Bistro Bar Blog

vendredi 21 septembre 2012

Ultraman, 21 septembre 2012 (avec une bonne nouvelle)

Avant Ultraman, je voulais POSTER UNE BONNE NOUVELLE. 

Nos cousins québecois sont plus avisés que nous. Bon, d'accord ils n'ont qu'une seule centrale nucléaire, mais ils vont la fermer et continuer de refuser l'exploitation du gaz de schiste.

Madame la Première Ministre Marois, bravo !


Le Québec ferme son unique centrale nucléaire et dit non au gaz de schiste


MONTREAL - Le nouveau gouvernement québécois, entré en fonction mercredi, a annoncé jeudi la fermeture de l'unique centrale nucléaire de la province ainsi que le maintien du moratoire sur l'exploration et l'exploitation des controversés gaz de schiste.

La Première ministre Pauline Marois a déclaré à l'issue de son premier conseil des ministres qu'elle mettait en oeuvre l'engagement pris lors de la campagne de procéder à la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2.

Ouverte en 1983 et arrêtée depuis fin juillet en raison d'une panne, cette centrale devait être rénovée pour poursuivre son activité. Le remplacement de son réacteur avait été évalué en 2008 à 1,9 milliard de dollars.

Je veux que ce geste devienne un symbole pour le Québec, pour l'environnement et le bien-être des générations futures, a dit Mme Marois lors d'une conférence de presse, précisant avoir demandé un rapport devant permettre à la fermeture de se faire correctement.

La majeure partie de l'électricité du Québec provient des immenses barrages hydro-électriques du nord de la province, Gentilly-2 ne contribuant que pour environ 2% de la production totale.

Par ailleurs, la ministre québécoise des Ressources naturelles Martine Ouellet a affirmé que le gouvernement indépendantiste souhaitait un moratoire complet, tant sur l'exploration que sur l'exploitation du gaz de schiste.

Face à l'indignation d'une partie de la population québécoise, le gouvernement sortant avait rendu quasi-impossible en mars 2011 de forer pour extraire ou chercher ce gaz naturel, et ce, le temps qu'un comité d'évaluation environnementale et stratégique sur le gaz de schiste enquête sur l'impact de cette industrie naissante sur le milieu naturel. Son rapport est attendu en octobre 2013.

Mais pour la ministre Ouellet, il n'y a guère de doute: Je ne vois pas le jour où il y aura des technologies qui permettront une exploitation sécuritaire, a-t-elle affirmé aux journalistes.

Depuis la découverte en 2007 de vastes réserves de gaz non conventionnel dans la vallée du Saint-Laurent, 31 puits d'exploration ont été forés par l'industrie, suscitant des craintes de contamination des nappes phréatiques, comme cela s'est produit dans l'Etat américain de Pennsylvanie (nord-est).

Romandie News 

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Ultraman : un autre réacteur s'arrête, mais pas dans les mêmes conditions...

Un réacteur de Three Mile Island s'arrête de manière inattendue



D'après NBC News (20 septembre) :

Un réacteur de Three Mile Island, le site du pire accident nucléaire de la nation, s'est arrêté de manière inattendue jeudi après-midi lorsqu’une pompe de refroidissement s'est bloquée et que de la vapeur se soit dégagée, a dit la Commission de Régulation Nucléaire (CRN) à NBC News.
Le système s'est bloqué quand ''une pompe a cessé de fonctionner et a créé un déséquilibre puissance/flux,'' a dit le porte-paroles Neil Sheeehan.

La centrale a répondu comme prévu et est stable sans impact sur la santé ou la sécurité du public a ajouté une autre porte-parole.

Si une quelconque irradiation se trouvait dans la vapeur dégagée, ce serait en-dessous de niveaux détectables.

Exelon, l'exploitant, a dit que ''durant l'arrêt, la vapeur dégagée dans l'atmosphère a créé un grand bruit entendu par les habitants proches.''

Un inspecteur de la CRN basé à la centrale ''a répondu immédiatement à la salle de contrôle après l'arrêt du réacteur pour évaluer indépendamment la réponse de l'exploitant à l'événement et s'assurer que les systèmes de sécurité fonctionnaient comme prévu,'' a dit Sheehan. ''Il n'a pas identifié de problèmes avec l'exploitant ou la performance de l'équipement.''

Les exploitants de la centrale n'étaient pourtant pas sûrs de ce qui a causé le problème.

''Une fois le réacteur suffisamment refroidi, le personnel pourra accéder au bâtiment de confinement et résoudre le problème,'' a ajouté Sheehan.

Située à environ 20 km au sud de Harrisburg, Pennsylvanie, Three Mile Island a vu en 1979 une fusion partielle de l'un de ses cœurs de réacteurs. De petites quantités de radiations ont été libérées dans l'environnement quand le cœur du réacteur a perdu son eau de refroidissement, exposant les barres de combustible hautement radioactives.

Une commission présidentielle a dit plus tard que l'accident était le résultat d'une série d'erreurs humaines institutionnelles, et mécaniques.

Plusieurs milliers de personnes ont prétendu avoir souffert de problèmes de santé par les radiations, mais leur action en justice a été rejetée par un tribunal fédéral en 1996, le juge concluant qu'elles n'avaient pas étayé leur cas.

Des évaluations diverses du gouvernement et de l'industrie nucléaire ont conclu qu'aucune mort ou maladie reliée à des radiations n'a résulté de l'accident.

5 commentaires:

  1. Québec et le nucléaire.
    Gentilly 1 au début des années '70 à été un fiasco technique et économique.cette centrale n'a fonctionné que 180 jours et à été fermée définitivement.
    Gentille 2 aurait coûté 4 fois plus que le montant initial. Elle a fonctionné relativement bien durant 2 décennies, elle représente n 2 % de l'énergie électrique de la province. Cette centrale est en arrêt pour éventuellement être réparer et rénover à des coûts dépassant les 2 milliards de dollars pour la remettre en fonction.

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    1. J'applaudis cette décision de notre nouveau gouvernement péquiste. Nous n'avons au Québec, ni au Canada l'expertise nucléaire suffisante pour soutenir une tel industrie.

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  2. Citation : "Exelon, l'exploitant, a dit que ''durant l'arrêt, la vapeur dégagée dans l'atmosphère a créé un grand bruit entendu par les habitants proches.''
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    Three Mile Island le 28 mars 1978 à 4h 36 du matin :

    "...Une seconde après, la turbine s'arrête. La vapeur qui l'alimentait encore gicle dans l'atmosphère avec un puissant sifflement, qui réveille en sursaut quelques riverains de la Susquehanna."

    A 34 ans d'intervalle, mêmes causes, mêmes effets.

    Delphin

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    1. J'espère que cela n'ira pas aussi loin qu'en mars 1979. C'est bien 1979 ?

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    2. Oui, je me suis trompé, c'est bien en 1979 et j'ai oublié de citer ma source : Dominique Pignon, "contre-enquête à Harrisburg", Le Nouvel Observateur, 25 juin 1979.

      Delphin

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