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mardi 20 novembre 2012

Les sociétés secrètes (partie 2)


Partie 1 ICI.


Masques et visages des sociétés secrètes Masques et visages des sociétés secrètes Alain Duvivier

Partie 2 : Les moyens mis en oeuvre

Auteur: Alain Duvivier

Dans le premier article consacré à décrire l’organisation pyramidale des sociétés secrètes, nous avons constaté que celles-ci se répartissent sur trois niveaux de pouvoir cloisonnés vers le haut, selon le modèle synarchique: une organisation qui s'affiche dans la célèbre pyramide du Nouvel Ordre Mondial des Illuminatis avec, à son sommet, l’autorité intemporelle secrète et, à sa base, les structures technocratiques visibles qui imposent aux masses confiantes la stratégie mondialiste unifiée. À présent, intéressons-nous aux moyens mis en œuvre depuis plusieurs siècles par ces élites pour imposer leur plan.

Lorsque l’on parle de pouvoir, au sens de prendre l’ascendant sur un grand nombre de personnes pour leur imposer ses propres vues, il faut savoir que celui-ci ne peut être exercé par une seule personne. Le véritable pouvoir de dicter des comportements au très grand nombre, est toujours l’apanage de groupes de personnes unies et solidaires, organisés sous forme de loges ou de fraternités.

C’est depuis toujours le modèle unique d’organisation des sociétés secrètes, bien qu’il faille dissimuler cette vérité inavouable derrière l’idée que l’individualisme constitue la forme la plus aboutie de la liberté. Ainsi, les citoyens démocrates sont définitivement divisés car ils répugnent à s’organiser efficacement pour reprendre un pouvoir qu’ils pensent acquis et inattaquable.

Toutes les loges ou fraternités secrètes contemporaines sont organisées sur le modèle des Illuminés de Bavière, lui-même calqué sur l’ordre intérieur de la Compagnie de Jésus. Les membres ne pénètrent pas ces structures secrètes par chance ni par volonté personnelle, même si une grande soif de pouvoir est un pré-requis indispensable.

Le recrutement s’effectue par cooptation sur la base de critères dont l’exigence est proportionnelle au niveau de pouvoir conféré. Tous les membres suivent un parcours initiatique basé sur l’idée maçonnique de développer l’être jusqu’à son sommet. En réalité, l’initié devra démontrer qu’il sert au maximum de ses possibilités la structure pyramidale du pouvoir synarchique, afin d’en gravir les différents niveaux.

Pour stimuler et implanter les idées et comportements indispensables au pouvoir planétaire centralisé, il faut contrôler totalement les supports de l’information. Il est évident que les sociétés secrètes et leurs organismes affiliés ont la haute main sur tous les types de médias (presse, télévision, radio, cinéma, Internet, etc.). Pour nous en convaincre, citons simplement l’IIES (Institut International d’Études Stratégiques), cette émanation du C. F. R., établi à Londres, regroupe sous son influence directe plus de 100 journaux de premier plan dans le monde. Cette toile médiatique planétaire, toujours plus performante grâce aux nouvelles technologies, impose, sous le couvert d’une diversité apparente, une pensée unique sécuritaire en échange de notre liberté de conscience.

Le contrôle de l'éducation

Pour parvenir à centraliser le pouvoir planétaire synarchique, il est impératif d’installer un système éducatif afin de formater les individus selon la place qu’ils occupent aux différents niveaux de la pyramide. À cette fin, deux systèmes éducatifs distincts doivent coexister.

- Le premier, élitiste et technocratique, doit former les cadres des structures opérationnelles du pouvoir qui veillent à l’application de la stratégie mondialiste dans tous les domaines de la société contemporaine (politique, finances, santé, éducation, culture, etc.). Ces cadres, après avoir fait leurs preuves, pourront être cooptés par les sociétés secrètes de niveau inférieur. Les grandes universités américaines et anglaises (créées et contrôlées par la franc-maçonnerie) telles que Harvard, Yale, le M.I.T., Columbia, Oxford, Cambridge et la London School of Economics (créée par la Fabian Society – voir encart ci-dessous), sont des fabriques de l’élite technocratique. En France, l’E.N.A. et l’École polytechnique (créées à l’initiative du franc-maçon Napoléon Ier) poursuivent le même but. Les universités catholiques, calquées sur le modèle d’enseignement élitiste et multiséculaire des jésuites, complètent le tableau.

- Le second système éducatif est destiné au formatage des masses afin de les rendre plus perméables et réceptives aux idées et implants relayés par les cadres de l'élite. Un sociologue russe du XXe siècle, peu connu du grand public, Tchakhotine, a modélisé une méthode imparable de contrôle des masses dans son ouvrage Viol des foules par la propagande politique. Sachant qu’il était proche de Lénine et de H. G. Wells (membre éminent de la Fabian Society) et qu’il a collaboré avec le jésuite Teilhard de Chardin, nous n’avons aucun doute quant à ses commanditaires.

Dans son étude sociologique sur le contrôle des foules, il a constaté sur le terrain que 10 % des sujets actifs (les élites) peuvent stimuler de manière précise et préétablie les réactions et comportements de 90% des sujets passifs (les masses). Il faut pour cela stimuler chez les peuples les instincts les plus sécuritaires que sont l'instinct de conservation et celui de reproduction, afin d’obtenir toutes les réactions attendues. Tchakhotine précise que les résultats sont obtenus avec une efficacité maximale si les sujets sont conditionnés selon leur niveau social et intellectuel.

Ceci est évident pour les hauts responsables de la stratégie mondialiste, comme pour Tchakhotine qui est explicite: «Si l'on analyse les possibilités de résistance à la suggestion, elles sont en grande partie fonction du degré de culture des individus en question. L'ignorance est donc le meilleur milieu pour former des masses qui se prêtent facilement à la suggestion». Une seule masse populaire unifiée suivant les mêmes codes, comportements et idées est plus aisément manipulable par un seul type d’impulsion à l’échelle planétaire.

Ce sont donc les classes moyennes prises dans l’étau entre les élites dirigeantes et les masses populaires qui vont d’abord être la cible du nivellement vers le bas de l’enseignement, de la culture, des loisirs, etc. Dans le but évident de créer une seule et même masse de «citoyens du monde» réagissant au doigt et à l’œil à la stratégie dictée et implantée par le système de pouvoir des sociétés secrètes.

Conclusion

Il s’avère donc que l’on peut schématiser la répartition de la population occidentale sur la pyramide synarchique. Moins de 1% des individus sont des membres anonymes de sociétés secrètes de niveau 2 et 3 et possèdent 90% des ressources planétaires. Ils maîtrisent et imposent la stratégie mondialiste aux 10% d’élites formés pour manipuler et stimuler les 90% formant les masses soumises au nom de la liberté individuelle.

Ces élites sont placées à tous les postes-clés visibles du pouvoir (gouvernement, partis politiques, organismes internationaux, O. N. G., syndicats, multinationales, cartels bancaires, etc.). Elles occupent indifféremment tout l’échiquier politique de l’extrême gauche à l’extrême droite, enfermant la population mondiale dans la pince démocratique, comme l’a confirmé l’un des idéologues du gouvernement mondial, Z. Brzezinski (membre du C. F. R. et de la Trilatérale, mentor des présidents Carter et Obama) : «Des mots comme capitalisme, démocratie, socialisme et communisme et le nationalisme lui-même n'ont plus de signification: les élites mondiales pensent en termes de problèmes mondiaux».

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Annexe: La Fabian Society

La Fabian Society a été fondée à Londres, en janvier 1884. Communiste par essence, cette société secrète entreprit, dès sa création, l’étude et la diffusion des œuvres de Karl Marx, de Lassalle, de Proudhon, etc.
Elle doit son nom au fameux chef de guerre romain Fabius Maximus Quintus, dit Cunctator, le « Temporisateur », sobriquet qui lui avait été donné en raison de sa tactique marquée par la patience. Lors de la deuxième guerre punique (218 à 202 av. J.-C.), au cours de laquelle il combattit Hannibal, le général romain pratiqua une forme de guérilla avant la lettre, ne brusquant jamais les événements afin de vaincre son ennemi par l’usure.
Cette méthode de progression lente mais implacable est la marque de fabrique de la Fabian Society.
Les «fabiens» défendent le principe d’une société sans classes qui serait la synthèse du socialisme (l’État providence) et du capitalisme (les lois du marché), le tout devant aboutir à la mise en place d’une économie mondiale. Pour atteindre cet objectif ambitieux, ils estiment qu’il faut y aller « pas à pas » ou, selon leur expression, par « graduation ».
L’influence de cette société est d’autant plus importante qu’elle est à l’origine de la création de la London School of Economics, qui voit le jour en 1895 et qui inculquera l’esprit «fabien» à des générations d’étudiants de toute la planète, lesquels deviendront, pour nombre d'entre eux, des acteurs majeurs de la vie politique et économique de leurs pays.

2 commentaires:

  1. (ffilou6)
    "Les «fabiens» défendent le principe d’une société sans classes qui serait la synthèse du socialisme (l’État providence) et du capitalisme (les lois du marché), le tout devant aboutir à la mise en place d’une économie mondiale."
    ! J'avais abouti sur la même conclusion il y a quelques années quand j'étais étudiant...

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  2. http://artdevivresain.over-blog.com/article-decouvrons-la-pyramide-du-pouvoir-117407205.html
    vidéo

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