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jeudi 26 juillet 2012

Japon, 26 juillet 2012


Une bonne nouvelle :

Japon radioactif : Kyoto renonce finalement à apporter et incinérer des débris du désastre en provenance de la préfecture de Miyagi


Une victoire à Kyoto pour les opposants à l'incinération des débris dans cette ville, grâce aux manifestations (y compris crier à la démission du ministre Goshi Hosono, en lui disant de retourner d'où il vient – c'était très drôle à voir), à des meetings à la mairie pour argumenter contre et par des pétitions.
Ce n'est pas vraiment que les officiels de Kyoto aient enfin écouté les opposants (s'ils l'ont fait ils ne l'admettraient pas), mais les opposants, en prolongeant assez longtemps le processus l'ont rendu hors de propos. La quantité de débris à Miyagi et Iwate s'est avérée être beaucoup moins importante et les responsables des préfectures (à l'exception des gouverneurs qui restent impatients de distribuer les débris) disent qu'ils peuvent faire eux-mêmes le traitement dans les préfectures.

La ville de Kyoto a formellement abandonné l'idée de faire venir et d'incinérer les débris, et dit qu'elle va se concentrer sur d'autres moyens pour aider à la reconstruction des zones sinistrées. Le résultat est qu'il n'y aura aucune municipalité de la préfecture de Kyoto à accepter de brûler les débris avec des matériaux radioactifs venant de l'accident nucléaire de Fukushima, amiante, arsenic, chrome hexavalent (venant du tsunami).

Cela laisse Osaka et Kitakyushu dans la moitié ouest du Japon qui insistent férocement pour brûler des débris que même les officiels des zones sinistrées d'Iwate et Miyagi disent ne pas être nécessaire du tout.

D'après le Kyoto Shinbun (25 juillet) :

Kyoto classe le plan de traitement des débris de la catastrophe

Kyoto, qui avait planifié l'élimination des débris de la catastrophe en provenance de Miyagi, a décidé de classer l'acceptation des débris le 25 juillet. Le ministère de l'environnement a informé la ville le 25 juillet qu'il ne demanderait pas la coopération de la ville parce que la préfecture de Miyagi pouvait probablement traiter les débris par elle-même. Le résultat est qu'aucune municipalité de la préfecture de Kyoto n'acceptera de débris.

Selon le plan de traitement des débris annoncé le 25 juillet par la préfecture de Miyagi, la préfecture ne demanderait aux municipalités que l'élimination des débris inflammables qui sont actuellement dans le processus d'acceptation ou qui ont déjà été acceptés (Aomori, Yamagata, Fukushima, Ibaraki, Tokyo). [Fukushima??]

Kyoto programmait de tester l'incinération des débris dans 3 stations d'incinération de la ville. Fin mai elle avait sur pied un comité d'experts pour étudier la sécurité du procédé.

Le maire Daisaku Kadokawa a fait un commentaire, disant ''Nous pensons qu'il n'y a plus besoin d'accepter les débris. Nous gardons l'espoir d'une proche reconstruction et soutenons les zones sinistrées de diverses manières.''

Au sein de la préfecture de Kyoto, Maizaru et Kyotanba-cho se préparaient aussi pour recevoir des débris, mais le ministère de l'environnement a émis le 3 juillet l'ordre que les municipalités avec une capacité d'élimination inférieure à plusieurs dizaines de milliers de tonnes par an devraient refuser les débris.

J'ai le sentiment que ces cités, privées des débris et de l'opportunité d'enrichir les villes (subsides du gouvernement, réparation et reconstruction d'usines d'incinération et de sites d'élimination finals aux frais du gouvernement, boulots pour leurs traitants favoris, etc.), peuvent être plutôt contrariées par ces habitants qui se sont opposés.

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