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mardi 5 juin 2012

Le transit de Vénus

Si vous pouvez veiller un peu, vous pourrez le suivre en direct sur ce site.

Il sera visible entre 5 h et 6h demain matin en France, si le ciel le permet (ici en Bretagne, il pleut)

Le Soleil a rendez-vous avec Vénus pour la dernière fois du siècle


Vénus passe entre mardi et mercredi entre la Terre et le Soleil, un alignement exceptionnel qui ne se reproduira pas avant 105 ans et que tous les experts en astrophysique attendent de pied ferme. En Suisse, le phénomène sera visible le 6 juin à l'aube.

"C'est maintenant ou jamais", a prévenu le magazine britannique "Physics World" dans son dernier numéro. Le 5 juin à partir de 00h09, et pendant près de sept heures, un confetti noir 32 fois plus petit que le Soleil, l'ombre de Vénus, traversera le disque solaire et pourra être suivi à l'oeil nu, à condition de porter des lunettes protectrices adaptées, comme celles vendues pour les éclipses.

L'événement ne sera toutefois pas visible partout à la surface du globe, et une bonne partie de la population mondiale ne pourra admirer qu'une partie de ce phénomène rare, au lever ou au coucher du Soleil. En Suisse, on pourra l'observer dès le lever de l'astre, le 6 juin dès 5h30 environ, jusqu'à sa sortie une heure plus tard.

Intérêt scientifique

S'il est moins spectaculaire qu'une éclipse, le transit de Vénus est en revanche beaucoup plus riche en informations pour les scientifiques.

Au siècle des Lumières, l'arrivée de l'Etoile du berger dans l'alignement du Soleil avait suscité un vif enthousiasme de la part des grandes nations, avec l'envoi plusieurs années à l'avance de coûteuses expéditions maritimes dans l'océan Indien ou le Pacifique.

Il faut dire que l'enjeu était de taille, l'alignement permettant de calculer très précisément, par trigonométrie, la distance de la Terre au Soleil. En effet, si l'on connaît désormais parfaitement cette "unité astronomique" (environ 149'597'870 km), facilement mesurable à l'aide des satellites, il était impossible de la calculer directement sans utiliser un "objet" céleste comme Vénus.

Romandie News

1 commentaire:

  1. Après avoir passé le cap Horn, James Cook débarqua à Tahiti le 13 avril 1769, où il fit construire un petit fort et un observatoire en prévision du transit de Vénus. L’observation, dirigée par Charles Green, assistant du nouvel astronome royal Nevil Maskelyne, avait pour but principal de recueillir des mesures permettant de déterminer avec davantage de précision la distance séparant Vénus du Soleil. Une fois cette donnée connue, il serait possible de déduire la distance des autres planètes, sur la base de leur orbite. Malheureusement, les trois mesures relevées variaient bien plus que la marge d'erreur anticipée le prévoyait. Lorsque l'on compara ces mesures à celles effectuées au même instant en d’autres lieux, le résultat ne fut pas aussi précis qu'espéré.
    Alan

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