Nourriture au Japon : césium radioactif dans les mandarines, test sur le lait industriel et pieuvre avec des restes humains
Les jours passant, la nourriture japonaise ne semble pas très appétente, c'est le moins qu'on puisse dire.
1. Mandarines radioactives dans la préfecture de Kanagawa
Du césium radioactif a été trouvé dans la partie comestible de mandarines (qui sont appelées aux US ''satsuma'' pour une raison quelconque) et dans la peau. ''Sécurité Tokyo'' est un laboratoire de tests privé qui utilise un détecteur semi-conducteur au germanium, pas comme un de ces ''laboratoires'' douteux qui fleurissent au Japon (comme celui qui avait déclaré avoir mesuré de l'iode fortement radioactif dans la neige de Hachioji. Totalement faux. En ai-je parlé ? Je ne me souviens plus...)
Le graphique de Sécurité Tokyo, avec leur permission :
Certains japonais utilisent la peau des oranges pour d'autres utilisations qu'alimentaires. Et si la peau est radioactive, cela veut-il dire que vous récupérez du césium en les épluchant?)
Avant l'accident, la quantité de césium dans les mandarines était non détectable.
2. L'industrie du lait d'accord pour tester le lait afin de regagner la confiance des consommateurs (trop tard)
L'industrie du lait, qui a catégoriquement refusé de tester le lait vendu au marché et a insisté pour dire que les tests du lait cru par les préfectures de Tohoku et Kanto sont plus que suffisants, dit aujourd'hui qu'elle va tester le lait pour s'assurer de son innocuité et donner confiance.
Comme c'est bien de leur part.
Ils nous feront savoir à la fin février.
3. De la pieuvre avec des cheveux, des ongles, un bracelet-montre
Dernièrement, une petite rumeur macabre par ouï-dire, si l'on veut, d'une ''tweeteuse'' qui vit à Fukushima.
''C'est quelqu'un qui travaille dans la transformation des pieuvres qui me l'a dit. En dépeçant des pieuvres il a trouvé des cheveux et des ongles humains (parce qu'ils ne sont pas digérés). Un chef de restaurant m'a dit qu'ils avaient trouvé un bracelet-montre dans une pieuvre. Les pieuvres sont omnivores. J'ai entendu dire que les oursins sont également omnivores, et qu'ils sont gros cette année."D'autres gens sont rapidement intervenus en lui disant que c'était tout à fait normal ; tous les pêcheurs savent ce qu'il en est après un gros tsunami.
Décontamination à Minami Soma, Fukushima, prix élevé de 40 milliards de yen (525 millions de $)
Et le contrat pour décontaminer la ville entière va être bientôt attribué à un partenariat commercial dirigé par l'une des plus grosses entreprises de construction du Japon, par décision d'un comité de décontamination de la ville mené par le Pr Tatsuhiko Kodama de l'université de Tokyo.
Quelque chose semble ne pas tourner rond.
Le budget annuel de Minami Soma pour l'année fiscale 2011 (qui se termine le 31 mars) est d'un total de 50 milliards de yens, dont le budget principal est de 28 milliards de yens, les budgets supplémentaires de 13 milliards et le budget pour les corporations du gouvernement de 9 milliards. Du budget principal, seuls 9 milliards de yens proviennent des impôts locaux et des subsides nationale et préfectorale (alloués selon la population) et des recettes provenant des emprunts municipaux.
Un projet de décontamination de 40 milliards de yens doit durer deux ans, qui doit être payé pendant plus de trois ans à démarrer pendant l'année fiscale 2011. La quantité d'argent pour les deux prochaines années épuiserait plus de la moitié du budget principal, mais la ville ne paie rien de cela de toutes façons. Le coût sera assumé par le gouvernement national, qui facturera à TEPCO, qui facturera ensuite au gouvernement national, qui taxera ensuite les citoyens.
De l'argent inépuisable pour les grosses sociétés et des petites entreprises bien introduites et des hommes politiques qui peuvent faciliter les partenariats commerciaux.
Radioactivité au Japon : voici comment le ministère de l'environnement présente Tokoku et Kanto comme non irradiés
pour inciter au traitement à large échelle des débris du tsunami contaminés aux retombées radioactives de l'accident dans les préfectures de Miyagi et Iwate, qui implique d'expédier les débris jusqu'à l'île de Kyushu, de les incinérer et de les enfouir ou de recycler les cendres et scories.
Jetez un œil à cette carte impeccable créée par le ministère de l'environnement dans son effort pour persuader les municipalités d'accepter les débris, les incinérer et les enfouir, comparée à celle créée par le ministère de l'éducation et de la science, à partir d'une étude aérienne des niveaux de radioactivité de l'air. Le ministère de l'environnement dit qu'il a créé une carte basée sur les données du ministère de l'éducation.
Remarquez-vous une différence, autre que des couleur légèrement différentes ?
La différence se trouve dans les légendes. Dans la carte créée par le ministère de l'environnement, tout ce qui est inférieur à 0,23 microsievert/heure de radioactivité de l'air est en blanc. Dans la carte du ministère de l'éducation, le plus faible est à moins de 0,1 microsievert/heure, qui est représenté en bleu foncé.
Alors que la carte du ministère de l'éducation différencie les zones entre 0,1 et 0,2 microsievert/heure, dans la carte du ministère de l'environnement ces zones sont toujours ''blanches''.
Le ministère de l'environnement affiche cette carte dans son site web nouvellement créé pour aider à persuader la population à accepter les débris de la catastrophe. Une carte se trouve aussi dans la brochure pour les masses, comme si les niveaux de radioactivité étaient les mêmes que la densité des matériaux radioactifs du sol, de l'eau ou des débris.
Sur la carte du ministre de l'environnement, il n'y a pratiquement aucune zone de contamination à Miyagi, Chiba, Ibaraki. Tokyo, Saitama, Kanagawa sont ''blancs''. ''Oh, la contamination n'existe que dans la préfecture de Fukushima. Pourquoi protesterions-nous contre les débris radioactifs ailleurs ?
Un niveau légèrement plus élevé de radioactivité de l'air près d'Onagawa-machi, dans la préfecture de Miyagi dont les débris sont incinérés à Tokyo apparaît sur la carte du ministère de l'éducation mais pas du tout sur celle du ministère de l'environnement. Pour les niveaux le long de la côte du nord de Miyagi et l'ouest d'Iwate, tout ce qu'on peut voir sur la carte du ministère de l'environnement est qu'ils sont de moins de 0,23 microsievert/heure.
(Bon travail, Goshi Hosono. Je suis sûr que vous serez le prochain premier ministre du Japon...)

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/02/01/a-fukushima-des-maires-francais-face-a-l-ennemi-invisible_1637285_3244.html#ens_id=1504462
RépondreSupprimerQuand je vois défiler ces magnifiques paysages de Fukushima aujourd'hui contaminés, je ne peux m'empêcher de penser à ma région et de m'interroger sur le devenir de ces territoires." La remarque a fusé, empreinte d'une réelle émotion. Par la fenêtre du bus, l'adjoint au maire de Chinon (Indre-et-Loire), Yves Dauge, admire la nature généreuse du département de Fukushima. Des rizières au repos, d'immenses forêts, le tout sur fond de montagnes enneigées sous un soleil accroché dans un ciel sans nuages....
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Un peu plus loin
Une situation qui n'incite guère à l'optimisme. L'adjointe au maire de Strasbourg, Françoise Buffet, pour qui les paysages de Fukushima évoquent les forêts des Vosges, déplore que l'environnement soit "aujourd'hui dangereux, interdit" par la présence massive des dépôts radioactifs. Ils atteignent parfois de tels niveaux qu'ils font réagir les dosimètres amenés par la délégation.
Cette pollution radioactive a été baptisée d'"ennemi invisible" par Norio Kanno, le maire d'Iitate, village qui avait misé sur l'agriculture bio et qui se situe à l'intérieur des terres, à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest de la centrale. Les 6 000 habitants ont dû l'évacuer, car il a eu la malchance de se trouver sur la route du nuage hautement radioactif émis dans les premiers jours de la crise. "Nous avons été victimes d'un caprice du vent", regrette Norio Kanno, rencontré à Iino, dans la banlieue de la ville de Fukushima, où se trouve désormais sa mairie.
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Et encore un peu plus loin
Outre le problème de la contamination, qui pousse au départ des milliers d'habitants, le plus souvent jeunes, les élus français ont pu noter le profond sentiment d'abandon ressenti dans les jours qui ont suivi l'accident par les responsables rencontrés. Katsunobu Sakurai, maire de Minami-Soma, ville côtière de 71 000 habitants, victime du tsunami et dont une partie se trouve dans la zone des 20 kilomètres, a évoqué "l'absence totale d'informations, de consignes, de ravitaillement. J'ai dû tout décider seul, notamment en matière d'évacuation". Réaction de Jacques Maugein : "En France, c'est le préfet qui a normalement l'autorité pour décider une évacuation. Que devraient faire les élus s'il ne la décide pas ?"
A la centrale aussi, les responsables se sont sentis bien seuls au moment du drame. Ce déficit de communication avec le siège tokyoïte de Tepco (compagnie d'électricité de Tokyo, propriétaire et opérateur de la centrale) fait dire à Jacques Maugein qu'aujourd'hui, en pareille situation, "EDF se serait comportée comme Tepco".
Triste constat qui en amène un autre : "Les Japonais vivaient avec l'idée du zéro danger du nucléaire, note Françoise Buffet. Cet accident leur a prouvé l'inverse." Elle se dit profondément marquée par le témoignage du maire d'Iitate. "Pour lui, le traumatisme, le choc violent du tsunami paraissent préférables au mal invisible et sans fin de la radioactivité. Car l'important dans ce genre de situation est de pouvoir reconstruire, ce que la nature du mal radioactif ne permet pas."
Cassandre
Bonsoir tout le monde.
RépondreSupprimerDe toute façon On le sait bien la radioactivité n'est rien elle n'existe pas ! Elle n'est pas visible !
Merci amis japonis d'avoir "bien malgré vous" , contaminé le monde entier ! Rassurez vous nous vous rejoindrons bientôt nous "bons français" tournés vers le progrès de l'énergie nucléaire indispensable....
Avec nos 58 réacteurs on ne va pas tarder à transformer la côté d'azur en Areva park.....
Désollé mais ce soir je suis dégoutté bonne nuit à tous !!
"En dépeçant des pieuvres il a trouvé des cheveux et des ongles humains..."
RépondreSupprimerCette année, Godzilla ressemblera à Cthulhu...