lundi 27 février 2012

Japon, 27 février 2012 + mise à jour pour centrale de Kariwa

Une news diffusée par Enformable :

Des médias japonais rapportent qu'à environ 23 h dans la nuit du  dimanche 26 février, les sirènes d'incendie de la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa, exploitée par TEPCO se sont déclenchées et que de la fumée a été vue s'élevant de l'unité 5. Selon TEPCO, les moniteurs de radiations extérieures n'ont détecté aucune augmentation de la dose de radiations autour de la centrale provenant d'une quelconque fuite de matériaux radioactifs.
Photo de cette centrale (située dans la préfecture de Niigata, à 250 km au nord de Tokyo) :
À suivre...
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Fukushima Diary (résumé):

- 4 grosses sociétés se délocalisent de Tokyo à Osaka (au 1/3 inférieur du Japon).
- Les taux de radioactivité dans une gare de Tokyo sont aussi importants que dans la zone d'évacuation obligatoire de Fukushima (entre 4.8 et 6.5 µSv/h à 1 mètre du sol). On suppose que ce sont les semelles de chaussures qui auraient ramené la radioactivité... 
- Le pollen des cèdres japonais  sera contaminé au moins pendant 4 ans (temps qu'il faut pour que toutes les aiguilles se soient renouvelées)
- Deux lycéens seraient morts d'infarctus fin décembre à Fukushima.
- Des veaux tous mort-nés dans une ferme de Sukagawa (à 50 km de la centrale)
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Un article de Japan Today :

Certaines zones près de la centrale sont peut-être inhabitables pour toujours, dit le gouvernement

Le gouvernement a déclaré vendredi que certaines zones entourant la centrale de Fukushima qui a été dévastée l'année dernière par un énorme tsunami resteront probablement inhabitables de manière permanente. 

Les mesures prises entre novembre et janvier confirment les précédents résultats qui montrent un taux de radioactivité de 470 millisieverts par an quand la moyenne, dans des conditions normales est inférieure à un millisievert, selon un rapport du gouvernement publié vendredi.

Les plus fortes mesures ont été prises dans la ville de Futaba, au nord-ouest de la centrale.

La contamination toutefois ne s'est pas étendue uniformément au-dessus de la ville, avec certaines zones durement touchées, ajoute le rapport.

Le gouvernement a bouclé une zone de 20 km autour de la centrale, mais il redéfinira celle-ci avec les taux de contamination radioactive.

Un rapport final du ministère de l'environnement, prévu dans les semaines à venir, déclarera comme définitivement interdites aux habitations humaines toute zone avec une contamination de plus de 50 millisieverts par an.

Le gouvernement a prévu de localiser les zones où la contamination oscille entre un et 20 millisieverts par an, qui seront décontaminées à fond.

Les zones entre deux seront déclarées interdites pendant plusieurs années, mais un travail de décontamination s'y fera en vue de permettre un repeuplement à long terme.

Ultraman :

Photos de la centrale par un sombre hiver

Kyodo Tsushin News a pris une vidéo le 26 février depuis un hélicoptère. Pour visionner la vidéo, allez ICI.

En-dehors du bâtiment du réacteur 1 recouvert d'une bâche et de grues pour enlever les gros débris, cela semble pareil à il y a 6 mois. De ce point de vue, le bâtiment du réacteur 4 ressemble juste à ce qu'il était le jour de ''un incendie a éclaté'' le 15 mars. En ce sens, la centrale est très ''stable'' – presque rien de changé après presque un an. 
Captures d'écran.






Sur la dernière photo, on dirait que TEPCO va bientôt manquer de place pour les réservoirs de stockage pour l'eau traitée et l'eau non traitée hautement radioactive.
NHK a sa vidéo ICI.


Une fuite fortement radioactive sur des tubes soudés dans SARRY

Une petite fuite a été découverte le 25 février dans l'une des deux rangées du système de Toshiba SARRY pour l'absorption du césium. SARRY est logé dans un bâtiment de traitement des déchets divers par incinération (donc pas besoin de craindre ''un autre tuyau gelé''!). TEPCO dit que la fuite faisait environ 10 litres.

TEPCO dit que la fuite se trouvait à l'endroit de la soudure du tube, mais en regardant la deuxième photo c'est en-dessous de la soudure. L'eau sort comme d'un trou d'épingle :







Comme le met TEPCO sur son article non-officiel pour la presse, en anglais (25 février) :
[2ème équipement d'adsorption (SARRY)]
À 8h30 aujourd'hui (25 février), un ouvrier de TEPCO et un autre d'une société partenaire ont découvert une fuite d'eau sur la partie soudée d'un tube sur la rangée B du deuxième équipement d'adsorption du césium situé au premier étage du bâtiment incinérateur de déchets à haute température de la centrale de Fukushima Daiichi. La fuite n'est que d'une goutte par seconde et la quantité d'eau ayant fui est approximativement de 10 littres [sic] (2m X 5m X 1mm). Cette eau reste dans le bâtiment et n'a pas fui en dehors. À 10h44, nous avons stoppé l'opération SARRY et fermé la vanne située en amont du point de fuite pour empêcher une fuite ultérieure d'eau. Nous avons eu confirmation que la fuite était stoppée à 11h10. La radiation de surface est environ 4-5 µSv/h. Nous avons prélevé un échantillon d'eau de la fuite et analysé la concentration de radioactivité. Le résultat est que l'iode-131 était inférieure à la limite détectable, le césium-134 était à 1,3x10^5 Bq/cm3 et le césium-137 était à 1,8x10^5 Bq/cm3. Le traitement de l'eau accumulée n'est pas affecté par la suspension de SARRY et il n'y a pas d'effet pour l'injection d'eau au réacteur car il y a beaucoup d'eau purifiée dans le réservoir tampon.
(''littres'' est très mignon.)

Par chance, l'eau fortement contaminée une seule fois provenant du bâtiment de turbine n'est pas aussi fortement contaminée qu'elle le devrait, car elle est diluée dans les 500 tonnes quotidiennes d'eau du sous-sol qui continue à venir tous les jours dans les soubassements du bâtiment du réacteur et dans les bâtiments de turbine. La radioactivité de l'eau qui a fui était :
  • I-131: Non Détectable
  • Ce-134: 1.3 x 10^5 Bq/cm3
  • Ce-137: 1.8 x 10^5 Bq/cm3
  • Radiation de surface : 4 à 5 microsieverts/h
Quand le traitement de l'eau a démarré en juin l'année dernière, la radioactivité était de l'ordre de 10 à la puissance 6 par cm3. La radioactivité est aujourd'hui assez faible ce qui fait que TEPCO n'a plus besoin d'utiliser le système AREVA dans le quotidien.
TEPCO fait ce qu'il faut, une petite maintenance ici et là pour la centrale. La différence maintenant est que la centrale est complètement détruite comme on le voit sur les photos de mon précédent post. Mais s'occuper d'une mauvaise soudure qui fuit est totalement dans la zone de confort de TEPCO, les radiations en moins. Calme étrange et désolé dans l'ensemble.

3 commentaires:

  1. La centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwaa subi un tremblement de terre d'intensité 6,8 en juillet 2007[4] qui a provoqué un incendie et des fuites d'eau contenant des éléments radioactifs[5].

    Les conséquences radiologiques de ce séisme apparaissent très faibles :

    * des fûts de déchets de faible activité (genre fûts pétroliers) gerbés sont renversés dans le hangar où ils étaient entreposés ;
    * une piscine de désactivation a débordé et l’eau a été rejetée en mer[6] ;
    * de la vapeur s'est dégagée le long d’un arbre de turbine[6];
    * des gaz radioactifs (cobalt-60, chrome-51 et iode) ont été relâchés dans l'atmosphère[7].

    À la suite de ce séisme les réacteurs de la centrale ont été arrêtés le 18 juillet. Le coût total du séisme pour la centrale est évalué à plus de 600 milliards de yens (plus de 3,6 milliards d'euros) sur l'année comptable qui prend fin en mars 2008, entraînant un déficit de 95 milliards de yens (570 millions d'euros) pour cette même année[1].

    À noter que la Haute Cour de Justice de Tōkyō avait rejeté une remise en cause en 2005 de la fiabilité des études sismiques qui constataient l'absence de faille sur le site de la centrale, évitant ainsi à TEPCO d'avoir à fermer la centrale[8].

    Alors que la centrale est arrêtée depuis le tremblement de terre, 8 incendies se sont déclarés dans les différentes unités, dont le dernier a brûlé un ouvrier au visage. Pour autant, les autorités ont donné le feu vert en février 2009 pour le redémarrage de l'unité n°7.

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  2. http://o-pied-humide.over-blog.com/article-une-chaine-humaine-pour-sortir-du-nucleaire-le-11-mars-100189015.html

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