Il remet à demain, où dans les mains d'autrui la résolution de ce problème pour le moins existen-ciel, perdant ainsi une formidable occasion de réaliser les raisons de sa présence ici-bas là-beau.
      Mais il est sheeple, raccourci wilsonien ou cooperien pour décrire un mouton-people, un fan de, à la mode-dans le rang-je ne veux voir qu'un tête! Et il croit qu'il n'a plus le droit d'en changer pour le bien de la "société". Oup's, je voulais dire la banque.... qui nous met au banc de la société... pas Ouarff !
      PAM2/3-PAMdeTerre !

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  2. "Soyons le changement que nous souhaitons voir advenir dans le monde" comme le disait un grand sage.
    C'était Gandhi

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