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samedi 5 mai 2012

Japon, 5 mai 2012


Hiroaki Koide : ''Les adultes au Japon devraient manger les aliments contaminés'' pour expier leurs péchés d'avoir permis l'énergie nucléaire

Pendant une conférence de presse à New York, après la description de la situation à la centrale et de la contamination au Japon, le Dr Koide de l'université de Kyoto a répété son mantra (ou son blasphème, pour de nombreux japonais) que les aliments contaminés aux matériaux radioactifs venant de Fukushima devraient être consommés par les adultes qui ont autorisé les centrales nucléaires.

Transcription du japonais par le Portirland blog (5 mai 2012) :

Il n'y a pas de nourriture ''propre''

Malheureusement l'accident de Fukushima est arrivé et a répandu sa contamination à travers le monde. Il n'y a donc pas de nourriture qui soit propre ou inoffensive.

Mais il existe une variété constante d'aliments depuis l'aliment extrêmement contaminé jusqu'à l'aliment relativement sain. La question est de savoir comment répartir une telle nourriture.

Les aliments extrêmement contaminés devraient être mangés par les gens qui ont fait la promotion de l'énergie nucléaire. La direction de TEPCO, les hommes politiques et les spécialistes qui ont promu l'énergie nucléaire. J'aimerai mettre en place un tel système.

Le reste des aliments contaminés devrait être mangé par les adultes qui ont autorisé l'extension de l'énergie nucléaire, de sorte que les aliments non-contaminés aillent aux enfants.

Pour le réaliser il est pourtant nécessaire de mesurer avec précision les niveaux de contamination. Je demande à TEPCO de nous fournir cette information.

Ce serait une énorme tâche à réaliser. Mais à moins d'inspecter de nombreux échantillons de riz, de légumes, de poissons, nous ne pouvons pas laisser les enfants les manger.

Les supporters de Koide défendent presque toujours son point de vue en rappelant l'épisode où Koide a mangé des pâtes italiennes contaminées après l'accident de Tchernobyl parce qu'il pensait être en partie responsable de l'accident par son état de chercheur en nucléaire et dans l'impossibilité d'arrêter l'énergie nucléaire.

Dans le monde réel, on nourrit les enfants japonais dans les cantines avec des aliments radioactifs même après la détection de césium radioactif dans des aliments précis et même quand il y a des alternatives saines (sans radiations). Pourquoi ? Parce qu'ils sont en-dessous de la limite de sécurité estimée par le gouvernement. Quel intérêt à tester ? Dans le monde réel, les mères et les pères qui veulent acheter de la nourriture saine pour leur famille sont ridiculisés et même critiqués comme étant égoïstes.

Dans un tel monde, l'insistance de Koide pour que les adultes mangent les aliments contaminés sonne bien. Et nous périrons tous...

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Enenews 


Le risque d'une libération de césium-137 radioactif pourrait être 8 fois pire qu'à Tchernobyl

Enews Park Forest Service
4 mai 2012

''Au-delà du Nucléaire'' s'est joint aujourd'hui à des citoyens japonais inquiets et au sénateur américain Ron Wyden, pour inciter à une rapide action internationale pour empêcher un incendie d'un niveau catastrophique du bâtiment de l'unité 4 dans un état précaire.
L'unité 4 est penchée et pourrait basculer si elle était touchée par un autre séisme ou tsunami, engendrant un incendie radioactif mortel. La capacité de l'unité à résister à un autre événement sismiques est égale à zéro.
Aujourd'hui, une coalition de citoyens japonais presse le secrétaire des Nations-Unies Ban-Ki Moon et le premier ministre japonais Noda d'informer correctement le peuple japonais de la périlleuse situation de Fukushima Daiichi et de collaborer à empêcher ce qui serait une catastrophe irréversible qui libérerait d'immenses quantités de radiations mortelles, éclipsant l'ampleur de la catastrophe d'origine.
Depuis le début de la catastrophe, Au-delà du Nucléaire a attiré l'attention sur les risques encourus par les piscines de déchets radioactifs de la centrale endommagée. Un danger similaire existe aux 23 réacteurs de General Electric Mark I à eau bouillante qui sont toujours en fonction aux US.
''Si l'approvisionnement en eau de refroidissement est stoppé vers la piscine de stockage de déchets hautement radioactifs, ce pourrait n'être qu'une question d'heures avant qu'un incendie de combustible nucléaire irradié ne se déclare'', a averti Kevin Kamps, spécialiste en déchets radioactifs à Au-delà du Nucléaire. ''Un incendie dans la piscine de l'unité 4 pourrait libérer jusqu'à 8 fois plus de césium-137 que l'explosion du réacteur de Tchernobyl. Cela signifierait que le site devrait être évacué, risquant la possibilité que les 7 autres piscines de stockage du site s'enflamment à leur tour. Si cela se produisait, Fukushima Daiichi libérerait 85 fois le taux de césium relâché par Tchernobyl, obligeant à une évacuation et à une condamnation permanente de centaines de milliers de kilomètres carrés'', a ajouté Kamps.
Les retombées de césium-137 de la catastrophe de Fukushima ont déjà été mesurées par le Geological Survey américain à travers les US, bien que l'agence ait minimisé les risques, malgré la position soutenue longtemps par l'académie nationale des sciences qu'il n'y a pas de dose de radiation inoffensive.
Le sénateur américain Ron Wyden a visité le site de Fukushima il y a quelques semaines et a été particulièrement alarmé par la lente réponse de l'exploitant de la centrale, TEPCO, qui a un plan sur plusieurs années pour sécuriser l'unité 4 et ses piscines à combustible, et il a appelé à une action plus rapide.
''La perte de confinement de n'importe laquelle de ces piscines, surtout celle de l'unité 4, qui possède le combustible le plus radioactif, pourrait résulter en une encore plus importante libération de radiations que l'accident initial'', a déclaré Wyden.
Le courrier pour Ban-Ki-Moon et le premier ministre Noda, décidé par les groupes écologistes japonais Green Action Japan demande que le Japon fasse appel à une aide internationale pour éviter une catastrophe. Les groupes pressent des organisations mondiales de s'engager.
''Étant donné le fait qu'un effondrement de cette piscine pourrait potentiellement conduire à des conséquences catastrophiques avec des implications mondiales, ce que le gouvernement japonais devrait faire en tant que membre responsable de la communauté internationale est d'éviter toute catastrophe ultérieure en mobilisant toute sa sagesse et des moyens valables pour stabiliser cette piscine'', déclare le courrier.
''Il est clairement évident que la piscine de l'unité 4 n'est plus un problème japonais mais un problème international avec des conséquences très sérieuses,'' continue la lettre. ''Il est donc impératif que le gouvernement japonais et la communauté internationale travaillent ensemble sur cette crise avant qu'il ne soit trop tard. Nous en appelons les Nations-Unies pour aider le Japon et la planète pour empêcher des conséquences irréversibles d'une catastrophe qui pourrait affecter les générations à venir. Le peuple japonais demande expressément aux Nations-Unies d'organiser un Sommet de Sécurité Nucléaire pour prendre en compte le problème crucial de la piscine de l'unité 4. Les Nations-Unies devraient de plus mettre en place une équipe d'évaluation pour l'unité 4 et coordonner une assistance internationale pour stabiliser la piscine et empêcher des conséquences radiologiques aux conséquences potentiellement catastrophiques.''
 Espérons que ce courrier ne restera pas "lettre morte"...

1 commentaire:

  1. Merci pour toutes les infos.

    http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/arret-graduel-du-dernier-reacteur-nucleaire-nippon-en-activite-05-05-2012-1458419_240.php

    Léa. Poutoux.

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