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vendredi 8 juin 2012

Japon, 8 juin 2012


TEPCO mesure les niveaux d'eau dans les chambres torus des réacteurs 2 et 3 de la centrale

TEPCO a fait descendre le 6 juin des ouvriers humains aux chambres torus des réacteurs 2 et 3 pour mesurer les niveaux de l'eau. Aucune information sur la durée du travail, mais le maximum d'exposition aux radiations des ouvriers a été de 6,49 millisieverts pour les deux réacteurs. Aucune information non plus sur le nombre d'ouvriers (dont les siens) envoyés par TEPCO. La société a probablement envoyé ses propres employés en raison des hauts niveaux de radiations.

La dernière fois que des ouvriers ont approché les chambres torus des réacteurs 2 et 3 était le 14 mars 2012. Six ouvriers de TEPCO ont passé un total de 28 minutes dans les bâtiments des réacteurs avec des niveaux de radiations dans les soubassements entre 15 et 160 millisieverts/h (à l'intérieur de la chambre torus du réacteur 2). À cette époque, ils ne pouvaient pénétrer dans la chambre torus du réacteur 3, car la porte était faussée. À en juger par les niveaux de radiations devant la porte de la chambre torus du réacteur 3 qui était deux fois celle du réacteur 2, on peut deviner que le niveau à l'intérieur de la chambre torus du réacteur 3 était beaucoup, beaucoup plus élevé.

Les étudiants de l'état du Tennessee sont arrivés à Fukushima, ils seront bénévoles à Minami Soma
Je ne vous avais pas traduit cet article à l'époque où Ultraman annonçait la venue d'étudiants américains qui s'étaient proposés pour s'informer de la situation et participer à un travail bénévole de nettoyage. L'université américaine finance leur séjour (1000 dollars par personne).
Rappelez-vous ces étudiants et leur féroce supporter qui est venu sur ce blog pour les défendre et nous envoyez paître ? Ils sont maintenant dans la préfecture de Fukushima. Et selon l'article ci-dessous, au lieu de Soma (ce qui était prévu), ils participeront au nettoyage de Minami Soma où, selon le membre de l'assemblée Ooyama, de la ''poussière noire'' dépassant 10 millions de becquerels/kg de césium radioactif a été découverte.
Selon le Fukushima Minpo, journal local à Fukushima, les étudiants sont en train d'apprendre exactement ce que le gouvernement préfectoral de Fukushima veut qu'ils apprennent pour pouvoir répandre une information ''juste'' dans le monde concernant Fukushima.

D'après le Fukushima Minpo (7 juin) :

Des étudiants de l'université du Tennessee aux US sont arrivés à Fukushima dans le cadre d'un programme d'étude à court terme démarré par l'université de Fukushima cette année fiscale. Les étudiants vont découvrir une meilleure compréhension de la situation dans les zones sinistrées.

Le programme est prévu pour que des étrangers répandent dans le monde une information juste concernant la préfecture de Fukushima par la compréhension de l'état de l'accident de la centrale. 10 étudiants et 2 instructeurs de l'université sont arrivés à Fukushima le 5 juin.

Ils ont assisté à un séminaire sur la radioprotection à l'université de Fukushima le 6 juin. Kenji Oose, professeur assistant spécialement délégué du Centre pour l'avenir de Fukushima pour une revitalisation de la région, de l'université, a expliqué les changements des niveaux de radiations dans la préfecture de Fukushima et dans différentes zones. Les étudiants posaient des questions comme ''quels sont les risques sanitaires engendrés par les matériaux radioactifs ?'' et ''quelles sont les mesures pour éradiquer les rumeurs sans fondement ?''
Durant leur séjour jusqu'au 15 juin, les étudiants participeront à un travail bénévole à Minami Soma.

Le Centre d'avenir pour la revitalisation de la région de l'université de Fukushima nous dit joyeusement que l'abréviation de son nom est ''FURE'' – FU pour Fukushima et Future, RE pour Regional et Revitalisation. C'est une abréviation malheureuse, parce que les auditeurs anglais associent FU avec quelque chose d'entièrement différent. (Fuck..., très vilain mot en anglais, et comme on lit sur les forums américains, FUCKushima)

Le PM Noda donne une conférence de presse pour convaincre les japonais que l'énergie nucléaire est essentielle pour le Japon

Tout cela fait partie de la cérémonie (et rien de plus) pour redémarrer la centrale nucléaire de Ooi (Ohi) dans la préfecture de Fukui avant les pics de l'été. Les PTB japonais, qu'ils soient politiciens ou des gros pontes de l'industrie, ne veulent pas de situation où il n'existe aucune centrale nucléaire en service et où il n'y ait aucune coupure de courant.

Donc, la cérémonie se déroule ainsi :


  1. le gouverneur de Fukui, Kazumi Nishikawa, qui était un bureaucrate de carrière au gouvernement national, veut que le PM Noda explique aux japonais que l'énergie nucléaire est indispensable au Japon, condition pour agréer le redémarrage de la centrale de Ooi.
  2. Le PM Noda fait une conférence disant que l'énergie nucléaire est indispensable au Japon.
  3. Le gouverneur Nishikawa écoute la conférence et en est satisfait. Il est d'accord pour le redémarrage, et fait les démarches nécessaires dans son gouvernement pour le redémarrage.
  4. Le PM, en recevant les nouvelles que le gouverneur Nishikawa est maintenant satisfait, convient d'une réunion ministérielle avec Edano, Hosono, Fujimura (et Sengoku en arrière-plan) et rend la décision politique de redémarrer la centrale, sous sa propre ''responsabilité'' (quelle que soit sa signification).
D'après le Yomiuri Shinbun (8 juin) :

Le redémarrage de la centrale de Ooi expliquée par le PM lors d'une conférence de presse


Le PM Noda donnait le 7 juin la dernière touche d'une conférence de presse pour expliquer aux citoyens japonais que la fabrication d'énergie nucléaire est nécessaire pour la politique énergétique du Japon. La conférence de presse fait partie de l'effort du gouvernement pour redémarrer les réacteurs 3 et 4 de la centrale de Ooi exploitée par KEPCO (Kansai Electric).


Le gouverneur Nishikawa demande au PM d'expliquer aux citoyens le besoin de centrales nucléaires, comme condition pour agréer le redémarrage de la centrale de Ooi.


Le gouverneur a dit que son gouvernement préfectoral procédera par étapes pour redémarrer la centrale s'il est satisfait de la manière dont le PM explique pendant la conférence de presse. Après avoir obtenu le consentement du gouverneur, le PM conviendra d'une réunion ministérielle pour rendre la décision finale.

Au sein de l'administration, il y en avait beaucoup qui étaient contre une telle conférence de presse car ''le premier ministre avait déjà expliqué la nécessité de l'énergie nucléaire dans de précédentes conférences ''. Pourtant, après une entrevue le 7 juin avec des personnes incluant le ministre de l'économie Edano à sa résidence officielle de PM, Noda a décidé qu'à moins d'une réponse à la requête du gouverneur de Fukui, la chronologie du redémarrage serait retardée.

Le gouverneur Nishikawa semble penser que le discours du PM sur l'énergie nucléaire convaincra les citoyens japonais du besoin de redémarrer l'une des nombreuses centrales nucléaires de sa préfecture, selon NHK news du 4 juin. Le gouverneur sait pourtant que pour lui, dire les choses ainsi fait partie de la cérémonie, et un moyen commode de rejeter toute responsabilité en cas d'accident.
La conférence de presse devrait se dérouler le 8 juin.
Pendant ce temps, 70 femmes y compris des femmes de la préfecture de Fukushima ont fait un ''die-in'' (équivalent du ''sitting'', mais en position allongée comme des cadavres, NdT) le 7 juin devant la résidence officielle du PM pour manifester contre le redémarrage de la centrale de Ooi, selon le Tokyo Shinbun du 8 juin.

2 commentaires:


  1. Je vous suggère un coup d’œil anglophone à
    Jason Verbelli - Alchemy Event Conference 4/29/12 - The Geometry of Implosion Part 1 of 4

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=TEbkwWKOhLQ

    ainsi qu'aux vidéos et chercheurs dont 'the realverbz' nous allèche l'entendement.
    Puis nous renverrons le PM en maternelle (surveillée).

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  2. pff cet incident était l'occasion d'un changement majeur dans les politiques future... L'occasion de donner un peu de sens a ces démocraties en déroutes qui nous conduisent à la perte.

    On peut toujours essayer de faire chanter les casseroles comme au canada, ou subir les pires saloperies comme a fuku, rien ne change. Les hommes passent et chient, leurs enfants nettoient... Quand ils le peuvent encore.

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