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mercredi 16 mai 2012

Pierre Rabhi : la croissance est un problème, pas une solution

Pierre Rabhi : « Si nous nous accrochons à notre modèle de société, c’est le dépôt de bilan planétaire » 

Par Agnès Rousseaux, Ivan du Roy (7 mai 2012)

Et si, après une stressante campagne électorale, on respirait un peu ? Quelle société voulons-nous aujourd’hui construire ? « La croissance est un problème, pas une solution », affirme Pierre Rabhi, paysan-philosophe. Face à la disparition des questions écologiques dans le débat politique, et à la frénésie marchande qui nous a pris en otages, il invite à repenser la vie sur un mode à la fois « sobre et puissant ». Et à inventer, pour éviter des explosions sociales et un chaos généralisé, un autre modèle de civilisation. Entretien.

Basta ! : Vous défendez une société de la sobriété. Les crises actuelles et l’austérité qui menace vont-elles permettre de remettre en question le système économique dans lequel nous vivons ?

Pierre Rabhi [1] : Je ne me réjouis pas de cette situation, mais je me dis finalement que l’être humain a besoin d’entrer dans des impasses pour mieux comprendre. Les impasses peuvent soit finir sur un chaos généralisé, soit permettre d’initier autre chose. Le chaos est tout à fait possible : une sorte de cocotte-minute d’incertitudes et d’inquiétudes est en train de miner les âmes et les consciences. Qu’une seule ville explose et toute la France explose. Le problème aujourd’hui n’est pas de se réjouir de cela, mais de voir ce qu’on peut tirer de cette évolution. Notre modèle de société montre son inadéquation, son incapacité à continuer. Si nous nous y accrochons, ce sera le dépôt de bilan planétaire. Tous les pays émergents veulent vivre à la moderne. Où va-t-on puiser les ressources ? C’est totalement irréaliste. Il y a aujourd’hui à repenser la vie sur un mode qui soit à la fois sobre et puissant. Je crois beaucoup à la puissance de la sobriété. Je ne crois pas à la puissance des comptes en banque. La vraie puissance est dans la capacité d’une communauté humaine à se contenter de peu mais à produire de la joie. Notre société déborde de tout, mais nous sommes un des pays les plus consommateurs d’anxiolytiques, pour réparer les dégâts que produit la « société de la matière » ! Nous sommes une espèce de planète psychiatrique. Combien de souffrances produisons-nous ?



Pendant la campagne électorale, l’écologie a quasiment disparu du débat politique. Qu’en pensez-vous ?
C’est parce que les citoyens ne sont pas véritablement conscients de l’enjeu de l’écologie que nous sommes obligés d’avoir une écologie politique pour lui donner une place au forceps. Dans la réalité, l’écologie concerne absolument tout le monde. Je suis évidemment reconnaissant envers ceux qui essayent de placer l’écologie dans le débat politique. Mais c’est une anomalie. Car l’écologie est une affaire de tous. C’est ce qui détermine l’existence de tout individu, du phénomène de la vie. Nous sommes donc tous concernés.

Allez lire la suite ICI.

 

7 commentaires:

  1. lasorciererouge16 mai 2012 à 19:55

    l’intention du Pérou d’exploiter des gisements de gaz dans un territoire protégé
    Un Indien nanti. Sa tribu est menacée par l'extension des concessions gazières dans des zones protégées.
    © Survival

    Des documents secrets révèlent que le Pérou recherche activement de nouveaux gisements de gaz au cœur d’un territoire indigène protégé, en violation flagrante avec la législation en vigueur.

    La réserve Nahua-Nanti, située au sud-est de l’Amazonie péruvienne, est non seulement connue pour être habitée par plusieurs groupes d’Indiens isolés, mais elle l’est également pour ses nombreux gisements de gaz exploités dans le cadre du projet Camisea.

    Bien qu’une concession gazière couvre déjà presque 75% de la réserve, le ministère péruvien des Mines et de l’Energie a donné le mois dernier le feu vert au consortium Camisea pour rechercher de nouveaux gisements.

    Le Pérou est allé bien plus loin en dévoilant son projet d’ouvrir la première concession pétrolière étatique du pays à l’intérieur de la zone légalement protégée.

    Connue sous le nom de Fitzcarrald, cette nouvelle concession détenue par PetroPeru, devrait, selon nos sources, se situer à l’est du bloc 88 de Camisea.


    En avril dernier, le Pérou a permis à Camisea d'étendre son exploitation de gisements gaziers dans des zones protégées.
    © Survival

    Si cette information est confirmée, la concession partagera la réserve Nahua-Nanti en deux et mettra la vie des Indiens isolés en danger immédiat.

    L’organisation indigène péruvienne FENAMAD a déclaré : ‘Il ne fait aucun doute que le gouvernement tente de morceler les territoires indigènes pour faire place à l’exploration gazière… qui conduira au génocide et à l’ethnocide des peuples indigènes’.

    Ces nouveaux projets enfreignent le décret suprême de 2003 interdisant toute exploitation des ressources naturelles au sein de la réserve Nahua-Nanti.

    Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Non seulement ces projets menacent l’avenir des Indiens de la réserve – y compris des groupes isolés –, mais ils constituent une violation flagrante de la législation en vigueur. Le gouvernement sait que les précédentes explorations gazières ont déjà décimé des groupes indiens. Il est étonnant qu’il puisse permettre que l’histoire se répète sans paraître concerné par les conséquences désastreuses de tels projets sur les populations les plus vulnérables’.

    Note aux rédactions :

    - Voir comment le bloc Fitzcarrald empiète sur la réserve Nahua-Nanti
    - Télécharger le décret suprême de 2003 concernant la réserve Nahua-Nanti



    Source: Survival France

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  2. Pour compléter ce que déclare Pierre Rabhi :

    Beaucoup de gens n'ont aucune idée de ce que signifie vraiment la notion de croissance, car on leur en parle malicieusement toujours d'une manière théorique, ce qui rend le concept (économique) séduisant.

    Il suffit de traduire concrètement la notion, pour qu'apparaisse son absurdité finalement appauvrissante :

    L'exemple de la croissance de l'industrie du déplacement en avion : = plus d'aéroports ("mais pas près de chez moi !", mais si tu veux prendre l'avion, il faut bien des terminaux), De grandes zones sous les bruits d'approche ou de décollage, le réchauffement ++ (fort pouvoir réchauffeur avec les oxydes d'azote en plus du CO2), l'homogénéisation de la planète si on peut aller se marier à ses 4 coins, la fin de la notion de voyage si ailleurs est comme ici, le besoin phénoménal pétrole, le "près de chez moi" qui perd son intérêt, les hommes d'affaire qui font des affaires destructrices (accaparement de terres par ex.) partout sur la planète, l'insatisfaction consécutive à l'hyperdéplacement (désenchantement) etc.

    Conclusion, la croissance de l'économie "déplacement par avion" est finalement une terrible régression.

    (j'ai oublié le sida et autres qui se diffuse alors comme une trainée de poudre dans le monde entier)

    Amicalement

    Delphin

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  3. lasorciererouge16 mai 2012 à 20:30

    http://lilifloria.blogspot.fr/2008/09/lettre-crite-en-2070-une-vision-de.html

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  4. lasorciererouge17 mai 2012 à 09:05

    http://sos-crise.over-blog.com/article-aux-etats-unis-des-expulsions-de-logements-se-terminent-par-la-mort-video-105304829.html

    ..résultat de l'adoration du dieu pognon !

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  5. lasorciererouge27 mai 2012 à 13:56

    http://sos-crise.over-blog.com/article-retrouver-la-joie-de-la-simplicite-de-vie-dans-le-retour-a-la-terre-video-105868439-comments.html#anchorComment

    ...pour moi, la seule vraie richesse !!

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  6. https://www.youtube.com/watch?v=HlMGtHmv92o

    Doc: Pierre Rabhi " Les clés du paradigme"

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  7. http://www.dailymotion.com/video/x254fdr_l-urgence-de-ralentir_tv?utm_source=alert&utm_medium=notifications&utm_campaign=subscriptiondigestusers

    Doc Arté: L'urgence de ralentir

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