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dimanche 27 mai 2012

Japon, 27 mai 2012


Visite de la presse du 26 mai : 4 journalistes ont grimpé en haut du réacteur 4 dans un environnement de 330 microsieverts/h

4 journalistes y compris ceux du Yomiuri Shinbun et NHK sont montés le 26 mai sur le sol d'opération du bâtiment du réacteur 4 avec le ministre Goshi Hosono dans le cadre de la 3ème visite de la presse.

TEPCO a publié 5 vidéos du dernier niveau, la plupart focalisées sur Hosono.

Il semble y avoir un lourd équipement, probablement pour le déblaiement des débris, posé au sommet de la plate-forme du puits du réacteur.

Jolie vue de l'océan par un journée ensoleillée (avec chants d'oiseau si vous prêtez l'oreille)


NHK a une vidéo montrant l'intérieur du bâtiment du réacteur, pendant que les journalistes, les officiels et TEPCO grimpaient les étroites marches d'escalier vers le dernier niveau.
Captures d'écran de la vidéo de NHK :
L'Asahi Shinbun montre une photo aérienne du bâtiment du réacteur 4 prise d'hélicoptère le 26 mai. Elle montre l'emplacement de la piscine de refroidissement (zone recouverte d'une bâche en plastique blanc). Le bâtiment de droite est le bâtiment de turbine et l'océan Pacifique est derrière ce bâtiment (non vu dans la photo) :

Bâche sur la piscine de refroidissement (photo trouvée sur Fukushima Diary)

Le bâtiment est sans aucun doute en piteux état, mais au moins ils (les ouvriers humains) peuvent travailler dessus, comme ils le font depuis l'année dernière. L'ouvrier qui tweete depuis Fuku I semblait plutôt fier quand il parlait des reportages TV sur le sol opératoire du réacteur 4. Il disait ''Les gens peuvent enfin voir ce pour quoi j'ai travaillé depuis tout ce temps.''
Le taux de radiations était pourtant de 330 microsieverts/h selon Kyodo News. Hosono et les journalistes sont restés pendant environ 30 minutes. Dans les autres réacteurs, les taux de radiations sont mesurés en millisievert. Les journalistes qui ont participé à la visite ont reçu entre 60 et 90 microsieverts d'exposition pendant la durée de la visite (4h1/2), a dit Kyodo News.


NY Times : ''le combustible nucléaire suscite une crainte grandissante dans une centrale japonaise''

Voir Goshi Hosono grimper les étroites marches vers le sol d'opération du réacteur 4 ou TEPCO publiant les données sur le bâtiment du réacteur 4 qui ne pencherait pas n'a impressionné personne (sans surprise).

Voici un article du New York Times écrit par son journaliste basé au Japon Hiroko Tabuchi et publié le 26 mai, mettant l'accent sur le fait que ''la peur des gens concernant la piscine a grandi ces derniers mois grâce aux avertissements des scientifiques sur son potentiel de déclenchement d'une nouvelle catastrophe''.

L'article cite Hiroaki Koide de l'université de Kyoto comme l'un des seuls scientifiques à avoir émis ces derniers mois des inquiétudes au sujet du réacteur 4. Il mentionne la crainte qui a circulé pendant plusieurs mois sur la catastrophe si la piscine de refroidissement du réacteur 4 s'effondre, bien que pour plusieurs raisons la version actuelle de l'article dont lien ci-dessous a laissé tomber la mention de ''amplifié par le web'' figurant au début de la phrase du 10ème paragraphe en partant du début, après ''Les craintes concernant la piscine du réacteur 4''. La version que j'ai lu mentionnait cette phrase. Détails mineurs. (La partie de l'article qui contient toujours cette phrase peut être vue sur Enenews)
New York Times (26 mai 2012) :

Le combustible nucléaire suscite une crainte grandissante dans une centrale japonaise
Visite du 26 mai 2012
 Par Hiroko Tabuchi et Matthew Wald
Publié le 26 mai 2012

TOKYO – Ce qui passe pour normal à la centrale de Fukushima Daiichi aujourd'hui aurait fait frémir même l'expert le plus optimiste avant qu'un séisme et un tsunami aient déclenché la deuxième plus sévère crise nucléaire après Tchernobyl.

Quatorze mois après l'accident, une piscine débordant de combustible usagé et bourrée d'énormes quantités de césium radioactif siège au sommet d'un bâtiment de réacteur endommagé, seulement recouverte d'un plastique.

La peur des gens concernant la piscine a grandi ces derniers mois grâce aux avertissements des scientifiques sur son potentiel de déclenchement d'une nouvelle catastrophe, maintenant que les trois réacteurs qui sont entrés en fusion sont aujourd'hui dans un état un peu plus stable et que de fréquents séismes continuent à secouer la région.

Les préoccupations ont augmenté d'un cran ces derniers jours après que l'exploitant de la centrale, TEPCO, ait dit avoir trouvé une légère boursouflure sur l'une des parois du bâtiment du réacteur, ce qui focalise les peurs sur la sécurité du bâtiment.

Pour tenter d'étouffer de telles préoccupations, le gouvernement a envoyé samedi à la centrale le ministre de l'environnement et du nucléaire, qui a grimpé un escalier de fortune en tenue de protection pour regarder la structure supportant la piscine, qu'il a déclaré sembler en bon état. Le ministre, Goshi Hosono, a ajouté que malgré son acceptation des garanties de TEPCO sur un travail de renforcement pour consolider le bâtiment, le gouvernement a ordonné à la société de mener des études plus poussées sur la boursouflure.

Certains experts extérieurs ont aussi travaillé à dissiper les peurs en disant que le combustible de la piscine est maintenant si ancien qu'il ne pourra générer assez de chaleur pour démarrer un type d'accident qui permettrait à des matériaux radioactifs de s'échapper.

Mais de nombreux japonais se sont moqués de cette garantie et ont souligné que même si le bâtiment est assez solide, notion remise en question, le système de refroidissement improvisé de la piscine a déjà souffert de dysfonctionnement plusieurs fois, comme la panne de 24 heures en avril. Si la panne avait duré plus longtemps, ils auraient dû laisser les barres risquer un dangereux échauffement. Les détracteurs du gouvernement sont particulièrement inquiets, TEPCO ayant déclaré que le plus tôt pour commencer à vider la piscine serait fin 2013, brisant l'espoir d'une action plus rapide.
''Le réacteur 4 est visiblement endommagé et dans un état fragile, surtout le plancher de soutien de la piscine de refroidissement,'' a dit Hiroaki Koide, professeur assistant à l'institut de recherche sur les réacteurs de l'université de Kyoto et l'un des experts ayant soulevé des inquiétudes. ''toute libération radioactive serait énorme et partirait directement dans l'environnement.''

Le sénateur Ron Wyden, démocrate de l'Orégon, a exprimé des craintes similaires durant son voyage au Japon le mois dernier.

Les peurs suscitées par la piscine du réacteur 4 aident à saper les garanties données par TEPCO et le gouvernement japonais que la centrale de Fukushima a été stabilisée et soulignent combien le nettoyage du site sera compliqué, prévu durer des années. Les inquiétudes soulèvent aussi des questions sur le Japon qui fait des pieds et des mains pour convaincre ses citoyens que l'énergie nucléaire est sans danger et éviter d'explorer d'autres options – que certains pensent plus sûres – pour stocker les barres de combustible.

Poser des questions sur le combustible usagé qui s'entassait était un sujet tabou,'' a dit Hideo Kimura, qui travaillait comme ingénieur nucléaire à la centrale de Daiichi dans les années 1990. ''Mais il était clair que le combustible usagé n'avait nulle part où aller.''

Les situations du pire des cas pour le réacteur 4 serait que la piscine s'assèche s'il y a un nouveau problème avec le système de refroidissement et que les barres prennent feu, libérant d'énormes quantités de matériaux radioactifs, ou qu'une fission redémarre si les panneaux métalliques qui séparent les barres soient heurtés par un séisme. Ce serait particulièrement moche parce que la piscine, à la différence des réacteurs, manque d'enceintes de confinement pour maintenir les matériaux radioactifs. (même le toit qui existait n'aurait pas été de taille si les barres avaient pris feu, par exemple).

Il existe un désaccord considérable parmi les scientifiques sur la possibilité de telles catastrophes. Mais certains argumentent, que les risques soient grands ou petits, que des changements devraient être faits rapidement en raison de l'ampleur d'une calamité potentielle.
(Article complet sur le lien.)
Au fait, ''la légère boursouflure sur l'une des parois'' qui ''focalise les peurs sur la sécurité du bâtiment'' est de 3,3 centimètres sur une longueur de 13 mètres (ou 1300 cm)

3 commentaires:

  1. ""la légère boursouflure sur l'une des parois'' qui ''focalise les peurs sur la sécurité du bâtiment'' est de 3,3 centimètres sur une longueur de 13 mètres""

    Cette boursouflure ne pourrait être qu'un total cisaillement horizontal d'une partie du voile en béton !!
    Ce qui serait en soi extrêmement curieux.
    L'épaisseur de ce voile est dimensionné d'une part pour reprendre les efforts et pour assurer un barrage à la radio activité de la piscine. bé

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  2. http://www.scoop.it/t/fukushima-informations/p/1846378475/absence-de-contreventement-en-cas-de-seisme-sur-le-n-4-fukushima-informations

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