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dimanche 28 octobre 2012

Les faux produits du terroir

Et les produits bio ?

Les faux produits du terroir : charcuterie, melon, huile d’olive, moutarde, savon de Marseille …

Source : ministère de l'agriculture
Les champignons de Paris
De Paris, ils n’ont que le nom. Pire: 88% d’entre eux viennent de l’étranger, les rayons des supermarchés regorgeant le plus souvent de champignons issus des États-Unis, de la Chine ou des Pays-Bas, les trois principaux pays producteurs. En France, s’ils ont pendant longtemps été élevés dans la capitale, les fameux champignons ne poussent désormais plus qu’à Saumur. La ville dans le Maine-et-Loire regroupe 70% de la production nationale (12 % du global consommé).
 La charcuterie corse
Elle est présentée comme un des plus purs produits du terroir français. Et pourtant : la charcuterie corse ne dispose d’aucune « Appellation d’origine contrôlée ». Le consommateur ne trouvera donc sur les rayons des supermarchés du continent que des produits dont les matières premières proviennent d’ailleurs à plus de 90 %. Ainsi, par exemple, malgré les têtes de Maure et les mentions « produit de l’ile de Beauté » sur les étiquettes, le saucisson d’âne est importé d’Argentine et les jambons sont pour la plupart composés de carcasses issues de chine.
 Le jambon d’Aoste
C’est l’un des jambons les plus consommés de France, mais ce dernier n’a rien à voir avec la charcuterie de la ville italienne d’Aoste. Ce produit est en fait fabriqué en France à partir de carcasses chinoises et américaines, dans une commune du même nom mais située en… Isère! Et contrairement à son homologue transalpin, qui est un jambon cru, il s’agit d’un jambon mi-cuit. Le subterfuge a fonctionné pendant des années puisque la marque déposée « Jambon d’Aoste » a été la propriété du groupe Aoste (Cochonou/Justin Bridou), leader français de la charcuterie. Il aura fallu que la Commission européenne interdise récemment (2008) l’utilisation de cette appellation qui prête à confusion pour que l’ambiguïté cesse. La marque a depuis été renommée « Jambon Aoste ».
 L’A.O.C de Bretagne
Présentée comme de purs produits du terroir français, les charcuteries de Bretagne disposent d’une « Appellation d’origine contrôlée » qui n’oblige les fabricants qu’à une seule chose: posséder au moins un lieu d’emballage ou de transformation en Bretagne. Le consommateur trouvera donc sur les rayons des supermarchés des produits dont 82 % des matières premières proviennent du monde entier. Ainsi, les carcasses de porcs, souvent issues de Chine, de Hollande ou de Pologne, le sel dit de Guérande, importé d’Argentine et du Vietnam, et les boyaux d’andouilles importés pour la plupart de Corée. L’andouille dite de Vire, et autres charcuteries « De Bretagne », rejoignent ainsi la mythologie des produits bretons, comme le beurre et la pâtisserie, dont 73% provient de la communauté Européenne et d’Asie.
 La moutarde de Dijon
Pour faire de la moutarde de Dijon, il faut du vinaigre, de l’eau, du sel et des graines du… Canada! Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la moutarde utilisée dans la préparation de la fameuse pâte ne vient pas de la région de Dijon. Une explication à cette bizarrerie : à la fin de la Seconde Guerre mondiale, avec la mise en place de la Politique Agricole Commune, les agriculteurs se sont désintéressés de la moutarde, qui ne leur permettait pas de recevoir les subsides de l’Union européenne. Résultat : 90% de la production utilisée pour la moutarde de Dijon provient maintenant du Canada.
 Le couteau Laguiole
L’abeille, la lame fine légèrement relevée, la croix sur le manche… Beaucoup croient que ces symboles apposés sur les couteaux de Laguiole sont des signes d’authenticité. Erreur ! Malgré leur charme et leur beauté, elles n’attestent ni de l’origine du couteau ni de sa qualité de fabrication parce que la marque du plus célèbre des couteaux français n’a jamais été déposée. Laguiole est depuis plus d’un siècle l’objet de contrefaçons en France et à l’étranger, 80% proviennent de Chine et du Pakistan. Résultat : moins de 10% des Laguioles sont fabriqués dans le bourg aveyronnais !
 Le savon de Marseille
Avec le pastis et la lavande, c’est l’autre symbole de la Provence. Seul hic, les savons estampillés « savon de Marseille » ne sont pas fabriqués dans le Sud-est. Car si les savonniers marseillais ont inventé le procédé de fabrication au Moyen-âge, l’appellation n’est pas protégée. Résultat : les plus gros fabricants sont aujourd’hui les Chinois et les Turcs ! Et les huiles végétales utilisées pour la fabrication du savon, notamment l’huile de palme, proviennent de l’étranger, les savons passant à Marseille uniquement pour être parfumés et emballés.
Le melon charentais
C’est l’emblème du melon français. Jaune ou vert, le melon charentais fait la fierté des producteurs de la région de Cognac où les sols argilo-calcaires sont parfaitement adaptés à sa culture. Mais contrairement à son cousin de Cavaillon, le melon de Charente ne possède pas d’AOC. Résultat : 80 % des melons charentais que l’on trouve sur les étals ne viennent pas de Cognac mais ‘Espagne, du Maroc, des Caraïbes, de Chine et du Sénégal.
 Le camembert
Emblème de la gastronomie française, le camembert de Normandie est de loin le fromage le plus copié dans les rayons des supermarchés. Une explication à ce phénomène : tombé dans le domaine public, le nom « camembert » peut-être utilisé par n’importe quel producteur de n’importe quel pays. Et malgré une AOC « Camembert de Normandie », qui existe depuis 1983, de nombreux fabricants utilisent le terme très proche de « Camembert fabriqué en Normandie ». Les différences : du lait pasteurisé au lieu du lait cru, un affinage raccourci et une fabrication qui n’est soumise à aucune règle. Ils sont présentés comme les fleurons du terroir, mais quand on y regarde de plus près, on découvre que leur appellation est douteuse. Matières premières importées de l’étranger, (30 % du lait vient de Chine, 50 % de toute l’Europe), étiquetage souvent mensonger, additifs non précisés, fabrication hors des limites de la région où seuls existent de vagues bureaux de courtiers.
 L’huile d’olive
Rare et chère, l’huile d’olive française est certainement le produit qui compte le plus d’étiquetages frauduleux. En 2006, seulement 56% des échantillons analysés étaient « conformes » à la réglementation, certaines bouteilles contenant jusqu’à 50% d’huile de tournesol ou présentant une fausse indication d’origine ou de variété d’olive. Le symbole de la cuisine méditerranéenne ne comptant que 7 appellations d’origine protégée et une AOC « Huile de Provence », de nombreux producteurs jouent en effet sur la confusion en ajoutant sur les étiquettes des paysages évoquant le Sud ou des origines non-reconnues comme « huile de Provence-Côte d’azur ». Sans parler de l’une des fraudes les plus courantes qui consiste à remplacer l’huile d’olive par l’huile de grignons d’olive, un résidu de la pâte d’olives difficile à détecter pour le simple amateur.

SOURCE

 

9 commentaires:

  1. L'Affaire Stan Maillaud déplacée à Saintes (17), 4 Gardes à vue association de Malfaiteurs + Manipulations médiatiques habituelles - 26 Octobre

    http://www.pedopolis.com/blog/l-affaire-stan-maillaud-deplacee-a-saintes.html

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  2. bonsoir
    la moutarde Fallot
    est fabriquée en France
    http://www.fallot.com/fr/index.php
    excellente soirée à vous

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  3. La ville de New York a ordonné l'évacuation de 375.000 personnes et va fermer son réseau de transports publics dimanche soir en prévision de l'arrivée de l'ouragan Sandy, a annoncé le gouverneur de l'Etat. Par ailleurs, des centaines de vols ont été annulés dans les aéroports de la mégapole de la Côte est.
    La pipelette de garde

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  4. Où comme ici, region touristique, où les petits producteurs locaux (certains) vendent leurs production sur les marchés puis viennent jeter en decheterie des dixaines de caisses vide de fruits et legumes etiqueté en espagne et autres pays...

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  5. En fait petite précision sur le melon charentais,
    on l’appelle ainsi car c'est sa provenance d'origine, son nom botanique, mais les semences sont cultivées partout,
    mais il conserve son nom descriptif,

    y'a encore des exploitants qui le cultivent ici, vendus localement sur les marchés,
    le seul reproche qu'on pourrait faire aux grandes surfaces, c'est que le charentais a plusieurs sous espèces, et qu'ils ne se donnent pas la peine de donner son nom vernaculaire en entier ,

    en fait si vous voulez en trouver du vrai, il faudra vérifier l'IGP , du haut poitou, pour le charentais,
    et non ce n'est pas Cognac son lieu d'origine,

    "C’est Charles VIII qui rapporta le melon d’Italie au 15ème siècle sous l’appellation de Cantaloup, du nom de la résidence d’été des papes, région où il était principalement cultivé à l’époque. La sélection régionale donna le melon de type charentais qui est produit de nos jours partout dans le monde. Mais c’est bien la Saintonge qui est le cœur de la production d’origine."

    http://www.terrapicta.com/2008/07/29/le-melon-cantaloup-charentais

    et voilà le melon charentais en réalité est un melon italien

    et pour tout dire, c'est sur le site de Kokopelli qu'on peut trouver aisément plusieurs variétés de melons, avec les noms vernaculaires entier,
    http://kokopelli-semences.fr/boutique/melon

    y'en a de Dijon, lunéville, de Beaune, ect ...

    maintenant un petit secret :
    vous savez pourquoi au Québec y'en a du melon ?
    parce que bien des charentais ont créé ce pays pardis,
    avec un petit clin d’œil à mon village d'ici, en Charente, d'où sont partis les tout premiers Corriveau pour ce magnifique pays,
    sans doute par audace et par curiosité ont ils lancé la mode la bas, à emmener avec eux quelques graines, pour la nostalgie du pays ... et si cela n'était pas le cas, j'aimerais à penser que ce le fut quand même, car ils partaient à tout jamais, je suis sûre qu'au fond de la poche d'un d'entre eux, restait un petit bout de France apporté là-bas, avec l'espoir d'un avenir meilleur et d'une terre riche et fédonde. Car ils étaient avant tout des paysans.

    bises du soir, Catherine

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  6. Le sel de Guérande et la fleur de sel de Guérande ont obtenu l'IGP (indication géographique protégée)au printemps dernier après plusieurs années de démarches administratives ! Une victoire en somme : ce n'était pas gagné. Sauf contrefaçons manifestes - s'il en existe - l'origine et la méthode traditionnelle sont aujourd'hui garanties.

    Cédric, paludier

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    1. De manière tout-à-fait objective...si si...- Le Croisic et Guérande sont mes secondes patries - je vais chercher directement sur site la fleur de sel tradition, le gros sel, le sel fin aux herbes et celui pour moulin.
      Et à l’endroit des paludiers (ne pas confondre avec les palétuviers, même si certains, muscadet aidant, étaient roses lors de certaines soirées) cette précision géobiologique qui rend ce sel incomparable.

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      ‘Les marais salants de Guérande, lieu privilégié et presque sacralisé par les Bénédictins, héritiers dit-on des connaissances druidiques.
      Cette sacralisation se manifeste localement selon certains chercheurs, par un encadrement précis des marais salants de Guérande : un réseau d’anciens menhirs (dont certains immergés), complété par des clochers et des croix.
      Grâce à ce dispositif, c’est tout le marais, et le sel qu’il produit, qui se trouvent dynamisés.
      On peut mesurer un niveau vibratoire de 10000 à 12000 unités Bovis, et même près de 20000 près d’une des deux arrivées d’eau de mer.
      A titre de comparaison la vibration « normale » d’une personne se situe entre 6000 et 7000 unités Bovis, un marais ordinaire de 4000.’

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      Merci à ces hommes dont le travail est difficile, le font bien et méritent notre attention et notre reconnaissance.

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    2. ah sympa ce message du paludier,
      ce soir j'ai du plaisir à lire sur internet,
      Cédric, tu fais des envieux,
      heureux l'homme qui sait faire suer la mer, pour en retirer des perles de paradis

      bises du soir, catherine

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  7. http://www.wikistrike.com/article-le-producteur-d-huile-de-palme-bga-est-membre-depuis-2007-de-la-rspo-l-organisation-delivrant-le-la-117164751.html

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