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dimanche 29 juillet 2012

RÉACTION DE MOUTONS

Face à une menace, les moutons se dirigent bien vers le centre du troupeau

Publiant leur étude dans la revue Current Biology, des chercheurs britanniques ont montré expérimentalement, GPS à l’appui, que des moutons menacés par un prédateur se regroupent vers le centre du troupeau.

Selon la théorie du biologiste évolutionniste britannique Bill Hamilton, au sein d’un groupe d’animaux, les individus se déplacent vers le centre de celui-ci quand un prédateur apparaît. Un comportement destiné à réduire les risques d'être capturés en périphérie qui est souvent observé empiriquement chez les moutons, par exemple.

Néanmoins, le Dr Andrew King, du Royal Veterinary College de Londres, avec des collègues de l'University College de Londres et de l'Université de Cambridge, a tenu à le vérifier. Pour cela, il a équipé chaque brebis d’un troupeau d’un ‘sac à dos’ contenant un récepteur GPS. Parallèlement, il a dressé un chien de berger à approcher les ovins dans le cas présent, pour les mener vers un portail ouvert. Grâce à ce contrôle à la fois de la ‘menace’ (le chien) et des déplacements précis des moutons à chaque seconde, les chercheurs ont ainsi pu confirmer que lorsque le chien s’approche à 70 mètres du troupeau, les brebis commencent à s'agglutiner vers le centre du groupe.

Or, c'est la première fois que ce comportement est scientifiquement démontré de la sorte dans la mesure où il est d'ordinaire difficile de prévoir la menace et donc d'observer l'attitude des moutons. "Pour la première fois, nous avons pu montrer les trajectoires de mouvement individuelles de tous les animaux impliqués. Avant que nous ayons pu dire 'yep', ils se sont déplacés et ont couru vers le centre. Mais grâce aux GPS enregistrant les mouvements à chaque seconde, [nous avons pu] surveiller chaque animal lorsqu'il était menacé", a confirmé le Dr King cité par la BBC.

D'autres études sur les changements de comportement 

"Le champ [d’étude] du comportement collectif connaît une évolution rapide en ce moment. Nous acquérons des techniques de mieux en mieux adaptées à l'étude (…) des mécanismes par lesquels les animaux s’organisent et accomplissent des actions collectives, comme des changements brusques de direction", a commenté pour sa part le Pr Jens Krause, de l'Université Humboldt en Allemagne.
Les chercheurs espèrent donc désormais que leurs travaux vont fournir de nouveaux éléments pour étudier comment les changements neurologiques peuvent affecter le comportement d'individus.

SOURCE

15 commentaires:

  1. Y aurait-il une analogie avec les humains moutonniers ?

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  2. c'est la question que je me pose : les humains se comportent-ils comme çà?
    J'avais envie de demander l'avis des lecteurs

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    1. Coucou,

      C'est connu, un mouton appeuré, pour s'échapper, sautera du haut d'une falaise. Les autres suivront ...

      Bon ...

      L'union fait la force. Le regroupement protègent ceux qui sont a l'intérieur du cercle, mais ceux a l'extérieur sont des proies faciles. Laquelle sera choisie pour le repas? Le prédateur n'a qu'a taper dans le tas!

      L'individualité fait la force. Dispertion totale. Le prédateur perd son souffle a choisir, a courrir après sa proie. La plus faible fera office de met.

      Le front indépendant ;) (Nouveau concept :) )fait la force. Petits regroupements dispersés, discrets, et très rusés. Qui se rejoignent pour encercler. Le prédateur se retrouvera au centre.

      Je bafouille, faut que je m'allonge ... :)))

      Bisous, Léa.

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  3. Peut-être une évolution du comportement dans le bon sens, plus on est nombreux mieux arrivera-t-on à se défendre, imaginez que le troupeau de moutons se mette à courir après le chien ?

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    1. çà serait super que le troupeau se mette à courir après le chien!

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    2. Ne pas confondre le chien gardien du troupeau et le vilain méchant loup qui veut mettre un mouton à son menu.

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    3. le méchant loup peut tout à fait expliquer aux moutons que c'est le chien de troupeau le méchant

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  4. Je ne voudrais pas extrapoler mais le grand méchant loup ne va pas tuer 20% de moutons juste pour le plaisir d'un chef de meute, n'est-ce pas.

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    1. Hep!

      Et les militaires, ils font quoi d'après vous? N'est ce pas?

      BCordialement, Léa.

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  5. sait-on jamais pour le grand méchant loup

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  6. O

    Les chercheurs espèrent donc désormais que leurs travaux vont fournir de nouveaux éléments pour étudier comment les changements neurologiques peuvent affecter le comportement d'individus.

    Neurologie a la sauce mind control?

    Bonne soirée. Léa.


    Léa.

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  7. Je suis pour déboussoler le prédateur, éparpillage à souhait, sauf qu'en certains k, il faut se retourner contre le prédateur, là l'union fait la force.... lui il est tout seul.... enfin si c'est un loup !!! pas la meute !....

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  8. PA Nurgent et Yal Temps30 juillet 2012 à 09:39

    Abrutis de scientifiques, GPS, études, faux-frais et vrai foutage de gueule...
    Un jour, (béni), ils demanderont directement au berger, y en a même qui ont bac + 3, au cas où le doute sur leur sérieux persisterait.

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  9. Bien d'accord avec PA Nurgent
    En effet , c'est bien le berger le mieux placé pour connaitre la psychologie des moutons , de même pour les vaches .
    Et c'est vrai que maintenant pour s'installer en agriculture, il est plutôt recommandé d'avoir bac+3, (quand je me suis installée , il y a 17 ans, c'était avec bac+2 et des vaches)

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