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jeudi 8 novembre 2012

Ultraman, 8 novembre 2012


Le gouvernement japonais admet aujourd'hui que 675 postes de surveillance de radiations affichent ''10 % de moins'' que les niveaux réels, ''contre toute attente'', dit le ministère de l'éducation


Pourquoi 10 % de moins ? Parce que la batterie devant faisait écran au détecteur de radiations

Comme c'est commode.


D'après Kyodo News (7 novembre) :

Les niveaux de radiations affichent 10 % de moins, 675 postes de surveillance à réparer

Le quartier général de réponses aux catastrophes nucléaires du gouvernement japonais a annoncé le 7 novembre que les postes de surveillance des radiations installés à Fukushima et dans les préfectures voisines ont affiché des taux de l'air d'environ 10 % inférieurs aux taux réels, et que des travaux de réparation seront faits sur 675 d'entre eux.

La boîte métallique contenant la batterie est placée à côté du détecteur de radiations dans le poste de surveillance, bloquant les radiations.

Les habitants et les municipalités de ces préfectures ont fait remarquer que les niveaux affichés par les moniteurs sont différents des niveaux qu'ils mesurent, le gouvernement va donc modifier l'emplacement de l'équipement pour tenter d'avoir une lecture plus précise.
En réponse à l'accident nucléaire de la centrale de Fukushima, le gouvernement national a mis en place des postes de monitoring dans les édifices publics et les destinations touristiques, et les résultats du monitoring étaient disponibles sur la page d'accueil du ministère de l'éducation et de la science depuis avril 2012.

Le Jiji Tsushin dit que c'étaient les batteries au plomb tout près du poste de monitoring qui faisait écran aux radiations venant du sol et qu'il y a 545 postes de surveillance à Fukushima et 130 à Miyagi et Yamagata et autres préfectures (l'article ne dit pas où).


10 % de moins. Et c'est en sus d'une réduction des radiations par le remplacement de la terre/béton autour des postes de surveillance, et après une diminution importante du césium-134 (demi-vie deux ans) dans l'environnement.

Le vendeur de départ qui a eu un contrat pour construire ces postes de surveillance a été congédié sans préavis en novembre l'année dernière après que leurs postes de surveillance affichaient des niveaux de radiations ''trop élevés'', pour le confort du ministère de l'éducation. Les postes actuels sont fournis par Fuji Electric, l'une des 4 plus grosses compagnies d'électricité avec Hitachi, Toshiba et Mitsubishi.

Ces quatre compagnies font de bonnes affaires par des contrats des gouvernement national et locaux pour de grands ou de petits projets. Aller toujours plus loin pour satisfaire des clients indifférents au prix.

L'article du Jiji dit aussi :

Le ministère de l'éducation dit qu'il ne s'attendait pas à cet effet d'écran des batteries.

Ouais. Je peux presque entendre la conversation qui a dû se passer entre un responsable du ministère de l'éducation et les vendeurs favoris comme Fuji Electric et Hitachi :
Responsable :''Nous avons un problème. Les postes de surveillance font peur aux habitants. Les chiffres sont trop élevés, et nous ne pensons pas que c'est juste d'effrayer des gens qui ont autant souffert (et qu'il est nécessaire de ne pas faire bouger d'où ils sont). Nous allons donc virer le vendeur ; que pouvez-vous offrir ?''
Fuji, Hitachi : ''Bon, nous pourrions construire des postes de surveillance qui affichent des chiffres plus raisonnables.''

Responsable : ''D'accord. Je me fiche de votre manière de faire et je ne vous dis pas de nous dire comment vous faites.''

1 commentaire:

  1. Waouw, ils sont forte pour "reduire" les radiations! Le coup des batteries au plomb comme ecran protecteur etait bien trouver...

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