jeudi 15 mars 2012

Japon, 15 mars 2012

Premières photos de la chambre de suppression du réacteur 2 (torus) après l'accident, pas de dommages discernables

du peu qu'ils ont pu voir.

6 ouvriers de TEPCO sont entrés le 14 mars dans les soubassements (au niveau de la mezzanine) des bâtiments des réacteurs 2 et 3 pour tenter un contrôle des dégâts dans les chambres de suppression. Le maximum d'exposition pour les ouvriers a été de 2,87 millisieverts. Il était prévu une dose de 10 millisieverts, mais il semble qu'ils soient ressortis rapidement du réacteur 3, n'y passant que 8 minutes contrairement aux 20 minutes dans le réacteur 2.

D'après le Yomiuri, concernant le soubassement du réacteur 2 :


  • Pas de dommage apparent autant qu'ont pu voir les ouvriers ;
  • photos de la chambre de suppression prises à partir d'une petite pièce adjacente ;
  • le taux de radiations dans les pièces adjacentes était entre 20 et 35 millisieverts/h ;
  • le taux de radiations près de la chambre de suppression était entre 130 et 160 millisieverts/h ;
  • de l'eau au 1er niveau du soubassement ;
  • TEPCO utilisera des robots pour un contrôle ultérieur, car les taux de radiations de la chambre de suppression étaient trop élevés pour des humains.

N'était-il pas évident que les taux de radiations seraient plutôt élevés ? Pourquoi TEPCO n'a-t-il pas utilisé Quince ou un Packbot ? 


En regardant les photos publiées par TEPCO, la chambre de suppression du réacteur 2 semble plus ou moins endommagée. Les ouvriers étaient supposés faire des mesures de température et d'humidité en même temps que mesurer les taux de radiations, mais pas d'info publiée sur la température et l'humidité.
Pour les photos du soubassement du réacteur 3, il semble qu'il y ait beaucoup d'humidité. Les ouvriers n'ont pas ou pu mesurer les taux de radiations à la porte de la chambre de suppression, comme ils l'ont fait pour le réacteur 2.

Photos publiées par TEPCO :

(Note : la date est fausse. C'était le 14 mars. La chronologie est fausse. Ils sont entrés dans le réacteur 3 à 12h40 et sont ressortis à 12h48)




Deux autres raisons pour que les municipalités du Japon demandent les débris de la catastrophe

C'est avant tout une belle enveloppe qu'elles obtiendront du gouvernement national (qui est plus que fauché, et qui taxera donc les citoyens aujourd'hui et dans un avenir prévisible) pour dire oui à l'obtention des débris contaminés aux matériaux radioactifs et aux produits chimiques toxiques qui seront livrés dans leurs villes en vue d'incinérer et enterrer les cendres qui en résulteront.

Mais il ressort tranquillement qu'il y a également à court terme d'autres raisons pour lesquelles ces hommes politiques locaux veulent les débris contaminés.

1. Les incinérateurs, s'ils sont à la pointe du progrès, ont besoin de davantage de déchets pour fonctionner, donc les débris sont un cadeau du ciel;

2. Les incinérateurs, s'ils ne sont pas à la pointe du progrès, ont sérieusement besoin d'être améliorés ou de la construction de nouveaux bâtiments (c'est ce qu'ils disent), et en disant oui aux débris, les municipalités obtiendront des subsides de la part du gouvernement national pour une amélioration ou de nouveaux bâtiments.

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Le blog de Fukushima

La désinformation bat son plein : LIEN

Un an après la catastrophe, la désinformation bat son plein !

Courrier International a publié récemment la traduction d’un article du Daily Telegraph intitulé « Tsunami : 20 000 morts - Fukushima Daiichi : zéro mort », repris par de nombreux sites. Cet article est choquant : d’une part c’est faux, il n’y a pas eu zéro mort à Fukushima, d’autre part c’est insultant vis-à-vis des familles des victimes japonaises.

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