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mardi 8 janvier 2013

Ultraman, 8 janvier 2013

Ultraman nous informe d'abord que Yukiya Amano a été réélu à la tête de l'AIEA

Yukuya Amano fait partie de l'élite bureaucratique ''de carrière'' au ministère des affaires étrangères du Japon. Il a vécu et étudié en France et aux US. C'est l'un des hommes politiques japonais et bureaucrate vu comme ''représentant les intérêts à l'étranger (aux US, principalement) par de nombreux japonais qui sont contre l'énergie nucléaire et les haïssent.


Le New York Times à propos de la décontamination qui traîne et qui n'est pas au point : ''Le Japon semble vouloir la faire lui-même'', dit un expert américain, ''Le sol japonais est différent'', dit un officiel japonais

Cet officiel n'est autre que Hidehiko Nishiyama, porte-parole de la NISA pendant les premiers jours de l'accident de Fukushima et qui a été retiré de son poste après qu'il ait été pris à batifoler avec une jeune femme du ministère sous ses ordres.

Dans l'article du NYT écrit par un journaliste basé à Tokyo, Hiroko Tabuchi, M. Nishiyama dit, en parlant de la collaboration avec des sociétés étrangères qui font la décontamination de la préfecture de Fukushima,


''Même si une méthode fonctionne à l'étranger, le sol japonais est différent, par exemple,'' a dit Hidehiko Nishiyama, directeur adjoint au ministère de l'environnement, responsable du nettoyage à Fukushima. ''Et si nous avons des étrangers qui sillonnent Fukushima, ils devraient se méfier des vieilles grand-mères et des vieux grand-pères qui y habitent.''
Oui, je me souviens que la neige japonaise était aussi différente, donc le fartage des skis fabriqués en France ne devraient pas être autorisés à la vente.
D'après le NYT (7 janvier 2013, partiel, c'est moi qui souligne) :


Au Japon, le balayage est extrêmement lent
Par Hiroko Tabuchi

(Photo par Ko Sasaki pour le NYT)


NARAHA, Japon — Les équipes de décontamination d'une école primaire désertée sont ici à l'avant-garde de ce que le Japon dit être le nettoyage radiologique le plus ambitieux que le monde ait connu, l'un de ceux qui promettait de faire appel à la technologie la plus en pointe de toute la planète.
Mais une bonne partie du travail à l'école primaire de Naraha-Minami, à environ 20 km de la centrale ravagée de Fukushima Daiichi, raconte une autre histoire. Pendant huit heures par jour, des ouvriers du bâtiment projettent de l'eau sur les bâtiments, coupent l'herbe et ramassent à la pelle les déchets et le feuillage et les mettent dans des grands sacs en plastique noir – ce qui, avec nulle part où aller, agrémente le paysage de Naraha de monticules funéraires.

Plus d'un an et demi après la crise nucléaire, une majorité du nettoyage du Japon d'après-Fukushima reste primitif, bâclé et privé des méthodes de nettoyage glorifiées par les scientifiques du gouvernement comme étant efficaces dans l'enlèvement du césium radioactif toxique de l'environnement.

Les entreprises locales qui ont répondu à l'appel du gouvernement pour rechercher et développer des méthodes de décontamination se sont retrouvées largement exclues. Des sociétés américaines et d'autres pays aux techniques de dépollution qui ont fait leurs preuves, invitées au Japon en juin pour présenter leurs technologies, ont de même trouvé peu d'écho pour participer.

De récents rapports des médias locaux sur les équipes de nettoyage déversant de la terre contaminée et des feuilles dans les rivières ont attiré l'attention sur le manque de sérieux du nettoyage.

''Ce qu'on fait sur le terrain est une honte,'' a dit Masafumi Shiga, président de Shiga Toso, entreprise de rénovation basée à Iwaki, Fukushima. L'entreprise a mis au point une manière plus efficace et moins risquée pour enlever le césium du béton sans utiliser d'eau, ce qui pourrait repolluer l'environnement. ''Nous étions prêts dès le début, mais ils disent qu'ils ont trouvé une meilleure méthode de nettoyage,'' a-t-il dit.

La technologie de Shiga Toso a été testée et identifiée par des scientifiques du gouvernement comme ''adéquate à déployer immédiatement'', mais elle n'a été utilisée qu'à deux petits endroits, comme un fossé en béton à l'école de Naraha-Minami.

Au lieu de cela, les gouvernements aussi bien central que locaux ont passé la main aux plus grosses sociétés japonaises du bâtiment avec plus d'un milliard de yens pour la décontamination. Les entreprises connectés politiquement ont peu d'expérience dans le nettoyage radiologique et les critiques disent qu'elles n'ont pas hésité à employer des techniques primitives – et même potentiellement dangereuses.

...Donc des experts de l'industrie, ennuyés, disent que ce sont les méthodes de nettoyage utilisées par les entreprises du bâtiment qui créent une contamination pouvant devenir aérienne ou pénétrer dans l'eau.

Sur de nombreux sites, les écoulements contaminés provenant des travaux de nettoyage n'ont pas été récupérés et sont libérés dans l'environnement, ont dit plusieurs personnes impliquées dans le travail de décontamination.

De plus, aucun plan solide n'existe sur le stockage des vastes quantités de terre et de feuillage contaminés que le nettoyage génère, estimée par le ministère de l'environnement à au moins 29 millions de mètres cubes.

Les déchets contaminés trônent au bord des routes dans des sacs, dans des champs abandonnés et au bord de la mer, avec le risque de fortes vagues ou d'un autre tsunami, disent des experts.

''Ce n'est pas de la décontamination – balayer les déchets et les feuilles est absolument irresponsable,'' a dit Tomoya Yamauchi, expert en mesure de la radioactivité à l'université de Kobe, qui avait aidé les communautés de Fukushima à tester l'efficacité de diverses méthodes de décontamination. ''Le Japon a mis en route la grosse artillerie et le nettoyage est devenu une fin en soi. C'est un moyen pour le gouvernement de faire semblant de s'activer pour Fukushima.''

...Le gouvernement japonais a aussi fait au début l'effort de contacter des entreprises étrangères pour l'aider. Il a invité 32 entreprises des US qui sont spécialisées dans les technologies de dépollution comme des techniques de peinture et de réduction des déchets, pour qu'elles montrent leurs procédés aux officiels du gouvernement japonais, aux experts et aux entreprises impliquées dans le nettoyage.

Les opinions sur l'efficacité du voyage varient chez les participants, mais dans les 6 mois qui ont suivi, aucune entreprise étrangère n'a été embauchée dans le nettoyage du Japon, selon les participants au voyage et le ministère de l'environnement japonais.

''Le Japon a une riche histoire en énergie nucléaire, mais comme vous le savez, les US ont une expérience beaucoup plus variée pour gérer le nettoyage d'installations de retraitement nucléaire très compliquées. Nous nettoyons depuis la seconde guerre mondiale,'' a déclaré Casey Bunker, directeur de RJ Lee, société consultante scientifique basée en Pennsylvanie qui a pris part à la visite.

''Il y a bien eu un peu de, ''Hé, apporte tes outils et montre-nous comment ça marche.'' Mais ils voulaient finalement faire par eux-mêmes, s'occuper des choses eux-mêmes,'' a dit Bunker. ''Il ne semblait pas qu'il y ait eu beaucoup d'intérêt dans une relation de conseils pour essayer d'avancer.''

Les officiels japonais ont dit que d'adapter des technologies étrangères présentaient un défi particulier.

''Même si une méthode fonctionne à l'étranger, la terre japonaise est différente, par exemple,'' a dit Hidehiko Nishiyama, directeur adjoint au ministère de l'environnement, chargé du nettoyage de Fukushima. ''Et si nous avons des étrangers qui sillonnent Fukushima, ils devraient se méfier des vieilles grand-mères et grand -pères qui habitent là.''

Certains habitants du coin perdent confiance dans l'effort de décontamination.

''Je pensais que le Japon était un pays technologiquement avancé. Je pensais que nous serions capables de mieux nettoyer,'' a dit Yoshiko Suganami, un ouvrier qui a dû abandonner sa maison et son travail à 4 km de la centrale de Fukushima. ''Il est clair que ce n'est pas à nous qu'appartient la volonté de décontamination.''

4 commentaires:

  1. La theorie de la decontamination invoque volontairement par le lobby nucleaire est la plus grande escroquerie de ce siecle...

    Enlever quelques centimetres de terre, laver au karcher, ou autres reste tellement inutile et ridicule...

    D'abord les reacteurs continuent quotidiennement a cracher de la radioactivite plus ou moins depuis le debut,

    ensuite le lavage envoie les particules radioactives dans la riviere et la mer augmentant la quantite de radioactivite ambiante,

    le brulage par incineration augmente aussi la quantite jour apres jour,

    Bref la decontamination est un LEURRE...

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    1. Bien sûr que c'est un leurre. Les japonais ont l'impression que le gouvernement s'occupe d'eux.

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    2. D'autant plus un leurre que d'après les dernières données de l'AIEA, 5027 km² ( !!! ) sont très fortement contaminés et les spécialistes s'accordent sur les 2/3 du territoire contaminés.
      Les seuls environs des habitations représentent 10 cm/ha = 1000 m³ de terre soient un rectangle de 10 m de haut et 100 m de côté.
      Sur un ha on met une centaine de maisons très serrées, il faudrait faire un montagne du genre Fuji/bis...
      Le problème est que l'ensemble des travaux est financé par l'argent public puisque la Tepco a fait valoir que tous les matériaux des retombées ne sont pas sa propriété, c'est donc encore un "casse du siècle" qui conduit immanquablement vers un affaiblissement fatal du Gouv.t.
      Les fascisme n'est pas loin au Japon et c'est une des conséquences de la catastrophe de Fukushima.

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  2. voir sur le site de Michel DOGNA .fr

    clic sur contre politique - puis sur radioactivité

    intéressant

    un long article sur Fukushima

    bonne soirée a tous

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