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dimanche 4 novembre 2012

Nucléaire : pas d'EPR aux USA

Une info pếchée à l'instant sur Romandie News concernant le Japon, ICI.   

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Et vlan pour Areva !

L'avenir radieux de l'EPR américain plus que compromis


Le 30 août dernier, une instance de la NRC (Autorité de sûreté nucléaires des USA) chargée d'accorder les licences d'exploitation, refusait la licence demandée par EDF pour construire un réacteur EPR à Calvert Cliffs (Maryland) . L'argument principal retenu par la NRC est qu’ EDF n'avait pas réussi à trouver de partenaire américain pour co-exploiter ses réacteurs nucléaires, comme l’exige la   loi fédérale.

La NRC avait toutefois donné un sursis de 60 jours à EDF  pour trouver un nouveau partenaire américain.

Nous venons d’apprendre qu’EDF/Unistar et son puissant cabinet d’avocats Winston and Strawn, après avoir saisi la commission de la NRC, afin d’ obtenir un sursis supplémentaire, vient de se faire “recaler” par cette dernière mettant fin non seulement au projet de Calvert Cliffs mais mettant aussi en péril les autres projets aux USA.

Nous félicitons les associations américaines qui ont mené un combat juridique contre ce projet pendant 5 ans et notamment nos amis américains de Beyond Nuclear. (http://www.beyondnuclear.org)

La vente à l’étranger de l’EPR d’AREVA  qui a fait l’objet de nombreux effets d’annonce gouvernementaux en France aussi bien par Arnaud Montebourg que par Nicolas Sarkosy est aujourd’hui, plus que jamais , en difficulté : sa vitrine commerciale à Flamanville s’est transformée en son contraire : malfaçons, doublement au moins de son coût annoncé, retards d’au moins 4 ans.


  • Partout dans le Monde, la catastrophe de Fukushima a renforcé l’opposition populaire au nucléaire.
  • Partout dans le Monde, la production d’électricité par le nucléaire reste plus marginale que jamais, malgré quelques soubresauts, notamment dans des pays où la démocratie est bafouée (Chine, Inde et Russie). Aujourd'hui, le nucléaire ne produit plus que 10% de l'électricité mondiale contre 17% en 2005. Il est urgent de ramener cette part à 0% avant que de nouvelles catastrophes ne se produisent.

10 commentaires:


  1. Là bravo très belle nouvelle,l'éveil de conscience va à grande vitesse Merveilleux un grand merci courage pour tous ceux qui se battent contre le nucléaire SORTONS TRES VITE DE CETTE POURRITURE SATANIQUES

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  2. Pour que tout soit un peu plus clair, 17% est en effet le taux de production électrique mondiale d'origine nucléaire mais il faut préciser qu'il ne s'agit plus que de 2% de la consommation mondiale d'énergie !!!
    L'électricité est encore loin d'être la première source d'énergie et il est biaisé de ne parler que d'elle...

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    1. Effectivement, comme le remarque Lionel, le monde pronucléaire entretient malicieusement la confusion entre énergie primaire et énergie finale, ou utile, celle qui parvient réellement à la porte des usagers, industries ou particuliers.

      En france, 78% de notre électricité est d'origine nucléaire, mais celle-ci (l'électricité nucléaire) représente - en énergie finale - 17% environ de toute l'énergie finale utilisée par le pays.

      Nous consommons d'abord du pétrole, du gaz, du bois, du charbon et aussi de l'électricité non nucléaire (barrages) etc. Un réacteur nucléaire a un rendement de 33% (33% de la chaleur émise est transformée en électricité) et les pertes en lignes longues distances sont officiellement de 8%).

      Tout ça pour ça .

      Source officielle : Agence Internationale de l'Energie : http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/nucleairecivil (tableau simple très parlant)

      Delphin

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    2. Et pour ajouter à la surenchère, les 78% d'électricité nucléaire française correspondent à la consommation des ménages, la consommation domestique qui n'est qu'une fraction infime de l'électricité produite et consommée en France, beaucoup d'industries s'auto-alimentent comme la sidérurgie et l'aluminium dans les massifs montagneux avec des turbines hydrauliques depuis plus d'un siècle, ce qui ramène le chiffre à un total beaucoup plus modeste de 8% d'énergie électrique nucléaire sur l'ensemble de la consommation française...
      Voilà de quelle manière on manipule les chiffres et les esprits et on fabrique de fausses certitudes !

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  3. Bizarre ! on parle pas de Catenon ici? ? ? Une usine complètement pourrie. Les Luxenbourgeois et les Allemands qui habitent à 10 kms demandent depuis des années la fermeture..............

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  4. Bonsoir,

    Merci.

    Que le Luxembourg aille se faire foutre
    Publié le 31 octobre 2012

    Paru dans Charlie-Hebdo du 24 octobre 2012

    La centrale nucléaire française de Cattenom est à 10 kilomètres du Luxembourg et de l’Allemagne. Et elle est si dangereuse que les officiels des deux pays réclament sa fermeture. Mais la France d’EDF, Areva et Montebourg s’en contrefout.

    Ami lecteur, as-tu entendu parler de Cattenom ? Si oui, tu es Luxembourgeois. Sinon, ouvre grand tes oreilles. En 1978, au moment où un vieux jeton appelé Raymond Barre règne à Matignon, la France décide la construction d’une centrale nucléaire à Cattenom (Moselle). Le lieu choisi est idyllique, car il a abrité jusqu’en 1940 une caserne de l’imprenable ligne Maginot. Le lieu est admirablement européen, car la frontière avec le Luxembourg est à 12 km, et celle avec l’Allemagne à 10. Et Metz n’est jamais qu’à 40 bornes, ce qui n’est rien pour un courageux panache radioactif français.

    D’autant moins que Cattenom merde. Dans les grandes largeurs, sans que les gazettes bien élevées de Paris et de Navarre n’en informent leurs lecteurs, sans doute pour d’excellentes raisons. Au cours de la seule année 2012, les tranches de Cattenom – il y en a quatre – ont connu un nombre d’arrêts forcés croquignolet. En février, on découvre l’existence de sérieuses merdouilles sur les tuyauteries des piscines où mijote le combustible irradié. Plus chiant encore : ces défauts existaient depuis trente ans, sans avoir jamais été détectés. En mars, arrêt automatique de la tranche 2, à cause d’une vanne déconneuse. C’est la troisième fois depuis janvier qu’une tranche est obligée de déclarer (provisoirement) forfait. Le 30 septembre, nouvel arrêt. Le 15 octobre, il y a quelques jours, les tranches 3 et 4 sont stoppées à la mimine à cause d’un tambour défaillant, qui permet d’utiliser l’eau de la Moselle pour le refroidissement de la centrale. Comme un troisième réacteur est lui aussi à l’arrêt – programmé -, il n’en reste alors plus qu’un seul en service. Le triomphe.

    Du côté des voisins, on tire la tronche depuis les origines de Cattenom, toutes tendances politiques confondues, mais cette année aura été l’une des plus folles. Car Luxembourgeois et Allemands ne plaisantent pas, eux, avec la sécurité. Or l’Union européenne a exigé, après Fukushima, une expertise des réacteurs nucléaires de tous les pays membres. Et réalisé une sorte de classement qui fout en l’air, sans effet de manche, la politique des socialos français en la matière.
    La centrale de Fessenheim, que Hollande s’est engagé à fermer, est en effet mieux classée dans le domaine-clé de la sécurité que celle de Cattenom, dont personne chez nous ne dit le moindre mot. Plus cinglé : les chefs de gouvernement du Luxembourg et des lands allemands de Sarre et de Rhénanie-Palatinat – proche lui aussi de Cattenom – ont mandaté leur propre expert, un peu comme s’ils n’avaient pas tout à fait confiance dans les nôtres.

    Le monsieur, qui s’appelle Dieter Majer, avait qualifié dès avant cela Cattenom de « passoire rouillée », ce qui est un rien insultant pour le génie français. Dans son rapport sur la sécurité, au ton plus diplomatique, Majer note quand même cette énormité : « L’observateur [lui] estime que des vices importants du rapport d’EDF qu’il a signalés aux autorités françaises (…) n’ont pas suffisamment été pris en compte dans les décisions de l’autorité de tutelle nucléaire française ».



    http://fabrice-nicolino.com/index.php

    Bises a toutes et tous, Léa.

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    1. Contente de te lire à nouveau, Léa.

      Bises

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    2. @ Hélios
      Ce n'est pas tout à fait Léa que tu as lu !
      Plutôt un copié/collé de la page 7 du n° 1062 de Charlie

      Patapon

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    3. Peu importe, je suis contente que Léa revienne sur le blog.

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    4. Coucou,

      Suis pas partie. :)
      Je vous "espionne" tout les jours. ;)
      Les mots ne sortent pas toujours ... et parfois vaut mieux se taire plutôt que de dire pas juste.
      Mise a part les plaisanteries qui allègent toute cette lourdeur d'infos.

      Merci. Grosses bises a toutes et tous, Léa.

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