Bistro Bar Blog

mercredi 8 août 2012

Traditions culinaires perdues? Une génération de décalage entre les anglais et les français.

 J'ai trouvé un site fort intéressant sur la cuisine britannique (en effet,  certains plats cités n'ont rien à voir avec les anglais)

 La cuisine anglaise.

France 1 – Angleterre 0

- I had French baguette and croissants for breakfast and now I’d like some French dressing with my salad !
- Wouldn’t you rather have some mayonnaise ?
- Why not ! Then I hope I can have some French beans with my paté.
- But, they aren’t on the menu !
- I don’t believe it ! I want to see the Chef !

C’est vrai, comme on peut le voir à travers ce dialogue imaginaire, les Anglo-saxons ont beaucoup emprunté à la France côté cuisine. Il ne faut pas négliger les longs échanges historiques entre nos deux pays (Les rois normands à la tête du royaume d'Angleterre ; puis le passage sous la couronne d'Angleterre du sud-ouest de la France ainsi que les alliances du Royaume-Uni avec la Bourgogne - terres de gastronomie s'il en est !).  Et cela transparaît encore aujourd’hui dans le langage. Par gloriole, il est de bon ton, pour nous Français, de nous moquer de la cuisine britannique et américaine. Si vous avez besoin d’une confirmation de cette tendance, et de renommée nationale, ré-écoutez donc le sketch de Fernand Raynaud sur « La Panse de Brebis farcie » - le célèbre Haggis écossais. Vous trouverez là un condensé de racisme culinaire dans toute sa drôle de splendeur ! Dans le même ordre d’idée, voyez donc ce qu’en pensent les écrivains

Certes, qui n’a pas vécu, au cours d’un voyage touristique dans un pays anglo-saxon une ou deux expériences culinaires plus ou moins désagréables. (Bon, je veux bien vous compter les miennes, mais uniquement si vous me promettez en échange de m’envoyer les vôtres !)

Pour être honnêtes, il faut admettre que c’est, la plupart du temps, un problème d’éducation, de goût ou d’habitude. Les Anglais, qui adorent notre cuisine en général, ont leurs réticences devant certaines de nos spécialités. Vous leur ferez difficilement manger des escargots, de la viande de cheval, des cuisses de grenouilles, du fromage qui pue, et souvent … du lapin ! Cela condamne-t’il pour autant la cuisine française dans son ensemble ? Il est des plats de nos régions françaises que nous aussi détestons. Il en va de même pour la cuisine anglaise : la médiocrité quotidienne ne peut rayer purement et simplement de la carte (!!!) les bons petits plats qu'il vous reste à découvrir.

Fiers de nos prouesses culinaires, il nous est parfois difficile d’admettre que la cuisine anglaise existe bien, et qu’elle nous offre à l’occasion de fort bonnes choses. Et ce n’est pas parce que certains (ou même la majorité !) des repas pris outre-Manche ou outre-Atlantique furent des expériences fort décevantes que nous devons en conclure que la cuisine anglo-saxonne n’a rien à offrir. Soyons francs tout de même. Il faut bien reconnaître, par exemple, que le traditionnel rôti de porc à la sauce à la menthe ou à la sauce d’airelles du dimanche anglais est un régal. Le plus difficile étant d’avoir la chance de trouver sur son chemin de ces petits régals culinaires, tant il est vrai que ces chefs-d’oeuvre de la table demandent beaucoup de temps de préparation, et, la cuisine n’étant pas considérée comme un art outre-Manche, de moins en moins de gens se paient le luxe de passer des heures devant leurs fourneaux. Une fâcheuse tendance qui se répand également chez nous, il faut l’avouer, et les cantines comme les fast-foods ont, hélas, le vent en poupe.

Les Anglais ont un fort bon palais. Ils sont très friands de nos petits plats, tout comme ceux qu’ils ont rapportés d’Asie ou du Moyen-Orient, et ils sont à l’occasion grands connaisseurs de nos meilleurs crus de Bourgogne ou de Bordeaux (régions qui leur ont appartenues dans le passé !). Il y a fort à parier que si ces trésors n’ont pas vu le jour en Grande-Bretagne même, c’est probablement à cause du climat et de la pauvreté des terres dans de nombreuses régions. Pas étonnant donc que la patate soit à la base de la grande majorité de leurs repas.

La mauvaise réputation.

Mais là où les Anglais sapent leur réputation, c’est à cause de leur manque de variété dans leurs préparations (on peut inventer mille recettes à base de pommes de terre, sans les faire bouillir tous les jours !). Ou encore à cause de leur renoncement à certains rites culinaires (celui du repas de famille en l’occurrence !).

A midi, ils ne mangent plus de repas, et ce depuis fort longtemps (journée continue –invention anglaise- oblige !) : ils « grignotent » des saletés trop grasses, trop salées, trop sucrées, trop peu vitaminées … et le soir, c’est trop souvent un plateau-repas sur le canapé devant la télé. Leurs plats d’urgence (équivalents de notre « steak-frites ») ne sont pas mauvais « en soi ». Les « baked beans and sausages» (haricots blancs à la sauce tomate avec des saucisses grillées) ou les « fish and chips » (carrés de poisson frits accompagnés de pommes de terre frites) se mangent à l’occasion avec un certain plaisir, à condition que les ingrédients soient de qualité (ce qui n’est pas toujours le cas !).
 Mais pourquoi leurs petits pois (« peas ») sont-ils de préférence gros et farineux, alors qu’ils sont si possible tendres et extra-fins en France ? Question de goût ? Je ne sais pas ! Ou tout simplement pour mieux tenir en équilibre sur le dos de sa fourchette ? … car c’est ainsi qu’on doit les porter à la bouche dans les bonnes maisons anglaises. Tout un art !

On peut surtout dire dommage pour ces dérèglements et ces dérives quand on sait que nos amis Anglais ont compris mieux que personne l’importance du déjeuner du matin, ce « breakfast », repas capital qui rompt (« break ») un long jeûne (« fast ») de 8 ou 10 heures au moins, et parfois même 12. Bien évidemment ce « dé-jeûner », que nous avons bêtement calibré comme devant être « petit », se doit d’être copieux et riche après une demi-journée (ou nuit) sans rien avaler, afin de donner suffisamment d’énergie pour affronter une longue matinée de travail, justifiant d’un « lunch » plus léger à midi.

D’autant plus dommage, car ce « breakfast » intelligent n’est plus ce qu’il était dans les familles anglaises, et le repas de midi n’en est plus vraiment un. Que reste-t’il pour former le goût des enfants dans les pays anglo-saxons ? Plus guère de repas dignes de ce nom ! Et il faut avoir vu ces élèves de collèges et de lycées en Angleterre grignoter jour après jour un paquet de chips au vinaigre, accompagné d’un sandwich anglais (qui n’a rien à voir avec les nôtres), d’une barre chocolatée, le tout arrosé d’une boisson sucrée. De plus, ce « repas », si l’on peut encore le nommer ainsi, est éclaté et grignoté tout au long de la matinée, et ce, dès les premières heures d’école, vers 9 h 30 ! Dans le meilleur des cas, il se termine par une pomme à moitié croquée avant d’être abandonnée.

Aux USA, c’est encore pire car les portions sont surdimensionnées ! Et l’on s’étonnera de constater des cas d’obésité à ruiner les comptes des services de santé pendant encore de longues décennies. Et même à la maison, il n’y a plus aucun repas pris en famille. Chacun, à son heure, pioche dans le frigo ce qui lui chante. Il suffit pour s’en convaincre de regarder ce que nous montrent les films français et les films américains lorsque les acteurs sont censés jouer le rôle d’une famille type.

Après le pire, le meilleur.

Mais ne nous arrêtons pas au mauvais côté des choses. Il y a encore en Angleterre de nombreuses familles qui vous accueilleront autour d'une table délicieuse. (Merci Gill pour tes bons repas !). Essayons donc de découvrir quelques recettes appétissantes et typiquement britanniques qui portent parfois avec fierté le nom de leur pays ou de leur région d’origine, comme le « Yorkshire Pudding », « l’Irish Stew », le « Welsh Rarebit », etc. … De quoi me parlez-vous ? Du « Cheshire Cat » ! Non, cela ne se mange pas ! Ce n’est pas une recette de cuisine que Lewis Caroll avait présenté dans son « Alice au Pays des Merveilles ». Il s’agit bien d’un chat facétieux ! Vous confondez certainement avec la spécialité de la région de Chester, le « Cheshire cheese », fromage à la renommé certaine. Et pour vous mettre l’eau à la bouche, si vous êtes tentés par une petite visite de cette merveilleuse ville, je puis vous indiquer à une vingtaine de kilomètres de Chester une petite auberge où le saumon en croûte (« salmon pie ») est un vrai régal.

 Suite et source
http://pecas.free.fr/cuisine.htm

Certains plats signalés dans le texte ci-dessus ne sont pas anglais mais plutôt gaéliques (Irish stew et welsh rarebit) et dans la liste fournie dans la suite du lien, bon nombre de plats ne sont pas anglais...

Je pense que leur malbouffe serait plutôt importée d'outre atlantique d'une part et essentiellement liée à des horaires de travail ne respectant pas le rythme de l'être humain, d'autre part.
Mon sentiment c'est que cette mode s'est répandue à partir des années 40, je me rappelle que petite, dans les supermarchés, que j'ai découvert d'abord là-bas avant d'en voir ici, il y avait toutes sortes d'aliments(céréales pour petit déjeuner, ketchup  etc;;) que je ne voyais pas en France . 

Par contre maintenant ,nombre de jeunes français sont plus familiarisés avec cette nourriture devenue cosmopolite (Mac Do etc..) qu'avec les plats traditionnels français.
 En fait ,il me semble que  les français n'ont qu'une génération de décalage par rapport aux anglais en ce qui concerne la perte des rites culinaires.

Chez mes grand parents nous mangions à des  heures normales et des repas normaux, il faut de dire que mon grand père était un travailleur indépendant

Ma grand mère anglaise n'était pas pure anglaise venant d'une famille de souche écossaise, quant à mon grand-père qui aimait bien manger des escargots et des grenouilles quand il venait en France était loin d'être un pur anglais , vu ses origines irlandaises.
De plus il n'était  pas le seul amateur de fromage à l'odeur prononcée!

CHANTALOUETTE

12 commentaires:

  1. La panse de brebis farcie, ce n'est pas Fernand Reynaud, mais Jacques Bodoin :
    http://www.youtube.com/watch?v=1aMm3RkQaFE

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  2. Je ne savais pas pour ce sketch, j'ai pris le texte comme je l'ai trouvé.
    Je ne connais pas bien du tout le répertoire de Fernand Raynaud, je sais çà fait bizarre de la part d'une demie Auvergnate

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  3. Une anecdote, véridique ! Une jeune anglaise a épousé un jeune musulman. La fille d'une de mes amies a été hébergé par le couple, maintenant d'une cinquantaine d'années. Au grand étonnement de la fille hébergée, le matin, il était servi le petit déjeuner à l'anglaise, bacon oeufs... Quand le mari fut parti au travail, la fille demande à la maîtresse de maison si son mari musulman mange du porc. Oh non, répondit elle, je fais même très attention ! La jeune fille explique ce qu'est le bacon... l'autre sidérée s'est écriée "hou là là , il ne faut pas qu'il le sache, ça fait bien 30 ans qu'il en mange tous les matins......" ;-)

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    1. Et il n'aime toujours pas le gout des capotes....

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    2. Mon beau père avait horreur des steaks de cheval et n'a jamais voulu en manger un seul de sa vie !
      Sauf que ma belle mère lui en a servie toute sa vie, et même que le soi disant steak de boeuf qu'il venait de manger était excellent !!!

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  4. Aïe!Visiblement la dame non plus ne savait pas qu'elle mangeait du porc, c'est çà la société moderne qui vit en "hors-sol" et malheureusement en Angleterre , malgré les maisons avec jardins que je voyais dans les villes, alors qu'ici, les barres HLM se multipliaient, ils ont pris de l'avance là aussi pour la déconnexion entre l'humain et la terre .

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  5. Coucou,

    Merci les amours. :) Bel anniversaire. ;)

    Gâteau Saint Amour.

    Ingrédients:

    - 500g fromage blanc
    - 80 g sucre brun
    - 50 g de farine complète
    - 3 oeufs
    - 1 pincées sel
    - 4 cs de jus de citron

    Séparez les blancs des jaunes.
    Mélangez le fromage blanc avec le sucre brun, la farine complète et les jaunes d'oeufs. Ajoutez le jus de citron.
    Battez les blancs en neige avec le sel, les incorporer délicatement à la préparation au fromage blanc.
    Cuire dans un moule pendant 30-35 min à 180C.

    Bisous, Léa.

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    1. Merci Léa pour cette recette pleine d'Amour...

      Bisous

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  6. Pour résumer, on pourrait dire que l'éducation alimentaire des "peuples" à peau blanche est totalement à refaire !
    Mais les "zélites" dirigeantes n'y ont (pour l'instant) aucun intérêt.
    Mais rassurons nous, le jour où ils vont pouvoir gagner du fric sur ce créneau ils seront présents et disponibles ... juste quand nous auront fini de nous habituer aux "cochonneries "industrielles !

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  7. Même en BELGIQUE il y a des choix de repas, disons restreints !
    allez donc voir cet article :

    http://pierre.oscar.muller.auteur.over-blog.com/article-economiser-en-mangeant-sain-95907796.html

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  8. Des lasagnes servies avec des frites..et des brocolis..joyeux mélange..pub anglais à chichester en 2005.
    La cuisine dite française revue par le royaume Uni est surprenante..
    Les mélanges de légumes ..viennent du principe que toute bonne ménagère Doit. Impérativement servir 3 légumes avec tout plat de viande de poisson ou autres.d ou les patates bouillies,les carottes peu cuites et les chorus divers sans oublier navets.topinanbours, et autres
    Le mystère des petits pois reste entier..pourquoi des mini boulets de canon...

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  9. http://www.humanosphere.info/2015/07/trois-ans-de-conservation-du-beurre-oui-en-faisant-ceci/

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