samedi 10 mars 2012

Japon, 10 mars 2012

Radio publique nationale américaine ''Les traumatismes, et non les radiations sont l'inquiétude principale au Japon''

La RPN américaine a écrit un article pour le premier anniversaire de l'accident de la centrale.

L'information la plus intéressante provient du Dr John Boice, un épidémiologiste du cancer à l'université Vanderbilt qui dit dans un extrait de l'article :
Il est sûr ''qu'il y a eu des radiations libérées. Cela a représenté le dixième de ce qui a été libéré à Tchernobyl.'' a-t-il dit. ''Mais la plupart des émanations ont été soufflées vers l'océan Pacifique. Les vents soufflaient vers la mer et non sur les zones peuplées.''

Un grand panache a soufflé vers les terres, jusqu'au nord-ouest. Mais la plupart des 170.000 habitants de la zone ont été rapidement évacués. Boice dit que cela a aidé à limiter les doses dangereuses. De même que d'autres rapides actions du gouvernement japonais.

''Ils ont interdit la propagation de toute nourriture qui avait reçu des taux élevés de radiations.'', a-t-il déclaré. ''Il n'y a donc eu aucun lait à sortir pour le ravitaillement du public. Il n'y a eu aucun poisson avec des taux élevés.''
Étiez-vous au courant de cela ?

TEPCO va accueillir le retour d'ouvrières à la centrale de Fukushima

(Ce doit être une réaction le lendemain de la journée de la femme...humour noir)

La centrale de Fukushima est aujourd'hui si stable et si inoffensive que TEPCO veut faire revenir des ouvrières à la centrale.

Ouais, vous avez bien lu. Quelle meilleure manière de célébrer le premier anniversaire de l'accident nucléaire et de démontrer qu'elle est devenue inoffensive que d'avoir des femmes qui y travaillent à nouveau ?

Du Jiji Tsushin (9 mars 2012) :

Des femmes vont travailler à nouveau à la centrale de Fukushima, car ''les matériaux radioactifs ont diminué et les conditions de travail se sont améliorées'', dit TEPCO

TEPCO a annoncé le 9 mars que la compagnie réviserait sa politique de fonctionnement pour autoriser des ouvrières à la centrale, car les taux de radiations dans le bâtiment anti-sismique et dans les bâtiments des réacteurs 5 et 6 sont tombés. En avril 2011 des ouvrières de la centrale ont dépassé la limite d'exposition [spécifique aux femmes] de 5 millisieverts en 3 mois. La NISA a demandé à TEPCO d'augmenter les contremesures pour empêcher que cela se reproduise et il n'y avait plus d'ouvrières à la centrale depuis.

Selon TEPCO le taux de radiations de l'air au premier étage du bâtiment anti-sismique est passé de 47 microsieverts/h en mars l'année dernière à 7,2 microsieverts/h en novembre. En révisant sa politique, TEPCO pourrait autoriser à des ouvrières en sous-traitance de travailler à la centrale. La compagnie attend d'elles d'assurer des soins médicaux et autres tâches.
Voyons. 8 heures à l'intérieur du bâtiment, 57,6 microsieverts par jour, 288 microsieverts par semaine (en supposant 5 jours de travail par semaine), 1152 microsieverts par mois, 3456 microsieverts (3,456 millisieverts) en 3 mois, oh, c'est donc dans la limite des 5 millisieverts pour 3 mois.

Remarquez que l'article parle d'ouvrières en sous-traitance, et non d'employées propres à TEPCO. Cela évoque aussi les réacteurs 5 et 6. Quel genre de travail envisage TEPCO pour ces ouvrières en sous-traitance dans des bâtiments de réacteur, je me le demande. 

La NISA a donné son accord à TEPCO pour embaucher à nouveau des femmes à la centrale, 8 heures par jour, 20 jours par mois...

On a découvert que l'enveloppe du cœur de la centrale nucléaire de Mühleberg possédait une immense fissure en 2009, l'exploitant et le gouvernement suisse ont caché le fait, révèle le Mainichi japonais

La centrale de Mühleberg se trouve en Suisse, sa licence de fonctionnement lui sera enlevée en juin 2013 par ordonnance de tribunal.(heureusement, elle ne devait être démantelée qu'en 2022)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_nucl%C3%A9aire_de_M%C3%BChleberg

Elle date de 1972 et ne possède qu'un seul réacteur. Elle est conçue comme celle de Fuku.

Les médias locaux rapportaient en juin l'année dernière à la suite de l'accident de Fukushima que l'enveloppe en acier inoxydable de 9 mètres de haut à l'intérieur de la cuve du réacteur de la centrale de Mühleberg possédait une fissure de haut en bas. L'agence fédérale de régulation nucléaire a nié le risque, en disant, ''Même s'il existe une fissure, l'enveloppe répond aux normes de sécurité et il n'y a pas de problème.''

Des groupes anti-nucléaires ont critiqué le commentaire, en disant que ''l'enveloppe du cœur est une structure très importante qui entoure les barres de combustible nucléaire et les barres de contrôle. Des dégâts peuvent causer une bascule des barres de combustible.
''

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