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dimanche 29 juillet 2012

Japon, 29 juillet 2012


Diffusion internet en direct : l'encerclement du bâtiment de la Diète Nationale du 29 juillet à Tokyo

Des femmes parlent avec en termes grossiers. Elles semblent énervées, comme pas mal de gens. Maintenant des groupes de femmes sont sur le point de chanter.
Chaîne de Nico Nico :
http://live.nicovideo.jp/watch/lv101516452#02:50

Sur la chaîne IWJ de Yasumi Iwakami sur USTREAM, des gens crient accompagnés de tambours, de sifflets et de cornes :
At Yasumi Iwakami's IWJ Channel on USTREAM, people are shouting with drums and whistles and horns:

Live video by Ustream
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Enenews


Le patron d'un hôpital japonais (à Hokkaido) stupéfait par les examens de thyroïde à Fukushima – une évacuation immédiate est obligatoire dans les zones fortement contaminées – ''une violation des droits humains pour ceux qui sont exposés''

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Quand on met sur la table les quatre études ci-dessus, il devient évident que le résultat des examens de la thyroïde des enfants dans l'étude d'encadrement de la santé de la préfecture de Fukushima est stupéfiante. C'est parce qu'un tiers des enfants avaient développé des kystes. Un kyste est une sorte de sac rempli de liquide. Kyste ne signifie pas qu'il y a un risque immédiat d'un développement d'un cancer de la thyroïde. Il semble pourtant que quelque chose hors norme se produit à l'intérieur de la glande thyroïde, comme une inflammation ou des changements dans les propriétés des cellules.
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Pour résumer les résultats d'examen de la thyroïde aux ultra-sons au Japon et ailleurs dans le monde, la prévalence des kystes détectés chez des enfants autour de 10 ans est approximativement de 0,5 à 1 %.
Le fait que 35 % des enfants de Fukushima (moyenne d'âge autour de 10 ans) ont des kystes thyroïdiens suggère que les glandes thyroïdes de ces enfants sont affectés de manière négative par des facteurs environnementaux indésirables.
L'inquiétude est forte dans l'attente d'analyses ultérieures des données ci-dessus et avec des examens plus poussés que l'on voit des problèmes de santé irréversibles chez ces enfants.
Il est par conséquence fortement conseillé à ces jeunes enfants vivant à Nakadori et Hamadori en Fukushima de recevoir immédiatement une mise en œuvre de mesures préventives comme une évacuation et des examens plus fréquents de dépistage.
En se basant sur les découvertes ci-dessus, la lettre de Shunichi Yamashita aux spécialistes de la thyroïde de tout le Japon, leur demandant de ne pas délivrer de second avis aux familles inquiètes, ne peut être vue que comme une conduite répressive : une violation des droits humains pour ceux qui sont exposés aux radiations et aux malades actuels.
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Il est clair qu'une évacuation immédiate des zones fortement contaminées est impérative pour empêcher la possibilité de dommages de santé irréversibles chez les enfants et leur conserver une vie et une santé meilleure. C'est une leçon que nous devons tous apprendre de la tragédie de Tchernobyl.

Asahi: La catastrophe nucléaire de Fukushima touche chaque région du monde – Pr japonais

Avec ''Une voie vers l'abolition des armes nucléaires'', comme thème, le symposium annuel international pour la paix, organisé alternativement à Nagasaki et Hiroshima, a offert un lieu pour des appels à abandonner les arsenaux nucléaires mondiaux.
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Durant le débat, Nobumasa Akiayama, professeur associé à l'université Hitotsubashi et chercheur à la commission d'enquête indépendante sur l'accident nucléaire de Fukushima I, a dit que le Japon devait pleinement réfléchir au fait qu'il est responsable de la catastrophe nucléaire qui touche toutes les régions du monde.
''Il est devenu clair que le Japon a raté l'enseignement des leçons de sécurité de l'accident de Three Mile Island et de la catastrophe de Tchernobyl, et malheureusement, de nombreux pays qui prévoient d'étendre la génération de courant nucléaire sont peu disposés à apprendre les leçons de Fukushima, parce que cela veut dire qu'ils auraient besoin d'imposer des mesures de régulation plus rigoureuses,'' a déclaré Akiyama. ''On nous demande maintenant de résoudre ce problème.''
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Un prestataire de soins médicaux à Fukushima : le président de l'hôpital dit que les gens seront en meilleure santé après une exposition aux radiations venant d'une triple fusion – ''Il n'y a aucune discussion possible''

Ce qui s'est vraiment passé à Fukushima, rapport d'un prestataire de soins de santé

1ère partie (21 décembre 2011)
Je suis un prestataire en soins médicaux. Nous avons commencé sur mon lieu de travail à nous occuper de patients venant de la zone d'évacuation de la centrale de Fukushima Daiichi dans la soirée du 11 mars 2011.
Le président de l'hôpital où je suis employé dit que les gens vivent plus longtemps quand ils sont irradiés et que les habitants de Fukushima seront maintenant en meilleure santé en raison de l'hormèse radioactive (= micro-dose qui a un effet protecteur). Il n'y a pas de discussion possible. Comme la déclaration provient d'un médecin, de nombreux habitants le croient à Fukushima.
Ceux qui envisageaient d'évacuer sont aujourd'hui dans un état d'esprit pas vraiment propice à y songer plus longtemps. C'est devenu évident au début d'avril ou mai 2011, et cela aurait pu être un mécanisme de sauvegarde pour la psychologie des dangers de la population. C'est pourtant entièrement différent aujourd'hui. Je sens qu'ils ne sont plus capables d'éviter le danger.
C'est ce que j'ai entendu d'un technicien de laboratoire à son travail. Les examens aux ultra-sons de la thyroïde des enfants, qui ont déjà été faits dans ma ville et qui seront faits dans d'autres villes à partir de maintenant, sont réalisés par les techniciens de laboratoire de l'université de médecine de Fukushima qui n'ont faits jusqu'ici que des tests sanguins. En d'autres mots, ils sont faits par des gens qui n'ont jamais utilisés d'équipement d'ultra-sons auparavant.
Les techniciens sont répartis par l'université de médecine de Fukushima. Par exemple, il y a véhicule avec un compteur du corps entier stationné à Kawamata-machi, dans le district de Date, où une partie de la ville est une zone volontaire d'évacuation. Il y a des médecins et des techniciens de laboratoire qui y stationnent et ils sont tous très jeunes.
Il y a actuellement ''ce'' Yamashita qui est en place à l'université de médecine de Fukushima. Après avoir démis de son poste de conseiller en radiations de la préfecture de Fukushima, il est devenu vice-président de l'université de médecine.
La raison pour laquelle pas un seul médecin de Fukushima ne parle de soins médicaux pour une exposition aux radiations, c'est à cause du pouvoir de l'université de médecine. Les médecins de Fukushima qui ne sont pas autonomes n'ont pas le droit de fournir des soins médicaux pour l'exposition aux radiations, et ceux qui sont autonomes ont quitté Fukushima.
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Une équipe de la Croix Rouge a dit ''le quartier général nous a dit de ne pas faire de soins médicaux à ceux qui ont été exposés aux radiations'' après le 11 mars 2011 – un employé de l'hôpital

Ce qui s'est vraiment passé à Fukushima, rapport d'un prestataire de soins de santé

2ème partie (22 décembre 2011)

Laissez-moi vous expliquer s'il vous plaît ce qu'il est arrivé immédiatement après le séisme le 11 mars 2011, nous avons commencé à avoir de plus en plus d'évacués venant de Futaba-machi.
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Nous avons accepté aussi bien des patients hospitalisés et des patients ambulatoires sans aucun manuel ou instruction pour des soins médicaux après exposition aux radiations. L'université de médecine de Fukushima n'a accepté que ceux qui étaient sérieusement blessés (en refusant essentiellement d'accepter les évacués) et l'équipe de la Croix Rouge médicale a dit ''le quartier général nous a dit de ne pas faire de soins médicaux à ceux qui ont été exposés aux radiations.''
Ils sont restés trois jours, mais l'équipe de la Croix Rouge est parti vers une autre préfecture sans avoir vu aucun patient.
De plus en plus d'évacués arrivaient. Il y a eu un discussion pour faire de cet hôpital un centre de dépistage pour faire des examens de dépistage adéquats, mais cela a été stoppé par l'université de médecine de Fukushima. En passant, ce qu'on appelait examen de dépistage, c'était un examen pour la contamination à la surface du corps par des dosimètres à rayons gamma.
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À propos, il y a quelque chose d'important que j'aimerai ajouter. Il y a eu fin mars 2011 un ''examen de la thyroïde'' pour les enfants d'Iitate-mura et Kawamata-machi, mais il ressemblait à cet examen de dépistage. Bien sûr rien d'anormal n'a été trouvé. Les enfants avaient préalablement pris une douche et changé de vêtements.
[...]

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