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vendredi 8 février 2013

Les origines de l'homosexualité

J'ajoute à la fin quelques notes personnelles, fruit de mes lectures.

5 grandes idées sur les origines de l'homosexualité


2012 fut une année raisonnablement bonne pour le mouvement international gay et lesbien. Un certain nombre de pays et d'états aux US ont décidé de légaliser les mariages entre mêmes sexes et divers hommes politiques ouvertement homosexuels ont été élus ou réélus aux plus hauts postes politiques dans leur pays ou état.


Ces tendances font écho à l'avance scientifique qui a été accomplie en 2012 sur la biologie de l'homosexualité. Des découvertes convergentes suggèrent que l'homosexualité exclusive n'est pas un ''choix de vie'' mais une orientation sexuelle naturelle. Alors que le débat fait toujours rage sur les causes exactes de l'homosexualité et qu'un ''gène gay'' fait toujours défaut, des biologistes sont d'accord sur une forte influence génétique poussant à l'homosexualité.



Premièrement, au sein de diverses nations et cultures existe une minorité relativement stable de gens – environ 8 % -- avec une orientation purement homosexuelle. Deuxièmement, il y a des preuves convergentes provenant de deux études que l'homosexualité ''circule dans les familles''. Troisièmement des biologistes ont découvert des formes d'homosexualité dans de nombreuses espèces animales reliées aux humains à des degrés divers, depuis les babouins jusqu'aux dauphins et depuis les pingouins jusqu'aux vers.




Bien que ces découvertes soutiennent raisonnablement que l'homosexualité fait partie du génotype, on spécule toujours beaucoup sur la manière dont cela s'est passé. Dans un livre informatif et intéressant, intitulé ''Homo Mystérious'', le biologiste et psychologue David Barash présente un certain nombre de scénarios différents concernant l'évolution de l'homosexualité (masculine et féminine). Voici la liste des 5 rôles probables de l'évolution de l'homosexualité chez les humains.


1. L'aide aux proches


Cette hypothèse suggère que l'homosexualité a pour fonction de fournir une assistance à la fratrie et aux autres membres de la famille. En refusant de se reproduire, les homosexuels peuvent investir plus de temps et de ressources dans l'élevage des enfants de parents proches avec lesquels ils partagent des éléments de leurs gènes. Une preuve de cette hypothèse d'une aide aux proches est cependant mitigée. Une étude britannique qui a comparé des hommes homosexuels et hétérosexuels n'a pas trouvé de différences significatives au sujet de leur assistance et générosité envers leurs proches, comme le babysitting ou la volonté d'investir des ressources. Des recherches dans des sociétés traditionnelles telles que sur l'île des Samoa a pourtant découvert que les homosexuels hommes s'investissent beaucoup plus que les hommes hétérosexuels pour assister leur famille étendue et qu'ils sont des membres pleinement acceptés dans leurs sociétés. Il est donc possible que les gènes en vue d'une homosexualité puissent se répandre dans des sociétés traditionnelles primitives en raison des bénéfices familiaux qu'ils procurent.


2. Sélection dans le groupe


Il est aussi possible que l'homosexualité ait émergé parce qu'elle produisait des bénéfices pour le groupe tout entier. Une possibilité est que des groupes comprenant un nombre important d'individus homosexuels aient eu moins d'enfants et que ces groupes seraient moins enclins à épuiser les ressources disponibles de nourriture et d'eau. Une autre possibilité est que des groupes avec en proportion plus d'homosexuels fonctionneraient avec moins de problèmes parce qu'ils seraient moins en compétition pour les femmes. En toute justice, je ne connais aucune preuve empirique allant dans le sens de l'hypothèse de cette sélection dans le groupe.


3 Attraction sexuelle


Une troisième possibilité que des gènes qui encouragent à l'homosexualité ont été sélectionnés en raison des préférences sexuelles des femmes. L'argument est que certaines femmes peuvent avoir été favorablement disposées envers des hommes inclinés à l'homosexualité à cause de leurs qualités sociales, coopératives et empathiques. Former ainsi des partenariats avec ces hommes peut avoir assuré de meilleurs soins aux enfants. Une recherche montre vraiment que de nombreuses femmes trouvent les hommes gay attirants parce qu'ils sont moins menaçants que (certains) hommes hétérosexuels qui pourraient se montrer ouvertement agressifs et cruels. De nouveau cette hypothèse attend une investigation empirique.


4 Sélection vers un équilibre


Une quatrième explication évolutionniste pour la fréquence stable de gènes homosexuels dans les populations humaines est que ces gènes procurent quelques bénéfices ultérieurs. L'argument est que malgré une sélection négative de gènes homosexuels (parce que les porteurs ne produisent pas autant de descendance que les individus avec gènes hétérosexuels) il peut exister des bénéfices équilibrants. Par exemple, si des gènes avec préférence pour le même sexe donne un individu avec une plus grande intelligence ou une meilleure santé physique, il y aurait alors des bénéfices équilibrants, conduisant à l'augmentation de gènes homosexuels dans la population.


5 Sélection d'antagonisme sexuel


Une possibilité finale est que les gènes d'homosexualité puissent produire des effets différents pour les hommes par rapport aux femmes. Cela pourrait advenir quand des gènes homosexuels se trouvent chez les membres masculins de la famille, ce qui leur ferait avoir moins de descendance. Quand ces mêmes gènes se trouvent dans une lignée familiale féminine ils pourraient donner plus de descendance pour équilibrer la perte d'aptitudes chez les hommes. Il y a un certain engouement pour cette possibilité. Une étude a démontré que les mères d'homosexuels avaient, en moyenne, plus d'enfants que les mères d'enfants hétérosexuels. Et les membres de la famille de la lignée maternelle d'homosexuels engendraient plus de descendance. Une étude révisée qui vient d'être publiée dans la Quarterly Review of Biology confirme cette hypothèse. Elle suggère que des mécanismes particuliers (épigénétiques) qui suppriment les androgènes des fœtus féminins – ce qui les rend capables de se développer dans des corps plus féminins avec des cerveaux féminins – suppriment aussi les androgènes des fœtus masculins, avec un effet secondaire de transformation en hommes moins masculins. Si ces femmes féminines surpassent la moyenne des femmes en donnant plus d'enfants, un tel mécanisme pourrait entraîner une propagation de gènes homosexuels.



Il existe certaines hypothèses évolutionnistes qui ne soutiennent plus l'affirmation scientifique bien établie que l'homosexualité est une orientation sexuelle naturelle (normale). Une recherche supplémentaire est nécessaire et il est à espérer qu'en 2013 les scientifiques découvriront le mystère de l'homosexualité.



La connaissance de l'homosexualité suggère que au lieu de discuter de ce que nous ressentons sur les homosexuels et de la manière dont la société devrait les traiter, nous ferions mieux de nous demander pourquoi l'homosexualité existe et quelles sont ses origines et son rôle.



SOURCE



Traduit par Hélios pour le BBB.



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Ci-dessus sont énumérées des théories possibles, focalisées sur le problème génétique. Une autre n'a pas été évoquée, c'est celle qui tient compte de la réincarnation, domaine en général totalement étranger au monde des psy.

Gina Cerminara, est un des rares docteur en psychologie, à s'y être intéressée dans son passionnant livre ''De nombreuses demeures'' (éd. Adyar). Le livre traite de différents sujets abordés par Edgar Cayce, le ''prophète endormi'', l'un des plus grands médiums américains du 20ème siècle. Une partie des ''lectures'' aborde les relations entre hommes et femmes et aussi l'homosexualité.

Voilà ce qu'elle en dit dans le chapitre XIV :

(…) Bien que les lectures de Cayce ne le disent jamais d'une façon explicite, il y a tout lieu de penser que, dans certains cas, l'homosexualité soit due à un changement de sexe récent, et au report d'une vie à l'autre, avec une force presque insurmontable, des traits de caractère du sexe opposé.

(…) Le psychologue Jung a longuement parlé du fait que tout individu est à la fois mâle et femelle, l'un des deux traits étant dominant dans son psychisme. De même que le corps physique contient, à l'état rudimentaire, les organes du sexe opposé, à côté de ceux qui lui sont propres, l'âme de l'être humain possède des facultés non développées, des facultés tenues pour ainsi dire en attente, et qui appartiennent plutôt au sexe opposé. Ce fait psychologique que Jung a découvert après de longues années d'observation clinique, cadre parfaitement avec la position que prennent les lectures de Cayce sur l'origine de l'homme et de son évolution.

En bref, la position est la suivante. Tous les esprits humains ont été créés divins et asexués. Mais le principe de polarité, ou sexe, était un des principes architectoniques de l'univers. Et lorsque les esprits se mêlèrent à la matière, ils le firent par divers moyens en relation avec les lois de polarité. Ils furent d'abord androgynes, possédant en eux les deux sexes. Puis il y eut deux sexes. Les premiers siècles de l'histoire de l'Atlantide offrent d'étranges exemples de formes grotesques nées d'un usage absurde du pouvoir sexuel. L'actuelle division en deux sexes n'est qu'une phase de notre développement qui tend probablement vers l'androgynat au niveau spirituel.

(…) Le caractère mâle est incomplet par lui-même. Son exagération se résout en perversité. D'où la nécessité de le compléter par les vertus de la polarité féminine. Par le mariage, les deux polarités se complètent jusqu'à un certain point, par l'union des contraires. Dans le couple, chacun est modifié et quelque peu tempéré par l'autre. Mais la modification reste incomplète. Dans le cours d'une seule vie, un psychisme où les caractéristiques mâles dominent est très insuffisamment tempéré par les vertus féminines de sa compagne et vice-versa. Mais plusieurs incarnations successives avec une alternance de corps mâles et femelles fournissent les expériences correctives mutuelles. Ainsi une fois de plus le principe de réincarnation démontre qu'il est la nouvelle dimension nécessaire en psychologie ; c'est seulement par des renaissances répétées que le développement complet de l'être psychique est rendu possible.

Et elle conclut :

Les femmes masculines et les hommes féminins qui se laissent aller à l'homosexualité prennent peut-être la ligne de moindre résistance en revenant à un stade d'existence antérieure ; peut-être refusent-ils d'apprendre la leçon d'équilibre que leur corps essaie de leur donner.


10 commentaires:

  1. Germinara, un nom prédestiné! isn't it?

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    1. Ce n'est pas Germinara, mais Cerminara. Nuance.

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  2. La conclusion me paraît simpliste et erronée. Faut-il n'avoir jamais connu d'homosexuel pour penser qu'il s'agit d'une "ligne de moindre résistance".
    Si certaines personnes acceptent bien leurs aspects masculin et féminin à la fois, ce sont bien eux !
    Je ne pense absolument pas qu'il s'agisse d'un "stade d'existence antérieure".

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  3. Selon les budgets de recherche, on pourrait ajouter bien d’autres hypothèses à explorer sur les origines génétiques de l’homosexualité. Ce sont peut-être de « grandes idées » ! Mais encore ? Tout cela ne mènera jamais à rien dans la vie réelle.

    Le deuxième volet de votre publication me paraît d’autant plus digne d’intérêt.
    A titre personnel, j’ajouterai qu’il me semble plus conforme à la réalité de chercher à comprendre un phénomène humain à partir de chaque individualité. Mais depuis que nous sommes nés, nous sommes soumis au catalogage statistique et au matraquage qui veut sexualiser tous les aspects de la vie. Bien plus que nous ne croyons, nous en sommes marqués au point de ne pas chercher plus loin pour nous « définir » nous-même. Or, beaucoup d’entre nous sont trop à l’étroit dans les cases de la définition par le sexe. Sans pour autant verser dans la homo-, la bi-, la pan- ou je ne sais quelle sexualité.

    Car il y a aussi des hommes ou des femmes que cela n’intéresse pas beaucoup. Ils ont d’autres choses à faire et ne pensent pas au sexe quand ils vont vers telle ou telle personne dans un élan du cœur. Du fait que l’homosexualité a triomphalement acquis tous les droits, ils deviennent en fait des marginaux. Les dernières femmes, les derniers hommes libres ? A moins qu’ils soient les premiers, si l’on prend en compte l’évolution spirituelle de l’humanité .

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  4. J'avais assisté à une formation psy, où un psychiatre disait que lorsque la population devient trop nombreuse, l'homosexualité apparait pour la réduire et que cela se voit chez les animaux. Ce qui collerait avec l'item 2 "sélection par le groupe". Et je pense que cette sélection est eugénique et environnementale vu toutes les hormones qu'on consomme,la pub,la mode et les lobbies.

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    1. Il y a de l'idée avec cette hypothèse que l'homosexualité pourrait éviter une surpopulation. Cela correspond à la tendance eugéniste actuelle.

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    2. Surtout avec le droit à l'enfant pour tous!

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  5. Encore un homophobe qui se la joue intellectuel. Hors des phrases bien tournées ne suffisent pas.

    Pas besoin de commentaire supplémentaire ; il suffit de lire pour s'en rendre compte.

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  6. Ce texte dérape, à ce jour l'homophobie est reconnue provenir de différentes origines : issue de positions religieuses, de considérations cliniques, en médecine, en particulier en psychiatrie, et en psychologie, anthropologiques, au nom de la différenciation des sexes, idéologiques le nazisme, le stalinisme, ou issue de désirs homosexuels refoulés.
    Ce texte veut nous faire croire de fausses vérités.
    L'homosexualité comme la sexualité ce vie d'abord à titre personnel et non pour aider la famille à garder les gosses, ou à économiser les ressources vivrières.

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  7. Les êtres humains sont vraiment égaux ! Non parce qu’ils sont superposables, comme aurait pu dire Coluche, mais parce qu’ils ont tous la même valeur d’être humain à part entière, et les particularités de chacun sont seulement le fruit de l'évolution naturelle de ses ancêtres : le corps hypothétique de l'être humain, serait modulé par le climat, la génétique, et la répétition :

    À chaque génération :

    À la naissance : chacun possède un père et une mère dont il hérite certaines caractéristiques inscrites dans leurs gènes (par exemple, les yeux, le sexe…), avec le risque d'accident génétique qui conduit à une invalidité, à un don, voire à l'homosexualité (dans tous les cas, les personnes concernées restent des êtres humains, et ont droit, à ce titre, à tous les plaisirs que leur offre leur nature) !

    Au cours de sa vie :
    • effets visibles : le soleil permet à notre corps de bronzer, en fabriquant de la mélanine proportionnellement à la durée d'exposition ! Cette accumulation de mélanine, protège la peau des rayons ultraviolets B du soleil !
    • effets invisibles : inscription génétique des caractères acquis, proportionnellement à la répétition de la cause d'origine !

    À l'échelle humanitaire :

    Sur plusieurs générations, l'inscription génétique des caractères acquis, permettrait l'adaptation ! Ainsi la personne de couleur est vraisemblablement un être humain adapté à son milieu d'origine ! Les Noirs sont toujours originaires d'un pays chaud. Leurs narines proéminentes nous laissent penser qu'elles s'élargissent en fonction du besoin d'air. La frisure et la couleur brune de leurs cheveux seraient la conséquence de la chaleur, ainsi que la diminution de leur pilosité, alors que dans les pays froids, c'est l'inverse !

    Par extension, ces adaptations expliqueraient les différences entre les habitants d'une région à l'autre : couleur de peau, couleur des cheveux, forme des yeux (bridés ou non), forme des narines, forme des cheveux (plats ou crépus…).

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