Bistro Bar Blog

mardi 5 juin 2012

La mort et l'au-delà

Un témoignage personnel.

Deux mots qui peuvent paraître effrayants. Tabous. Beaucoup préfèrent même éviter d'y penser car associé à ces concepts, il y a la peur. Peur de l'inconnu, peur de la souffrance liée éventuellement au départ, angoisse des séparations obligatoires, etc..

Pourquoi évoquer ces deux notions ?

Et bien, parce qu'elles sont aussi importantes que notre vie sur terre. La mort fait partie de la vie. Certains disent même que lorsque nous sortons du ventre de notre mère, d'une certaine façon nous mourons et que lors du départ terrestre, nous retrouvons la vraie vie.

Comme certains le savent, je viens d'être confrontée au départ de mon père, mais avant de vous en parler, je souhaite partager avec vous ce texte qui me semble assez juste. Je surligne les phrases qui me semblent importantes d'après mon vécu personnel :

Pouvons-nous aider les mourants et les personnes décédées ?

Lorsqu’on est quelque peu familiarisé avec les admirables mécanismes de la Création, répondre affirmativement à ces questions, que beaucoup se posent, devient évident, car on sait alors que le fonctionnement et les rapports entre les différents plans en général et les individus en particulier, sont basés sur l’entraide. Cette grande disposition stipule qu’on ne peut recevoir les bienfaits tenus à notre disposition par la Création qu’en donnant. Donner et recevoir sont liés; ils empêchent les prélèvements abusifs et favorisent largement les initiatives généreuses.

Cet état de fait qui est à la base de tous les échanges doit évidemment aussi se répéter consciemment et librement dans le comportement des esprits humains, ici et dans l’au-delà. Parmi eux également, tout esprit doit tendre une main fraternelle et secourable à ses compagnons de route visibles et invisibles. Notre intérêt bien compris nous conseille avec insistance cette attitude, car en nous branchant sur le courant de force, qui est entraide par nature, nous participons au développement de nos semblables et nous sommes comblés là où nous avons donné.

De quelle façon pouvons-nous aider un mourant ? Si l’occasion nous est donnée de pouvoir l’assister, il convient d’avoir un comportement calme et digne en rapport avec la gravité du moment. Il faut aussi l’entourer de pensées de force et d’amour. Dans la chambre mortuaire, il faut éviter toute démonstration bruyante de douleur qui peut perturber le processus de détachement de l’âme et provoquer une nouvelle liaison plus difficile à rompre.

On comprend pourquoi il ne faut pas inciter l’âme, qui est en train de se séparer du corps, à interrompre le processus naturel et à se lier à lui à nouveau pour consoler ceux qui pleurent son départ. Cette intervention conduit à une nouvelle liaison avec le corps et le cerveau qui provoque, en conséquence, une agonie prolongée, inutile et douloureuse.

Du fait de ses multiples séjours sur Terre, chacun a dans l’au-delà des parents et des amis auxquels l’unissent des liens affectifs indestructibles. Alors que nous vivons douloureusement une séparation, des parents ou des amis d’une autre incarnation sont souvent déjà présents pour accueillir et fêter joyeusement la venue du nouvel arrivant et faciliter ses premiers pas.

Au moment du décès, au cours du processus de désincarnation, il se produit souvent un phénomène de double vue. Le mourant voit son entourage terrestre, tantôt encore avec ses yeux physiques, tantôt déjà avec les yeux de son corps de matière subtile. Dans cet état, il voit venir à sa rencontre des personnes décédées auxquelles de forts sentiments affectifs le lient.

La psychiatre suisse Élisabeth Kübler-Ross, qui eut l’occasion d’aider et d’observer de nombreux mourants, atteste la réalité de ces faits et souligne combien ces rencontres ont facilité et transfiguré leur passage dans l’au-delà.

Bien que n’ayant pas dépassé l’antichambre de la mort, des personnes ayant été déclarées cliniquement mortes prouvent, à travers leurs milliers de témoignages, qu’elles furent saluées par des parents ou amis décédés.

Pendant que le cœur lourd nous assistons, impuissants, au départ d’un être cher, l’âme en partance se voit joyeusement accueillie par ses amis et connaissances de l’au-delà. Pendant ce laps de temps, le défunt peut encore nous entendre, nous pouvons donc l’assister et le réconforter.

Plus tard, nos pensées qui prennent forme sur le plan de la matière dense de faible densité pourront aussi l’atteindre. Ainsi par nos prières et nos bonnes pensées, nous pouvons faciliter les premiers pas de l’âme qui vient de nous quitter. Notre apport renforce en elle le désir de ne pas dévier du droit chemin et de continuer à se parfaire spirituellement.

La Création est d’une seule coulée et elle est régie de haut en bas par des lois uniformes. La réalité est simple : il n’y a pas de mur ni de cassure entre l’en deçà et l’au-delà. Les interférences entre ces deux mondes sont permanentes dans les deux sens. Ces échanges incessants maintiennent en mouvement le circuit vivifiant de la force divine qui anime, sustente et ennoblit l’immense cycle du devenir.

Chacun dans sa douleur, peut en toute connaissance de cause, accepter paisiblement la mort terrestre, non pas comme un anéantissement irrémédiable, mais comme un simple passage à un niveau supérieur d’existence. Ces explications donnent la certitude de retrouver un jour nos chers disparus, car l’amour dure au-delà de la mort.

On comprend, dans ces conditions, qu’il soit bon d’avoir à cœur d’éviter de se morfondre dans la douleur et de vouloir nous attacher ceux qui viennent de quitter la Terre. Ils ont leur vie et leur évolution à parfaire. Une chose est sûre : sur la base des liens d’amour, nous revoyons toujours ceux qui nous sont chers. De même, il est important de ne pas ressasser d’éventuels griefs contre un disparu. En lui pardonnant sincèrement nous le libérons et nous nous libérons en même temps.

Les échanges, consolations, encouragements et l’entraide se font naturellement aussi dans l’autre sens, c’est-à-dire depuis le monde des désincarnés vers nous qui sommes encore dans la matière physique. Une mère décédée continuera à se soucier de ses enfants en bas âge qu’elle a laissés ; un père s’occupera de sa famille, un époux ou une épouse apportera son aide au conjoint qui est resté sur Terre. Le rôle des désincarnés n’est cependant pas de décider à notre place ou de régler nos problèmes matériels. Ils peuvent tout au plus donner une indication, mais c’est à nous de trouver ici sur Terre les moyens de réaliser le conseil reçu intuitivement ou pendant le sommeil.

Au-delà des aides personnelles, il existe aussi des interventions massives, en provenance des plans de la matière subtile, en vue de renforcer tous ceux qui luttent pour leur évolution spirituelle.

SOURCE

Mon père, âgé de 86 ans, s'est retrouvé, en raison d'un AVC massif, comme disent les médecins, en quelques minutes dans un corps dont la moitié droite était paralysée. Non seulement cette perte de motricité de la jambe et du bras, mais aussi il ne pouvait plus parler, seulement marmonner pour tenter de communiquer avec nous. Pas question de manger non plus en raison de fausse route vers les bronches.

Dès le diagnostic, il a été mis au fait de son état, car la famille a connu le cas terrible de connaître la vérité et de n'avoir pu la dire (cas d'un cancer) et n'a pas voulu d'un commun accord revivre ce facteur d'angoisse supplémentaire. Il a donc été hospitalisé pendant 5 semaines exactement, tout en apprenant au fur et à mesure les informations le concernant. Au bout de deux semaines, les médecins ont conclu que ne voyant aucun signe de récupération, la paralysie était définitive. Mon père a donc su qu'il ne retrouverait jamais sa mobilité et sa chère indépendance de vie à laquelle il tenait beaucoup. Nous savions qu'il ne souhaitait pas "d'acharnement thérapeutique" et ses proches ont eu rapidement à coeur de lui laisser ce choix. Il a fallu un travail de lâcher-prise de deux semaines pour qu'il signifie par gestes qu'il ne voulait plus de soin (perfusion, piqûres diverses) et donc qu'il préparait son départ vers l'ailleurs.

Personnellement j'ai vécu ce choix comme une libération de l'angoisse qui avait accompagné les premiers temps, qui était devenue si intense que j'ai préféré lui dire "au revoir" (et non adieu) 6 jours avant son passage. Je suis persuadée qu'il m'a comprise. Il a été accompagné jusqu'à l'instant ultime, aidé par simplement quelques soins palliatifs légers qui lui ont permis de partir lucidement, ce qui est beaucoup mieux, et non zombifié par les grosses doses de morphine qui sont servies le plus souvent à ce stade.

Le mardi 29 mai, il est donc parti paisiblement, sans aucune manifestation d'émotions inconsidérées de la part de son entourage, mais plutôt de soulagement pour lui. Il avait signifié un peu avant qu'il avait vu la Lumière et que son épouse partie avant lui l'attendait, ainsi que sa petite chatte qui était partie elle-même d'un AVC. Un membre de la famille médium a reçu assez rapidement ses premières impressions, de joie et d'émerveillement de ce qu'il découvrait de l'autre côté.

Je voudrai finir en évoquant une anecdote vécue par nous. La veille de son accident vasculaire, il était chez moi en parfaite forme et il a emporté une petite cage destinée à abriter une mésange qui s'était abîmé l'aile et ne pouvait plus voler. Le lendemain de son départ, la mésange avait mystérieusement disparu de sa cage, sans aucun facteur matériel possible. Je pense que la mésange symbolisait l'état dans lequel il allait se trouver bientôt (la nuit suivante), c'est à dire ayant perdu son autonomie et emprisonné dans un espace fermé (l'hôpital) et la liberté retrouvée après son départ avec la disparition de son âme, tout comme la mésange qui ne se trouvait plus dans la cage.

Nous avons lu un beau poème en dispersant ses cendres dans son jardin. Le voici. Il évoque ce qu'il faut savoir sur la mort :

La mort n'est rien,
je suis seulement passé dans la pièce à côté.
 
Je suis moi. Vous êtes vous.
Ce que j'étais pour vous, je le suis toujours.
 
Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné,
parlez-moi comme vous l'avez toujours fait.
N'employez pas un ton différent,
ne prenez pas un air solennel ou triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
 
Priez, souriez,
pensez à moi,
priez pour moi.
 
Que mon nom soit prononcé à la maison
comme il l'a toujours été,
sans emphase d'aucune sorte,
sans une trace d'ombre.
 
La vie signifie tout ce qu'elle a toujours été.
Le fil n'est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de vos pensées,
simplement parce que je suis hors de votre vue ?
Je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin.


***

Merci de m'avoir lue. Je veux bien lire vos témoignages sur ces sujets si vous le souhaitez.

25 commentaires:

  1. Compliments, Helios. Document parfait et suffisant pour ceux qui souffrent et vivent mal la définitive séparation. Ceux qui pendant leur vie, et pendant des années, maintiennent et EMPÊCHENT, un des leurs à se libérer de ici et maintenant en faisant tous les jours des "jérémiades", parlent à une photo en permanence..... serrent contre leur coeur quelque chose ayant appartenu au décédé. Si l'espace temps n'est pas le même pour eux comme pour nous, cela perturbe grandement leur passage vers le Divin. J'admire ton courage devant ce que tu as subi. Poème connu, mais toujours sensible à sa lecture. Bon choix ! ♥♥♥

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  2. Le conjoint choisi d'hélios5 juin 2012 à 18:27

    J'ai eu la charge et la chance d'accompagner Hélios pendant ces 5 semaines, afin d'assurer le côté matériel du tous les jours.
    Tous les deux nous avons cette approche de la mort, a peu près identique.

    J'ai eu la "chance" au cours de divers stages de parcourir d'autres vies "dites antérieures". Je peux assurer que la mort est un passage très doux (sauf ce bref instant d'impression de chute arrière !) et l'appel d'un guide ou de son "ange gardien" permet une montée vers le haut, vers la lumière, très rapidement.
    Des regrets peuvent accompagner cette délicate montée vers le haut et la lumière.
    Ces regrets sont une sensation de ne pas avoir eu le temps de ...

    C'est de souffrir dans le corps physique qui est terrible.
    J'ai fait cette "expérience" de revivre des derniers moments sous la torture et c'est vraiment terrible et laisse des traces pour d'autres incarnations !

    Laisser partir l'autre qui a été proche, (parent, enfant, frère, sœur, ami, demande d'accepter de "se pardonner" nos réactions passées à des actes partagés avec celui qui meurt sous nos yeux.

    Une fois l'énergie du corps physique éteinte, celui qui est mort choisira (dans un délai plus ou moins long) s'il veut communiquer avec le monde qu'il a quitté.
    Si nous l'avons "retenu" de force dans ses souffrances (qui n'aurai pas du se prolonger) c'est évident qu'il n'aura peut-être pas envie ou pas le droit de venir faire un coucou consolateur!
    J'en ai connu!

    Ce décès tout récent et bien respecté à été l'occasion de partages et de rapprochement "familiaux".
    Reste la "paperasse" ! ! ! !

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    1. Compliments à vous pour le partage que vous nous faites sur le B.B.B. Merci d'être VOUS et pour Hélios surtout. Grand courage, bonne concentration.... pour la paperasse ! ;-) Mes Respects !

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  3. « Les morts sont des invisibles et non pas des absents » disait Saint Augustin.

    Je t'embrasse Hélios, amitié aux tiens.

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  4. Merci. C'est vraiment le ressenti que j'ai de ce que bien des gens considèrent comme un mur, et un malheur. Quoi de plus naturel, pourtant ? Chaque jour est une nouvelle occasion de mourir à l'un ou l'autre des milliers, des millions de liens dans lesquels notre âme est empêtrée. Je suis de ceux qui considèrent l'existence terrestre comme une amputation, une épreuve. Ça ne devrait pas empêcher d'aimer, au contraire, parce qu'amutés, nous le sommes tous.

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  5. Merci pour ce beau témoignage d'Amour

    Bises

    Caralmera

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  6. Très bon article. Ce n'est pas pour rien qu'avant on veillait pendant 3 jours la personne défunte.
    L'âme perçoit tout se qui se passe, c'est pour cela que l'on ne doit pas développer de la colère ou de la convoitise ( par rapport au biens de la personne morte) il faut aider l'âme à s'élever en récitant des prières. De nos jours tout cela est occulté, un véritable gâchis !

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  7. J'ai perdu mon père en décembre dernier. Pendant l'enterrement , j'ai eu l'impression qu'il était à côté de nous, que sa présence emplissait l'espace..qu'elle nous portait.
    Depuis, le cheminement est plus au moins difficile : encore du chagrin, de la tristesse, des regrets, des jours avec et sans, le deuil du père de son enfance à faire...puis son parcours dans la maladie ... sans oublier celle qui reste, sa femme, ma mère, qui a perdu l'homme de sa vie..
    Plusieurs soirs de suite, dans la nuit froide de l'hiver, je suis allée admirer les étoiles tout en demandant à mon père de me dire comment le voyage s'était passé. Une nuit en rêve, je l'ai vu arriver, de retour de voyage, tirant une valise à roulettes, le pas alerte mais le visage vieilli et fatigué...
    Ce rêve m'a consolée et aidée. Ne serait- ce que parce que je me dis que j'ai ce petit pouvoir de le revoir vivant ...en rêve... Mais j'aime croire qu'il m'a entendue et fait un petit signe ...

    Ne pas fuir ses émotions, les accepter. Je pense que nos chers disparus les comprennent et sont suffisamment forts pour les accepter, sans qu'elles ne perturbent leur évolution . Ils ont été humains eux aussi!
    bon courage à toi Hélios,

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  8. Dans notre société actuelle nous n'avons plus cette vision et cette approche de la mort d'un être proche . Cela est devenu un sujet tabou en quelque sorte . Tu as rendu un aspect " Humain " au grand voyage .
    Très touché Hélios , par ton témoignage .
    Merci pour ce partage !
    Bises Hélios .

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  9. Bonsoir,

    Très émouvant. Merci Hélios. Merci a toutes et tous.

    Ai toujours eu des liens très forts avec mes parents. Avec papa, nous parlions souvent de ce sujet auquel personne n'échappera. Mon père était plus turlupiné par la souffrance, peur de sa propre souffrance, ayant vu nombreux de ses amis partir dans la douleur. Le crabe. Il me disait: Babybel, au cas ou, pas de tuyauteries, pas d'acharnement. Oui, oui, papa, je ferais mon possible.

    Il a eu beaucoup de "chance". Son départ a été brutal, mais sans avoir souffert. Hémorragie cérébrale, qu'elles ont dit, les blouses blanches.

    N'étais pas présente, lors de son malaise. Etait chez ma fille. Vendredi matin. Avant de me rendre chez ma fille, je suis allée saluer mes parents, leur dire que je les aime très fort, les serrer dans mes bras. Un gros pincement, intuitivement, je savais que je ne reverrais pas mon père. Et lui aussi sentait. Dimanche matin, le téléphone sonne, ma soeur m'annonce le malaise, me dit qu'il est mort cérébralement.

    Arrivée a l'hosto, me prend le chou avec le médecin, parce qu'il n'a pas laissé partir mon père. Il voulait que je le vois encore vivant. Vivant??? Nous voulions le veiller, jusqu'a ce que son coeur cesse de battre, mais l'on nous a poliment (sèchement)renvoyés a la maison, nous disant que le moment venu, ils nous préviendraient, qu'il y a le temps. Cela n'a pas loupé, a peine a la casa, ils nous annoncent, papa décédé ...

    Bref, avec nous ou sans nous il serait parti. Ce qui m'a le plus choqué, c'est lorsque l'on m'a donné ses affaires personnelles. Dans un sac poubelle!

    Mon père ne voulait pas d'office religieux, être crématisé, et une annonce deux semaine après son décès. Ce fut fait. Avant que les hommes en noirs ne ferme le cerceuil, ai mis un cochonnet dans une de ses poches, et des herbes aromatiques dans l'autre. ;)

    Les signes. Une colombe jamais vue auparavant, sur ma fenêtre. Et d'autres encore, selon les jours. N'ai que rarement rèvé de lui, deux, trois fois, mais toujours pour m'avertir d'un couac. Attention Babybel, problème en vue ...

    Mon père a emmené son coiffeur avec lui. Il s'y était rendu samedi matin. Le coiffeur: malaise identique, chambre a côté, et départ de suite après.

    Ai eu a accompagner nombreux décès. Des difficiles aussi. Beaucoup de souffrances. Ecoute, calme, acceptation sont des aides espérées.

    Il ne faut pas retenir les personnes, même si on les aime très forts. Ce n'est que le manque que nous pleurons et c'est un comportement égoïste.



    Rien est aquis en ce bas monde. La seule et unique certitude, c'est que nous ferons tous et toutes le grand voyage. Alors d'ici là, faire au mieux ... avec tout l'Amour que nous avons tous et toutes au fond de notre coeur.

    Bises, Léa.

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  10. Encore une petite chose,


    Ma soeur a mis dix années pour faire le deuil de notre papa. Se prenant souvent la tête avec lui pour des pécadilles, elle n'avait jamais pu lui dire combien elle l'aimait.

    Dix années, de remords, regrets de n'avoir pas pu exprimer ce sentiment si fort. Pas pu lui dire pardon, de l'avoir tant houspillé, inutilement.

    Pour pouvoir passer ce cap, elle s'est rendue chez une dame qui parle avec les personnes disparues. Papa lui a pardonné. C'est tout ce qu'elle avait besoin d'entendre. Et depuis, ma soeur a le coeur allégé.


    AIMONS NOUS VIVANTS! BORDEL! :)))

    Léa.

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  11. J'ai assisté au départ d'une vieille dame indonésienne qui m'a dit avant de mourir "je voir la lumière blanche sur la montagne" et elle est morte apaisée. A une collègue qui souffrait énormément du décès récent de sa mère, j'ai affabulé en lui disant que sa mère était au ciel, heureuse et qu'elle la regardait et l'accompagnait. Elle en fut transfigurée, souriante et je n'ai pas regretté. Il faut accompagner et aider les gens lors de ce passage angoissant vers l'inconnu, les rassurer, leur décrire le bonheur et la paix qui les attend. Mais personnellement si mon mari décédait je me tuerais illico.
    Mes sincères condoléances Hélios

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    1. "Petit" inconvénient, dans ce cas de suicides le retour immédiat dans un corps de bébé pour ré-apprendre !
      Et ce coup-là sans avoir de choix ni de la mère, ni du lieu, ni ...
      Sans période de repos entre les deux ? Faut voir !

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  12. "Ce que la chenille appelle la mort, le papillon l'appelle naissance."
    Merci pour ce beau témoignage.

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    1. Paolo Coelho... c'est la phrase que j'ai prononcée lors des funérailles de mon cher grand père .... belle référence

      Caralmera

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  13. La veille du départ de mon père, il y a un an, j'ai roulé 1200 kms d'une traite, sûrement épaulée par mes anges, pour arriver à temps pour rejoindre mon père, en soins palliatifs.
    Les médecins nous avaient dit qu’il ne passerait pas minuit, et cela était inenvisageable pour moi qu'il reste seul pour sa dernière nuit. Il a attendu toutefois qu'arrivent le lendemain ma mère et mon cousin - qui était comme son fils et l'avais beaucoup soutenu durant sa maladie - pour naître au ciel, entouré ainsi de 3 êtres qu'il aimait profondément.
    J’avais allumé dès mon arrivée une grande bougie et disposé quelques objets (eau bénite, une icone ...il était catholique croyant sans pratiquer vraiment) pour l'aider à s'envoler. Je le sentais, bien qu'inconscient, encore très "collé" à l’ici-bas. Sa vie avait été "rationnelle", même assez matérialiste.
    Durant cette ultime nuit, je lui tenais régulièrement la main, en silence mais le plus en présence possible - la main gauche pour ne pas lui insuffler mon énergie de vie - lui ai lu quelques beaux textes, lui ai aussi parlé des personnes qu'il avait aimé et assisté, parties déjà dans l'au-delà et prêtes à l'accueillir, et je lui disais de temps en temps avec tendresse "vas y Papa, pars Papa"
    .... Si bien qu'au moment où son souffle a changé de cadence en son ultime séquence, j'ai repris spontanément ce "vas y papa, pars papa", comme si j'accompagnais un accouchement, ce qui a beaucoup impressionné mon cousin.
    Cette nuit a certes été pour moi éprouvante, surtout par sa respiration saccadée, mais je suis heureuse d'avoir été là, près de lui.
    Outre ma foi dans d'autres dimensions, cela a allégé mon deuil, contrairement à mon frère et ma sœur qui aujourd'hui n’acceptent toujours pas son départ.
    Accueillir néanmoins le vide de l'absence, cela prend du temps… De tout cœur avec toi, Hélios
    Liliane

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  14. PS: Durant la messe d'enterrement, nous avions parlé de ce qu'il aimait: le vélo, ses petits enfants, etc ...
    Au moment de disperser ses cendres, ma belle soeur me saisit le bras en me disant "écoute" : un train passait en faisant retentir sa sirène ...
    Le train ! nous avions oublié d'en parler ! Mon père adorait les trains et avait toujours rêvé de faire l'Orient-express.
    Je lui avais demandé de m'envoyer un signe de là où il était désormais. Quel merveilleux clin d'oeil !
    Liliane

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  15. Merci Hélios...
    et merci à ton compagnon
    d'avoir oser nous offrir votre expérience en témoignage sur ce sujet tabou et si délicat dans son importance fondamentale pour notre humanité en devenir...
    Je vous envoie par mon coeur courage et tendresse pour cette période de deuil...
    Merci à ton père que son nouveau chemin soit lumineux...
    Tendresses encore...
    Marie-Anne/Mag

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  16. Merci Helios pour nous avoir permis de rentrer dans ton intimité. J'ai accompagné des mourants (et des malades) pendant 6 ans, dans le cadre d'une association et j'en garde un souvenir inoubliable, extremement riche d'enseignements, d'humanité et de signes inexplicables que seulement le coeur peut décoder. Nous sommes tous dans la Lumière.....si nous l'acceptons.

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  17. Les larmes me montent en lisant ces magnifiques témoignages, pas des larmes de tristesse mais d'émotion devant la beauté et la force de l'amour. Je n'ai jamais assisté au passage d'un proche vers la lumière mais j'ai eu plusieurs signes qui offrent de vivre le deuil de manière beaucoup plus sereine. C'est très important de le rappeler, nous avons le devoir d'aider ceux qui partent et d'accepter que la roue tourne. Une expérience forte me l'a fait comprendre : ayant beaucoup de mal à accepter le décès de ma petite chatte (écrasée devant chez moi et mise à la poubelle par un voisin) elle est venue me dire au revoir, lors d'un rêve lucide, aux portes d'un jardin magnifique, et j'ai pu enfin la laisser partir en lui envoyant tout mon amour. Tout est allé beaucoup mieux ensuite.
    Merci pour cet article, très belle journée à tous !

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  18. Merci... Tout est cohérent et que d'émotions !!!

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  19. merci pour ce magnifique témoignage qui nous réconcilie avec la mort et nous apprend aussi comment être devant nos chers et tendres qui vont partir ou qui sont parti.
    Merci

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  20. Bonjour Hélios,

    Je suis très touchée par ton témoignage le texte est parfait et le poème m'a fait pleurer. C'est vraiment ce que j'ai ressenti aussi qu'il y avait un mur que nous vivons nous ne pouvons traverser seulement dans nos rêves ou méditations.
    Merci beaucoup

    Agathe

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  21. bonsoir Hélios

    ça m'a énormément touchée ton témoignage, car figure toi que je me prépare pour le départ de ma chère maman, je fais un sacré travail car on est tellement fusionelles toutes les deux, et je suis toute triste quand j'ai lue la prière, mais je la garde elle est sublime, je te remercie pour ton aide et ton amour, reçois hélios toutes mes pensées lumineuses!!! dahila

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  22. Ce que j'aime de nos chers disparus c'est qu'ils sont toujours là avec nous en n'importe quel circonstance où que nous soyons!
    N'oubliez pas ils sont partout pour nous encourager ou nous aider.
    Et je les aime de tout mon coeur. C'est plaisant de voir que nous ne sommes pas seul.

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