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lundi 23 juillet 2012

Japon, 23 juillet 2012


Le rapport final de la commission du gouvernement sur l'accident nucléaire de Fukushima blâme le gouvernement, les experts et TEPCO

La commission d'enquête sur l'accident de Fukushima mise en place par le bureau du Cabinet du gouvernement vient de publier son rapport final.

(Rapport publié pour l'instant uniquement en japonais)

Cette commission a mené une enquête et a effectué des entretiens en privé avec les gens impliqués depuis le début de l'accident nucléaire de mars 2011, à la différence de la commission de la Diète qui a également publié son rapport final récemment.

Certains ont critiqué la commission du gouvernement pour ne pas avoir ouvert ses sessions au public. Je ne pense pas que ce soit nécessairement une mauvaise chose. La commission de la Diète devrait être applaudie pour son ouverture et son rapport final très critique (quelqu'un l'a lu?), mais pour certains des témoignages publics de la commission que j'ai lu il faisait surtout place aux commissaires experts pour exposer (ou frimer avec) leur expertise et leur connaissance des problèmes nucléaires en général.

Donc, y aura-t-il des informations obtenues uniquement dans les sessions privées ? Nous le découvrirons, mais quelqu'un au Jiji Tsushin a clairement été assigné à lire le volumineux rapport, et il/elle en a relevé de courts passages. À en juger par ces passages, la commission d'enquête du gouvernement est aussi critique, si ce n'est plus, que la commission de la Diète. Certains points relevés dans les articles du Jiji (23 juillet) :
  • Une analyse et une chronologie détaillées du moment où l'injection d'eau dans les cuves de réacteurs ont échoué entraînant des dégâts aux cuves et aux enceintes de confinement ;
  • Une conclusion sur la manière et la date de la fusion du cœur est arrivée et a progressé ne peut être faite parce que le contrôle réel de la centrale est extrêmement difficile [c'est le moins que l'on puisse dire...] ;
  • Les experts de TEPCO, de la NISA et la commission de sécurité nucléaire à la résidence officielle du premier ministre ont échoué à fournir une opinion et un conseil autorisés, ajoutant à la méfiance du premier ministre Kan en ces experts ''en interne'' ;
  • Le directeur de la NISA n'a pu répondre à la question de Kan concernant les emplacements précis des groupes électrogènes diesel d'urgence [...devait-il demander de tels détails?] ;
  • Le PM Kan a décidé d'aller à la centrale le 12 mars au matin parce qu'il (a-t-il dit) devait être sur place pour les aspects techniques de l'énergie nucléaire ;
  • Le procédé de communication était peu méthodique, une communication directe entre TEPCO et la résidence officielle du PM, sans intermédiaire de la NISA, n'a jamais été supposée ou prévue ;
  • TEPCO, bien qu'ils étaient bien entraînés et documentés, ont manqué de la capacité à réfléchir d'une manière souple et à anticiper ;
  • L'organisation de TEPCO était trop compartimentée verticalement pour gérer l'accident ;
  • TEPCO ne semblait pas pressé de découvrir ce qu'il se passait à la centrale dans les premières heures et jours de l'accident.

J'ai bien peur que si vous êtes capable de penser de manière souple et d'anticiper, vous n'iriez pas travailler chez TEPCO ou à la NISA (ni dans aucun ministère ou agence du gouvernement).
Le dernier article du Jiji Tsushin donne des exemples de ''l'inattention'' de TEPCO à des détails et à son organisation segmentée verticalement :

  • Entre le 12 et le 21 mars, presque 1000 dosimètres personnels ont été envoyés à la centrale de Fukushima depuis la centrale de Kashiwazaki-Kariwa à Niigata (exploitée par TEPCO) et depuis Shikoku Electric Power Company. Pourtant les employés de TEPCO n'ont pas demandé [?]les équipement nécessaires [pour se servir de ces dosimètres], ils n'ont donc jamais été utilisés. Jusqu'à fin mars, il n'y avait qu'un seul dosimètre disponible par groupe de travail de plusieurs ouvriers.
  • Le premier jour de l'accident, Masao Yoshida, responsable en chef de la centrale, a donné l'ordre à ses responsables de planifier l'injection d'eau à l'aide de véhicules de pompier. Pourtant, en raison de l'organisation verticale de TEPCO, personne ne pensait que c'était son travail.


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Une révolution qui peut devenir mondiale que relaie Iori Mochizuki
Cette révolution a été nommée ''Révolution des hortensias'', ''Ajisai'' en japonais.
Ici un message lancé dans plusieurs langues :
Une manifestation mondiale a besoin d'un organisateur japonais

22 juillet 2012

De nombreux pays sont prêts à organiser une manifestation anti-nucléaire en lien avec la révolution des hortensias au Japon.

Ils programment des manifestations massives les 13 et 14 octobre, mais ne peuvent prendre contact avec un organisateur japonais.

Comme le Japon est le principal acteur de cet événement, ils ne peuvent faire de site web, etc. jusqu'à ce qu'ils puissent travailler ensemble.

Fukushima Diary demande un contact avec un organisateur japonais.

Sur Twitter, nous essayons de prendre contact avec M. Iwakami Yasumi (chaîne IWJ) et Yamamoto Taro.

Toute forme d'aide est appréciée.

Voici l'annonce lancée en plusieurs langues, version française :

500 jours après la catastrophe de Fukushima, la situation continue d'empirer, la contamination radiotoxique s'étend.
Consacrez le week-end des 13 et 14 octobre à une action de solidarité mondiale avec les japonais, soyez prêts, TOUS ensemble.

Le nom de cette action : W.H.E:R.E = Worldwide Hydrangeas Events : Revolution Every W.H.E:R.E.[jeu de mots entre ''where'' = où et Wordwide Hydrangeas (nom botanique de l'hortensia) Events = manifestation mondiale des hortensias. Everywhere = partout]

USA et Europe le 13 octobre et le 14 octobre au Japon = le même jour (à cause du décalage horaire)


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