(9 h : il neige sur le nord de la Bretagne)
Le gouvernement métropolitain de Tokyo entrepose les cendres volantes dans des sacs en plastique sous des bâches bleues et des sacs de sable dans une décharge de la baie de Tokyo
Les cendres volantes provenant de l'usine d'incinération municipale de Edogawa-ku, unité spéciale la plus à l'est de Tokyo, contenaient du césium radioactif dépassant la norme fixée par le gouvernement national pour un enfouissement sécurisé et normal dans une décharge régulière (8000 becquerels/kg). Le gouvernement métropolitain a donc dit qu'il les stockerait temporairement en sécurité jusqu'à ce que le gouvernement national décide fermement quoi faire de ces cendres.
Les photos ci-dessous montrent comment le gouvernement métropolitain stocke en sécurité ces cendres dans la baie de Tokyo.
La photo 1 montre les sacs souples remplis de cendres radioactives sur une plate-forme d'argile bentonite. Je ne vois aucun revêtement en caoutchouc en-dessous ou au-dessus de l'argile.
Puis les sacs sont empilés, et recouverts de bâches plastique. Ils mettent des sacs de sable au dessus pour maintenir les bâches, comme on le voit sur la photo 2.
Il est clair que le gouverneur de Tokyo ne pense pas aux typhons avec de fortes pluies ou vents, ou à un tsunami ou à la liquéfaction par un séisme. C'est une décharge dans la baie de Tokyo. Les sacs de sable peuvent se vider et les bâches bleues se dégrader, mais cela ne trouble pas le gouverneur de 82 ans.(''Après moi le déluge'')
En allant vérifier la page d'information sur la prévention des catastrophes du gouvernement municipal de Tokyo, je découvre qu'il n'est fait AUCUNE MENTION d'un tsunami pour Tokyo proprement dit ; tout ce dont ils parlent c'est du danger de tsunami sur les îles alentour dans l'éventualité du très attendu séisme de Tokai. Aucune carte du risque de liquéfaction non plus. Je répète, c'est une décharge dans la baie de Tokyo.
Extraites du document provenant de l'Association Propre de l'arrondissement 23 de Tokyo daté du 25 janvier 2012 :
Photo 1:
Photo 2:
Un chercheur de l'UC Davis (université de Californie) : l'eau de mer peut corroder le combustible nucléaire, formant des composés d'uranium qui pourraient voyager sur de longues distances
De l'UC Davis News et Information (26 janvier, c'est moi qui souligne) :
Le Japon a utilisé de l'eau de mer pour refroidir le combustible nucléaire après le tsunami qui a frappé la centrale nucléaire de Fukushima en mars 2011 – et ce fut probablement la meilleure chose à faire à ce moment-là, déclare le Pr Alexandra Navrotsky de l'Université de Californie, Davis.
Mais Navrotsky et d'autres ont depuis découvert une nouvelle façon pour que l'eau de mer puisse corroder le combustible nucléaire, en formant des composés d'uranium qui pourraient potentiellement voyager sur de longues distances, soit en solution, soit en toutes petites particules. L'équipe de recherche a publié ses travaux le 23 janvier dans le journal Proceedings de l'académie nationale des sciences.
''C'est un phénomène qui n'a pas encore été pris en compte,'' a dit Alexandra Navrotsky, distinguée professeure de chimie. ''Nous ne savons pas de combien cela augmentera le taux de corrosion, mais c'est quelque chose dont il faudra tenir compte dans l'avenir.''
Le Japon a utilisé de l'eau de mer pour éviter un accident encore plus sérieux à la centrale Daiichi, et Navrotsky a dit, qu'à sa connaissance, il n'y a pas de preuve d'une contamination par l'uranium à longue distance provenant de la centrale.
L'uranium des barres de combustible nucléaire se trouve sous une forme chimique ''assez insoluble'' dans l'eau, a dit Navrotsky, à moins que l'uranium ne devienne de l'oxyde d'uranium VI – un processus qui peut être facilité quand la radioactivité transforme l'eau en peroxyde, puissant agent d'oxydation.
Peter Burns, professeur d'ingénierie civile et géologiques à l'université de Notre-Dame et co-auteur d'un journal, avait déjà assemblé des groupes (''clusters'') de peroxyde d'uranium sphériques, plutôt comme des ''buckyballs'' de carbone, qui peuvent se dissoudre ou rester à l'état solide.
Dans le journal, les chercheurs montrent qu'en présence d'ions métalliques alcalins, comme le sodium – par exemple dans l'eau de mer – ces groupes sont assez stables pour persister en solution ou en petites particules même quand l'agent oxydant disparaît.
En d'autres mots, ces groupes pourraient se former à la surface d'une barre de combustible exposée à l'eau de mer et ensuite transportée au loin, survivant dans l'environnement pendant des mois ou des années avant de revenir à des formes plus communes d'uranium, sans péroxyde, et stagner au fond de l'océan. Il n'y a pas encore de données sur la rapidité avec laquelle ces groupes de péroxyde d'uranium se déferont dans l'environnement, a dit Navrotsky.
Le Pr Navrotsky dit que selon ses connaissances il n'y a pas de preuve de contamination par l'uranium provenant de la centrale de Fukushima. Je ne pense pas que le gouvernement japonais recherche spécifiquement l'uranium ailleurs qu'à la centrale. Ils ne cherchent même pas le strontium. Cela ne veut pas dire qu'il n'en existe pas.
A la centrale : 17 fuites mineures découvertes sur des tuyaux et des soupapes, on accuse le gel
Elles sont toutes mineures, dit TEPCO, allant de quelques dizaines de litres à plusieurs tonnes et l'eau qui fuit est soit de l'eau pure, de l'eau filtrée (eau de rivière) ou de l'eau traitée. Aucune n'a fait son chemin vers l'océan ou c'est ce que dit TEPCO.
3 fuites ont été découvertes le 28 janvier, suivies de 14 autres le 29, selon TEPCO. La plus basse température à la centrale le 29 janvier était de -8°C.
Matsumoto dit que la société va se dépêcher de terminer le travail d'isolation, et espère le finir au printemps.
Hum, le gel sera terminé au printemps, n'est-ce pas ?
Goshi Hosono ressort la même bonne vieille excuse pour avoir dissimulé le ''Scénario du pire '' : ''Nous redoutions une panique à Tokyo''
Goshi Hosono, actuel ministre de l'environnement et ministre chargé de l'accident nucléaire, était l'assistant personnel du premier ministre Kan quand la triple malédiction du 11 mars a frappé le Japon l'année dernière.
D'anciennes paroles fameuses de sa part, qu'un petit groupe de responsables au sommet de l'administration Kan savait pour la fusion du cœur juste après l'accident, mais ''qu'ils ne se sentaient pas de l'annoncer.''
Aujourd'hui, concernant le ''scénario du pire'' de l'agence de l'énergie atomique japonaise que les officiels de l'administration avaient reçu le 25 mars et que l'administration a déclaré ''ne pas avoir existé'' après l'avoir lu, Hosono a ceci à dire :
Du Kyodo News (29 janvier) :
La lecture du scénario du pire a été restreinte à seulement ''une poignée'', car ''nous avions peur d'une panique'', dit M. Hosono
Ministre chargé de l'accident nucléaire, Hosono a autorisé une interview avec Kyodo News le 29 janvier, et a expliqué comment le ''scénario du pire'', dont l'existence a été cachée jusqu'à récemment, n'a été montré qu'à une poignée d'officiels incluant le premier ministre Kan par crainte d'une panique si l'information avait fui. Il a dit, ''Si le scénario avait été rendu public, les gens auraient fui Tokyo. Il aurait alors été difficile de gérer l'accident.'' Il a expliqué que l'information a été partagée par un petit groupe de gens parce que la réponse à l'accident était la première priorité.
Hum, M. Hosono, la centrale nucléaire se trouve dans la préfecture de Fukushima et non à Tokyo. Les habitants ordinaires de Tokyo n'ont eu et n'ont aucun rôle vis à vis des mesures de gestion de l'accident de la centrale de Fukushima. C'était de votre responsabilité ainsi que celle de l'administration dont vous faisiez partie.
C'est une chose de ne pas avoir révélé l'information, mais c'en est une toute autre de l'avoir cachée et rien fait pour préparer le pire des cas ou pour instruire correctement les citoyens, en particulier les habitants des zones métropolitaines de Tokyo, de prendre des précautions.
A la place, l'administration dont faisait partie Goshi Hosono a lancé une campagne de sécurité pour les citoyens et a attaqué les gens qui disaient la vérité (rétrospectivement) sur la situation à la centrale. L'administration a envoyé des ''experts'' en radioactivité de l'université de Nagasaki à Iitate-mura qui ont dit aux villageois qu'il était totalement sans danger de jouer dehors, de manger des légumes et de boire de l'eau du puits. Elle a ridiculisé le contrôle de l'IAEA pour la contamination dans le village, en disant qu'elle avait ses propres normes pour décider des niveaux de danger, pour finalement ordonner l'évacuation du village tout entier 11 jours après (le 11 avril).
Goshi Hosono aggrave doublement sa réputation en pressant les municipalités du Japon d'accepter les débris contaminés, oubliant totalement le fait qu'existe une chose nommée Internet, et que les citoyens maintenant en savent beaucoup plus sur les débris que les officiels du gouvernement qui ne peuvent parler qu'en termes ''d'émotion'' - aidons les gens de Tohoku ! - alors que certaines personnes de Tohoku même se demandent pourquoi les débris devaient être envoyés à l'extérieur, au lieu de construire des usines à l'intérieur des préfectures pour traiter les débris.
Israël demande au Japon de stopper l'achat de pétrole iranien
Du Nikkei Shinbun, citant Kyodo News (30 janvier) :
Jérusalem, Kyodo News) Le vice-ministre des affaires étrangères Ryuji Yamane qui est en visite en Israël a rencontré le 29 janvier le ministre des affaires étrangères Lieberman à Jérusalem. Israël a demandé au Japon d'arrêter l'importation de pétrole brut de l'Iran. Yamane a expliqué que la quantité de pétrole brut que le Japon importe de l'Iran a baissé de 40% en 5 ans et que le Japon continuera ses efforts pour réduire la quantité et a demandé de la compréhension de la part d'Israël.
Yamane a révélé la demande d'Israël à la presse de Jérusalem. Israël considère l'Iran comme sa plus grande menace, car l'Iran développe son programme nucléaire.
Ce que le Japon réduit ira simplement à la Chine, l'Inde et la Russie. Le pétrole et le gaz canadiens iront probablement aussi en Chine. Le Japon restera sec et froid, car un mini-âge glaciaire arrive...(Article du Mail on line, que je traduirai plus tard)
N'est-ce pas ironique que le Japon fasse partie de l'embargo économique contre l'Iran avec les US et l'union européenne, alors qu'il a souffert de la même chose à cause de Franklin Delano Roosevelt à l'approche de la seconde guerre mondiale ?
Pas étonnant qu'une diminution monstre de 30% de la population japonaise est prévue pour 2060. (sans compter les effets de la radioactivité...)
Cartes des séismes au Japon au premier mois de l'année 2012
(On ne voit même plus le Japon sur la première carte)
30 derniers jours :
7 derniers jours :
Depuis 24 h:
De nombreux séismes magnitude 4 et un bon nombre de magnitude 5. Les magnitudes 5 se déplacent vers le centre du Japon, tout près du Mont Fuji (Au Japon, on ne dit pas le ''Fujiyama'', mais on dit ''FujiSan''). De nombreux petits séismes superficiels à l'ouest du Japon.
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Pour d'autres ''bonnes nouvelles", allez lire le dernier article de Pierre Fetet sur un élément très peu connu de la centrale.
On ne connaît pas tout encore, sur le comportement des matériaux dans un environnement hautement radio actif. Exemple la meilleure qualité d'acier inoxydable finie par s'oxyder !!!! Jusqu'au jour ou on découvrira que même le verre fini par s'effriter !!!! Bé
RépondreSupprimermerci pour les infos et la traduction !
RépondreSupprimerLe riz et la viande de boeuf sont bien autorisé dans les cantines. C'est surprenant que les cendres ne soit pas encore intégré au béton
RépondreSupprimerSurtout qu'elles peuvent être ajoutées au béton à raison de 40 à 100 kg par de béton, soit à l'état sec, soit à l'état humide. Il convient de bien les mélanger au béton pour obtenir une teinte uniforme.
L'action des cendres volantes permet une amélioration de l'ouvrabilité, de la plasticité et de la compacité des bétons. Elles remplissent plus facilement les coffrages et l'aspect du béton au démoulage est amélioré (cela est dû en partie à la forme arrondie des cendres brutes jouant un peu le rôle de petits roulements à billes).
Les cendres permettent de réduire la teneur en eau à ouvrabilité égale et dans ce cas de diminuer le ressuage, d'augmenter l'imperméabilité et par conséquent la durabilité. L'amélioration est d'autant plus marquée que les cendres sont plus fines.
Y°
RépondreSupprimerSi, j'ai lu un article décrivant une nouvelle demeure pour les réfugiés dont l’irradiation des planchers est supérieure à l'extérieur.