samedi 14 avril 2012

Le "missile" nord-coréen et le système d'alerte japonais


Un peu de rigolade (humour noir) pour terminer les infos sur le Japon.
Ultraman :
Comme déjà vu pour SPEEDI : la J-alerte a échoué à alerter le lancement d'une ''fusée'' par la Corée du nord
ou un missile ou quoi que ce soit qui a échoué comme prévu au lancement. La fusée/missile a été lancée à 7h40 le 13 avril et c'est un événement dont l'administration Noda et le gouvernement japonais avait fait grand cas ces derniers jours. L'événement était supposé être une vitrine pour le système d'alerte de la défense japonaise.

Mais les responsables japonais ont appris l'échec non par leur système d'alerte défensif coûteux appelé J-Alerte, mais par la TV. Ils n'ont pu confirmer le lancement que 40 minutes après le lancement réel.

(Et ils veulent faire quoi ? Redémarrer la centrale nucléaire de Ooi?)

D'après le Yomiuri Daily (14 avril 2012) :


De nombreux revers à propos du retard d'informations sur le missile
Malgré de sérieuses mesures de préparation du lancement d'un missile balistique par la Corée du nord, le retard du gouvernement à communiquer vendredi une information pertinente, par comparaison avec les autorités américaines et sud-coréennes, a exaspéré les parties concernées.
Dans la préfecture d'Okinawa, qui est située au niveau du trajet de vol présumé du missile, les gens étaient en colère après la réponse du gouvernement central, en disant, ''que nous serait-il arrivé si le missile avait explosé au-dessus de notre préfecture ?''

Un missile lancé ?
En réponse aux nouvelles d'alerte aux environs de 7h55 des médias sud-coréens sur le lancement du missile, des journalistes au ministère de la défense à Tokyo se sont rués pour confirmer l'information.
À la question des journalistes, ''le missile a-t-il été réellement lancé ?'' ou ''un objet est-il tombé dans la Mer Jaune ?'', les responsables du ministère n'ont fait que répéter, ''Nous n'avons toujours pas reçu de confirmation.''
Pendant ce temps, CNN et autres médias étrangers rapportaient que la Corée du nord avait lancé un missile mais que le lancement avait échoué.
43 minutes s'étaient déjà écoulées quand le ministre de la défense Naoki Tanaka a enfin annoncé le lancement du missile lors d'une conférence de presse.

''Il n'y aura pas d'impact sur notre pays'', s'est exclamé Tanaka. Mais quand les journalistes ont essayé de poser d'autres questions, les officiels de la défense les ont interrompus en disant, ''Nous sommes en train d'analyser des infos supplémentaires.''

Au grand amusement des journalistes, Tanaka a été pratiquement kidnappé de la scène par ses collègues.
Le bureau du gouvernement chargé d'assurer la sécurité publique semblait de plus en plus frustré.

Un responsable important de l'Agence de Police Nationale (APN) a dit, ''Nous n'avons reçu aucune information précise.''

Plus tard un responsable a dit en jetant un regard noir, ''Nous avons enfin reçu une information sur le lancement du missile par le bureau du premier ministre à 8h20 passés.''
L'APN était supposée relayer l'information aux polices de la nation et publier un avertissement dès qu'il aurait reçu une quelconque mise à jour.

Un autre officier au sommet de l'APN a dit, ''Malgré des mesures préventives rigoureuses, il a fallu du temps avant que la réponse soit donnée.''
En réponse à la communication des médias sur l'information par les médias du lancement du missile, les garde-côtes japonais ont émis des instructions pour déployer des avions et des vaisseaux de patrouille pour déterminer un quelconque danger pour la nation. Mais ils ont retiré leurs instructions peu de temps après avoir entendu l'annonce du ministre de la défense que le lancement du missile n'aurait aucun effet sur le pays.

Un responsable a dit, ''Si les vaisseaux avaient été endommagés, les secours auraient été en retard en raison du délai des communications.''

Pourquoi la J-alerte n'a-t-elle pas fonctionné ?
Au bureau du gouvernement préfectoral d'Okinawa, le Em-Net, le système convoyant les informations urgentes du gouvernement central vers les gouvernements locaux, s'est mis à retentir à 8h04.

La tension est montée d'un coup dans le bureau. Mais le message du gouvernement central disait seulement ''Aucune information [concernant le lancement du missile] n'a été confirmée.''

Le gouvernement préfectoral a reçu l'information confirmant le lancement du missile à 8h37, environ une heure après la première observation du lancement du missile.

Alors qu'aucune information n'avait été fournie par le J-Alerte, le système de relais des urgences à l'échelle nationale, les programmes d'info de la TV ont rapporté que le lancement du missile avait échoué.

Un responsable de la préfecture a dit, ''Nous sommes soulagés parce qu'il n'y a pas eu de dégâts dans la préfecture d'Okinawa.''

Le responsable a pourtant émis un doute sur la réponse du gouvernement central, en demandant, ''Pourquoi la J-Alerte n'a pas retenti ?''

Le maire s'est plaint, ''Nous voulions recevoir aussitôt un avis officiel du gouvernement central.''

''Nous aimerions demander que le gouvernement central revoit pourquoi il n'a pu fournir l'information immédiatement, même après que les annonces ont été faites dans d'autres pays,'' a-t-il ajouté.
À l'aéroport d'Ishigaki, les passagers au contrôle ont vu les nouvelles à la TV sur le lancement du missile peu de temps avant 8h. Noriko Matsubara, un commercial de 57 ans a dit, ''J'en ai froid dans le dos rien qu'à imaginer que le missile aurait pu survoler Ishigaki et exploser au-dessus de l'île.''
L'AFP rapporte que l'armée américaine a alerté le ministère de la défense japonaise deux minutes après l’échec du lancement, mais pour une raison quelconque le ministère de la défense ne l'a dit au reste du gouvernement que presque 40 minutes plus tard.

Une hypothèse au hasard est que les responsables du ministère de la défense se sont précipités pour démarrer la J-Alerte pour pouvoir rapporter son résultat au bureau du premier ministre, au lieu que ce soit l'armée américaine qui le dise.

Le secrétaire du chef de cabinet Fujimura a dit qu'il feraient des recherches pour savoir pourquoi la J-Alerte n'a pas été utilisée. Peut-être que le système n'était pas branché, comme pour le système de téléconférence au bureau du premier ministre quand il y a eu la triple catastrophe du 11 mars.

La J-Alerte ressemble à ça. Si vous pensez que c'est comme le système de réponse à une urgence nucléaire avec les centres hors site et SPEEDI, vous avez raison. Cela n'a pas fonctionné. Une raison ? Nan.

En lisant sur Wiki pour le J-Alerte, je pense que ce système aurait du prévenir les gens du séisme, du tsunami et de l'accident nucléaire l'année dernière. Je ne pense pas qu'il l'ait fait, parce que très peu de municipalités ont installé le système en raison de son coût élevé et de son mauvais fonctionnement.
Ça semble bien beau sur le papier.

1 commentaire:

  1. C'est comme toujours.....des irresponsables partout, des profits juteux en pot de vin avec des conceptions et du matériel pas vraiment efficace, où d'autres par soucis d'économies, ne les activent pas ! Le travail bien fait, n'existe plus à TOUS LES NIVEAUX. Qu'elle est belle la moralité humaine ! Je pense le Japon pas vraiment à la pointe de tout, comme il le laisse penser ! Pauvre peuple, grugé, endoctriné, manipulé.... ♥

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