vendredi 16 mars 2012

Japon, le pays du "soleil couchant"

Suite de la traduction d'Ultraman.

Cet article du site américain ''Human events'' ne prend en compte que le facteur démographique (vieillissement naturel de la population japonaise). La chute de cette population va forcément s'accélérer avec les conséquences de l'accident nucléaire (peur de faire naître des enfants malformés, handicaps à la naissance, cancers secondaires aux radiations, etc.)

Japon, ''pays du soleil couchant''

Pourquoi ? En raison de la démographie.

D'après l'article de Patrick J. Buchanan, daté du 13 mars :
Pays du soleil couchant
Dimanche était fêté le 1er anniversaire du séisme de 9 au large de la côte japonaise qui a entraîné une vague de plus de 13 mètres touchant la préfecture de Fukushima.
20.000 personnes y ont péri. Des centaines de milliers de personnes ont été évacués quand la centrale nucléaire frappée par le tsunami a explosé, disséminant des radiations sur des kilomètres.
Seules deux centrales nucléaires sur 54 sont actuellement en fonction. Les autres sont arrêtées pour inspections. Plusieurs ne redémarreront plus.
Sur le plan des pertes humaines, le séisme-tsunami a été 7 fois plus mortel que le 11 septembre. Mais le renouveau à partir de cette catastrophe, la pire depuis des décennies n'est pas le plus grave problème auquel fait face le Japon.
Le problème le plus grave auquel fait face le Pays du Soleil Levant est qu'il est en train de mourir. Le soleil qui s'est levé sur l'empire japonais en 1945 a commencé à se coucher sur la nation japonaise.

Une semaine avant l'anniversaire du 11 mars, une déclaration surprenante passée à la trappe dont le sujet portait sur les efforts du premier ministre Noda pour rallier le soutien d'un doublement d'impôts sur le revenu de 5%, afin de préserver le système japonais de la sécurité sociale, était celle-ci :
''Nous sommes face à une société âgée et à un taux des naissances en diminution sans précédent dans l'histoire de l'humanité.''
Ce qui rend remarquable d'avoir admis ce fait est que les japonais ne sont pas coutumiers des hyperboles et que la déclaration du premier ministre est basée sur des chiffres qu'on peut à juste titre intituler une démographie de la mort.
Profondément enfoui au cœur de l'histoire, la proposition pour les impôts de Noda, cachait cette question : ''En 2055, selon les données du gouvernement, 40 % de la population du pays aura 65 ans ou plus. Il n'y aura que 8% de jeunes en dessous de 15 ans.''
S'ils sont exacts, ces chiffres révèlent un approfondissement de la crise démographique à laquelle fait face le Japon depuis les projections de population faites par les Nations-Unies en 2008.
Selon les courbes des Nations-Unies, qui indiquent que la population du Japon atteindrait 127 millions en 2010, le nombre de japonais descendra à 101 millions en 2050. Tous les ans entre aujourd'hui et 2050, le nombre moyen sera de deux naissances pour 3 décès, avec une diminution de population s'accélérant chaque décennie.

L'âge moyen des japonais, 22 ans en 1950, a atteint 45 ans en 2010 et dépassera 55 ans au milieu du siècle. L'un des peuples le plus vieux de la planète vieillit.
Quel sorte d'avenir peut-il y avoir pour une nation, même avec un capital humain de haute qualité, lorsque il y a deux japonais de 65 ans ou plus pour un japonais âgé de 24 ans ou moins ?
Quand le Japon est devenu le n°2 mondial de l'économie en 1960, s'emparant de la couronne allemande et la conservant depuis 40 ans, les japonais de 24 ans et moins dépassaient de huit fois la population des 65 ans et plus.
Le taux de fertilité japonais, le nombre de naissances par femme, ont donné une croissance nulle de la population depuis 40 ans et a plongé jusqu'à n'avoir pour les femmes japonaises que les deux tiers des enfants nécessaires pour remplacer la population actuelle.
Non seulement le taux des naissances par femme a chuté, le pourcentage de femmes japonaises entre 15 et 49 ans – 56% dans les années 60 – est prévu de descendre à 31% au milieu du siècle.
Chaque nouvelle génération japonaise est entre un tiers et une moitié plus petite que celle qui venait auparavant. Les classes d'enseignement secondaire ont diminué de plus d'un tiers en juste 30 ans.
Les nippons semblent accomplir un suicide collectif hara-kiri.
Comment en est-on arrivé là ? Il n'y a pas de contestation possible.
Lorsque les soldats japonais sont rentrés dans leur empire mourant pour fonder des familles, il y a eu un boom de population. Sous l'occupation américaine, Tokyo a rapidement légalisé l'avortement et la nation s'est mise au contrôle des naissances. Le Japon l'a fait avant l'Europe, mais l'Europe a suivi. Maintenant que tous font face à une mort de la démographie, le Japon montre le chemin.
Tout ceci a déjà commencé à affecter leur économie nationale.
Le taux de croissance japonais dans les années 60 était de 10% par an. Dans les années 70, il était de 5%. Dans les années 80, il était de 4% - un taux de croissance toujours sain pour une économie mature.
Mais dans les années 90, la ''dernière décennie'', la croissance japonaise est tombée à 1,8% par an, et ce taux anémique a persisté pendant le nouveau siècle.
Les dépenses japonaises durant la dernière décennie pour ranimer le feu a propulsé une dette nationale galopante au-dessus de 200% du PIB, éclipsant aujourd'hui les ratios de la dette publique de la Grèce et de l'Italie.
En 2011, pour la première fois en 30 ans, le Japon a connu un déficit commercial. Les chiffres de janvier, 19 billions de dollars pour le mois, ont été le record.
L'abandon de l'énergie nucléaire a obligé le Japon à importer du charbon et de gaz naturel de substitut pour produire son énergie.
Durant la décennie du ''Japon et Cie'' en 1988, la nation nippone se vantait d'être le pays possédant 8 des 20 plus importantes entreprises mondiales en terme d'investissement de capitaux. Elle est aujourd'hui le pays d'aucun investissement et seulement sixième sur 100.
Quand pourtant le premier ministre Noda disait que ce qui arrivait au Japon était ''sans précédent dans l'histoire de l'humanité'', il avait tort.
Ceci est également arrivé à de plus grands empires tout au long de l'histoire.
NHK rapporte que la taille moyenne d'une maisonnée de Tokyo se compose de moins de 2 personnes. Une maisonnée ne se compose même plus de deux personnes à Tokyo.

1 commentaire:

  1. En même temps, la chute demographique est un probleme economique, mais certainement pas pour la nature et même pour les humains....

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