Bistro Bar Blog

samedi 31 décembre 2011

En direct de la ferme de l'espoir au Japon

Voici un article de Japanimal (qui se trouve dans les liens à droite) que je me suis permis de remettre en forme, car c'est traduit en direct depuis Ustream.


31 décembre, entre 21h et minuit, Yoshizawa san, depuis la ferme de l'espoir, en live, nous parle de ce qui s'est passé à Namie machi depuis le 11 mars 2011.
Retranscription et traduction lors de l'émission EN LIVE sur Ustream:


M Yoshizawa, de la ferme de l'espoir, s'adresse en live à nous maintenant!!


...Vous voyez Yoshizawa san dehors, devant ses vaches.
"Je vis actuellement avec 330 vaches rescapées de l'incroyable catastrophe, et ce projet de la ferme de l'espoir, je souhaite le continuer en 2012. En avril prochain, aura lieu une révision des taux de radiation dans cette zone, et ici à Namie, où les radiations sont élevées, nous ne savons ce que cela va apporter comme changements, mais nous souhaitons tenir bon;‎ 4.60 microsieverts par heure dans cet endroit.
Il fait environ – 2°C.

Voici l'abreuvoir des vaches, l'été nous voulions leur faire boire de l'eau fraîche et nous l'avons créé, avec un système de panneaux solaires, nous avons pu actionner des pompes qui ont puisé de l'eau du puits, l'eau a tendance à geler en surface avec le froid.
Là-bas, c'est notre étable, où nous avons également des veaux. Là-bas, on ne peut rien voir mais nous avons un grand pré, 30 hectares en tout, où étaient les 300 vaches, mais l'herbe a séché et à présent les vaches ne paissent plus là.
Je vis dans un logement temporaire à une heure environ d'ici, mais je viens tous les jours les nourrir.
Lors du tremblement de terre je suis revenu à toute vitesse à la ferme et j'ai trouvé le toit des étables effondré.
"Plus tard, vous allez nous parler de ce moment. Cette vache a une étiquette à l'oreille pour reconnaître par une micro-puce à qui elle appartient. ''Vous avez plusieurs sortes de vaches?" 

Oui, 3 sortes, la noire est wagyu, une F1 qui est un mélange de Holstein et wagyu, puis la marron a été introduite d'une autre préfecture.
Toutes les vaches ici sont en pleine santé .
Nous les nourrissons avec des résidus végétaux que les entreprises nous fournissent à pas cher, nous avons également reçu de nombreuses donations, car nous avons besoin de tenir le coup au moins 5 mois.
L'eau et la nourriture doivent être fournies quotidiennement.
Certaines vaches n'ont pas été nourries pendant longtemps, car la population avait dû fuir.
"Il vivait de nombreux animaux dans cette zone, des porcs, des poulets, à la TV on a parlé beaucoup de vaches ou cochons sauvages qui avaient été laissés libres par leurs éleveurs."
Pour nous éleveurs, c'était un énorme dilemme, savoir si on les laisse mourir ou si on essaie de les sauver. Tout cela était notre vie. Il a fallu "laisser tomber" notre vie, notre raison de vivre. Chacun a choisi comme il a pu, on ne peut reprocher à personne sa décision sur le moment. D'autres éleveurs avaient leur famille, des personnes âgées, ils avaient du mal à s'occuper aussi de leurs bêtes."

Pour nous, nous avons choisi de tout faire pour les laisser vivre. Nous nous sommes creusés la tête pour appliquer notre décision de les laisser vivre.
""On dit que des animaux ont été irradiés en mangeant de l'herbe irradiée, et certains pensent que l'on peut faire des recherches sur ces animaux".

Oui,
mais ici les vaches sont bien portantes, alors nous voulons laisser la PREUVE VIVANTE que des animaux ont survécu, sans avoir à les euthanasier. Elles ne sont pas mortes de faim non plus, alors il est important de les laisser en vie pour voir comment on peut faire baisser le taux de radiation ou bien voir l'effet sur les générations suivantes.

Nous barricadons la porte avec des tuyaux pour que les vaches n'entrent pas faire des dégâts. Nous voici dans la maison d'habitation (non habitée), il y fait très froid. Tout à l'heure à l'extérieur il faisait -2 °C mais ici à l'intérieur nous avons 14 °C.
3.34 microsieverts par heure, pas la moitié moins mais un dixième environ de radiations en moins par rapport à dehors. Habituellement ...là où je vis il n'y a que  0.06 microsievert, ce qui représente l'équivalent d'une charge de 15 jours.

(au total environ 150 personnes ont visionné à un moment donné ce programme sur Ustream, n'oublions pas que c'est le réveillon du Nouvel an pour tous)

"Vous avez continué vos efforts depuis la catastrophe, pouvez vous reprendre dans l'ordre?''

J'étais parti faire des courses à Minami Soma (la ferme est à Namie). La force de ce séisme a été la plus forte que j'ai jamais ressenti, et les secousses duraient très longtemps. Au magasin où j'étais les produits tombaient des étalages. L'annonce du magasin a demandé de sortir immédiatement. Et puis tous les portables ne passaient plus. Quelqu'un avait une radio, on a donc pu entendre qu'il y avait eu un gros tremblement. Tout de suite nous avons pu voir l'impact sur les maisons autour de nous. Ils ont annoncé un tsunami de 3 mètres de haut, j'ai tout de suite pensé aux étables, qu'il fallait que je rentre à la ferme. Si j'avais pris un retard de 30 minutes, je n'aurais pas pu passer la route principale qui a été engloutie par les tsunamis juste après. La route était bouchée alors j'ai pris des petites routes pour rentrer. A mon arrivée la moitié des bâtiments avait le toit écroulé.
J'ai mis 15 minutes pour rentrer. L'électricité était coupée. Le 11 la nuit, je suis venu à Namie pour voir l'état de la ville, les routes étaient éventrées. La mairie a installé des lumières. Ils commençaient les secours.
Nous avons donc regardé les images du tsunami sur notre GPS/TV, car nous n'avions plus d'électricité ni moi ni mon voisin.
D
ès le soir 20h on a parlé de la centrale qui avait des problèmes et déjà les évacuations de 5 km autour étaient annoncées.
Nous avons fait boire les vaches, à l'aide d'un générateur diesel, nous avons pu prendre soin d'elles, et joindre les tuyaux au puits pour puiser de l'eau. Nous avons commencé par ça. Le matin, très tôt, 3 voitures de police sont venues, et je leur ai dit que je ne pouvais pas partir car j'avais des vaches. Je me situe à 14 km de la centrale et ils voulaient rester là pour installer leurs appareils de surveillance en live de chez moi. Ils étaient là pour me demander cela.
Ils ont installé leurs appareils audio et une antenne parabolique et ont commencé à émettre leurs informations.
Et ce qu'ils filmaient de l'hélicoptère, ils le transmettaient par satellites à cette station installée près de chez moi. Pendant qu'ils étaient là, je leur faisais passer des boissons chaudes ou des boulettes de riz. A 3h36  Daiichi (le réacteur 1) a explosé, alors ils sont tout de suite partis de là. Ils nous ont conseillé de partir, ils avaient des informations importantes et devaient partir, en nous conseillant fortement de partir.
Après l'explosion de Daiichi, le 14 à 11h, des étincelles sont apparues au-dessus de (?? coupures, pas entendu), nous avons pris conscience que des radiations fortes étaient dans l'air. Le 15, on nous a dit que les forces d'auto-défense
allaient peut-être asperger de l'eau ...coupures....

''Avez-vous pensé à évacuer à ce moment là?"

J'avais donc 330 vaches, et il me fallait trouver un moyen de les faire boire tous les jours. Donc avec le générateur on a pu les abreuver. Pendant une semaine, je n'ai pas pu me décider. Je ne voulais pas me défiler. Près de chez moi, nous sommes 6 ou 7 éleveurs de vaches laitières comme moi, alors au début nous avons essayé de les traire sans électricité, et sans eau, et au bout de 2 jours, les ordres d'évacuation étant lancés, ils sont partis de chez eux. 10 000 personnes sont parties dans une autre ville, à Tsushima.
A une heure de route, le directeur Murata san a évacué à Nihonmatsu. Il ne voulait pas s'éloigner et partir seul, il voulait que ce soit nous tous. Il est parti chez sa sœur le 16.
10 000 personnes ont évacué de Tsushima, après l'explosion du réacteur 3. A Namie- machi on nous disait que la radiation était mille fois plus forte que la normale, et on nous incitait à partir aussi. On nous a même demandé si la vie des vaches était plus importante que celle des hommes, mais moi, je ne pouvais pas laisser les vaches, et je savais que je n'allais pas mourir des radiations sur le champ, comme pour une intoxication au gaz sarin par exemple, alors j'y suis allé de ma responsabilité.
Le directeur Murata nous a donc laissé agir selon nos choix, individuellement.
Nous étions 3 à gérer la ferme, une autre personne âgée aussi.

C'est donc le 17 au soir, en partant pour Tokyo que j'ai pris la décision de moi aussi demander des compensations à Tepco, et le directeur était au courant. Nous sommes arrivés vers 23 h à Tokyo, plusieurs voitures de journalistes étaient assemblés devant le siège de Tepco. Le lendemain, le 18 au matin, je suis allé à la police mais c'était trop tôt, on m'a dit de revenir alors je suis allé directement à Tepco, et je suis sorti avec une bannière au nom de la ferme.
Des policiers m'ont tout de suite encerclé, et je leur ai expliqué que mes vaches n'avaient plus rien, que nous n'avions plus d'électricité et je me suis mis à pleurer. Les policiers ont été surpris. Ils m'ont fait entrer à l'intérieur, et j'étais content qu'on m'ait fait entrer, car c'était mon but. De là, des responsables sont sortis, je suis allé à leur rencontre et leur ai dit que j'allais leur demander des dommages et intérêts et les poursuivre en justice. Que Tepco se défilait et laissait faire l'armée d'autodéfense. C'était à eux d'aller éteindre les flammes, pas les autres. Pendant 20 ou 30 minutes je les ai accusé, j'étais dans tous mes états. J'ai pu leur dire tout ce que j'avais sur le cœur.
J'ai été probablement le seul à venir à leur siège de Fukushima, le 17, 18 mars. Après cela, je suis retourné chez les policiers. Ils ont compati mais n'ont pas voulu me donner d'autorisation pour parler devant le palais impérial. Plus tard, j'ai reçu cette autorisation de parler dehors. Je le fais régulièrement tous les mois, mais le 18 mars je n'ai rien eu. Je suis donc resté une semaine à Tokyo, en dormant dans ma voiture, suis allé au ministère de l'agriculture pour leur demander de sauver les animaux. je suis même allé à la commission sécurité nucléaire où je les ai accusé de ne pas avoir su protéger des radiations. "Vous n'êtes qu'une commission de l''INsécurité nucléaire!"  J'ai demandé à rencontrer le secrétaire général Edano, qui avait dit que cela n'était pas de sa responsabilité, j'étais en colère contre lui, pourquoi ne dit-il pas que c'était une explosion, et que cela n'avait aucun effet sur la santé humaine. Je voulais le rencontrer.
Ils étaient gentils en me recevant, quand je leur ai dit que je venais de Namié, ils ont pris un RV, et j'ai du retourner à ma voiture. je me suis demandé si je devais arrêter tout cela, aller me réfugier chez ma sœur à Chiba... (a-t-il été reçu??)
Je suis rentré à Namie, il neigeait parfois, et je leur ai expliqué tout ce que j'avais fait à Tokyo, mais que ce n'était pas par désespoir, c'était aussi pour qu'ils comprennent à quel point c'était difficile pour nous. J'ai bien fait d'y aller, dès le début, c'est ce que je me dis.
Tous les 3 jours, j'allais chercher des résidus de pousses de soja pour nourrir mes bêtes, je n'avais même pas de compteur Geiger à l'époque.

Et puis ils ont fermé la zone et il est devenu punissable de rentrer dans cette zone, et je n'avais pas d'autorisation pour entrer. Nos vaches n'avaient plus aucune valeur marchande, mais on m'a demandé pourquoi je faisais tout cela, au risque d'être irradié. j'en ai beaucoup discuté, mais pour moi c'est devenu de l'obstination.

Pendant une semaine le directeur M. Murata ne savait pas non plus quoi faire, mais il a aussi pris la décision de ne pas les laisser périr.
J
e voulais une autorisation d'entrée, et je suis allé à la mairie de Soma pour en faire la demande, là j'ai rencontré le député Takamura qui venait pour nous aider. Lui-même n'est pas originaire de la région, mais il connait bien le maire de Minami Soma (voir dans la rubriques "les politiques", j'ai beaucoup repris les rapports du député Takamura sur son blog). Surtout concernant la préservation de la vie des animaux de ferme ainsi que les sauvetages des animaux de compagnie. Il est venu souvent voir notre ferme. Ensuite Madame Abe du parti Shamintô est souvent venue nous soutenir.
Abe sensei nous a aidé à financer l'installation des panneaux solaires pour pomper de l'eau fraîche du puits avec un minuteur. Et de là nous avons pu installer notre caméra live.

JAPANIMAL: je viens de leur envoyer un fax: "Nous vous soutenons de France, que 2012 soit une année pleine d'espoir, de la part de Japanimal".

Ceci a permis de parler de l'intérêt que porte le monde à la ferme de l'espoir:
"j'ai effectivement reçu plusieurs journalistes étrangers.
Entre les microsieverts, les becquerels et le reste, nous ne comprenions pas grand- chose. C'est sûrement très dangereux, mais comparé à ceux qui travaillent directement dans la centrale, les doses sont infimes.
"Pourquoi allez-vous donc prendre des risques pour nourrir vos vaches?'' me demandaient les journalistes étrangers.J'ai 57 ans, alors pourquoi devrais-je paniquer à mon âge? Pour moi le fait de ne pas les abandonner et de vivre parmi elles est ma mission, et aussi une forme d'obstination. J'ai envie de servir à quelque chose, étudier les effets sur la santé des vaches, toutes les semaines nous prélevons des échantillons d'urine et de sang pour les analyser. Les vaches sont bien sûr irradiées, mais elles vivent bien, et cela mérite d'être étudié.
Le gouvernement nous a poussé à accepter les euthanasies des animaux, sans même faire aucune mesure, ceci est comme s'ils voulaient tout effacer. Les fonctionnaires de la mairie considèrent les animaux comme des débris, qu'il faut nettoyer, dont il faut se débarrasser. Je suis allé de nombreuses fois leur expliquer tout cela. Et si le gouvernement ne souhaite pas faire de recherches, eh bien, nous pouvons toujours les faire faire par des instituts étrangers.

Je pense qu'il y a encore environ 1500 vaches en vie.
""Actuellement vous avez pu acheter 50 tonnes de fourrage grâce aux dons, et vous les partagez avec les éleveurs près de chez vous, n'est-ce pas? Et vous prévoyez d'en acheter encore 100 tonnes l'an prochain pour le redistribuer aux éleveurs proches ?''

De retour dans l'étable, le compteur affiche 5.41 microsievert par heure, soit 100 fois plus que les personnes vivant à Nagoya. Ici le veau, a dû naître il y a un jour. Il tête. les vaches ont été "inséminées" peu avant la catastrophe, et elles ont donc porté leur bébé jusqu'à présent. Voici Ichigo chan, elle a été trouvée près du corps de sa mère, et on nous l' a apportée. Elle grandit à présent avec un couple de chèvres que nous avons. Elles grandissent comme des sœurs.

http://japanimal.canalblog.com/archives/2011/12/31/23125454.html

Des lingots d'or découverts dans un RER dans l'Essonne

Des lingots d'or découverts dans un RER dans l'Essonne


Des lingots d'or ont été découverts vendredi soir dans une valise abandonnée dans un RER à Massy-Palaiseau (Essonne), a-t-on appris samedi de source policière, confirmant une information du Parisien.</br>Credit : Oshikazu Tsuno

Des lingots d'or ont été découverts vendredi soir dans une valise abandonnée dans un RER à Massy-Palaiseau (Essonne), a-t-on appris samedi de source policière, confirmant une information du Parisien.
Credit : Oshikazu Tsuno

Des lingots d'or ont été découverts vendredi soir dans une valise abandonnée dans un RER à Massy-Palaiseau (Essonne), a-t-on appris samedi de source policière, confirmant une information du Parisien.

Vendredi vers 18H00, un employé a signalé une valise abandonnée dans un train stationné à la gare de triage de Massy, entraînant l'intervention des services de déminage qui ont fait exploser le colis suspect, selon la même source.

La valise renfermait vingt petits lingots d'or.

Une enquête sur la provenance de cet or et l'identité de leur propriétaire a été confiée au commissariat de Palaiseau.

source

http://www.lamontagne.fr/france-monde/actualites/societe/insolite/2011/12/31/des-lingots-d-or-decouverts-dans-un-rer-dans-l-essonne-141662.html

Au Japon, le réveillon du désespoir...

Japon: un réveillon du désespoir pour les évacués de Fukushima


TOKYO - Alors que le Japon se prépare à tourner la page d'une année 2011 catastrophique, les réfugiés chassés de chez eux par la crise nucléaire de Fukushima n'ont pas le coeur à célébrer une nouvelle année dont ils disent ne pas avoir grand chose à attendre.

Le 1er janvier est l'une des fêtes les plus importantes pour les Japonais, qui profitent de ces quelques jours de congés pour se réunir en famille, visiter des temples et faire des agapes.

Mais ce réveillon sera certainement empreint de tristesse pour les dizaines de milliers de personnes forcées de fuir en quelques heures leur domicile lorsque les réacteurs de la centrale nucléaire Fukushima Daiichi ont commencé à cracher des particules radioactives, après le passage du tsunami géant du 11 mars.

Beaucoup des quelque 1.000 réfugiés accueillis dans une tour de 36 étages de Tokyo confient que l'humeur n'est pas à la célébration, après les mois terribles qu'ils viennent de vivre.

Je ne peux pas dire +Bonne Année+ cette année car je ne me sens pas heureux, déclare à l'AFP Yuji Takahashi, qui habite depuis avril dans cet immeuble appartenant au gouvernement.

Le séisme de magnitude 9 qui a déclenché un gigantesque tsunami sur les côtes nord-est du Japon, a également fait quelque 20.000 morts et disparus.

Les années précédentes, les membres de la famille de M. Takahashi se réunissaient dans sa maison de Tomioka, située à 6 kilomètres de la centrale nucléaire, pour boire du saké et déguster les plats d'osechi, confectionnés traditionnellement pour le Nouvel An à base de légumes du potager.

C'était si bien, si joyeux, mais je ne peux pas le faire cette année, regrette cet ancien instituteur de 68 ans.

Ma vie a complètement changé. Je ne sais pas pendant combien de temps je vais devoir vivre comme ça. C'est le plus désespérant. Je préfererais presque que le gouvernement nous dise que nous ne pourrons jamais revenir chez nous. J'essaye de me préparer au pire.

Le Japon a annoncé que le démantèlement des réacteurs endommagés par le tsunami pourrait prendre 40 ans et que certaines zones proches du site pourraient être inhabitables pendant plusieurs décennies.

Shigeko Sasaki, dont la maison à Namie a été emportée par le raz-de-marée, est en colère contre le gouvernement qui l'a hébergée dans un immeuble surplombant la baie de Tokyo.

J'ai peur de l'eau, dit-elle. Pourquoi (le gouvernement) nous a-t-il mis si près de la mer? Au début, j'ai cru que je ne pourrais pas vivre ici.

Puis cette femme de 61 ans s'est habituée à regarder la mer qui a si cruellement ruiné sa vie. Mais elle ne peut pas s'empêcher de voir l'avenir en noir.

Nous devons trouver un endroit où nous fixer, et tous les gens avec lesquels j'ai sympathisé ici vont à nouveau être dispersés, regrette Mme Sasaki.

A la mi-décembre, le Premier ministre Yoshihiko Noda a annoncé que les réacteurs de Fukushima étaient désormais sous contrôle. Le gouvernement va en conséquence procéder d'ici avril à un redécoupage des zones d'habitation autour de la centrale en fonction des niveaux de radioactivité.

Mais Kozo Misawa, 69 ans, dont la maison et le restaurant sont situés dans une zone qui pourrait être de nouveau considérée comme habitable, ne s'en réjouit pas pour autant car, dit-il, les communautés qui vivaient là-bas ont toutes été détruites.

C'est facile pour le gouvernement de dire: +C'est réglé. Vous pouvez rentrer chez vous+, mais comment pouvons-nous retrouver notre vie d'avant'

Il pense que même si la zone est rouverte, beaucoup de commerces, de restaurants et d'hôpitaux qui font l'âme d'une ville risquent de rester fermés.

C'est dur de vivre sans savoir où l'on va, reconnaît M. Misawa, qui n'a pas encore décidé s'il allait regagner son domicile à Minamisoma, au printemps prochain.

Il a même renoncé cette année à envoyer des cartes de voeux, une tradition pourtant scrupuleusement respectée au Japon. Nous n'avons pas le coeur à écrire +Bonne et heureuse année+, confie-t-il.


(©AFP / 31 décembre 2011 08h55)

Japon, 31 décembre

Une voiture radioactive qui émet 279 microsieverts/h, rapporte l'Asahi Shinbun

Je ne sais pas pourquoi l'Asahi sort maintenant cet article éculé, car il ressemble à une information qui était déjà là en juin.

(Ce qui m'a surpris le plus dans l'article c'est qu'il y avait le 11 mars plus de 6400 ouvriers à la centrale au moment du séisme/tsunami)
Durant tout l'été, comme je l'ai écrit dans mon article précédent concernant une autre voiture radioactive, il y a eu des rumeurs de voitures à l'intérieur de la ''zone interdite'' ayant été vendues en dehors de la zone sans aucun contrôle, ni de la part des propriétaires ni de celle des vendeurs de véhicules d'occasion japonais. Il n'existe aucune norme de radioactivité pour les véhicules d'occasion à l'intérieur du Japon. A ce moment-là, les gens qui soulevaient la question de voitures et de camions radioactifs à l'extérieur de Fukushima étaient souvent taxés de discrimination ''raciste'' contre les gens dans et hors de Fukushima dans les médias alternatifs ainsi que les médias dominants.
Ce blog a déjà parlé du camion d'Iwaki qui émettait 1 millisievert/h (1000 microsieverts) en août.

De l'Asahi Shinbun, 31 décembre :

TEPCO n'a pas fait une gestion convenable des voitures appartenant à ses employés qui étaient garées à l'intérieur de l'enceinte de la centrale à l'époque de l'accident et fortement contaminées par la radioactivité. Une partie des voitures a été vendue par la filière commerciale, pour d'autres l'endroit où elles étaient garées ont posé des problèmes avec les voisins. Les experts disent ''Les voitures fortement radioactives devraient être traitées de la même manière que les débris dans l'enceinte de la centrale.''

Selon le département de relations publiques de TEPCO, la société a démarré une inspection et une décontamination de radioactivité au J-Village (situé à Naraha-machi et Hirono-machi dans la préfecture de Fukushima) à compter du 23 mars, 12 jours après le séisme/tsunami. Depuis cette date, les voitures qui dépassaient une certaine norme [qui a changé avec le temps] n'étaient pas autorisées à sortir. Il était cependant possible avant cette date d'emporter les voitures hors de l'enceinte de la centrale sans aucune inspection. A l'époque du tsunami, il y avait 755 employés de TEPCO et 5660 employés de sociétés affiliées. TEPCO n'a pas gardé trace du nombre de voitures garées à l'intérieur de l'enceinte à ce moment-là ni du nombre de voitures qui ont été emportées à l'extérieur après l'accident. 
 
Le mécanicien d'un garage de la préfecture de Fukushima dit qu'un employé de TEPCO lui a demandé de repeindre sa voiture en juin de cette année et il est en colère. ''279 microsieverts/h ont été mesurés près des balais d'essuie-glaces. Comment peut-on permettre de faire sortir une voiture de la centrale ?'' a-t-il dit en montrant au journaliste une photo prise quand il a mesuré la radioactivité. Si quelqu'un est exposé à cette radioactivité 12 minutes par jour, l'exposition annuelle cumulée dépasse 20 millisieverts qui est la norme que le gouvernement national utilise pour inciter les habitants à évacuer.



12 minutes par jour ? En conduisant pour aller au travail (à la centrale) et à la maison (le J-Village à 20 km), cela fait nettement plus d'une heure par jour. Au lieu de 20 millisieverts, l'ouvrier se prend 100 millisieverts en un an, rien qu'en conduisant sa voiture.

Le refroidissement de la piscine de combustible usagé du réacteur 3 stoppera jusqu'au 4 janvier 2012

Pause vacances pour la piscine du réacteur 3. (ou plutôt pour les ouvriers qui doivent s'occuper du système de refroidissement.)

Du Mainichi Shinbun (31 décembre) :

TEPCO a annoncé le 30 décembre que le refroidissement de la piscine de combustible usagé du réacteur 3 cessera jusqu'au 4 janvier à cause d'un filtre obstrué. Selon TEPCO, la température de la piscine est d'environ 13°C, et il n'y a pas de besoin immédiat d'ouvriers [pour nettoyer le filtre]. Le nettoyage du filtre sera effectué après le 4 janvier.

A 13h42 le 30 décembre, la température de la piscine est de 13,1°C. Si le refroidissement s'arrête, la température augmente de 5 à 6 degrés par jour. La régulation de sécurité spécifie que la piscine soit conservée à 65°C au maximum. TEPCO s'attend à ce que la température augmente jusqu'à 40°C environ, mais le refroidissement reprendra n'importe quand si nécessaire.

La TV japonaise diffuse toujours la première semaine d'une nouvelle année des émissions débiles. Je me demande ce qu'il en sera en 2012.

vendredi 30 décembre 2011

L'image du jour

Non, ce n'est pas de la neige, c'est de l'écume de mer...près de Blackpool en Grande-Bretagne mercredi dernier.

Pourquoi la fin définitive du franc va rapporter 500 millions à l'Etat

DECRYPTAGE L'euro fête ses 10 ans. Et cet anniversaire va de pair avec la démonétisation complète de tous les billets de l'ancienne devise nationale. Après le 17 février 2012, ces milliards de vieux francs perdront toute valeur puisqu'ils ne seront plus échangeables. Au grand bonheur de Bercy.

Triste anniversaire pour l’euro. En ces temps de crise économique et budgétaire, peu d’entre nous sortirons les cotillons pour fêter les dix ans de l’arrivée des pièces et billets en euros dans leur portefeuille. En revanche, du côté de Bercy, les crânes d’œuf du Budget se frottent les mains : ils s’apprêtent, d’ici un mois et demi, à mettre discrètement la main sur 500 millions d’euros. Un joli pactole lié à la fin définitive des billets en francs, qui ne seront plus repris par la Banque de France à partir du 18 février 2012. Explications.

Si l’euro est entré en circulation le 1er janvier 2002, les pièces et billets en francs ont continué à être acceptés par les commerçants jusqu’au 17 février 2002. A l’époque, l’Etat avait fixé un délai supplémentaire aux particuliers pour restituer leurs francs à la Banque de France : trois ans pour les pièces et dix ans pour les billets.

Fouillez bien sous vos matelas ou au fond de vos tiroirs, les coupures pouvant encore être échangées d’ici le 17 février sont les suivantes : le "20 francs" (à l’effigie de Claude Debussy), le "50 francs" (Antoine de Saint-Exupéry), le "100 francs" (Paul Cézanne), le "200 francs" (Gustave Eiffel) et le "500 francs" (Pierre et Marie Curie).

Au-delà de cette date fatidique, ces billets auront perdu toute valeur… mais ils resteront inscrits à l’actif du bilan de la Banque de France. C’est ce que l’on appelle, dans le jargon des finances publiques, le "culot d’émission". Pour annuler cette créance, la Banque de France est donc tenue de rembourser immédiatement cette somme à l’Etat.

Ces anciens francs représentent l'équivalent de 600 millions d'euros

Selon les documents budgétaires officiels, il restait encore en circulation, à la mi-août 2011, pour 785 millions d’euros de billets en francs, pour la plupart perdus ou conservés en souvenir. Aujourd’hui, la Banque de France assure qu’il y en aurait encore pour 600 millions d'euros. Mais l’estimation du culot reste particulièrement "malaisée" selon le rapporteur du budget, le député Gilles Carrez.

Quoiqu’il en soit, Bercy s’est mis d’accord avec la banque centrale, qui avait déjà versé deux acomptes en 2003 (120 millions d'euros) et en 2005 (80 millions d'euros), pour un dernier règlement de 500 millions d'euros. Une cagnotte appréciable qui figure déjà dans le budget 2012 en tant que "recette accidentelle".

Une manne providentielle

Cela tombe d’autant mieux pour Bercy que le dividende traditionnellement versé par la Banque de France à l’Etat actionnaire devrait être divisé par deux cette année : de 1,6 milliard d’euros en 2011, il passerait à 850 millions en 2012. Selon Gilles Carrez, la Banque de France serait, en effet, contrainte de mettre une part plus importante de ses bénéfices en réserve pour financer les rachats de titres de dettes publiques sur le marché, rendus nécessaires par la crise budgétaire de la zone euro.

SOURCE

http://www.challenges.fr/economie/20111230.CHA8670/pourquoi-la-fin-definitive-du-franc-va-rapporter-500-millions-a-l-etat.html?google_editors_picks=true

Menu de réveillon

Pour les cuisiniers (ères) qui n'auraient pas d'idées de menu pour le réveillon de demain soir et qui voudraient étonner leurs invités (ça pour les étonner, pas de problèmes, pour ce qui est de manger, ce sera une autre paire de manches).

La cuisine chinoise traditionnelle (je vous mets les légendes, pour que vous saliviez à l'avance).
Bon, moi je m'en fous, je ne mange pas de viande, je ferai la merveilleuse recette des pommes de terre au lait de coco, découverte en octobre...

Étoiles de mer à l'huile de requin

Poitrines de faucon saisies, couleuvres de rivière, vers à soie frits

Foie de chien avec des légumes

Poumons de chèvre aux piments

Ragout de viscères de vache et de cheval

Vers à soie, scorpions noirs, cafards grillés, grillons frits

Brochettes de petits lézards entourés d’œufs

Soupes de cervelle de chien

Huîtres, calmars et épaules d'iguane

Lézards et cafards divers

Lézards, grillons et cafards de fumier

Hippocampes grillés

Marée noire du Golfe du Mexique, BP et Halliburton se renvoient la balle

Je reviens sur cet horrible drame écologique d'avril 2010, totalement oublié par les médias, mais qui sera de nouveau d'actualité en février prochain, lors du procès. On peut voir qu'à l'image de TEPCO, BP et Halliburton sont aussi champions pour raconter ce qu'ils veulent et dissimuler, dès qu'une histoire de gros sous est en jeu. D'autant que j'ai lu qu'il y aurait encore des fuites de pétrole au Macondo.

Bonjour les karmas...

BP déclare que du ciment de mauvaise qualité utilisé par Halliburton a causé la catastrophe de la marée noire du Golfe du Mexique

(NaturalNews) Une Cour fédérale va bientôt expertiser les dommages et désigner les responsables de l'immense catastrophe de la marée noire du Deepwater Horizon qui a déversé des centaines de millions de litres de pétrole brut dans le Golfe du Mexique et tué 11 personnes en avril 2010. Et BP, qui a le plus subi ce qui est rapidement devenu le plus grand désastre maritime de l'histoire américaine, dit aujourd'hui que l'entreprise Halliburton est responsable, tout du moins en partie, parce que la société aurait utilisé une variété de ciment défectueux dans un forage raté.

Le Christian Science-Monitor (CSM) rapporte que BP demande au juge fédéral nommé pour le procès à venir de prendre en considération le rôle supposé d'Halliburton dans la catastrophe. BP déclare que les propres documents d'Halliburton confirment que la société a ''intentionnellement'' détruit la preuve qui aurait prouvé que le ciment utilisé sur le forage Macondo était défectueux, et c'est ce qu'il veut mettre en avant au procès pour se défiler.

BP présente une requête auprès du juge américain Carl Barbier de la Nouvelle-Orléans, Louisiane, qui préside le litige associé à la marée noire, pour sanctionner Halliburton et décréter que son ciment défectueux était ''instable''. BP demande également que le Juge Barbier embauche des experts étrangers pour dénicher les modèles informatisés et autres preuves accusatrices déclarés simplement ''disparus'' par Halliburton.

''BP a aujourd'hui appris la raison de l'intransigeance d'Halliburton. Halliburton a détruit les résultats des tests pratiques sur les composants et il a, au mieux, perdu les modélisations informatisées,'' a écrit BP dans ses documents.'' Encore plus flagrant, Halliburton a détruit intentionnellement la preuve concernant ses tests de ciment, en partie parce qu'il voulait éliminer tout risque d'une preuve qui serait utilisée contre lui au procès.''

Mais Halliburton nie les allégations et dit que BP a fait preuve de ''fraude et diffamation'', selon le CSM. La porte-paroles d'Halliburton Beverly Stafford dit que les allégations sont ''sans fondement'' et que sa société les contestera au tribunal quand l'affaire sera enfin entendue, ce qui se produira en février.

L'ensemble du litige associé à la catastrophe représente des dizaines de milliards de dollars, ce qui explique pourquoi les deux sociétés essaient d'échapper à leurs responsabilités. Anadarko Petroleum Corp., qui possède cependant 25% du puits a déjà donné son accord pour payer à BP 4 milliards de dollars pour participation aux dommages – mais ce n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan dans le recouvrement des nombreux autres milliards qui seront fixés à la suite du procès.

Japon, 30 décembre

Ultraman souffre toujours beaucoup de sa sciatique, qui proviendrait selon lui des longues heures quotidiennes de station assise devant son écran depuis le 11 mars. Il demande dans un article hors sujet des conseils divers pour estomper la douleur. Je compatis...
Une autre fuite à la centrale, sauvée (probablement) par du ruban adhésif

Maintenant que l'accident est officiellement ''terminé'', la centrale prend des airs d'endroit déserté, abandonné où une maintenance occasionnelle est faite à l'aide du tout-puissant ruban adhésif. (je n'ai rien contre le ruban adhésif)

Un ouvrier de TEPCO a trouvé une fuite sur un tuyau de Kanaflex près de l'installation d'osmose inverse (qui fait partie du procédé de désalinisation) pendant une inspection de routine dans le coin. L'eau n'était pas radioactive, car c'était de l'eau filtrée provenant de la rivière voisine que TEPCO mélange avec l'eau traitée avant d'être réinjectée dans les réacteurs pour les refroidir. La fuite a été bouchée avec du ruban adhésif, mais la fuite n'a pas cessé complètement (une goutte toutes les deux minutes, selon le communiqué de presse de TEPCO du 29 décembre). TEPCO prévoit de remplacer le tuyau.(Je l'espère)





On dirait un trou d'aiguille. En passant, il y a apparemment un certain nombre de trous d'aiguilles sur toute la longueur des tuyaux qui composent le système d'injection d'eau. Certains dûs à un problème de qualité, mais de nombreux autres sont dûs à une mauvaise herbe. (Imperata cylindrica L., Imperata cylindrica, appelée Japanese Blood Grass (herbe de sang japonaise), Baron Rouge, impérata cylindrique, paille de dys ou encore paillote, est une espèce de vivace herbacée de la famille des Poaceae, WIKI )
L'herbe est passée à travers les tuyaux de Kanaflex pendant sa pousse d'été ; maintenant c'est l'hiver et les plantes se sont desséchées et sont mortes, en débouchant les trous qu'elles avaient fait et causant de petites fuites un peu partout. Une plante robuste.
Je suppose que la NISA et TEPCO n'avaient pas imaginé ça. 


Un rapport d'une organisation météorologique mondiale parle d'une deuxième explosion du réacteur 3 le 15 mars

Le rapport a été écrit par le CRSM de Pékin.

CRSM veut dire ''Centre régional spécialisé en météorologie'', et il y en a 8 autour du monde. Les CRSM fonctionnent sous l'égide de l'Organisation Mondiale de la Météorologie (OMM) et sont ''prêts en tout temps à fournir des simulations informatisées hautement spécialisées qui prédisent à long terme un mouvement de radioactivité dans l'atmosphère''. Pour plus d'infos, allez sur la page de l'OMM. (http://www.wmo.int/pages/prog/www/DPFSERA/EmergencyResp.html)

Un rapport spécifique, intitulé ''Rapport sommaire du CRSM de Pékin sur la réponse d'urgence concernant l'accident nucléaire de Fukushima'', a été présenté à l'équipe d'experts de CBS sur les activités de réponse d'urgence nucléaire à Vienne en Autriche entre le 31 octobre et le 4 novembre. Dans ce rapport, en page 8, CRSM Pékin dit :

Le 15 mars, une explosion a été entendue dans l'unité 2 qui a endommagé le système de dépressurisation, entraînant des fuites d'eau de refroidissement radioactive. Peu de temps après, l'unité 4 a été endommagée par une explosion et une grande quantité de matériaux radioactifs a été relâchée dans l'atmosphère. A 11 h (heure standard du Japon) le 15 mars, l'unité 3 ''explora''une deuxième fois (en anglais, ce devrait être le mot ''explosed'', avec un ''s'', mais il y a une faute malencontreuse de frappe qui a donné le mot ''explored'', qui signifie, comme on s'en doute, exploré). A ce moment-là, en raison des vents d'est et des précipitations à et autour de Fukushima, des zones environnantes incluant Tokyo, Nagano, Sendai et autres endroits ont détecté une forte radioactivité, qui concordaient bien avec les résultats de simulation.

Dans le texte, ''explored'' est bien ''exploded'' (explosé). TEPCO ne répertorie qu'un seul événement explosif pour l'unité 3, et cela le 14 mars à 11h01. Où CRSM Pékin a-t-il obtenu les données d'une double explosion du réacteur 3 ? En regardant les pages 2 à 10 du rapport, une demande de l'AIEA pour des données sur l'accident de Fukushima est partie au CRSM Obninsk (Russie), au CRSM Tokyo (Japon) et au CRSM d'autres pays asiatiques mais c'est le CRSM de Pékin qui a pris en charge la synthèse des déclarations.

A la page 2 :
En 2011, le CRSM de Pékin pour la Réponse Environnementale d'Urgence (REU) en Asie, qui est chargé d'organiser les activités d'urgence au sein des CRSM de Pékin, Tokyo et Obninsk et de composer une synthèse des déclarations des REU.

En d'autres mots, la mention d'une deuxième explosion dans le réacteur 3 le 15 mars a dû être faite après consultation du CRSM Tokyo.

Il semble sûr qu'il y a une foule de choses que le gouvernement japonais et TEPCO n'ont pas dit à nous autres gens peu importants.

(Trouvé sur enenews)






Une voiture radioactive émettant plus de 30 microsieverts/h à Musashino en Tokyo a été renvoyée à Fukushima

Le propriétaire de la voiture l'a eue par un ami en juillet et la voiture venait (devinez où) du rayon des 20 km de la ''zone interdite'' de la préfecture de Fukushima.

La ''zone interdite'' de 20 km l'a été officiellement jusqu'en juin et les habitants n'ont pas été autorisés à utiliser leur propre voiture jusqu'à septembre. Officieusement, il y a eu des ''rumeurs'' (i.e. non rapporté dans les médias) pendant l'été comme quoi des gens auraient été embauchés pour aller récupérer des véhicules dans la zone des 20 km. Il y a eu également des ''rumeurs'' de morts soudaines chez des gens qui faisaient exactement cela. L'existence de cette voiture à Musashino est une preuve que ces rapports ont pu être véridiques.

La voiture émettait plus de 30 microsieverts/h de radioactivité sur la calandre et dans le moteur. Dans le périmètre du parking à 1 mètre du sol, la radioactivité de l'air était de 3 microsieverts/h. A en juger de la manière dont la ville a astucieusement présenté la nouvelle, leur dosimètre ne pouvait dépasser les 30 microsieverts/h et le vrai niveau de radioactivité pouvait être bien supérieur.

C'est le 21 décembre qu'un citoyen a finalement alerté la ville pour cette radioactivité sur les roues.

Communiqué du site web de la ville de Musashino :
A propos de l'automobile du parking de Nakacho 2-chome, un habitant nous a signalé le 21 décembre une forte radioactivité. Nous avons mesuré le niveau de radioactivité et confirmé qu'il était élevé. Nous avons donc répondu de la manière suivante :
Nous avons confirmé une radioactivité et avec l'aide de la police municipale de Musashino avons barré la zone après l'avoir sécurisée.
Puis nous avons demandé conseil au gouvernement métropolitain de Tokyo et au gouvernement national. En attendant la réponse, nous avons déplacé la voiture dans le parking souterrain de la mairie, et avons interdit son accès.
Nous avons demandé une assistance pour la décontamination au quartier général pour la réponse aux catastrophes nucléaires du bureau du premier ministre. Comme la radioactivité du véhicule dépassait 30 microsieverts/h, il a été décidé approprié de renvoyer la voiture dans la ''zone interdite'' de la préfecture de Fukushima.
Le matin du 22 décembre, le bureau du premier ministre et TEPCO transporteront le véhicule dans la préfecture de Fukushima et feront une décontamination et une mesure de radioactivité. Si la radioactivité ne descend pas en dessous d'un certain seuil, la voiture ne pourra quitter la ''zone interdite''.
Le propriétaire de la voiture est un habitant de la ville qui dit l'avoir reçue d'un ami en juillet. Il s'est révélé que la voiture circulait dans la ''zone interdite'' avant et après l'accident de la centrale.

Après enlèvement du véhicule, le niveau de radioactivité du voisinage a confirmé être redescendu sous la limite imposée par la ville (0,23 microsievert/h).
Niveaux de radioactivité (à partir du tableau du site) :
  • Périmètre du parking à 5 cm du sol : 2,60 microsieverts/h
  • Périmètre du parking à 1 mètre du sol : 3,08 microsieverts/h
  • Véhicule, calandre : plus de 30 microsieverts/h
  • Véhicule, à l'intérieur du moteur : plus de 30 microsieverts/h
  • A 7 mètres de la voiture en direction du nord et du sud à 1 mètre du sol : entre 0,19 et 0,23 microsievert/h

Après enlèvement du véhicule, les niveaux de radioactivité du parking sont descendus à 0,11 microsievert/h, norme post-Fukushima, si je puis dire.

Il semblerait qu'il y a une école maternelle à 3 minutes à pied de ce parking privé, qui coûte environ 320 $US par mois de loyer pour un emplacement. Cette voiture a séjourné dans ce parking, a circulé partout en ville et peut-être au-delà, pendant 6 mois. Cela aurait continué sans le rapport d'un habitant armé de son dosimètre.


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Traduit hier soir une autre info venant de Australian.com :


TEPCO dit que les retombées de Fukushima ne lui appartiennent plus

Rick Wallace, correspondant à Tokyo de The Australian

La palme du culot revient à Tokyo Electric Power qui déclare que les isotopes radioactifs qui ont été éjectés de la centrale de Fukushima en mars ne lui appartiennent plus.
Au cours de la défense d'un procès fait par un club de golf de la préfecture de Fukushima, les avocats ont dit que le césium radioactif qui a contaminé le parcours de golf et les greens était le problème du club. L'exploitant a pris une ligne de défense similaire vis à vis des propriétaires d'auberges et de spas (saunas).

Les juristes de TEPCO ont joué la carte du principe de nullité pour argumenter que les émissions échappées après le tsunami et le séisme ayant entraîné une fusion n'étaient plus de sa responsabilité. ''Les matériaux radioactifs (comme le césium) qui se sont répandus et sont retombés de la centrale appartiennent aux propriétaires individuels, et non à TEPCO'', a dit l'exploitant au palais de justice de Tokyo.

Le responsable en chef du prestigieux parcours de golf, Tsutomo Yamane, a dit à l'Australian que lui et son équipe étaient sidérés :''Je ne pouvais en croire mes oreilles. J'ai dit à mes employés, 'TEPCO dit que la radioactivité ne lui appartient pas' et ils ont dit 'Je te demande pardon ?'

Le tribunal a rejeté l'argument de TEPCO, mais a décrété que c'était la responsabilité des gouvernements locaux, préfectoraux et nationaux d'opérer le nettoiement.
L'affaire – et la demande du golf pour les coûts de nettoyage d'un montant de 160 millions de dollars – ont été renvoyés à la Haute Cour avec la crainte que la décision de justice ne puisse engendrer une banqueroute des gouvernements.

Yamane a dit qu'avant la catastrophe, le golf, à environ 45 km de la centrale était considéré comme l'un des parcours les plus prisés de la région et s'enorgueillissait d'environ 30.000 joueurs par an.

Il a dit que le parcours était inondé des retombées de l'accident et que certains endroits montraient des mesures presque du double des critères d'évacuation de 20 millisieverts par an imposés par le gouvernement japonais pour les régions autour de la centrale.

''La plus forte radioactivité mesurée sur le parcours a été de 51 microsieverts par heure (dans un fossé). Nous sommes de plus en plus inquiets de la quantité de césium sur le sol.''

''Une équipe est restée travailler jusqu'à fin septembre pour entretenir le parcours, mais sur le conseil du gouvernement préfectoral nous avons dû lui demander de partir.''




Le club a pris un avocat après avoir été trompé par le département des indemnisations de TEPCO. M. Yamane a dit que TEPCO se servait déjà du jugement du tribunal comme un bélier légal pour parer à des poursuites judiciaires d'autres parcours de golf dans la préfecture de Fukushima.
''Je me demande ce qu'il en est du Japon aujourd'hui'', a dit M. Yamane. ''TEPCO n'arrêtait pas de dire que l'énergie nucléaire est sans danger et qu'il continuerait à construire des centrales au Japon.
''Si c'était vrai, le genre de problème que nous voyons aujourd'hui n'aurait jamais dû arriver.''

jeudi 29 décembre 2011

Une méthode radicale!

Ce n'est pas une demi mesure!

(on dit bien d'ailleurs que les demi-mesures ne donnent rien)

Je ne sais pas si j'aurais osé!

Des excréments de cochons pour chasser des adolescents fauteurs de trouble

Une commune anglaise a choisi une méthode radicale contre les rassemblements de jeunes importunant le voisinage: l'épandage d'excréments de cochons.

La mairie de Middlesbrough, ville du nord-est de l'Angleterre, a décidé d'agir après avoir reçu des plaintes de la part des résidents d'un lotissement, ulcérés par la présence de groupes d'adolescents consommant drogue et alcool dans une zone boisée voisine.

Des agents de la mairie ont élagué des arbres, afin de rendre les jeunes plus visibles, avant de déverser une épaisse couche d'excréments de cochon, qui s'est révélée d'une efficacité redoutable pour chasser les indésirables.

"Une inspection a révélé que les lieux étaient utilisés pour la consommation d'alcool et de drogue, puisque du matériel tel que des 'bongs' (pipes à eau utilisées pour fumer des drogues) a été retrouvé", a indiqué un porte-parole de la mairie de Middlesbrough, ajoutant que les habitants préféraient encore la "légère odeur" du fumier aux désagréments liés à la présence des jeunes

SOURCE

http://www.lamontagne.fr/france-monde/actualites/societe/insolite/2011/12/28/des-excrements-de-cochons-pour-chasser-des-adolescents-fauteurs-de-trouble-140626.html