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jeudi 10 janvier 2013

Ultraman, 10 janvier 2013

Encore une révélation effarante sur TEPCO et, hors sujet, le suicide d'un élève de collège frappé à répétition par son prof de sports, le maire de la ville ne désapprouve pas la punition corporelle...Le Japon retourne à la barbarie (en est-il jamais sorti ?)



Accident de la centrale de Fukushima : TEPCO n'a pas fait venir de camion à incendie de sa propre centrale thermique parce qu'ils avaient peur d'enfreindre la loi


Vous souvenez-vous de mon billet sur la manière dont les employés de TEPCO avaient essayé d'acheter des batteries de voitures dans leurs efforts désespérés de sauver les réacteurs de la fusion de cœur, au lieu de juste les prendre ? Le quartier général de TEPCO et Toshiba avaient également suivi la loi et attendu une autorisation de transporter des batteries par la route.

J'ai également écrit alors que presque tous les japonais ont trouvé étrange que TEPCO n'avaient pas pris les batteries ou que Toshiba n'avaient pas simplement envoyé des batteries sans autorisation. La réaction de presque tous les japonais qui lisaient les nouvelles étaient soit :


  • "Pourquoi n'avaient-ils pas assez d'argent ?'' (ou pire, ''Pourquoi n'ont-ils pas utilisé la carte de crédit.'')
  • ''Pourquoi le gouvernement national ne leur en a pas donné la permission ?''
  • ''Nous avons besoin de nouvelles lois et règlements pour les urgences !''
L'Asahi Shinbun, qui a regardé toutes les vidéos des téléconférences publiées par TEPCO, ont mis leurs découvertes dans un livre. L'un des journalistes de l'Asahi qui assistait aux premières conférences de presse a tweeté un lien vers un site qui a le résumé du livre.

Selon le résumé du livre sur le site (qui semble rédigé par plusieurs journalistes anonymes venant de sociétés de médias établies au Japon), TEPCO qui a été incapable de décider quand suivre la loi et quand ne pas la suivre (en tant qu'urgence après un accident nucléaire), a décidé de suivre la loi quand il a fallu se procurer un camion à incendie pour refroidir les réacteurs.

D'après le site du livre (9 janvier, partiel) :

Quant à se procurer des camions à incendie, celui de la centrale thermique de Hirono, la plus proche de la centrale à seulement 20 km au sud de la centrale, n'est jamais venu. La raison en était que la centrale thermique d'Hirono était prévue comme station spécifique par la loi de prévention des catastrophes dans les complexes pétroliers industriels et autres installations pétrolières. La loi oblige la centrale thermique à avoir en permanence un gros camion à incendie. Il n'y en avait qu'un de ce type. Si on envoyait le camion à la centrale, il y avait un risque de dévier de la loi. Personne n'a voulu prendre le risque. Ce n'était pas que quelqu'un a activement décidé qu'il devait abandonner l'idée d'amener le camion d'Hirono. Le plus effrayant, c'est que tout le monde a juste arrêté de parler de ce camion.

Le garçon prodige maire d'Osaka : ''La punition corporelle fait partie de l'éducation'', après qu'un collégien se soit tué après avoir été frappé par un professeur


Un autre jour banal au Japon, où un collégien se suicide après avoir été frappé à plusieurs reprises par son prof de basket et où les gens y compris des journalistes de grands journaux se dépêchent de trouver des excuses au prof, condamnant implicitement le garçon pour avoir dépassé la mesure ou mal compris ''l'intention louable'' du prof.

Au lieu de jeter le prof en prison, comme cela aurait été le cas ailleurs dans le monde, le bureau de l'éducation de cette ville a insisté sur le fait que l'enquête ne révélait rien de mal.


Le jeune homme était capitaine de l'équipe de basket dans un collège public de la ville. Il était rentré un soir de décembre et avait dit à sa mère qu'il avait été frappé de nouveau par un prof du collège et qu'il n'en pouvait plus. Il avait dit aussi que le prof l'avait choisi et frappé plus souvent et plus sévèrement parce qu'il était le capitaine. Sa mère lui avait dit qu'il n'avait qu'à arrêter de jour pour l'équipe. Il s'est pendu cette nuit-là. Son visage était très enflé à cause des coups.

Où se trouve cette cité ? Hé bien elle n'est autre que celle où le garçon prodige continue de servir en tant que maire tout en étant député du Parti de Restauration du Japon.

Le garçon prodige a publié une déclaration après les nouvelles dans lesquelles il insiste que la punition corporelle fait partie de l'éducation. Ce maire était lui-même un tyran à l'école et il en est fier.

Juste comme manger à la cantine avec du césium radioactif est une opportunité d'éducation pour les enfants, se faire frapper par son prof n'est pas de la maltraitance sur enfant mais une autre opportunité d'éducation que chacun devrait accepter volontiers.

Premièrement, concernant le pauvre garçon, d'après l'Asahi Shinbun (9 janvier 2013) :

Selon le principal de l'école, Sato, l'étudiant était devenu taciturne chez lui une semaine environ avant qu'il ne se suicide, et la famille était contrariée. L'étudiant est rentré chez lui après 21h la veille de son suicide. Il a dit à sa mère, ''Nous avons encore perdu. Ton repas était délicieux. J'ai été de nouveau frappé pas mal aujourd'hui.''

[un citoyen anonyme a alerté en septembre 2011 la ville sur la maltraitance dans ce collège particulier. La ville a décidé d'enquêter. Mais ce n'est que maintenant qu'ils ont fait l'enquête.]

La ville a mis de côté l'enquête du bureau d'éducation de la ville. Le bureau d'éducation a demandé au principal du collège d'enquêter. Selon le bureau, le principal a demandé à tous les profs s'ils pratiquaient la punition corporelle et tous ont répondu ''non''. Il n'y a pas eu d'autre enquête et le principal a rapporté au bureau ''qu'il n'y avait pas de punition corporelle.''

Sans blague...
En fait, d'autres enquêtes ont révélé que 21 étudiants sur 50 des membres de l'équipe de basket ont dit qu'ils avaient été frappés et plus de 40 ont dit qu'ils avaient vu que d'autres avaient été frappés.

Ensuite, la réponde du garçon prodige, d'après le Mainichi Shinbun (8 janvier) :

''Je frappe même parfois mes propres enfants. Même des parents (comme moi) le font, donc (la punition corporelle) existe dans les écoles. Ce qui est important c'est comment se passent les suites après les sévices'', a dit [ le maire d'Osaka, Hashimoto], indiquant dans sa phrase que le suivi des élèves était plus important après avoir reçu une punition corporelle, plutôt que de les éliminer des écoles.

Ensuite l'Asahi Shinbun choisit de publier les mots d'un officiel de l'école :
Un officiel du collège de Sakuranomiya dit, ''Le prof est un enseignant très consciencieux, et il n'a rien fait de mal à l'étudiant qui s'est suicidé. Ils ont tous les deux du caractère et le prof a été juste un peu trop zélé.''

Un camarade de classe essaie de défendre le prof :
''Les punitions corporelles de ce prof, ce n'est pas parce qu'il nous hait mais parce que ça part d'une bonne intention d'améliorer l'équipe'', a dit un étudiant au département d'éducation physique du collège, en parlant du prof.
Partout ailleurs dans le monde, on appelle cela de la ''maltraitance à enfants'', et le prof serait jeté en prison immédiatement. La mère, pour n'être pas intervenue assez fortement, pourrait également être arrêtée. Mais pas au Japon, donc. (d'après ce que j'en sais, le prof exerce toujours dans ce collège.)
en fait, il faudrait remercier le prof pour sa précieuse éducation. Je me souviens d'un prof de ce genre à mon collège qui demandant en réalité aux élèves de le remercier pour les frapper avec une baguette de bambou. Il était très populaire auprès des parents, qui ne savaient pas vraiment combien était sévère les coups. L'école n'avait rien fait, bien sûr.

Il est suprêmement ironique que ce même pays s'inquiète autant pour une diminution de la population et dise qu'ils doivent protéger les enfants (des matériaux radioactifs, en premier). Hum..

2 commentaires:

  1. Oui... Ils sont mal barré la bas! On s'en rend compte de plus en plus!

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  2. Décidément ! On pourrait se passer de nos 'Zélites' partout dans le monde. On ne pourrait pas faire pire ! Croyez-pas ? ...

    Le fou d'ubu

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