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samedi 2 février 2013

Le mariage pour tous


Quelques réflexions d'un professeur de lettres.
Merci à Alan pour m'avoir envoyé ce texte.
 
« Le mariage pour tous »


Une supercherie linguistique doublée d’un mensonge

Dans le concert des arguments développés par les « pour » et les « anti » mariage gay, il est une voix qu’on n’a jamais entendue : celle de la langue française.

Au cours de mes 40 années d’enseignement (collège et lycée) en qualité de professeur de Lettres
Classiques, j’ai toujours attaché une grande importance à la valeur des mots. Choisir le mot exact, le
« polir sans cesse » comme disait Boileau, c’est à la fois s’assurer qu’il exprime parfaitement ce que
l’on veut dire mais c’est aussi s’assurer que l’on sera bien compris de son auditoire.

La polémique que suscite le projet de loi sur le mariage gay offre un bel exemple de cette dilution de la pensée dans le brouillard d’une terminologie approximative. A force de triturer les mots dans tous les sens, les mots n’ont plus de sens et l’opinion déboussolée y perd son latin. Les slogans réducteurs répercutés par les médias ne font qu’entretenir la confusion au point qu’on a parfois l’impression d’avoir perdu le sens commun.

Prenons quelques exemples :

Premier exemple : La notion de « couple » homosexuel est-elle adaptée ? La réponse est non.
Si l’on se réfère à la terminologie du « Bon Usage », l’assemblage de deux éléments de même nature ne constitue pas un « couple » mais une « paire ». Ainsi, on dira une paire de ciseaux, une paire de lunettes et non un couple de ciseaux ou un couple de lunettes. Il en est de même pour les êtres vivants. Deux bœufs assemblés sous le même joug forment une paire de bœufs et non un couple de bœufs. Deux jumeaux de même sexe constituent une paire de jumeaux et non un couple de jumeaux.

On pourrait multiplier les exemples.

La langue française nous indique clairement que la notion de « couple » repose sur un principe de
différenciation et d’altérité. Le couple, c’est « un homme et une femme unis par des relations
affectives, physiques » (Robert 2012). La prise en compte de la fin de la définition ne doit pas faire
oublier le début. La distorsion sémantique à laquelle on s’adonne chaque fois qu’on évoque un
« couple » homosexuel crée une confusion dommageable que rien ne peut justifier, pas même une
évolution des mœurs. Il s’agit bien ici d’appeler un chat « un chat ».

2ème exemple : qu’est-ce qu’un parent ?

La reconnaissance officielle du « couple » homosexuel entraîne nécessairement – tout le monde le
sait - une modification du Code Civil. La disparition des mots « père » et « mère » au profit de la
notion de « parent 1 » et « parent 2 » n’est en fait qu’une supercherie linguistique doublée d’un
mensonge puisque le mot désigne étymologiquement les deux personnes (père et mère) qui
conjointement sont à l’origine de toute naissance. En latin, le verbe parere veut dire « engendrer »
pour le père, et « enfanter » pour la mère. Comment peut-on expliquer à un enfant que ce mot
de « parent » (quel que soit son numéro) s’applique à une personne qui est totalement étrangère à
sa naissance, un clandestin en quelque sorte ? La loi peut-elle cautionner ce mensonge ?


Ces deux exemples suffisent à démontrer que la terminologie avancée par les partisans de la loi n’est qu’un écran de fumée destiné à masquer une stratégie plus sournoise que les récentes
manifestations viennent d’ailleurs de confirmer. Il semble en effet que les partisans du « mariage
pour tous » se soient déjà engouffrés dans une brèche : l’incohérence du projet de loi :
Une incohérence interne à la loi : un « couple » homosexuel est par définition stérile. Il est donc
logique que les homosexuels aient recours à des artifices s’ils veulent avoir des enfants. C’est le sens de leur revendication première : le droit à l’adoption, baptisé outrageusement «droit à l’enfant». Le projet de loi prévoit cette disposition mais interdit la PMA (procréation médicalement assistée pour les femmes) et la GPA (gestation pour autrui pour les hommes c’est-à-dire le recours possible à une mère porteuse). Comment justifier cette contradiction alors que la loi du « mariage pour tous » est présentée comme une extension des droits ? Les récentes manifestations des partisans du mariage ont clairement démontré que les homosexuels entendaient s’appuyer sur cette contradiction pour pousser plus loin leurs exigences. Sur cette question, on note les premiers signes d’un fléchissement de la part des promoteurs de la loi. Le recours à la PMA, exclue dans un premier temps, pourrait faire l’objet d’un amendement présenté par les députés de la majorité. Cette concession, logique en elle-même, met à nu la vraie nature du débat. Le « mariage pour tous », présenté au départ commel’objectif essentiel, apparaît de plus en plus clairement comme un simple point de passage, une étape transitoire pour obtenir « in fine » une égalité de droit pleine et entière avec les couples hétérosexuels stériles.

Comme le droit à l’adoption ne changera pas grand-chose à la situation des homosexuels, vu les
réticences de la plupart des états à confier des enfants à des homosexuels, c’est bien sur la PMA et la GPA que se concentre toute la pression. Une fois acquis le droit à la PMA pour les femmes
homosexuelles, comment interdire aux hommes, au nom de ce même principe d’égalité, d’avoir
recours à la GPA ? Si c’était le cas, il y aurait là une discrimination incompréhensible, voire une
injustice, tout à fait contraire à l’esprit même du projet de loi.

Le piège des slogans

Il est une autre supercherie linguistique qu’il convient de dénoncer et qui tient au discours même des homosexuels. Pendant longtemps, leur combat a été placé sous le signe du « droit à la différence », droit qui leur a été reconnu par l’ensemble de la communauté nationale avec la création du PACS.
Aujourd’hui, le thème du « droit à la différence » a totalement disparu du glossaire homosexuel.
Bizarre ! Ce virage à 180 degrés a quelque chose de surprenant et pourtant personne ne s’en étonne.
Il est vrai que le slogan « le mariage pour tous » est plus rassurant et plus rassembleur que « le droit
à la différence » jugé sans doute trop « clivant » pour employer un terme à la mode, un concept
dépassé en tout cas que l’on range sans complexe au rayon des accessoires. Au contraire, « le
mariage pour tous » sonne comme un appel à la fête, à la fusion universelle de toute l’humanité, un
remake d’ « Embrassons-nous, Folleville », en somme une préfiguration du « paradis pour tous ».

Qui peut résister à un tel programme ?

Malheureusement, cette vision édénique du mariage est en décalage complet avec la réalité des
faits. Il est d’abord étrange que le PACS ait eu si peu de succès auprès de la communauté
homosexuelle alors que cet aménagement de la législation était notamment prévu pour elle. Et si le
mariage présente tant d’attraits, comment expliquer que tant d’hommes et de femmes, de la base
jusqu’au sommet de l’Etat, choisissent l’union libre c’est-à-dire le non-mariage ?

Il est notable également que nombre d’homosexuels vivent leur vie le plus naturellement du monde
sans réclamer nécessairement le passage devant Monsieur le Maire. Certains même s’étonnent de ce
déchaînement médiatique sur une question qui leur est totalement étrangère.

Alors, au bout du compte, que penser de tout ce tapage, de tout ce galimatias ?

Pas grand chose, sinon que derrière ces acrobaties sémantiques ou stylistiques, il y a la volonté de
nier une évidence.

La négation d’une évidence :

Quel que soit le mode de procréation choisi, la naissance d’un enfant est nécessairement le résultat
de la rencontre de deux cellules, masculine et féminine. La différenciation sexuelle est constitutive de l’être humain, même si les choix de vie peuvent ensuite amener certains individus à la vivre
différemment. De ce fait, on ne peut admettre qu’une simple évolution des mœurs soit un argument
suffisant pour modifier le statut du couple et celui de la famille, tels qu’ils nous ont été transmis
depuis les origines de notre civilisation. Les Romains eux-mêmes, qui pratiquaient librement et
indifféremment les deux formes de sexualité, n’ont jamais songé à remettre en question ce mode
d’organisation de la famille pour une raison très simple mais essentielle : cette structure de la cellule
familiale est la seule à garantir la filiation. Grands législateurs (ne pas oublier au passage que notre
Code Civil découle directement du Droit Romain), ils ont toujours tenu à préserver ce socle de
l’organisation sociale. Quant à l’adoption, très courante à Rome, elle a toujours été soigneusement
encadrée par tout un arsenal juridique de manière à préserver l’intégrité des liens du sang. De ce fait, l’adoption n’était juridiquement admise que dans le cadre d’une famille déjà constituée et sur le
modèle du couple hétérosexuel.

Jamais deux sans trois :

Mais il y a plus grave : la stérilité naturelle du « couple homosexuel » induit nécessairement
l’intervention d’un tiers de l’autre sexe pour le rendre fécond. Dès lors, l’accès à la PMA ou à la GPA (quelle que soit la procédure adoptée, c’est-à-dire avec ou sans rapport sexuel) conduit à s’interroger sur la nature de ce prétendu « couple » qui ne peut assurer à lui seul son désir d’enfant. Ce qui revient à dire que le contrat de mariage que signeraient deux personnes de même sexe inclut nécessairement l’intervention prévisible d’une troisième personne. Il ne s’agit donc plus d’un « couple » mais d’une « triade », une forme d’adultère biologique accepté et reconnu par la loi. Sans parler des inévitables dérives financières qu’entraînera nécessairement la recherche effrénée de donneurs et de mères porteuses. Dans certains pays, on assiste déjà à des combinaisons multiples où les homosexuels s’adjoignent - pour un temps ou pour longtemps et moyennant finances – le concours d’une ou plusieurs personnes pour mener à bien leur projet. Nous sommes là devant le risque majeur d’une marchandisation de l’enfant et par extension de la vie humaine. L’embryon devient un objet de convoitise assimilable à n’importe quel produit de consommation. Dans un proche avenir, on peut même imaginer l’achat en pharmacie de paillettes de sperme ou d’ovules congelées qu’on pourrait se procurer aussi facilement que la pilule contraceptive ou le Viagra, le tout remboursé par la Sécurité Sociale, au nom de ce « droit à l’enfant » brandi comme un dogme par les partisans de la loi.

Au terme de cet argumentaire, une conclusion s’impose :

Le « mariage » pour quelques-uns est en fait une menace « pour tous » :

A l’évidence, l’adoption de ce projet de loi fait courir à notre société un danger d’autant plus grand
qu’il est paré de toutes les vertus aux yeux du plus grand nombre. Pour employer le langage des
internautes, c’est un dangereux « cheval de Troie » qu’on introduit dans la législation française.
« Malheureux citoyens, quelle folie est la vôtre ! » s’écriait Laocon en voyant les Troyens disposés à introduire ce cheval maudit dans les murs de leur ville (Enéide, II, 42).

Abandonné sur la plage, ce cheval imaginé par Homère avait tous les attraits d’un cadeau des dieux.
Les Troyens sont restés sourds à l’avertissement de Laocoon. Ils ont fait mieux. Pour faciliter l’entrée du cheval dans la ville, ils n’ont pas hésité à abattre une partie de leurs murailles.
On connaît la suite ! …

Il est vain d’imaginer qu’on puisse contenir toutes les dérives inhérentes au projet de loi tel qu’il est
présenté aujourd’hui. C’est bien sur la notion même de « mariage pour tous » qu’il faut se battre et
résister. Si cette digue saute, le risque de submersion est hors de tout contrôle.

Daniel Godard Professeur de Lettres Classiques

Dans le cortège des partisans de la loi « le mariage pour tous », il y avait un slogan intéressant :

« UNE PAIRE DE MÈRES VAUT MIEUX QU’UN PÈRE DE MERDE »

Si l’on accepte de faire l’impasse sur le caractère outrancier et injurieux du propos, ce slogan est une aubaine !

Pour la première fois, l’union de deux femmes est reconnue comme une « paire » et non comme
« un couple ».

J’y vois la confirmation (involontaire) de mon analyse du mot « couple ».

Les arguments en faveur du mariage homo s’effondrent d’un coup devant cette évidence.

Merci à celui ou à celle qui est à l’origine de ce slogan lumineux et providentiel !

19 commentaires:

  1. Une illustration pour votre article sur l'expression "mariage pour tous" http://www.scoop.it/t/actualites-enfants-et-justice/p/3995809510/voila-maintenant-qu-ils-veulent-supprimer-l-expression-ecole-maternelle-ca-frise-la-pathologie-collective

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    1. Je n'en suis pas étonnée. La notion de famille doit être pervertie comme un article l'expliquait sur le BBB.

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    2. Dis, papa, pourquoi j’ai deux papas ?

      - Dis, papa, c’est qui mon papa ?

      - C’est moi, mon chéri.

      - Mais alors, pourquoi j’ai deux papas ?

      - Parce que ton papa aime ton deuxième papa, et que tes deux papas s’aiment tellement qu’ils se sont mariés, pour pouvoir t’élever ensemble.

      - Mais pourquoi tu me dis que c’est toi mon papa ? Mon second papa, c’est pas mon papa ?

      - Si, mon chéri, c’est ton papa, comme moi.

      - Mais tous mes copains, à l’école, ils ont qu’un papa !

      - Ton second papa, c’est ton papa, qui t’aime autant que moi, mais moi je suis celui qui t’a conçu.

      - Ça veut dire quoi «conçu» ?

      - Ça veut dire que ton papa a déposé dans le ventre d’une dame la petite graine qu’il porte en lui, et c’est comme ça qu’il t’a eu.

      - ? !

      - C’est très difficile à comprendre quand on est petit, tu sais, mais bientôt on te l’apprendra à l’école, et tu verras alors que c’est simple.

      - Dis-moi, papa, c’est qui cette dame ?

      - Cette dame, c’est celle qui t’a mis au monde. C’est comme ça que tu es né.

      - C’est ça qu’on appelle une maman ?

      - Oui, mon chéri.

      - Mais alors c’est ma maman !

      - Oui, mon chéri.

      - Et pourquoi elle est pas avec moi, ma maman ? Elle m’aime pas ? Tu m’as dit que les parents qui aiment leurs enfants sont toujours avec eux, qu’ils les abandonnent jamais, même quand ils vont travailler. Elle m’a abandonné ma maman ? Elle travaille tout le temps ?

      - Tu sais, mon chéri, on peut aimer quelqu’un même quand on n’est pas avec lui.

      - Ça veut dire que tu aimes ma maman ? Mais alors pourquoi tu es jamais avec elle ? Tu es bien tous les jours avec mon deuxième papa, que tu aimes ? Peut-être que tu l’aimes pour de faux ma maman, mais moi je l’aime pour de vrai parce que c’est ma maman.

      - …

      - Je pourrais voir une photo d’elle pour voir comment elle est ? J’aimerais la connaître ma maman. A l’école, j’ai plein de copains qui ont tous une maman. A la sortie, moi je les regarde les mamans : elles sont jolies, tu sais. La mienne aussi doit être jolie… J’aimerais tant qu’elle vienne me chercher ! Tu sais quoi, papa ? J’aimerais être comme mon ami Paul : il a une vraie maman, et aussi un papa ! Il a de la chance, lui, tu crois pas ? Même que Brigitte, ma copine de classe, elle m’a dit la même chose que pour Paul, parce qu’elle aussi elle a deux mamans, et qu’elle voudrait connaître son papa. Elle m’a même dit qu’on lui avait dit que pour avoir un enfant il faut un papa et une maman. Même toi tu me l’as dit. Alors, tu vois, c’est pour ça que moi je comprends pas pourquoi j’ai deux papas ! Je trouve que c’est pas juste, parce que moi, je l’aime ma maman, même si elle est pas avec moi.

      Sorry Hélios si tu avais prévue de le publier
      Bises
      Alan

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    3. Pas de soucis, tu as bien fait.

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    4. oufffff!
      Alan:je ..
      j'ai du mal a m'exprimez ce jour,
      je sais que..
      je suis unique
      je suis uniquement le fruit
      d'un homme et d'une femme
      ma maman et mon papa
      ..
      jp31

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  2. Il y a un "objectif" caché , glissé discrètement par ceux qui dirigent le monde... et la modification des "convention et des lois" est le but à atteindre.
    Tous les moyens sont utilisables ! La preuve !

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    1. Exactement, il semble que le même processus est en route dans le monde du travail ou "les conventions et les lois" sont aussi en cours de modification.

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  3. Le but, à mon avis, est de parvenir à la fabrication d'humains en série. Eugénisme nazi. Clones asexués. Par glissements sociétaux successifs. Les opposants seront lynchés (voir les propos de la grosse et affreuse bachelot, prototype de l'excrément de méduse).
    Les briques sont plus faciles à empiler lorsqu'elles sont toutes semblables.
    Sur le sujet vaccin/alcoolisme, pas de place pour les comm, alors je dis ici que les femmes gitanes savent comment dégoûter un homme de l'alcool, par des macérations de feuilles de chêne dans le vin. Pas besoin de s'empoisonner.
    Bises.

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  4. Cela y ressemble en effet.
    Je ne connaissais pas la recette des feuilles de chêne , merci VJ.

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    1. Si ça t'intéresse, faut que je recherche la recette précise. J'ai lu ça il y a longtemps dans un bouquin de (je crois) Pierre Merlon, que je dois encore avoir au fond d'un rayon. Sinon, en cherchant sur le web Merlon (pas trouvé) j'ai trouvé ça : http://levurdondisha.grafbb.com/t284-la-pharmacopee-tsigane
      Bises

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    2. Trouvé, c'est pas Merlon, mais Derlon : http://www.ina.fr/economie-et-societe/vie-sociale/video/CPF86627105/l-ami-des-gitans.fr.html

      Dans son bouquin, il donne la recette du pot au feu gitan, et dit que les tziganes ont un arbre de vie très proche de celui des kabbalistes.

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    3. Merci VJ
      Je vais me noter çà
      Bises à la famille VJ

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  5. Merci Hélios, pour cet article... Tu sais, bien entendu, ce que j'en pense... Nous glissons doucement dans l'asservissement total. Mais Il veille, j'en suis certain...

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  6. "Depuis de nombreuses années, les Maîtres de Sagesse sont à l'oeuvre pour aider l'Humanité à faire ce passage d'une civilisation de déséquilibres à une nouvelle civilisation d'harmonie par le Respect des Lois Naturelles et le Respect et la Dignité des Valeurs Humaines"
    http://www.implantation-nouvelle-civilisation.com

    Exactement ce que nos dirigeants, manipulés par l'élite, sont en train d'essayer de détruire !
    Mais les forces de Lumière sont puissantes !
    Vivre la transition : http://www.energie-sante.net/ng/?p=1072

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  7. Remarquable analyse merci Alan merci Hélios
    Le bon sens des mots..
    Bon sens que nous avons perdu..
    En plus cette polémique sur le mariage pour tous attise la haine et la bêtise.
    Merci pour la recette gitane..que j'avais trouvé dans un bouquin de recettes naturelles

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  8. UN MOT de Jean d'Ormesson. L'INAPTOCRATIE

    Perte du bon sens
    > > INAPTOCRATIE : un système de gouvernement où les moins capables de gouverner sont élus par les moins capables de produire et où les autres membres de la société les moins aptes à subvenir à eux-mêmes ou à réussir, sont récompensés par des biens et des services qui ont été payés par la confiscation de la richesse et du travail d'un nombre de producteurs en diminution continuelle.
    Jean d'Ormesson.

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  9. Cet argumentaire, n'est pas si logique à mon sens. Ou, du moins, il y a une certaine ignorance qui ne peut être reprochée, mais qui peut être re-conduite vers des objections. Tout d'abord, le début de l'article laisse entendre une prise de mesure quant à l'analyse qui sera développée : "le concert des arguments développés par les « pour » et les « anti »". Je m'attendais donc à lire une analyse de la véracité des propos tenus par les 'anti' tout comme les 'pour', mais il n'en est rien, dommage ! Puis, la représentation de la famille qui est ici préconisée, n'a pas ce si fameux vernis d'universalité. Notre conception de la famille, d'un couple ou d'une paire, sont des notions qui ne sont pas innées, le modèle père-mère n'est pas si transcendantal, ce qui ne contre dit pas la conception physique de la vie. De plus, le 'Bon Usage' au quel vous vous référez n'a de cesse d'évoluer à travers l'histoire, cette évolution peut parfois être bénéfique comme néfaste, mais dans le cas d'une cause qui se proclame au nom des droits naturels, on ne pourrait que en conclure qu'il en découlerais un effet bénéfique, contrairement à ce que vous proposer comme première phrase de votre conclusion (je rajouterais même que ce "bon usage" à longtemps était marqué par la morale religieuse, mais c'est un autre débat). Ensuite, je pense que la disparition du 'droit à la différence' s'explique par le fait qu'il y a aujourd'hui, un combat pour un devoir à l'égalité. Le mariage pour tous peut être assez vague comme expression, je suis d'accord avec vous, je pense qu'il faudrait se demander dès lors, la définition du mariage dans un contexte politique et social ou sinon, ce que n'est pas le mariage (union incestueuses, etc...). On parle ici au nom de citoyens, gouvernés par une minorité qui se cache derrière des "droits positifs", légitimés grâce à la bourgeoisie de droits naturels, se voulant innés. Ces citoyens pour une vie commune doivent posséder une égalité de droits et de devoirs, ce qui est loin d'exister dans les faits. Ainsi, le mariage est à l'heure où j'écris, restreint à une catégorie de personne. Cela pourrait dès lors expliquer le 'pour tous' : suppression d'une limitation d'accès par une catégorie exclusive, mise en commun de cet accès. Je ne fais que supposer. Sinon, la définition ici donnée du terme 'couple' semble être limitée. Je ne sais pas si vous vous êtes reporté au champ sémantique, mais "couple" est un terme utilisé communément pour désigner deux individus unis ensemble par amour, un sentiment commun. 'Paire' n'est employé plus communément et exclusivement pour les animaux, les objets, l'inanimé, etc.. ou comme dit, une paire de jumeaux. Cependant, une paire va nécessairement ensemble, or, deux individus, ne vont jamais nécessairement ensemble, c'est absurde, il n'y a aucune évidence là dedans. Ils ne vont pas ensemble, mais sont ensemble. L'évolution des moeurs n'a en effet rien à faire ici, je préférerais même parler d'éthique et dire au revoir à cette morale si perverse qui inspire nos moeurs, nos critiques et nos médias.

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  10. Que la signification des mots soit importante et qu'elle soit de plus en plus malmenée par les politiques, journalistes et autres "communicants" n'est pas à remettre en cause. Comme vous le précisez, elle importante pour exprimer le plus précisément possible sa pensée. Vous pensez donc que l'utilisation du mot couple plutôt que paire pour parler de 2 homosexuels partageant leur vie ainsi que des sentiments et des projets, et bien apprenez la distinction qu'il y a entre les 2 mots à vos étudiants. Vous verrez bien s'ils adoptent votre façon de dire les choses ou non.

    Quoi qu'il en soit, couple ou paire, les gens comprennent très bien ce qui est en jeu du point de vue du projet de loi en ce qui concerne le mariage. Permettre à 2 homosexuels partageant donc sentiments, toit, projets, de donner un cadre légal, institutionnel et social à leur relation.

    Le PACS n'a eu que très peu de succès dans la communauté homosexuelle? Et bien alors vous n'avez pas de crainte à avoir quant à l'expansion de l'union homosexuelle si le mariage leur est rendu possible. Les pays étranger se refusent à faire adopter des enfants par de tels couples? Alors pas de risque qu'une vision de la famille différente de la votre se généralise.

    Vous faites un rapprochement avec le mythe du cheval de Troie sans pour autant prendre le risque de citer qui dans le cas qui nous occupe joue le rôle des Grecs et quel est l'objectif.

    La possibilité que soit un jour accordé le droit à la GPA ou à la PMA n'a pas été exclue du débat de sorte que l'on ne peut pas dire que ce sujet soit masqué à la population.

    Vous tentez de montrer par une explication technique, et en vous érigeant en qualité de pseudo-expert en disant votre profession, que ceux qui ne pensent pas comme vous ne peuvent qu'être manipulés pour avoir cette opinion différente. J'aurais tendance à penser que c'est plutôt vous qui tentez de manipuler et que c'est dommage car sur le fond cette théorie de la dilution de la valeur des mots est intéressante et qu'elle mériterait d'être utilisé pour protester contre des décisions politiques passées, présentes et futures bien plus graves pour les peuples.

    Pour boucler la boucle et conclure, le terme adéquat pour définir votre argument de la sémantique serait donc fallacieux et permet par conséquent de lire entre les lignes une certaine homophobie. On peut donc parler de mauvaise foi.

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  11. Je découvre cet article alors que je viens d'écrire celui-ci:
    http://coachingbycatherine.blogspot.fr/2013/02/lavancee-sociale-du-divorce-pour-tous.html
    Je précise que je ne suis pas professeur de lettres comme Alan ni une intellectuelle comme Anonyme et que j'écris sans prétendre donner des leçons (mais j'ai beaucoup apprécié l'article d'Alan). Si je devais mettre quelque chose en avant, ce serait d'être tata d'un petit garçon adopté à l'âge de 3 ans par des parents hétéros ce qui fait que je suis aux premières loges pour voir la souffrance de part et d'autre quand ça ne se passe pas au mieux. Cela m'a amenée à m'intéresser de près à l'adoption et à recueillir bien des témoignages douloureux. Ne jouons pas aux apprentis sorciers avec les enfants, tout ne se résume pas à une affaire d'égalité des droits pour les adultes, il en va du bonheur ou du malheur de tous. Le droit à l'enfant, ça sonne comme le droit à l'euthanasie ou au suicide, ça me fait peur. Il y a des états qui sont des grâces et non des dûs... et des exigences que l'on paie très cher.

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