Bistro Bar Blog

vendredi 30 septembre 2011

Le chat à deux têtes le plus vieux du monde


Le chat à deux têtes le plus vieux - Record du... par Spi0n


Un chat charmant à... deux têtes

Ce chat à deux visages vient d'entrer dans le Guinness Book des records 2012 en fêtant ses 12 ans, précise Lematin.ch.

Victime d'une malformation, il possède deux visages, deux bouches, deux nez, mais une seule tête (les deux faces réagissent de la même manière).

"Franck et Louie" a soufflé ses douze bougies le 8 septembre.
Sa propriétaire l'a sauvé de la piqure finale lorsque l'éleveur s'est présenté, très peu de temps après sa naissance, dans le cabinet vétérinaire où elle travaillait.
La différence peut aussi exister...même si elle dérange.
Longue vie à «Franck et Louie» !

SOURCE

Bel acte d'amour de la part de cette femme et par ailleurs le chat est magnifique.

"Survivre à l'effondrement économique"


Piero San Giorgio est suisse. Son livre "Survivre à l'effondrement économique, manuel pratique" sort le 15 octobre (éditions Scriptoblog, retour aux sources)
Voici la présentation de son livre, comme présenté sur son site :


Les problèmes auxquels le monde va devoir faire face dans les dix prochaines années sont considérables : surpopulation, pénurie de pétrole et de matières premières, dérèglements climatiques, baisse de la production de nourriture, tarissement de l’eau potable, mondialisation débridée, dettes colossales, immigration massive, violences urbaines, révoltes, révolutions, guerres

La convergence de tous ces problèmes entraînera  un effondrement économique massif et global qui ne laissera personne, riche ou pauvre, indemne. Comment se préparer ? Comment survivre à ces prochaines années de grands changements qui seront à la fois soudains, rapides et violents ?

Êtes-vous prêts ?


Ce que pense du livre l'essayiste Michel Drac :

"On peut être d'accord ou pas avec Piero. Mais on est bien obligé de constater que s'il a tort et qu'on a tort avec lui, on s'est fatigué pour rien; alors que s'il a raison et qu'on lui a donné tort, on est mort. Dans ces conditions, on est un peu obligé de lui donner raison, dès lors que son scénario apparaît plausible. Or, plausible, il l'est. Et donc... "


Il a donné une interview le 27 septembre à la radio québécoise. Dans cet entretien de 55 minutes, il expose les raisons pour lesquelles il est convaincu que notre modèle de société devra bientôt subir bien plus qu'une crise, un effondrement majeur. Il donne ensuite des indications sur la façon de s'y préparer et nous organiser pour y faire face. 

Sur son SITE il donne une liste de survie d'urgence.

Voici l'interview que je vous conseille d'écouter (uniquement audio) :


Piero San Giorgio "Survivre à l'effondrement... par Hieronymus20

Japon, 30 septembre

Mainichi Daily News


Aucune donnée n'existe sur la résistance aux séismes de 102 observatoires de tsunamis

TOKYO (Kyodo) – Une enquête du bureau des audits japonais a révélé que l'agence météorologique du Japon n'a aucune donnée sur la résistance aux séismes de plus de 100 observatoires de tsunamis installés à travers le Japon, a révélé jeudi une source familière de la question.
Le bureau fera appel à l'agence pour contrôler la résistance aux séismes des observatoires de manière à pouvoir jouer leur rôle en cas de séisme massif, a dit la source.
Il y a un total de plus de 170 observatoires au Japon, y compris les 102 stations installées par l'agence météo et celles mises en place par le ministère de l'environnement et autres organisations. Six d'entre eux ont été soit emportés ou rendus inopérables par le séisme et le tsunami de mars.
Le bureau d'audit a examiné les observatoires installés par l'agence, dont 78 utilisent des capteurs hydrauliques pour la mesure des tsunamis à grande échelle et 24 qui observent les raz de marée par des appareillages sonores et radio. Il a découvert que l'agence n'a pas de données indiquant si les bâtiments et les installations autour, comme les parois des quais, étaient aptes à survivre aux forts séismes.
Les 102 observatoires ont été construits pour un coût total de 530 millions de yens.
Les observatoires devraient être consolidés ou déplacés s'ils ne sont pas suffisamment résistants aux séismes, a dit un officiel du bureau des audits.
L'agence météorologique japonaise a décliné tout commentaire.

(Mainichi Japan) September 30, 2011


Fukushima Diary

Nouvelles non confirmées d'un incendie au réacteur 4 suite à un tremblement de terre. (cela ressemble plus à un puissant projecteur et TEPCO ne pourrait pas cacher un tel événement longtemps)

Youtube semblant avoir des problèmes, je mets le LIEN


jeudi 29 septembre 2011

Insolites photos



















Chris Busby sur Fukushima


Voilà quelqu'un d'autre au grand coeur qui prend les choses en main pour sauver au mieux les petits japonais.

Vidéo traduite par Chantalouette.

La dissimulation par l'industrie nucléaire de la radioactivité massive de Fukushima





LE 22 SEPTEMBRE 2011

S’il vous plaît, enregistrez et partagez avec tous !
Informations vitales essentielles sur le Japon et Fukushima

La catastrophe de Fukushima est probablement la pire catastrophe nucléaire de l’histoire humaine, certainement pire que Tchernobyl.

La contamination est allée jusqu’à Tokyo, je l’ai mesurée dans les filtres à air de voitures, pour certains au sud de Tokyo et beaucoup d'autres à 100 Km de Fukushima et ils contenaient une très forte radioactivité, de grandes quantités de Césium 134 et 137.

Alors nous pouvons conclure sans aucun doute que la zone jusqu’à 200km autour du site de la catastrophe a été sérieusement contaminée avec des radionucléides. Maintenant, si les voitures « respirent » ce matériel, les gens aussi et les enfants aussi. Alors les enfants seront contaminés par la radioactivité. Nous avons récemment entendu que le gouvernement Japonais a fait des comptages corporels totaux, c'est-à-dire qu'ils mettent les gens dans un appareil pour voir ce qu’ils ont comme Césium à l’intérieur d’eux et apparemment les niveaux de Césium sont suffisamment bas pour qu’ils voient qu’il n’y a pas de problème, qu’il n’y aura pas d’augmentation dans les problèmes de santé.

En même temps nous entendons , ou j’entends des rapports du Japon, provenant de mères d’enfants qui montrent tous les signes de contamination au Césium, aussi trouvé par mon collègue le Professeur Youry Bendachevsky après Tchernobyl dans la zone de Biélorussie avec le Césium 137. Ce qui est arrivé là-bas c’est que c’est allé dans le muscle cardiaque et a provoqué des difficultés de conduction et détruit les muscles cardiaques, alors les enfants de Biélorussie souffraient d’attaques cardiaques et d’arythmie, çà c’est quand le cœur ne bat pas correctement. Et bien sûr, plus tard dans la vie, ils meurent de maladies cardiaques parce que les cellules cardiaques ne se répliquent pas (la réplication se fait au rythme de 1% par an) alors pendant ce laps de temps il n’y a pas de remplacement pour les cellules cardiaques des enfants.

Alors nous avons deux points de vue différents ici :

Le point de vue du gouvernement Japonais qui ignore cela et fait des mesures superficielles pour le Césium dans le corps des gens et des enfants et disant que la concentration n’est pas suffisante pour causer des problèmes. Bien sûr ceci est une dispute qui continue comme un match de tennis, d’un bord à l’autre.
Les scientifiques indépendants disent qu’il y a un problème.
Le gouvernement et les scientifiques pro-nucléaires disent qu’il n’y a pas de problème.

Bien sur le vrai problème est que nous devons faire quelque chose à ce sujet.
Je suis un père : j’ai 7 enfants et 11 petits enfants et je ne peux pas rester là et laisser çà continuer comme un stupide match de tennis entre nous et les scientifiques pro-nucléaires qui veulent sauver l’industrie de l’effondrement.
Et pendant ce temps les enfants sont de plus en plus malades et le niveau de radiations absorbées et faisant des dégâts dans leur corps augmente, ce qui aura comme conséquences qu’ils vont être malades et mourir de cancer, de maladies cardiaques et de toutes sortes de maladies qui ont toutes été découvertes après Tchernobyl.

Ce n’est pas comme si c’était quelque chose de nouveau, nous savons ce qui va arriver, nous savons absolument ce qui va arriver ! Nous avons examiné attentivement les conséquences sur la santé des gens qui sont censés avoir les mêmes radionucléides qu’après l’accident de Tchernobyl et dans les mêmes quantités. Pas autant de personnes, en fait, c’est pour çà que le désastre de Fukushima est bien pire.

C’est pour cela que j’ai décidé de faire quelque chose et j’ai été contacté par des gens au Japon, qui ont dit ''que peut-on faire ?''
Alors au lieu de juste se lamenter là-dessus, nous avons décidé de faire quelque chose.
Maintenant, il y a des choses que nous pouvons faire et la première, c’est de mesurer les radionucléides nous-mêmes, parce que franchement, nous ne croyons pas ce que raconte le gouvernement Japonais. Nous ne pensons pas qu’ils ont raison, je veux dire que j’ai mesuré plus de radioactivité dans le filtre à air d’une voiture qu’ils en ont mesuré sur un enfant, et la voiture « respire » le même air ! Alors je ne crois vraiment pas ce qu’ils racontent, çà c’est le premier point.
Alors nous avons besoin de faire des mesures indépendantes et deuxièmement nous avons besoin de tenter de faire quelque chose à ce sujet, pour ces enfants qui sont contaminés.

Il y a deux choses que nous pouvons faire. Nous pouvons les éloigner de la zone de contamination et les mettre quelque part qui est raisonnablement en sécurité, mais cela nous conduit à un autre problème, parce que ce qui arrive maintenant me dit-on, est que le gouvernement Japonais fait amener par camions du matériel radioactif de la zone de désastre de Fukushima qui est contaminée, partout au Japon et même au sud du Japon.
Nous recevons des informations disant que du matériel radioactif est apporté dans le sud du Japon pour y être brûlé.(exact, voir EX-SKF du 29 septembre)
Alors, quelle raison possible pourrait-il y avoir pour amener ce matériel et le brûler aussi loin ?
Je vais vous dire la raison, c’est très simple et plutôt sinistre et horrifiant. La raison est celle-ci : quand éventuellement les enfants commenceront à mourir de leucémie, de maladies cardiaques, ou autre, les parents vont vouloir aller au tribunal, ils vont vouloir demander des dommages et intérêts au gouvernement Japonais, et pour faire cela , il faudra qu’ils puissent dire que les enfants ont été contaminés et qu’ils ont de forts taux de cancer, mais bien sûr la seule façon pour eux de dire cela, c’est d’avoir un groupe de contrôle (groupe témoin) dans une zone qui n’a pas été contaminée, par exemple le sud du Japon. Alors je crois que le projet d’amener ce matériel et de le brûler dans toutes les régions du Japon , est de détruire tout le Japon et d’augmenter le taux de cancer, partout au Japon, et alors il n’y aura PAS DE GROUPE TEMOIN, auquel comparer les enfants de la zone de Fukushima, alors çà c’est un point. Alors nous voulons amener les enfants loin de toutes façons, vers une zone de sécurité, c’est ce que nous voulons faire. Et la deuxième chose, que nous pouvons faire et elle est tout aussi importante, est que nous pouvons bloquer le matériel radioactif, nous pouvons tenter de bloquer l’absorption du Césium, du Strontium 90, du Plutonium et de toutes les autres substances qui comme par hasard ne sont pas mesurées.

(Il s'arrête un peu de parler car un train passe)

Je suis assis dans une aire de jeux en Suède, à Stockholm, et j’ai décidé de vous parler d’ici, car il y a un niveau significatif de radioactivité aussi, dans la mer baltique, je l’ai mesurée moi-même, mais c’est une autre question.

Alors la deuxième chose que nous pouvons faire, c’est de tenter de bloquer l’absorption de radioactivité dans le corps de l’enfant. Maintenant nous savons que nous pouvons faire cela avec de l’iode, car l’iode peut aller à la glande thyroïde. L’iode stable ou qui est censée l’être, le gouvernement Japonais n’en a pas donné, elle empêche l’iode radioactif de se fixer sur les mêmes récepteurs. Nous pouvons faire la même chose avec d’autres radionucléides, pour l’Uranium, le Plutonium, et le Strontium 90 qui sont les plus importants et tous n’ont pas été mesurés (par le gouvernement) et nous avons mesuré avec les compteurs corporels, parce qu’il y a des émissions alpha et des émissions béta. Nous pouvons bloquer cette liaison à l’ADN en donnant de grandes quantités de Calcium et de Magnésium qui se lient à l’ADN et empêchent le Strontium 90 et l’Uranium de se lier à l’ADN, alors c’est une chose que les enfants peuvent faire. Ils peuvent prendre un comprimé tous les jours de Calcium stable. Nous allons produire ces comprimés qui contiennent plusieurs formes de Calcium, que nous fournirons aux parents à leur prix de revient et ils prendront les comprimés pour bloquer la fixation de ces substances et nous travaillons aussi sur un autre comprimé pour bloquer la fixation du Césium137.

Maintenant pour faire ceci nous avons monté une organisation au Japon appelée « la Fondation Christopher Busby pour les enfants de Fukushima » et il y a un site web tout en japonais, fait par un de mes collègues là-bas qui m’avait contacté, James Grand. En plus de çela, nous allons acheter un grand nombre d’appareils sophistiqués , provenant d’Europe et d’Ukraine et nous allons les donner aux parents pour qu’ils puissent mesurer le taux de radiations dans la nourriture. Nous allons monter un laboratoire au Japon pour que les gens puissent nous apporter les substances et découvrir la vérité sur la concentration en radiations et nucléides. Voilà donc ce que nous allons faire et nous aimerions que vous puissiez nous aider de quelque façon. C'est une opération pour aider les enfants de Fukushima car nous ne pensons pas que le gouvernement japonais fasse quelque chose pour les sauver. Ils opérent pour sauver l'industrie nucléaire internationale mais pas la vie des enfants de Fukushima. Et c'est scandaleux.

Merci de m'avoir écouté.

Japon, 29 septembre, jour de la St Michel


De l'iode radioactif dans le lait à la préfecture de Miyagi

Mise à jour : maintenant, le site de la préfecture de Niigata dit que c'est du césium radioactif, et non de l'iode)

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La préfecture de Niigata a annoncé le 29 septembre le résultat de test pour les matériaux radioactifs dans le lait et les produits laitiers.

De l'iode-131 a été détecté dans le lait de la préfecture de Miyagi.

Selon le site du gouvernement préfectoral :

date du test : 28 septembre
produit : lait
endroit de production : préfecture de Miyagi
césium radioactif : non détecté
iode radioactif : 19,1 becquerels/kg

Souvenez-vous des détections dans de larges régions du Japon à la mi-août et début septembre d'iode-131 dans les boues d'épuration et rejetées pour la plupart du fait d'un ou deux malades dans chaque ville traité pour des maladies de la thyroïde ?

J'espère que la préfecture de Niigata va dire où à Miyagi, mais ces vaches laitières ont bien mangé ou bu quelque chose qui a été fraîchement contaminé avec de l'iode radioactif, et je ne pense pas que ce quelque chose était la boue d'épuration radioactive. 


Mise à jour pour l'hydrogène : c'était à 63% de concentration

et pas besoin de s'en faire, TEPCO va s'en occuper.

TEPCO dit aussi que comme il n'y a pas d'oxygène dans le tuyau qui conduit à l'enceinte de confinement du réacteur 1, il n'y a PAS DE DANGER d'explosion.

(Humm, ''il n'y a pas de danger d'explosion'', était ce qu'ils disaient aux pompiers et aux forces d'auto-défense juste avant l'explosion du réacteur 1, et ensuite avant celle du réacteur 3)

en regardant l'article de presse de TEPCO du 28 septembre, tout ce qu'ils feront sera d'essayer de chasser l'hydrogène du seul tuyau en injectant de l'azote par l'autre extrémité du tuyau. Ils doivent opérer sur la supposition que tout l'hydrogène du tuyau provient de l'enveloppe de zirconium et de son interaction avec l'eau, et non sur la récente radiolyse en cours, et une fois l'hydrogène expulsé, ce sera la fin de l'affaire.
L'idée semble être qu'aussi longtemps la valve MO11 est fermée, ils peuvent juste purger l'hydrogène du tuyau et ne pas s'inquiéter d'un apport frais, si c'était le cas, provenant de l'enceinte de confinement, et qu'ils sont libres de couper le tuyau pour leur système de gestion du gaz.
Il y a un mot pour cela en japonais, ''ba-atari-teki'', et on peut le traduire par ''ad hoc''. Le mot semble décrire la manière dont TEPCO a très bien géré la crise. (rappelez-vous le bain salé comme traceur). 

Le réacteur 2 de Fukushima a réalisé ''l'arrêt à froid''
et le Yomiuri Shinbun a monté ce diagramme extrêmement optimiste pour célébrer l'occasion. Il montre une partie du combustible fondu dans la chape du RPV et une partie de celui-ci au fond du RPV, les deux refroidis en-dessous de 100°C à l'intérieur du RPV, on le suppose.
Le Yomiuri dit :
TEPCO a annoncé le 28 septembre que la température au fond du réacteur 2 de la centrale était de 99,4 °C le 28 septembre à 17h. C'est la première fois depuis l'accident du 11 mars que la température y est tombée en-dessous de 100 degrés.
Maintenant une des deux conditions pour un ''arrêt à froid'' stable, ''une température en-dessous de 100°'' est remplie.
L'autre condition est de supprimer les matériaux radioactifs. Alors le gouvernement national fera une déclaration comme quoi l'accident de Fukshima est terminé, les habitants retourneront chez eux, et nous pouvons tous oublier l'accident comme s'il n'était jamais arrivé.
Le point rouge en bas à droite du RPV indique l'endroit où TEPCO a mesuré la température.
Peu importe que le soubassement du réacteur 2 soit noyé par de l'eau fortement contaminée. Pas besoin de le préciser, le RPV fuit et l'enceinte de confinement (puits à sec) fuit. Et nous savons que la chambre de suppression fuit après son explosion du 15 mars.

Le gouvernement métropolitain de Tokyo va accepter de brûler les débris de Tohoku et renouvelle ses efforts pour faire venir les Jeux Olympiques à Tokyo
Si je pensais que Yokohama était si lente à répondre aux inquiétudes des citoyens sur la contamination, je ne savais forcément pas ce que le gouvernement métropolitain de Tokyo pouvait faire.
Il ne l'a même pas dit aux citoyens.
D'abord, le gouvernement de Tokyo n'a dit à personne qu'ils démarraient en mai le déversement des cendres radioactives dans la décharge de la baie. Et maintenant sans se soucier de demander aux citoyens, à nouveau, il va faire apporter les débris de Tohoku qui sont supposés radioactifs et les brûler à Tokyo.

NHK News (29 septembre) :


Le gouvernement métropolitain de Tokyo a décidé d'apporter les débris de la catastrophe d'Iwate à Tokyo pour les brûler, et signera un accord avec le gouvernement préfectoral d'Iwate le 30 septembre.
Dans les zones de Tohoku affectées par la catastrophe, le volume de débris du tsunami est tout simplement trop importante pour que les municipalités puissent les gérer elles-mêmes. Le gouvernement national a fait une requête aux préfectures et municipalités non affectées de prendre les débris et de faire le traitement.
En réponse à la requête, le gouvernement de Tokyo a décidé d'accepter les débris de la préfecture d'Iwate pour deux ans et demi jusqu'en mars 2014, et signera un accord avec Iwate le 30 septembre.
Le gouvernement métropolitain de Tokyo fera des offres publiques pour décider des entreprises qui feront le traitement (incinération) des débris avant de bien accepter les débris de Miyako le mois prochain. Les débris arriveront à Tokyo dans des conteneurs par rail. Les matériaux radioactifs seront mesurés quand les débris seront chargés et au moment de l'incinération. Les cendres seront ensuite enterrées dans la décharge de Koto-ku.
Selon le gouvernement, la densité des matériaux radioactifs mesurés sur les débris et dans les cendres était inférieure aux normes nationales pour permettre leur incinération. En dehors de Tohoku, Tokyo sera le premier à accepter les débris. Le gouvernement de Tokyo prévoit d'accepter un total d'environ 500.000 tonnes de débris. Le bureau de l'environnement de la cité dit ''nous voulons contribuer à la restauration et à la reconstruction des régions affectées par la catastrophe.''

La décharge de Koto-ku est la même dans la baie de Tokyo que celle où le gouvernement métropolitain a déversé des cendres radioactives depuis mai.
Quant au niveau ''sans danger'' pour incinérer les cendres radioactives et les débris, cela n'a aucun sens maintenant que le ministère de l'environnement a permis l'incinération de n'importe quoi, même les cendres qui mesurent plus de 100.000 becquerels/kg de césium, tant qu'il y aura des mesures à l'endroit des installations de traitement qui empêcheront les fuites. Hum, hum.
Apparemment quand le gouvernement de Tokyo a répondu aux questions de l'assemblée le 28 septembre, c'était déjà chose accomplie. Hirofumi Yanagase, de l'assemblée, qui a été prompt à alerter les citoyens sur les niveaux dangereux des usines de traitement des boues d'épuration dans son district, fulmine :
''Le gouvernement a dit pendant la session des questions-réponses du 28 septembre que les détails étaient toujours à l'étude. Mais juste une demi-journée après ils ont annoncé un plan concret pour accepter 1000 tonnes de débris d'Iwate à la mi-novembre.''
Yanagase se demande aussi si ses collègues de l'assemblée sont vraiment même au courant de la radioactivité et de la contamination à Tokyo. Sûrement que non, M. Yanagase, d'après ce que je lis et entends.
NHK rapporte aussi que Tokyo va lancer une campagne pour inviter les Jeux Olympiques d'été de 2020 à Tokyo mais avec le budget réduit, après que la campagne somptueuse et ratée du gouverneur Ishihara la dernière fois (pour 2016)ait été fortement critiquée. Maintenant Ishihara dit qu'il n'utilisera que 7 billions de yens des contribuables au lieu des 14 billions dépensés la dernière fois.

Oh, et le gouvernement national veut maintenant que Tokyo et 7 autres préfectures de Kanto et de Tohoku construisent des installations de stockage intermédiaires pour les sols hautement contaminés de leurs propres préfectures, selon le Yomiuri Shinbun. La moitié de Tohoku et presque tout Kanto vont avoir un dépotoir de déchets nucléaires, et Tokyo veut inviter les olympiades.
Tokyo semble appelée à devenir la capitale la plus radioactive au monde. Je parie que le gouverneur de Tokyo aime cela ''Ichiban (numéro 1) !'' je doute qu'il gagne un jour l'invitation pour les jeux olympiques.

Le Pentagone et les avions téléguidés

Un Américain qui projetait d'attaquer le Pentagone et le Congrès a été arrêté

Un Américain qui voulait attaquer le Pentagone et le Congrès avec des avions en modèle réduit téléguidés et bourrés d'explosifs a été arrêté, mercredi 28 septembre, près de Boston (Massachusetts). Rezwan Ferdaus, 26 ans, diplômé de physique, avait également modifié des téléphones portables pour en faire des détonateurs destinés à être utilisés par Al-Qaida contre des soldats américains à l'étranger, a précisé le procureur de l'Etat.

Le jeune homme, diplômé de la Northeastern University, préparait ses attentats depuis janvier 2010, selon l'acte d'accusation. Dans des conversations enregistrées par le FBI, il a expliqué qu'il voulait "attaquer les armées d'infidèles et tuer un maximum de gens". Il avait expliqué à un agent du FBI se faisant passer pour un membre d'Al-Qaida qu'il voulait attaquer le Pentagone avec des petits avions téléguidés "semblables à un petit drone", bourrés d'explosifs. Il avait sélectionné deux modèles, le F-4 Phantom et le F-86 Sabre, qui font entre 1,50 m et 2 m de long, et 1,20 m à 1,60 m de large, précise l'acte d'accusation.
En avril 2011, il avait élargi son projet au Congrès, précisant qu'il voulait y faire s'écraser un avion télécommandé contre le dôme du Capitole pour "décapiter l'empire tout entier". En avril et mai, il avait livré à un agent du FBI, toujours infiltré, deux clés USB détaillant son projet. Il était allé repérer les lieux et photographier ses cibles en mai, pour ce projet qui prévoyait d'utiliser trois avions en modèle réduit et six personnes armées d'armes automatiques, dont lui, selon l'acte d'accusation. Il avait déterminé d'où il ferait décoller ses avions.
"TERRORISER" LES AMÉRICAINS
Et il avait commencé à acquérir son matériel, dont un avion téléguidé F-86 Sabre, 11 kilos d'explosif C4, six fusils d'assaut AK-47 et plusieurs grenades, toutes fournies par les agents infiltrés du FBI travaillant sur le dossier. En juin, il avait également loué un espace pour stocker son matériel, sous une fausse identité.
Le jeune homme, célibataire sans enfants, avait également ces derniers mois transformé sept téléphones portables en détonateurs, et les avait remis aux agents infiltrés du FBI, pour tuer des soldats américains à l'étranger. En juin 2011, un agent lui avait fait croire que ce téléphone avait tué trois soldats américains et en avait blessé quatre ou cinq autres en Irak. "C'est exactement ce que je voulais", s'était-il réjoui.
Son but, précise l'acte d'accusation, était de "terroriser" les Américains et de tuer un maximum "d'infidèles", hommes, femmes et enfants, qu'il considérait comme des "ennemis d'Allah". Il risque jusqu'à soixante-cinq ans de prison.
SOURCE
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/09/29/un-americain-qui-projetait-d-attaquer-le-pentagone-et-le-congres-a-ete-arrete_1579304_3222.html

mercredi 28 septembre 2011

La vitamine C : son rôle et ses bénéfices


Un article succinct mais qui donne une base pour la compréhension du rôle majeur de la vitamine C pour nous humains (des animaux malades peuvent aussi en profiter). Cette substance est négligée par la médecine, son appellation est déjà impropre, ce n'est pas une vitamine, c'est un glucoside. Elle est synthétisée par les animaux à partir des sucres. Je ne vais pas vous faire un cours dessus, mais mon expérience d'une supplémentation quotidienne (en plus d'un régime alimentaire très riche en légumes et fruits frais) depuis 14 ans m'a convaincue de sa valeur primordiale. Sur internet, de nombreux sites l'ont diabolisée, les labos préfèrent vendre des antibiotiques et autres toxines.

La vitamine C procure une belle peau, renforce l'immunité et prévient le cancer

Mercredi 28 septembre 2011

Par Dana Norek
(NaturalNews) La vitamine C est l'un des antioxydants les plus connus, les plus rentables et les plus universellement bénéfiques d'aujourd'hui. Cette vitamine favorise localement et par voie interne une belle peau, booste le système immunitaire et aide la prévention de différents types de cancers.

Vitamine C et santé de la peau

La vitamine C est un composant clé de la synthèse du collagène et de l'élastine dans notre corps. Le collagène et l'élastine sont des protéines qui fabriquent notre peau, nos muscles et d'autres tissus conjonctifs.

Le collagène crée essentiellement une ''fondation'' pour votre peau. Quand elle commence à se détériorer avec l'âge, nous commençons à voir un affaissement et des rides qui sont les signes habituels de l'âge.

Le collagène et l'élastine sont les deux principales raisons qui fait que la peau reste souple et résistante dans la jeunesse. L'élasticité fournit à la peau sa capacité de ''revenir à sa place'' après des mouvements répétés. Des années d'expressions faciales, l'exposition à une lumière ultra-violette excessive et d'autres dégâts par notre alimentation ou des facteurs environnementaux montrent que cette élasticité est compromise.

Augmenter la prise de vitamine C peut vous aider à regagner une partie du collagène et de l'élastine perdus en encourageant une production supplémentaire. Comme la vitamine C est également un antioxydant majeur, elle aide le corps à éliminer les radicaux libres, qui compromettent la santé des cellules de la peau.

En plus de ses bénéfices par voie interne, la vitamine C est également utile en applications externes. Elle aide à réduire les taches de vieillesse et la pigmentation plus foncée provenant de l'exposition au soleil. Elle aide aussi à fournir un meilleur teint et une plus belle carnation.

Cela vient de ses capacités de doux gommages, qui aident la peau à se débarrasser des cellules mortes pour révéler une couche plus récente de cellules de peau saines. Elle aide aussi à réduire l'apparence des rides et ridules.

Vitamine C et immunité

À côté de ses bénéfices de santé pour la peau, la vitamine C renforce également la fonction immunitaire. Il a été montré qu'elle stimule la production et améliore la fonction des globules blancs.

Les globules blancs sont essentiellement notre principale ligne de défense contre les infections et ils nous protègent des invasions bactériennes et virales. La vitamine C a aussi démontré des qualités protectrices sur les globules blancs qui peuvent allonger leur durée de vie.

Vitamine C et prévention du cancer*


De nombreuses études ont mis en lien une prise plus élevée de vitamine C et une moindre incidence de plusieurs types de cancers. Chez les souris, ces études ont montré que la vitamine peut inhiber ou ralentir la croissance des tumeurs cancéreuses. Cela peut s'appliquer au cancer des poumons, de l'estomac, de la bouche, de la gorge et du sein.

Ces études mettent d'abord en lumière le bénéfice de manger des fruits et légumes frais qui sont riches en vitamines et minéraux aussi bien qu'en vitamine C. Manger toute sorte d'aliments offre les meilleurs bénéfices car les vitamines et minéraux se complémentent et augmentent l'absorption totale.
Il est important de prendre de la vitamine C tous les jours. La vitamine est éliminée tous les jours du système par nos fonctions corporelles naturelles. Comme le corps humain n'est pas capable de la synthétiser de lui—même **, c'est le régime alimentaire et une supplémentation qui va reconstituer le stock.

Il est préférable de la recevoir via le régime alimentaire car c'est le moyen le plus complet pour avoir sa dose quotidienne. De bons moyens de l'inclure dans le régime est d'ajouter du jus de citron frais à l'eau de boisson, de consommer des agrumes et de manger une variété de fruits et légumes crus ou cuits au minimum.

Vous pouvez malgré tout prendre un supplément.*** Comme la vitamine C est soluble dans l'eau, elle n'en arrive jamais à des niveaux toxiques pour le corps. La vitamine C a aussi la capacité unique de ''recycler'' d'autres antioxydants comme la vitamine E. Ce qui ajoute même davantage de valeur à la supplémentation quotidienne.

(note de l'éditeur : NaturalNews est fortement opposé à tout test sur les animaux. Nous soutenons pleinement la mise en oeuvre d'une expérimentation médicale sur l'homme qui promeut le bien-être et la santé de tous les êtres vivants.)

* J'ajoute que, rejoignant le travail du Dr Hamer, la vitamine C en quantité suffisante, réduit fortement le stress et nous permet de mieux gérer les émotions et chocs, ce qui explique qu'on trouve beaucoup moins de cas de cancers (tous les cancers) avec une supplémentation préventive et une aide à la guérison en traitement curatif (et là les doses à prendre sont beaucoup plus élevées)

** De même que les grands singes, les cochons d'Inde et certains oiseaux. Avec ces animaux, nous aurions ''perdu le gène'' qui fait synthétiser (par le foie entre autres) cette vitamine dans le corps.

*** Il est conseillé une supplémentation de 3 gr par jour en temps normal (c'est mon expérience personnelle et celle de nombreux thérapeutes alternatifs)

Japon, 28 septembre


EX-SKF

Carte de radioactivité du ministère de l'éducation : Gunma semble pire que prévu

Le 27 septembre, le ministère de l'éducation et de la science a annoncé le résultat de leur toute dernier relevé de contamination radioactive dans l'air faite dans la préfecture de Gunma, et de nombreuses personnes sont consternées de voir que la contamination dans la préfecture semble pire que ce qu'on avait craint.

Jusqu'ici, le ministère a fait des relevés de l'air et a établi des cartes de radioactivité de l'air et du sol à : Fukushima, Miyagi, Yamagata, Ibaraki, Tochigi et Gunma.

Carte du 27 septembre, sur la radioactivité de l'air (en microsievert/heure, à 1 mètre du sol) :

Déposition du césium-134 et -137 (en becquerel/m²)


La carte faite par le Pr Hayakawa mise à jour depuis avril (la version actuelle est du 4) :

Mainichi Daily News Japan, 28 septembre 2011


Le volume de terre contaminé provenant de la crise nucléaire pourrait atteindre 29 millions de mètres cubes

TOKYO (Kyodo) – Le ministère de l'environnement a dit mardi que le volume de terre contaminé par la radioactivité qui doit être enlevé à Fukushima et dans les préfectures adjacentes pourrait totalise 28,79 millions de mètres cubes, un volume qui pourrait remplir 23 fois le stade du Dôme de Tokyo.
L'estimation suppose que la décontamination soit faite principalement dans les régions où les gens pourraient être exposés à une radioactivité de 5 millisieverts ou plus par an, mais un officiel du ministère a noté que c'était un ''chiffre grossier'', qui serait revu plus tard.

Comme un vaste site serait nécessaire pour stocker les matériaux contaminés pour le moment, les discussions entre le gouvernement et les municipalités locales sur le lieu d'un tel site peuvent être délicates.

Le premier ministre Yoshihiko Noda prévoit de construire une installation de ce type dans la préfecture de Fukushima.


L'estimation a été présentée à un panel d'experts qui discute des moyens de nettoyer l'environnement contaminé.
Le scénario veut que les régions possédant des taux de radioactivité supérieurs à 5 millisieverts soient à nettoyer, le ministère a dit que 2419 km² seraient sujets à des activités de décontamination comme l'enlèvement de la couche supérieure du sol et la collecte des feuilles mortes.
Le ministère a utilisé les données provenant des préfectures de Fukushima, Miyagi, Yamagata, Tochigi et Ibaraki pour faire cette estimation.
Le ministère a aussi présenté d'autres scénarios tels que celui supposant la décontamination des régions avec des taux de plus de 20 millisieverts par an, mais le panel d'experts a approuvé essentiellement la vision du ministère avec une décontamination à faire largement dans les zones avec une radioactivité plus faible de plus de 5 millisieverts, a déclaré l'officiel du ministère.
Pendant ce temps un autre panel d'enquête sur les causes de la crise nucléaire a tenu son troisième meeting à Tokyo mardi, quoique ses membres restent bouche close jusqu'à présent sur leurs découvertes pour assurer une coopération continue avec les gens que le panel doit entendre pour confirmer les faits.
Lundi, le panel avait fait jusqu'ici l'audition de 275 personnes sur une période de 581 heures.
Yotaro Hatamura, le dirigeant du panel, a dit à la conférence de presse après la réunion qu'un rapport à moyen terme serait rédigé le 26 décembre.

mardi 27 septembre 2011

Fukushima et la bataille pour la vérité


Voilà quelqu'un qui propose quelque chose de constructif pour la catastrophe de Fukushima...
Fukushima et la bataille pour la vérité
De larges franges de la population japonaise accumulent des niveaux conséquents de contamination interne.

ParPaul Zimmerman
Global Research, 27 septembre 2011
La catastrophe nucléaire de Fukushima est un cauchemar. Des rejets fantômes de radioactivité hantent la terre japonaise. Les vies, une fois en sécurité, sont maintenant confrontées à un fléau ineffable promettant de sales maladies et la mort.
De larges franges de la population accumulent des niveaux signifiants de contamination interne, préparant le terrain à une tragédie de santé publique.
Un accroissement subtil dans le nombre de fausse-couches et de morts de foetus seront la première manifestation que quelque chose cloche. Une incidence élevée d'anomalies de naissance commenceront à l'automne et continueront dans un futur indéterminé. Des maladies de la thyroïde et des taux élevés de bébés et d'enfants leucémiques suivront. Les cas de cancers monteront en flèche d'ici 10 ans et plus.
Tchernobyl fut le précurseur de ce scénario d'épreuves. Il a enseigné à l'humanité les vérités biologiques inéluctables qui émergent dans les populations contaminées de l'intérieur par des niveaux élevés de produits de fission. Et pourtant les tricheurs du gouvernement et de l'industrie attaquent ces vérités comme des alarmes sans fondement. Avec une froide indifférence, ils nient que Tchernobyl a occasionné un grand nombre de victimes. Ils tournent leur regard aveugle vers l'immense corps de la recherche et proclament sournoisement qu'aucune preuve n'existe pour dire que plus d'une poignée de gens ont souffert de préjudices de la catastrophe ukrainienne. Ils publient de la propagande, drapée au nom de la science, qui rejette le risque de bas niveaux de contamination interne. Pensant que leur subterfuge a réussi et intoxiqué par leur arrogance, ils se positionnent déjà pour mettre en scène-gérer la perception du public pour Fukushima.
Le gouvernement japonais, sa commission de sécurité nucléaire, et Tokyo Electric Power Company ont déjà démontré qu'ils feront tout en leur pouvoir pour laisser les habitants ignorant de ce qu'il se passe. La crise sanitaire qui émerge est programmée pour être gommée. Suivant un plan directeur éprouvé, calculé selon les précédentes retombées de radiations autour du monde, des données pertinentes pour évaluer l'impact médical de l'accident ne seront pas compilées.

Les doses de radiations reçues par la population seront terriblement sous-estimées. Les risques associés à de faibles niveaux de contamination interne seront supprimés de toute discussion sur le risque. Les journaux académiques qui soutiennent l'agenda nucléaire seront noyés dans des études bidon qui démontrent qu'aucun détriment de santé n'a été subi par la population. L'incidence élevée de leucémie infantile sera attribuée à quelque virus non encore identifié provenant du mélange de population à la suite des évacuations causées par le tsunami. (cette théorie est actuellement en vogue pour nier que l'incidence élevée de leucémie parmi les enfants de moins de 5 ans vivant près des réacteurs nucléaires est induite par la radioactivité.) Les anomalies de naissance seront sommairement rejetées comme impossibles parce que les modèles de risques soutenus par la commission internationale sur la protection contre la radiation ne les prédit pas. La possibilité que les modèles soient élaborés frauduleusement échappe à la considération.

Comment la VÉRITÉ va-t-elle remonter quand elle est bloquée par cette matrice institutionnalisée de tromperie ? Quelle agence peut prendre l'initiative d'un document précis de l'étendue de la catastrophe, identifier ses victimes et celles à risque, et publier aux gens une information sanitaire digne de foi ? Qui va prendre la responsabilité de protéger les enfants ? Attendre que le gouvernement vienne à la rescousse est naïf. L'histoire des accidents radioactifs témoigne que les gouvernements trompent régulièrement ses citoyens en égard à leur programme d'armes nucléaires et à l'industrie nucléaire. Non, une seule alternative s'offre au peuple japonais. Ils doivent devenir proactifs. Ils doivent prendre l'initiative et retirer le contrôle du gouvernement et de l'industrie sur la ''perception'' de la catastrophe.

L'accident de Fukushima demande qu'une campagne populaire soit initiée pour dégager une évaluation honnête de la situation actuelle, faire un catalogue des conséquences médicales au fur et à mesure de leur émergence et offrir des conseils avisés sur la manière dont les habitants peuvent se protéger. A l'aide de la plate-forme d'Internet, des scientifiques de toutes disciplines pertinentes doivent se regrouper avec des profanes intéressés, avec quelque chose de valide pour pouvoir créer un projet de recherche d'accès libre largement diffusé. Une encyclopédie en ligne évolutive archivera toutes les données pertinentes et les préserveront de falsifications futures. L'accident doit être documenté dès son départ. Avec des rapports contradictoires publiés fréquemment, toutes les informations disponibles, qu'elles viennent de sources gouvernementales, d'enquêtes citoyennes ou de témoignages doivent être rassemblées pour une future évaluation. Les données météo mondiales depuis le 11 mars 2011 doivent être réunies. Toutes les mesures officielles et officieuses de radioactivité de l'environnement, à la fois au Japon et dans le reste du monde, doivent être collectées et comparées. Ce sont des informations essentielles requises pour des études épidémiologiques futures. Les zones agricoles contaminées doivent être recensées. Des échantillons de tout produit comestible pour l'homme et les animaux doivent être évalués sur le plan de la sécurité. Lorsqu'une maladie causée par les rayonnements est suspectée de démarrer dans la population, les professionnels de santé et les victimes doivent rendre publiques leurs expériences. Au début, cette information sera anecdotique mais néanmoins inestimable. Elle identifiera des tendances morbides et mortelles à leur départ et définira des sous-groupes de population requérant une investigation scientifique plus systématique. Des chercheurs indépendants ou en groupe doivent prendre l'initiative de poursuivre l'étude dans leurs champs d'expertise et d'intérêt. (une excellente suggestion de Gordon Edwards de la coalition canadienne pour la responsabilité nucléaire est une collecte étendue de dents de lait pour fournir des données objectives sur la dispersion géographique et l'absorption de strontium-90)
Les méthodologies, données et résultats devront être postés en ligne dès leur disponibilité. Un libre accès au corps de travail en son entier doit être garanti afin de permettre un examen par les gens du monde entier. La transparence est primordiale. Un dialogue ouvert permettra à des points de vue divergents d'être équitablement représentés. Les désaccords sur les protocoles de recherche ou l'interprétation des résultats montreront le chemin vers de nouvelles voies d'investigation où clarification et consensus pourraient se faire. Une investigation objective via une méthode scientifique sera l'arbitre final de la vérité. Le but ultime de cet effort sera de fournir une détermination impartiale des conséquences radioactives pour la santé des gens, estimer la justesse des standards actuels pour la sécurité en matière de radiations et identifier la manière d'améliorer le bien-être commun de l'humanité.
Il est urgent que cette initiative commence immédiatement. Les données doivent être capturées tant qu'elles sont encore non polluées. Une importance particulière est la mise en sécurité des statistiques de santé des japonais antérieures à l'accident. Les taux de résultats de diverses grossesses ; la fréquence de différents types d'anomalies de naissance ; l'incidence de problèmes thyroïdiens, les problèmes cardiaques, les cancers et ainsi de suite, tout doit être catalogué. Il y a une bonne raison pour que ces données basiques aient besoin d'être préservées. L'histoire des accidents radioactifs est remplie d'exemples de falsifications totales de données qui ont empêché une évaluation juste des effets de faibles niveaux de contamination interne sur la santé humaine. Par exemple, une preuve existe que les donnée de morbidité et de mortalité publiées par les services de santé publique gouvernementaux ont été altérées en raison de rejets radioactifs venant d'installations d'armement nucléaires et de centrales nucléaires commerciales qui ont fait cacher des morts par cancers dans la population. L'accident de Three Mile Island, dépeint avec persistance par le gouvernement et les porte-paroles de l'industrie comme un événement bénin, a produit en fait maladies et morts chez les humains et les animaux d'élevage qui se trouvaient sous le vent. Après l'accident de Tchernobyl, des centaines de milliers de dénommés ''liquidateurs'' ont participé aux opérations de nettoyage tout près des réacteurs détruits et ont aussi construit un sarcophage de béton autour des bâtiments du réacteur pour ensevelir la radioactivité.

Selon le comité européen sur les risques radioactifs, ces populations dans les années suivantes ont été décrites avec un taux plus faible de leucémie que la population générale. Ce n'est que plus tard qu'il a été mis en lumière que les médecins soviétiques avaient interdiction d'enregistrer la leucémie dans leurs diagnostics. L'enregistrement des cancers au Pays de Galles a été cité par ce comité comme des cas à enlever de ses bases de données afin d'empêcher l'installation de traitement du combustible nucléaire de Sellafield en Grande-Bretagne d'être accusée de causer des maladies à la population. Également mentionné par le comité l'altération des cas de mortalité infantile en Allemagne après Tchernobyl pour masquer l'impact de l'accident sur la santé du public.

Les méfaits ne se sont pas confinés à falsifier les enregistrements concernant la santé. En 1957 un incendie s'est déclaré dans le réacteur de graphite de Windscale en Angleterre sur le site maintenant occupé par l'installation de Sellafield. La somme de radiations libérée et l'incidence des cancers induits dans la population de l'Irlande sont restés des questions profondément litigieuses. Selon le comité, à un endroit précis après l'incendie, les enregistrements météo ont été changés ''avec le motif apparent de dissimuler l'endroit- source probable ''. De manière similaire, le réacteur prototype surgénérateur de Monju à Tsuruga, au Japon, a souffert d'un incendie dévastateur en 1995. La préfecture et les officiels de la ville ont découvert que l'opérateur avait trafiqué les images vidéo de l'incendie pour cacher l'échelle de la catastrophe.

Si une documentation exacte des conséquences sanitaires de Fukushima doit réussir, une condition est primordiale : le projet DOIT garder son indépendance vis à vis des agences internationales qui dominent actuellement la discussion sur les effets des radiations. Le mandat tacite de ces organisations est de soutenir les programmes d'armes nucléaires et l'industrie du nucléaire, et elles le font donc en publiant des études scientifiques frauduleuses qui minimisent les risques pour la santé des matériaux radioactifs libérés dans l'environnement.
Par exemple, l'organisation mondiale de la santé, l'agence internationale de l'énergie atomique, le comité scientifique des Nations-unies sur les effets des radiations atomiques, et autres organisations des Nations-unies ont publié conjointement L'héritage de Tchernobyl : impacts sur la santé, l'environnement et socio-économiques. Cette étude est traditionnellement citée comme preuve que Tchernobyl n'a eu que peu d'impact sur la santé des gens. Elle concluait que seuls les 28 premiers à être intervenus sont morts de syndrome aigu de radiations et que 4000 enfants avaient développé un cancer de la thyroïde, quinze d'entre eux étant morts en 2002. En outre, elle estimait que 4000 autres cancers fatals pourraient se déclarer dans la population totale. Cette version stérilisée de la catastrophe l'a été par des méthodes sournoises par consultation unique de 350 sources d'information, la plupart publiées en anglais, tout en ignorant les 30.000 publications et les 170.000 sources d'information disponibles en d'autres langues que l'anglais. Un résumé de cette abondante littérature, publiée sous le nom de Tchernobyl : conséquences de la catastrophe pour les hommes et la nature, a conclu que les victimes de radiations ont approché les 980.000.

Un autre exemple, un nombre de prestigieuses institutions ont publié de la désinformation sur les risques pour la santé des armes à uranium appauvri. Elles ont toutes conclu que l'uranium en tant qu'arme ne crée aucun effet de santé adverse quand il est à l'intérieur du corps des soldats sur les champs de bataille et sous le vent des populations. La justification pour ces conclusions sont venues d'une enquête sur la littérature scientifique au sujet de la contamination par l'uranium parmi les ouvriers des industries de l'uranium et du nucléaire et des populations exposées à des niveaux élevés d'uranium dans leur eau de boisson. Historiquement les deux seuls types d'effets adverses pour la santé documentés parmi ces populations est une fonction altérée du rein due à la toxicité chimique de l'uranium et un cancer du à la radioactivité de l'uranium.

Mais des études sur les vétérans souffrant de syndrome de la Guerre du Golfe ne révèlent aucune preuve de maladie rénale. Et selon les modèles promulgués par la commission internationale de protection radiologique, la dose de radiations venant de l'uranium des champs de bataille est trop faible pour démarrer un cancer. La conclusion ? Cas réglé ! L'uranium appauvri ne peut être le facteur des souffrances sévères des vétérans ou l'incidence croissante de cancer et d'anomalies de naissance à Fallujah et autres régions d'Irak. Aussi convaincante soit la logique de cette tentative d'études, elles souffrent toutes de lacunes fatales. Elles échouent toutes à connaître que les micro et nano-particules d'uranium dérivées d'une combustion ont des biocinétiques uniques quand elles sont internalisées qui ne sont pas comparables aux expositions des types historiques d'uranium, et qu'elles échouent adroitement à prendre en compte la recherche la plus à jour sur la toxicologie de l'uranium.

De nouvelles recherches conduites depuis la première guerre du golfe ont démontré que l'uranium est génotoxique (capable d'endommager l'ADN), cytotoxique (poisons pour les cellules), mutagéniques (capable d'induire des mutations), tératogéniques (capable d'interférer avec le développement normal de l'embryon) et neurotoxiques (capable d'endommager le tissu nerveux). Cette recherche doit encore déloger le mantra périmé que l'uranium est seulement capable de causer une maladie rénale et le cancer.

La communauté pour la protection contre les radiations est également malintentionnée. La fondation sur la recherche des effets des radiations d'Hiroshima mène des recherches perpétuelles sur la santé des survivants des bombes atomiques de la fin de la deuxième guerre mondiale. La Life Span Study (étude de l'estimation de vie) est l'unique élément de preuve importante utilisée par la commission internationale sur la protection contre les radiations pour mettre en place des guides mondiaux pour la sécurité contre les radiations. Cette sécurité contre les radiations pour tous les types d'exposition et toutes les sortes de maladie induites par les radiations reliée si lourdement à cette recherche est incroyablement dérangeante parce que la Life Span Study est profondément et irréparablement imparfaite. Démarrée cinq ans après les bombardements, après que des dizaines de milliers de victimes aient succombé à une exposition non identifiée de niveaux de radiations, ses résultats sont désespérément faussés au profit de radiations moins dangereuses qu'elles ne le sont en fait. De plus, l'étude ne peut fournir aucune information significative sur les résultats à la naissance des foetus exposés in utero. Plus problématique est le fait qu'aussi bien l'étude que les groupes de contrôle ont été contaminés de l'intérieur par la pluie noire qui est retombée sur les villes détruites après les explosions. La contamination passée sous silence du groupe de contrôle compromet totalement toute conclusion significative des taux de maladies induites par radiations dans le groupe d'étude. La Life Span Study est affectée de nombreuses imperfections qui soulèvent de sérieuses questions quant à la raison de son devenir en tant que pièce maîtresse des standards de radioactivité.

Les japonais ont été victimes de l'horreur nucléaire davantage que tout autre peuple sur Terre. Ils sont aujourd'hui plongés dans une tragédie imperceptible qui apportera lentement mais inévitablement la maladie et les épreuves à des millions d'entre eux. En réponse à ce crime, une opportunité rare et courageuses existe. En entreprenant une campagne nationale pour documenter honnêtement la catastrophe qui les submerge, ils peuvent mener toute l'humanité à sortir du bourbier de déception et de tromperie qui a permis à des armes et des réacteurs nucléaires de proliférer. La vérité a finalement une opportunité de triompher sur le mensonge. De manière faible mais signifiante, ceci réparerait la malveillance d'Hiroshima, Nagasaki et Fukushima.

Paul Zimmerman est l'auteur de : Une première dans l'art de décevoir : le culte des nucléaristes, des armes à l'uranium et de la science frauduleuse. Une présentation plus technique, mieux référencée de la nature frauduleuse des normes actuelles pour les radiations et la dissimulation des effets de l'uranium appauvri peut être trouvée dans ses pages. Des extraits, en téléchargement gratuit, sont disponibles à www.du-deceptions.com


Traduit par Hélios