samedi 4 février 2012

Japon, 4 février 2012

2 sieverts/heure de radiations beta provenant de fuite d'eau concentrée après dessalement

Les radiations gamma étaient de 20 millisieverts/heure. La fuite s'est arrêtée quand ils ont resserré les boulons de la citerne.

(Hum...il n'y a donc pas de soudure?)


Du Nikkei Shinbun (3 février) :


TEPCO a annoncé le 3 février que de l'eau fuyait d'une citerne de stockage d'eau contaminée. On a détecté 2000 millisieverts/heure de radiations beta. La quantité d'eau qui a fui est faible et pas de fuite dans l'océan. La fuite a été stoppée quand les boulons ont plus tard été resserrés. La radiation a été recouverte de plaques d'acrylique et la radiation beta est descendue à 15 millisieverts/heure.
Les boulons ont pu se desserrer au raccord de la citerne de stockage qui emmagasine l'eau contaminée après avoir été condensée par l'appareillage de dessalement (osmose inverse), faisant fuir l'eau. TEPCO a dit que l'eau peut contenir une grande quantité de strontium radioactif. On a également détecté sur le béton où l'eau a fui 22 millisieverts/heure de rayons gamma en plus des radiations beta. Le taux est descendu à 1 millisievert/heure après avoir été recouvert.

La NISA a donné l'ordre à TEPCO de lui soumettre un rapport sur les causes des fuites de la centrale et sur les mesures pour éviter d'autres fuites.


Voici la citerne qui a fui et il y a plus de 100 citernes de ce type d'après TEPCO :






TEPCO ''décontamine'' un parking de la centrale

à l'aide de balais, de pelles à poussière, de truelles et d'un dépoussiéreur en attente de brevet (n'est-ce pas exactement cela ? En attente de brevet)


Le travail s'est déroulé du 7 au 30 janvier 2012. 60 ouvriers, 150 sacs de sol contaminé et des petits débris enlevés par les ouvriers.

Les ouvriers se sont servis de balais, pelles à poussière, pelles pour enlever la poussière et les saletés et ont lavé la surface du parking. Ils ne se sont pas embêtés à enlever les voitures comme le montre la photo ci-dessous.






Puis ce fut au tour de lourdes machines de racler la surface avec des brosses métalliques et d'aspirer les déblais et la poussière.


Résultats comme annoncés par TEPCO (3 février) :

Taux de radiations à 1 mètre du sol :

  • Avant : Moyenne de 82μSv/h, Maximum 355μSv/h
  • Après : Moyenne 54μSv/h, Maximum 115μSv/h
Taux de radiations à 1cm du sol :
  • Avant : Moyenne 254μSv/h, Maximum, 240μSv/h* (* La version japonaise du document de TEPCO dit  "1240".)
  • Après : Moyenne  68μSv/h, Maximum 181μSv/h

Au crédit de TEPCO, la société n'a pas appelé ce travail ''décontamination'' ; c'était ''réduction de la dose de radiations par ramassage de poussière et petits débris dans le parking en face du  bâtiment principal anti-sismique de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi''.

La même opération ailleurs à Fukushima est nommée ''décontamination'' et elle doit être faite par les habitants de Fukushima embauchés comme ''ouvriers de décontamination'' et par des bénévoles venant de tout le Japon.


Les agriculteurs de Fukushima vont retourner la terre, la saupoudrer de zéolite et de potasse pour abaisser la radioactivité

Et ils vont appeler ça ''décontamination''.

 
Pourquoi continuent-ils à remuer les sols contaminés ? Pourquoi s'acharnent-ils à cultiver ?

D'abord la version locale de Fukushima du Mainichi Shinbun (3 février) :

Le 2 février, il y a eu une démonstration d'un ''retournement de sol'' dans une rizière de Oohisa-machi à Iwaki, dans la préfecture de Fukushima. Retourner le sol est l'une des mesures considérée comme décontaminer les terres agricoles.
Le  retournement du sol de sorte que la terre du dessus et celle du dessous soient échangées empêchera l'absorption des matériaux radioactifs par les céréales. Dans la démonstration, on a enlevé 30 cm de la terre de surface et on l'a remplacée par la terre du dessous à l'aide de 4 engins agricoles.

Selon un responsable du gouvernement préfectoral, le taux de radiations de l'air de cette rizière le 1er février était entre 0,3 et 0,42 microsievert/h. Après retournement du sol, il est tombé entre 0,23 et 0,3 microsievert/h, le responsable a appelé cela une ''réussite''.

150 agriculteurs vivant dans le coin ont observé la démonstration. Ils ont exprimé leurs inquiétudes en disant ''que cela va demander des engins agricoles coûteux'', ''Comment faire s'il n'y a pas de programme prévu par la ville pour la décontamination des terres agricoles ?''

La radiation de l'air qui tombe de 0,3-0,42 microsievert/h à 0,23-0,3 est une réussite ? 28% de réduction pour tous ces inconvénients, et des matériaux radioactifs qui vont descendre des montagnes environnantes.

 
Comment comptent-ils faire cette ''décontamination'' ? Et bien les agriculteurs la feront avec les petits engins qu'ils possèdent, et ne retourneront pas le sol aussi profondément si un conseil mis sur pied par Fukushima veut le faire à sa manière. Les agriculteurs feront comme à leur habitude, radioactivité ou pas, à environ 15 cm de profondeur, en saupoudrant de potasse et de zéolite. Et ils diront que c'est ''décontaminé''.

Egalement du même Mainichi Shinbun (2 février) :

Un conseil s'est réuni le 1er février à Fukushima pour discuter de la manière de décontaminer les terres à Fukushima et Kawamata-machi, et a confirmé qu'ils décontamineraient toutes les terres des deux municipalités dès début février 2012 jusqu'à fin mars de l'année suivante. La politique du gouvernement national est de financer les méthodes de décontamination par ''retournement du sol'' ou par un bêchage profond en utilisant un équipement important pour remplacer les 30 premiers centimètres par la terre du dessous. Le conseil a écarté ces méthodes comme ''non pratiques'' et les remplacerait par l'usage d'engins agricoles et de charrues que possèdent les agriculteurs.

Les deux municipalités avaient décidé à l'automne de coopérer pour la décontamination des terres et avaient mis en place un conseil composé de responsables des deux municipalités, de la préfecture de Fukushima et d'une coop agricole de Fukushima.

La décontamination sera effectuée sur la totalité des 2727 hectares de rizières et les 1533 hectares de champs en excluant la zone planifiée d'évacuation de Kawamata-machi (dont la décontamination sera faite par le gouvernement national). Les agriculteurs vont répandre de la zéolite et de la potasse, et labourer la terre avec leur équipement agricole. Priorité sera donnée aux zones à fort taux de radiations et dont les céréales contenaient de forts taux de radioactivité.

Le 1er février, certaines voix se sont élevées pour douter des méthodes de décontamination montrées par le gouvernement national. Le manque de gros équipement était l'une des inquiétudes. D'autres ont dit que si le sol était retourné, la terre pauvre se retrouverait au-dessus, ce qui entraînera de maigres récoltes pendant des années. Quant au coût, le conseil demandera des subsides du gouvernement préfectoral et du gouvernement national.

 
Donc, à Fukushima, presque chacun va devenir de réels ouvriers en radiations, qu'il le veuille ou non, soit en devenant des ouvriers en décontamination embauché de préférence par de grosses entreprises de bâtiment, qui feront exclusivement du travail de décontamination à Fukushima, ou soit par les agriculteurs qui y cultivent. Quant aux enfants de ces parents qui ''décontamineront'' la terre, le Dr Yamashita sera là pour analyser leurs données.

2 commentaires:

  1. Ce qui m'étonne c'est qu'ENDEMOL ne soit pas sur le coup !

    Car pour amuser la galerie TEPCO se pose là !!

    Vont pouvoir revendre leur vidéos a tout un tas de chaînes de télé bas game

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