Bistro Bar Blog

samedi 9 février 2013

La plume blanche, le morceau de bois et le volcan islandais

Une nouvelle anecdote que nous raconte Mike Perry, qui a l'art de trouver du sens aux petits détails du quotidien auxquels on ne prête peut-être pas assez attention.

 
Les choses arrivent parfois parce qu'il est prévu qu'elles arrivent

Je relisais certains billets anciens de 2010 et je suis tombé sur celui de l'époque où ma femme était piégée en Allemagne parce que les vols avaient été stoppés en raison des cendres du volcan islandais.
En parlant de Karin qui ne pouvait pas rentrer à la maison en Angleterre, j'écrivais :

''...Je sortis me promener. Juste devant ma porte d'entrée il y avait une plume d'un blanc pur. J'ai déjà mentionné les plumes blanches dans d'anciens billets et ce qu'ils représentent pour ma femme et moi-même, un signe symbolique positif.

Je mis la plume sur une chaise rouge dans la véranda de notre entrée.


Je parcourus la vallée près de chez moi et mon regard fut attiré par un morceau de bois sur la route. (voir photo ci-dessus). C'était une section transversale d'arbre qu'on venait de couper, mais je ne vis pas l'arbre dont le morceau provenait.
Sans raison, je ramassais ce morceau de bois (on aurait dit qu'il souriait!) et le mit dans la poche de mon manteau. Je n'avais aucune idée de ce que j'en ferais.


En rentrant à la maison, la plume se trouvait toujours sur la chaise rouge et je regardais le bois avec attention. Je me fis la plaisanterie qu'il ressemblait un peu à l'Islande, où se situait le volcan qui causait tous les problèmes.

Puis je remarquais quelque chose d'autre – il semblait y avoir sur le bois la forme d'un volcan crachant de la cendre.''

Somme toute, Karin se trouvait de manière imprévue en Allemagne, où elle était en visite chez son frère depuis presque un mois. Son intention était de n'y passer qu'une semaine.

En repensant à tout ceci avec le recul il s'avéra que c'était une bonne chose que Karin ait été obligée de rester avec son frère plus longtemps que prévu. Il mourut quelques mois plus tard.

Karin et son frère n'étaient pas extrêmement proches, en partie parce qu'il y avait entre eux 9 ans de différence et qu'elle avait choisi de vivre en Angleterre. Je me souviens malgré tout que quand elle rentra à la maison elle me raconta que son frère était en pleurs quand elle le quitta, ce qui était complètement étranger à son caractère.

Pour en venir à ce que j'essaie de dire, il semble que parfois les choses se passent comme elles doivent se passer – comme une destinée.

En se trouvant en Allemagne pendant si longtemps Karin passa beaucoup de temps en tête-à-tête avec son frère et ils eurent donc de nombreuses discussions et firent beaucoup de promenades. C'était comme si son frère savait que ce serait la dernière fois qu'ils se verraient.

Je ne dis pas une minute que le volcan a craché des cendres pour retenir Karin en Allemagne. Mais la date qu'elle avait choisi pour sa visite en Allemagne avait été influencée par – hé bien je ne sais pas vraiment de quoi. Peut-être une prémonition ou un destin pré-programmé...qui sait.

Il semble pourtant que des influences extérieures puissent faire se produire les choses de certaines manières, souvent pour le meilleur – mais pas toujours.

Quant à la plume blanche et au morceau de bois découverts, ils étaient peut-être des symboles ou des indicateurs que la situation était sous contrôle et se produisaient pour une bonne raison. Dans ce cas précis, qu'un frère et une sœur puissent être ensemble pour la dernière fois.

Et pour revenir à mon billet de 2010, je l'ai terminé en disant que je récupérais enfin Karin après son vol de retour en Angleterre, et que ''La seule chose étrange fut qu'en arrivant à la maison aux premières heures de la matinée (3 h), la plume n'était plus sur la chaise rouge. Elle avait disparu.''



Traduit par Hélios  pour le BBB.

4 commentaires:

  1. En parlant de forme dans le bois, voici une petite image qui devrait plaire:
    http://www.servimg.com/image_preview.php?i=175&u=11591095

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    1. Excellent ce que la nature nous offre à qui sait regarder.

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  2. Ce que je vois tout de suite avec cette section de bois, ce sont deux têtes humaines. Celle de gauche est de face, toute ronde, avec un grand nez épaté; sa bouche se fend pour un large sourire, mais c'est un peu angoissant, comme si elle en perdait la moitié inférieure... La tête de droite, plus petite, se présente de profil, solidement assise sur un long cou. Ses traits sont bien dessinés, et la petite bouche se pointe comme pour un baiser visiblement impossible.
    Au lieu de cela, les deux visages frottent leurs nez l'un contre l'autre, pour s'exprimer leur affection à la manière des esquimaux...

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  3. Effectivement, j'ai vu le visage enfantin avant de voir ce post
    http://img41.imageshack.us/img41/1418/volcanoonwood.jpg

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