Bistro Bar Blog

jeudi 30 juin 2011

Eolien offshore : Areva signe une nouvelle alliance

Après s'être allié à GDF-Suez et Vinci pour travailler sur trois des cinq sites éoliens offshore prévus par le gouvernement, Areva a annoncé une nouvelle collaboration, avec un Espagnol cette fois, le groupe énergétique Iberdrola Renovables. Areva entend décrocher grâce à cette alliance, le reste de l'appel d'offres global qui s'élève à quelque dix millions d'euros.
Areva s'allie avec le géant énergétique espagnol Iberdrola, le numéro un mondial de l'éolien offshore. Le groupe nucléaire français espère grâce à cette collaboration remporter la totalité de l'appel d'offres du gouvernement pour la construction de parcs éoliens en mer. Le groupe, qui s'est allié à GDF-Suez et Vinci pour obtenir une première partie de l'appel d'offre, a annoncé la nouvelle ce mercredi sur son site Internet.

Areva et Iberdrola visent donc les deux dernières zones retenues dans l'appel d'offres du gouvernement : Saint-Brieuc et Saint-Nazaire. Les trois autres parcs seront installés à Dieppe-Le Tréport et Fécamp Seine-Maritime, et à Courseulles-sur-Mer dans le Calvados. L'accord passé fera du groupe français le fournisseur exclusif des turbines de 5 MW installées dans les parcs offshore développés par Iberdrola Renovables. "Areva est pleinement impliqué dans le développement d’une filière industrielle en France en apportant son expérience dans la fabrication d’éoliennes de 5 MW. Le partenariat avec Iberdrola, un acteur majeur dans les énergies renouvelables, constitue une étape clé pour le développement de nos activités en Europe et une opportunité exceptionnelle de croissance économique et industrielle pour le groupe", se félicite le président d’Areva Renouvelables.
Le projet du gouvernement vise d'ici à 2020, un objectif de 6.000 MW de puissance éolienne offshore produite par 1.200 turbines. Au total, l'appel d'offre s'élève à environ 10 milliards d'euros. Le cahier des charges de cet appel devrait être publié en juillet, avec deux mois de retard sur le calendrier fixé.

SOURCE

Menace d'inondation nucléaire


Menace d’inondation nucléaire: 1100 militaires, 25 000 logements inondés, le chef de la NRC sur place

Mise à jour urgente: Vers 1h environ dimanche 26 juin, la digue de protection qui avait été rapidement montée autour de la centrale de Fort Calhoun s’est rompue et l’électricité a du être coupée. La centrale fonctionne actuellement avec des générateurs d’urgence alors que les travailleurs tentent de restaurer l’électricité après que l’eau ait entouré les transformateurs principaux. Le bâtiment auxiliaire à Ft Calhoun était entouré d’eau après l’échec de la digue. Une lettre de la commission de régulation du Nucléaire a dit que si l’eau entre dans le bâtiment auxiliaire, il aurait pu y avoir un black-out dans la station avec des dégâts au niveau du cœur dans les heures suivantes.

Le dossier inondation 2011 s’intensifie.

En amont de deux centrales nucléaires opérant à un haut niveau d’alerte, une inondation aux proportions bibliques a eu pour résultat que 4 500 familles ont perdu leur domicile dans le Nord Dakota, que 25 000 domiciles (logements) sont inondés, que des bateaux patrouilleurs répondent aux appels du 911, et que 1100 Gardes Nationaux sont sur le site pour aider. Une base aérienne supervisant 150 missiles Minuteman III dans des silos en sous-sol sur 8 500 miles carrés , est partiellement sous l’eau d’après CBS News samedi. En aval se trouvent deux centrales nucléaires du Nébraska qui causent du souci au niveau national et international suffisamment pour que le chef de la Commission de régulation du Nucléaire arrive sur place aujourd’hui.
Certains ont comparé une des deux centrales nucléaires US menacées par les inondations à Fukushima, et pas seulement pour l’inondation. Fort Calhoun et Fukushima sont depuis des années deux entrepôts pour les barres de combustibles usagés, un danger mis en lumière par de nouvelles sources, les Physiciens Internationaux pour la prévention des guerres nucléaires et autres groupes de veille.
« Les inondations font des brèches dans les digues, déclenchent des évacuations, ferment des autoroutes, inondent des milliers d’hectares de terres agricoles, détruisent des maisons et clapotent contre les digues protégeant les cités, les aéroports et les centrales électriques, dont deux centrales nucléaires dans le Nébraska, » a rapporté aujourd’hui, David Hendee du World Herald. »
Imaginez environ 14 millions d’hectares- la surface totale du Nebraska et le sud ouest de l’Iowa- recouvert par 30cm d’eau. Maintenant imaginez essayer de drainer toute cette eau dans un canal entouré par des aéroports et des maisons, des entreprises et des fermes. Vous pouvez commencer à comprendre le danger sans précédent qui se développe lentement face aux habitants entre le Montana et le Missouri avec la Grande Inondation de 2011(World Herald)
Le gouverneur du Nord Dakota Jack Dalrymple a dit samedi que la rivière Souris, en amont des centrales nucléaires, déborde par dessus la plupart des digues de la ville de Minot, dépassant un record vieux de 130 ans . Le Colonel S.L.Davis, commandant le 91ème Missile Wing, signale des « inondations localisées » dans plusieurs sites de missiles. Le service US de la pêche et de la vie sauvage a envoyé 4 bateaux pour patrouiller les zones inondées du voisinage et répond aux appels du 911.(CBS)
La rivière Souris est montée de1,20 m en moins de 24 heures, submergeant les digues de la ville de Minot où environ 4 500 logements risquent d'être gravement endommagés quand la rivière atteindra son maximum aujourd’hui d’après Associated Press
Plus de 10.000 personnes ont été évacuées en début de semaine, embarquant dans leurs voitures, camionnettes et remorques, ce qu’elles espéraient sauver. L’eau remontait par les égouts, érodant une digue en ville avant d’être contrôlée et le Lt Colonel Kendall Bergmann du corps des Ingénieurs de l’Armée de Terre a dit que les digues protégeant l’approche nord vers le Broadway Bridge (pont) étaient limites.
Le général de division David Sprynczynatyk ,commandant le Nord Dakota a dit : « Une grande partie de ce que nous faisons est de sécuriser les zones évacuées afin d’assurer la protection des propriétés pendant que les gens quittent la zone pour des raisons de sécurité. Nos gardes sont une force versatile qui peut assister les communautés affectées par l’inondation de multiples façons. »
C’est vraiment triste de voir ce que les gens traversent ici. « Je suis content de les aider de toutes les manières que je peux », a dit le sergent Ross Teigen. «  Je me suis porté volontaire pour être ici aussi longtemps qu’ils auront besoin de moi. »
La déclaration d‘urgence du Président Obama a permis à la FEMA et à la Croix Rouge Américaine de commencer à établir « des centres de logements temporaires ». Cette semaine cependant, les médecins de « Médecins Internationaux pour la Prévention de la Guerre Nucléaire » ont durement critiqué le gouvernement et l’industrie de ne pas avoir été plus prévoyants avec les avertissements que les radiations de la centrale nucléaire du Nebraska étaient une réalité.
C’est toujours la même chose, l’industrie et le gouvernement font tout pour cacher et minimiser de tels incidents », a dit l’expert en nucléaire de IPPNW Henrik Paulitz. « Les états et l’industrie du nucléaire dépendent trop les uns des autres, alors rien que cette raison..ne garantit pas un degré suffisant. »
« Le fait que les centrales nucléaires du monde entier sont menacées n'importe quand par de hauts niveaux de rivières, ont fait prendre conscience de l’incontrôlabilité de cette technique. De combien d’accidents et d’incidents avez-vous besoin avant d'en tirer les conséquences? a demandé Paulitz cette semaine.
Le président de la NRC (commission de régulation du nucléaire) du gouvernement, Gregory Jaczko est arrivé dans le Nebraska aujourd’hui pour observer l’inondation du fleuve Missouri et la préparation pour faire face à l’inondation dans les deux centrales, celle de Cooper dimanche, et de Fort Calhoun, lundi, d’après le Daily Reporter.

Risques pour les centrales nucléaires

On s’attend à ce que l’inondation dans les zones de la centrale nucléaire demeure problématique pendant tout l’été. L'AP a rapporté mardi que le corps des ingénieurs de l’armée de terre a relâché l’eau des barrages en amont des centrales après la pluie abondante et la fonte des neiges. « L’eau relâchée à la barrière de Gavins Point dans le Dakota du Sud a relâché 16 000m3 d’eau par seconde mardi, et le corps (des ingénieurs) projette de rejeter l’eau au même rythme, au moins jusqu’en août (AP)
Plusieurs endroits en aval ont eu un répit temporaire vendredi. Dans le sud-est du Nébraska, vers la centrale de Cooper, le fleuve Missouri a baissé de plus de 30 cm, mais l’eau a continué sa montée ce week-end d’après le service de la météo nationale.
L’empilement de sacs de sable, avec l’aide de prisonniers dans certaines régions, a été la prévention principale en amont de la centrale de Fort Calhoun et une digue de fortune a été rapidement construite à la centrale. Les critiques questionnent ces méthodes pour protéger des millions de bébés américains et des milliers d’hectares du grenier à blé de l’Amérique d’une catastrophe nucléaire, pendant que le gouvernement dépense des milliards de dollars pour espionner les américains et des milliards supplémentaires pour des entreprises privées qui « veillent sur notre sécurité »
Le compte rendu vendredi du New York Times sur les centrales nucléaires, ajouté à d’autres comptes rendus récents, comme celui révélant que les deux tiers des centrales ont des fuites radioactives, ont conduit à un manque de confiance dans l’industrie nucléaire et à la peur pour les deux centrales qui sont en aval de  « l’inondation aux proportions bibliques »
La centrale nucléaire de Fort Calhoun est dirigée par l'OPPD qui a négligé pour le NRC de tenir compte de l’avertissement officiel et a échoué dans la prévention du risque d’inondation, d’après le New York Times. Les pompes du système d’urgence d’évacuation de l’eau à Fort Calhoun a été défectueux de façon répétitive ces dernières années et « le propriétaire de la centrale n’a jamais identifié les vraies raisons de ces défaillances, et de ce fait, n’a pas pris les bonnes décisions pour éviter leur récurrence » a dit l’Union des Scientifiques Inquiets qui suivent Fort Calhoun parmi 14 autres centrales.

Traduction par Chantalouette et Hélios

Japon 30 mai, 111ème jour

Le Japon décrète de nouvelles poches d'évacuation autour de Fukushima


TOKYO - Le Japon a décrété jeudi quatre nouvelles poches d'évacuation à proximité de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima (nord-est), où des niveaux élevés de radioactivité ont été détectés, ont annoncé des responsables locaux.

Cette décision concerne 113 foyers de la ville de Date, située à une soixantaine de kilomètres au nord-ouest de la centrale Fukushima Daiichi, gravement endommagée par un tsunami le 11 mars.

Les autorités ont relevé des niveaux élevés de radioactivité, au-delà de la limite légale de 20 millisieverts par an fixée par le gouvernement, dans les districts de Ryozenmachi, Kamioguni, Shimooguni et Tsukidatemachi.

Le gouvernement offrira une aide financière aux familles acceptant de quitter leur domicile, a précisé un responsable local.

Plus de 85.000 personnes ont été évacuées dans un rayon de 30 kilomètres autour de la centrale et vivent depuis la catastrophe dans des abris de fortune en espérant pouvoir un jour rentrer chez eux.

Par ailleurs, une étude menée sur dix enfants vivant dans la ville de Fukushima, à 62 kilomètres du site atomique, a révélé la présence d'une petite quantité de substances radioactives dans leur urine, ont annoncé une association de citoyens et une ONG française.

Tous les échantillons prélevés en mai sur ces enfants âgés de 6 à 16 ans étaient contaminés en césium 134 et césium 137 à des concentrations allant de 0,4 à 1,3 becquerels par litre, a précisé dans un communiqué l'Acro (Association pour le contrôle de la radioactivité de l'Ouest), créée en France à la suite de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en 1986.

Les analyses ont été effectuées dans un laboratoire français à la demande d'une association de citoyens de Fukushima.

Ces résultats devraient inciter les autorités japonaises à mesurer systématiquement la contamination interne des habitants qui ont été exposés aux panaches radioactifs et de ceux qui vivent dans les territoires contaminés, a estimé l'Acro.

Cela nous conforte aussi dans l'idée que la limite (de 20 millisieverts) fixée par les autorités japonaises pour déterminer les zones d'évacuation est trop élevée, a-t-elle ajouté.


(©AFP / 30 juin 2011 13h06) 



Ex-SKF

Présence de plus de 120.000 tonnes d'eau contaminée à Fukushima

121.000 tonnes d'eau hautement contaminée au 29 juin, une augmentation d'environ 16.000 tonnes depuis fin mai.
De l'Asahi Shinbun (30 juin)


TEPCO a annoncé le 29 juin qu'entre les bâtiments des réacteurs 1 à 4 il y avait environ 121.000 tonnes d'eau hautement contaminée à la date du 28 juin. Cela représente une augmentation de 16.000 tonnes depuis fin mai. Il y a 99.400 tonnes d'eau dans les bâtiments des réacteurs et les bâtiments des turbines des réacteurs 1 à 4 et 21.730 tonnes dans l'installation de traitement des déchets qui stocke temporairement l'eau contaminée.

TEPCO pense pouvoir réduire la quantité d'eau de 3000 tonnes en une semaine à partir du 29 juin. Ce programme suppose malgré tout que le système de traitement fonctionne à un rythme de 80%. Entre le 17 et le 28 juin, le système a fonctionné à environ 55%, traitant 7230 tonnes d'eau.

En passant, le système de traitement de l'eau est stoppé à nouveau, pour une autre raison inconnue. Pour le seul 29 juin, le système a été stoppé au moins deux fois pour des fuites à différents endroits du système avant que l'alarme sonne dans la soirée et débranche à nouveau le système tout entier. TEPCO enquête.

Réjouissez-vous ! Le bureau de l'éducation de Mito déclare que les classes de natation des écoles de la ville sont sécurisées

Cela fait parfois se demander pourquoi on devrait s'intéresser aux japonais, et j'ai vécu un tel sentiment après avoir lu cet article du Tokyo Shinbun.

Les écoles de Mito dans la préfecture d'Ibaraki, juste au sud de la préfecture de Fukushima, ont démarré les cours d'éducation physique avec séances de piscine.

Du Tokyo Shinbun (29 juin)


Le bureau de l'éducation de Mito a mesuré la radioactivité des piscines dans 32 écoles primaires et 13 collèges de la ville le 27 juin. L'eau utilisée est celle du robinet et il n'y a eu aucun matériau radioactif détecté. La sécurité de l'eau ainsi assurée, le bureau de l'éducation de la ville a publié une note comme quoi les écoles pouvaient démarrer les classes de natation.
Le 28 juin, 22 écoles primaires et 3 collèges ont démarré les classes de natation. L'une des écoles primaires a fait préparer la piscine en la lavant ainsi que ses abords avec de l'eau à haute pression depuis le début du mois. Un garçon de 6 ans était tout sourire, après avoir plongé dans l'eau par une belle et chaude journée. « C'est génial. Je voulais nager, c'est vraiment génial. »
Selon le bureau de l'éducation de la ville, il y a des parents qui ne veulent pas que leurs enfants utilisent la piscine même après l'assurance d'une sécurité. Si les parents ne veulent pas des classes de natation, ils peuvent soumettre leur requête aux écoles, et le bureau acceptera une telle demande. Il y a plusieurs écoles où les parents ont demandé à ce que leurs enfants ne participent pas.
Selon le bureau de l'éducation de la préfecture d'Ibaraki, 42 municipalités sur 44 d'Ibaraki ont déjà démarré les classes de natation ou sont sur le point de le faire. Hitachi attend la norme nationale pour les piscines et Kita Ibaraki a décidé de ne pas les suspendre.

Bravo pour Kita Ibaraki.
Voici la clé : par défaut, les classes de natation ont lieu pour tout le monde. Les parents doivent soumettre une demande pour que leurs enfants n'y participent pas.
« Oui, vous pouvez refuser de participer. Maintenant, REFUSEZ-VOUS ? »
Ou « Oui, vous pouvez refuser de participer. La note de votre enfant en éducation physique sera de 1, la note la plus basse, parce que sans participation nous n'avons aucun moyen de le/la noter. »

Ou les deux. Triste. C'est le Japon, un système d'éducation très régimenté sous la tutelle du ministère de l'éducation et de la science, avec une extension aux bureaux de l'éducation préfectoraux et municipaux, et tout cela même après cet accident nucléaire sans précédent qui a répandu une grande quantité de matériaux radioactifs sur tout l'hémisphère nord et en partie dans l'hémisphère sud.

Les évènements et programmes des écoles doivent être maintenus à tout prix.

Désaccord sur le risque d'inondation à la centrale de Fessenheim

COLMAR (Reuters) - Le Conseil général du Haut-Rhin a demandé jeudi à EDF de mettre sa centrale de Fessenheim à l'abri d'un risque d'inondation mais l'entreprise publique juge l'événement trop improbable pour en tenir compte.

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) doit rendre dans les prochains jours son avis, dont elle a déjà dit qu'il serait sans doute positif, quant au maintien en activité pour dix années de plus du réacteur numéro 1 de la centrale de Fessenheim.

Une étude du service Environnement du département estime que les "diguettes" qui entourent la plus ancienne centrale de France, mise en service en 1977, pourraient être submergées en cas de rupture de la digue du Rhin et que le niveau de l'eau pourrait atteindre un mètre autour du site.

"Le Conseil Général souhaite que les préconisations de ses services techniques soient pleinement prises en compte par EDF, et l'Autorité de l'ASN, seule autorité habilitée à exiger des renforcements de la sécurité", a déclaré le département dans un communiqué publié en fonction de cette étude.

Georges Walter, le directeur du service environnement du département, a reconnu que la probabilité était "très faible" en présentant à Colmar son étude hydraulique devant la Commission locale d'information et de surveillance de la centrale nucléaire (Clis) qui l'avait commandée.

"Mais l'Etat français a considéré que, tant que le risque n'était pas de zéro, il fallait tenir compte de la vulnérabilité de ce qui est derrière", a-t-il ajouté en se référant aux normes imposées aux collectivités pour les ouvrages hydrauliques.

LES ALLEMANDS INQUIETS

EDF n'a pas nié que le centre de production nucléaire de Fessenheim puisse être affecté par une rupture de la digue du canal d'Alsace, qui maintient le Rhin à huit mètres plus haut, mais a soutenu que l'événement était hautement improbable.

François Laigle, l'un de ses expert géotechniciens, a retenu l'hypothèse d'un séisme majeur pour conclure que la digue ne souffrirait d'aucun dommage important.

Les fuites susceptibles d'apparaître entre les plaques de béton armé qui assurent son étanchéité ne dépasseraient pas, selon lui, sept mètres cubes par seconde.

La centrale a été conçue pour rester au sec face à un flux de 20 m3/s alors que le département, qui retient l'hypothèse d'une brèche par érosion interne, envisage 500 m3/s au plus fort de la crue.

L'étude avait été commandée par la Clis après l'accident de Fukushima au Japon, où un tsunami avait submergé la centrale nucléaire, mettant hors service ses systèmes de refroidissement.

La prise en compte d'un risque d'inondation majeure supposerait de rehausser les diguettes qui entourent la centrale et de détruire une ancienne digue du Rhin qui constitue un frein à l'étalement d'une vague d'eau dans la plaine alsacienne.

"On est ici pour imaginer l'improbable", a estimé Michel Habig, président de la Clis et vice-président UMP du Conseil général, en réponse au refus d'EDF d'envisager un tel scénario.

Il a reçu l'appui de son voisin allemand, le Regierung Praesident - un équivalent du préfet - de la région de Fribourg

"Je voudrais souscrire à vos conclusions. Il faut éviter ce cas de figure même si la probabilité est faible. Le débat tel qu'il a été mené ne me satisfait pas", a dit Julian Würtenberg.

Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse

SOURCE

http://fr.news.yahoo.com/d%C3%A9saccord-sur-le-risque-dinondation-%C3%A0-la-centrale-182044055.html

mercredi 29 juin 2011

Originale prévention des cambriolages


Une version atténuée à la sauce britannique du Patriot Act américain ?(je sais, c'est conspirationniste...) Merci à David pour le lien.

Grande-Bretagne : la police fait irruption dans les maisons et fait un cours sur les risques de cambriolage

28 juin 2011

Je ne croyais pas cela possible. J'ai pensé à un canular repris par un journal populaire ou que je l'avais rêvé.
Non, c'est vrai. Voici « l'opération Poppins » (comme dans le film Mary Poppins, où elle entre par la cheminée, je suppose, NdT) qui figure sur le site de la police métropolitaine de Londres.
Via le Sun :

Des FLICS pénètrent dans les maisons dans une dramatique tentative de mettre en lumière le risque de devenir victime de cambrioleurs.
Une équipe de police du West Hampstead, au nord de Londres, grimpe aux fenêtres et passe à travers celles laissées ouvertes pour alerter les habitants de la sombre menace.
Les officiers effectuent des raids simulés dans une initiative bien en vue pour réduire le nombre de cambriolages.
Ils entrent par effraction dans les pièces, referment derrière eux et laissent une carte de visite pour notifier au propriétaire stupéfié qu'ils sont venus.
Une jeune femme qui se trouvait chez elle a sursauté quand un flic en uniforme est entré sans se presser dans son salon après être entré dans sa chambre par la fenêtre ouverte en escaladant le mur.
La police a dit qu'après le choc initial elle l'a remercié quand ils lui ont donné des conseils de prévention et des trucs pour sécuriser sa maison.

Inondations dans le Missouri, une raison possible

Rappelez-vous que l'Army Corps of Engineers a décidé en mai de noyer volontairement 130.000 hectares de terres agricoles productives et une centaines de maisons pour soi-disant minimiser l'inondation. L'article que nous avons traduit, Chantalouette et moi, apporte une piste sur cette décision.

Qui va racheter les terres inondées? Double alerte rouge.
Posté par Ann Barnhardt – 24 juin 2011

Ann, négociant en bestiaux écrit :

Deux pistes importantes m'ont été transmises ce matin par e-mail en provenance de contacts que j'ai depuis des années, pistes impliquant des idées qui se recoupent.

Rangez celui-ci dans la catégorie « Maintenant tout prend un sens ». Un contact qui est agriculteur et éleveur dans le Missouri a participé à une téléconférence où on l'a informé que le gouvernement fédéral envoie des lettres à tous les agriculteurs des plaines du Missouri qui ont subi des inondations en les informant que l'Army Corps of Engineers (agence qui gère tous les travaux de l'environnement) proposera d'ACHETER LEURS TERRES.
Inondez intentionnellement de grandes surfaces de terre très productives. Détruisez des communautés de personnes et des foyers. Sautez sur eux alors qu'ils sont désespérés et effrayés et puis plongez sur eux et achetez la terre à bas prix. Ces diaboliques fils de p...

En parlant de ces diaboliques fils de p..., George Soros semble “investir” dans la terre agricole par la même société fantoche qui a servi quand il s'est mis dans les silos à grain et les fertilisants. La société s'appelle Ospraie Capital Management et rachète des terres agricoles en partenariat avec Teays River Investments.Voici leur annonce :

Cliquez ici.
Ok. Voici la connexion. Cette boîte, Ospraie, était un fond de couverture spécialisé dans les denrées, démarré et dirigé par un gamin impudent qui ne savait pas comment exploiter les marchés baissiers et qui s'est fait botter les fesses la semaine d'après lors du marché au grain de 2008. Il a également perdu une fortune en essayant de faire le commerce des MÉTAUX RARES. C'était en fait si mauvais qu'il a du fermer son fond parce qu'il avait promis à ses investisseurs de leur rendre leur argent si le fond perdait plus de 30% dans l'année. Houps !

Mais il semble que Soros ait fait une descente et sauvé les meubles car ce Ospraie est le co-investisseur avec Soros qui a acheté les restes de l'opération de ConAgra et l'a renommée...Gavilon.
Dans l'industrie il est largement connu que Ospraie EST Soros. L'article de 3 pages est ici, copiez-collez l'URL dans votre barre d'adresse :

Comme vous vous en souvenez sûrement, Gavilon vient récemment d'acquérir DeBruce Grain de Kansas City et la plus grosse société de silos à grain du Pacifique nord-ouest, faisant de Soros (banquier derrière Gavilon par à la fois son propre fond ET son contrôle de facto sur Ospraie) la 3ème plus grosse société américaine avec 280 millions de boisseaux de capacité de stockage, derrière Archer Daniels Midland (542 millions) et Cargill (344 millions).
Le lien est ici :

Tout en bas : Soros, à travers Ospraie, rachète des terres agricoles. Notez aussi s'il vous plaît que le lien ci-dessus est daté du 26 juin 2009. Mon contact me dit que cela fait deux ans que ça dure – et souvenez-vous aussi que je vous ai dit que le prix des terres agricoles s'envole, surtout dans l'Illinois. J'ai constaté personnellement que la terre agricole de l'Illinois s'est vendue à 13.000 $ l'acre (2500m²) le mois dernier, alors que le même type de terre de l'Illinois se vendait 55.000 $ le jour de l'inauguration d'Obama.
Faites passer le message.
Il y a deux jours, Ann a posté ce qui suit sur son site :
Inondation du bassin du Missouri : 100% intentionnelle. L'Army Corps of Engineers avec les environnementalistes marxistes ont fabriqué un scénario d'inondation qui tuera, tue et a déjà tué des gens et qui résultera en dommages de propriétés de plusieurs milliards de millions de dollars. Et tout est intentionnel.

L'incendie s'approche du laboratoire de Los Alamos


La folie du nucléaire : après le suivi quotidien du Japon, puis celui du Nebraska, en voici un troisième, celui du labo de Los Alamos...

Ex-SKF

Les incendies s'approchent du laboratoire de Los Alamos contenant des milliers de barils de déchets contaminés de plutonium

 Au moins ils ne disent pas « ils sont en sécurité »

De l'AP :

LOS ALAMOS, NOUVEAU MEXIQUE – Un incendie près du désert où est né la bombe atomique a progressé vers le laboratoire de Los Alamos et de milliers de barils en plein air de déchets contaminés de plutonium, pendant que les autorités redoublent d'efforts pour protéger le site et surveiller la radioactivité de l'air.
Les officiels du premier laboratoire d'armes nucléaires de la nation ont donné l'assurance que les matériaux dangereux étaient stockés de manière sûre et capables de résister aux flammes d'un incendie de 175 km², qui à un certain endroit a approché à 1,50 mètre des fondations.
Un petit secteur de terrain du laboratoire a pris feu lundi avant que les pompiers ne l'éteignent. Des équipes étaient en alerte pour bondir sur tout embrasement et ont passé la journée à enlever les broussailles et les basses branches d'arbres du périmètre du laboratoire.
Le feu a forcé à évacuer entièrement la ville de Los Alamos, peuplée de 11.000 personnes, et a projeté des panaches géants de fumée au-dessus de la région et soulevé des craintes parmi les veilleurs nucléaires que le feu puisse atteindre les 20.000 barils de 200 litres de déchets.
« L'inquiétude est que ces barils chauffent au point de s'enflammer. Ce qui ajouterait des matériaux toxiques dans le panache de fumée. C'est une inquiétude pour tout le monde, » a déclaré Joni Arends, directeur des citoyens concernés par la sécurité nucléaire, un groupe anti-nucléaire.
L'organisation d'Arends s'inquiète aussi que le feu pourrait faire remonter de la terre contaminée de la radioactivité sur le terrain du laboratoire où des expériences ont été menées il y a des années. Les animaux qui creusent des terriers ont apporté cette contamination à la surface, a-t-elle déclaré.
Les officiels du laboratoire ont dit qu'il y avait très peu de risque que le feu atteigne les barils de déchets de niveau nucléaire, car les flammes devraient traverser d'abord les canyons. Les officiels sont également prêts à recouvrir les barils de mousse ignifuge si besoin.
La porte-paroles du laboratoire Lisa Rosendorf a dit que les barils contenaient des déchets du temps de la Guerre Froide que le laboratoire envoie par cargaison hebdomadaire pour stockage. Elle a dit que les barils étaient sur une zone pavée avec très peu d'arbres autour. Mardi midi, les flammes se trouvaient à environ 4 km du matériel.
« Ces barils sont conçus selon une norme de sécurité pour être capables de résister à un incendie pire que celui-ci, » a dit Rosendorf.
 Lire cet autre article ICI

Fukushima et Fort Calhoun 29 juin

Pas mal d'infos par Ex-SKF ce matin.

Radioactivité au Japon : le gouvernement va utiliser SPEEDI pour la surveillance de l'exposition aux radiations des habitants de Fukushima

Le gouvernement japonais, qui a caché maintes fois les données de simulation de SPEEDI qui prédisait correctement la plupart du temps la dispersion des matériaux radioactifs dans les premiers jours cruciaux de l'accident (du 11 au 25 mars, les deux premières semaines), avec pour résultat une exposition à la radioactivité qui aurait pu être évitée, dit aujourd'hui qu'ils veulent utiliser le SPEEDI pour trouver la quantité de radioactivité externe des habitants de la préfecture de Fukushima.

Les habitants de Fukushima sont supposés les remercier pour cela ?

Et pour le reste de Tohoku et de Kanto, où des particules chaudes de haute radioactivité sont apparues partout ?

Plus de trois mois après l'accident et avec une radioactivité qui s'accumule sans cesse pour les gens, de nombreuses institutions publiques et privées du gouvernement national deviennent de fervents adeptes des tests de radioactivité. Oui, collectons maintenant les données au niveau mondial ! (désolé d'être cynique)

Du Yomiuri Shinbun (28 juin) :

Les chefs du gouvernement japonais ont annoncé le 28 juin que le système SPEEDI sera utilisé pour la surveillance des habitants de Fukushima pour déterminer l'exposition aux radiations après l'accident de la centrale. Le système SPEEDI est conçu pour prévoir la dispersion des matériaux radioactifs.

Le gouvernement utilisera SPEEDI pour calculer les niveaux de radioactivité de l'air entre le 12 et le 16 mars pour aider à déterminer l'exposition aux radiations externes des habitants.

De nombreuses stations de surveillance des radiations ne fonctionnaient pas après le séisme du 11 mars et les niveaux de radiations de l'air n'étaient pas connus jusqu'au 17 mars quand les stations de surveillance mobiles furent utilisées pour les mesures.
Le gouvernement utilisera SPEEDI pour calculer le montant des matériaux radioactifs libérés et créera des cartes horaires de contour des radiations, puis calculera le niveau personnel de radiation externe de chaque habitant en trouvant où il/elle était durant cette période.
Le gouvernement pense que cela prendra environ 2 semaines pour créer et publier les cartes, et un mois pour calculer les niveaux de radiation individuel.

Les contribuables japonais ont payé la facture pour ce système coûteux qui pouvait prédire la dispersion des matériaux radioactifs en cas d'accident nucléaire ET les prévenir à l'avance. Ayant misérablement échoué dans cette tâche (merci au gouvernement qui craignait probablement une panique et/ou ne pouvait publier les simulations parce qu'elles étaient de justes et bonnes simulations), le système va être maintenant utilisé pour dire aux gens à combien de radiations ils ont été exposés, après coup.

Sauvegarder l'apparence : le système de circulation de TEPCO pour refroidir les réacteurs

Le système, comme il fonctionne en ce moment, augmente la quantité d'eau hautement contaminée à 72 tonnes par jour, parce que TEPCO la mélange à de l'eau douce.

Voici le diagramme du système provenant de la conférence de presse de TEPCO du 28 juin. Il semble que l'eau contaminée provienne de la sous-canalisation extérieure du bâtiment de la turbine du réacteur 2 et du bâtiment de turbine du réacteur 3. Rien ne provient du réacteur 1. L'eau traitée se combine avec de l'eau douce avant d'aller aux réacteurs. Le débit d'eau est ajusté par de nombreuses valves (plus bas à droite du diagramme) :
Sur un document PDF à part, il y a un diagramme encore plus alambiqué du système de traitement de l'eau contaminée de Toshiba-Kurion-Areva-Hitachi. En permutant la valve, ils peuvent traiter l'eau d'abord dans le système Areva, puis dans le Kurion. En considérant les fréquentes pannes du système Kurion (les cuves ayant besoin d'être changées souvent et souvent congestionnées), c'est peut-être une bonne idée.
Voici comment tout se déroule concrètement, y compris les canalisations en PVC connectées sur 4 km de longueur.
Il existe deux autres diagrammes du système. Vous pouvez visionner les 4 autres dans ce document ici:
(http://www.tepco.co.jp/en/nu/fukushima-np/images/handouts_110627_01-e.pdf)
Des nouvelles pas si mauvaises sont cachées dans l'un des diagrammes (page 3 du document ci-dessous) qui dit « Débit d'eau traitée injecté aux réacteurs : 13 m3/heure. »

La quantité totale actuelle d'eau devant aller aux réacteurs est de 16 m3/h. Ils utilisent de l'eau douce (filtrée) d'un total de 3m3/h.
Donc, au moins pour l'instant, ils AJOUTENT 72 m3 d'eau contaminée, ou 72 tonnes, par jour.
Bon, c'est infiniment mieux que d'ajouter 400 à 500 tonnes chaque jour, comme ils l'ont fait pendant les 3 mois passés.

Centrale nucléaire de Fort Calhoun : de l'eau boratée dans le réacteur et dans la piscine de combustible usé, procédure normale, dit le chef de la direction de la centrale

Petits bouts d'infos sur la centrale de Fort Calhoun au Nebraska :

Ils utilisent de l'acide borique dans le réacteur et la piscine de combustible usé (CNN) ;
- « L'imperméabilité » devient « barrage anti-eau » et levées devant les bâtiments qui abritent les systèmes clé (CNN) ;
- Les cuves de combustible usé sont à l'extérieur des zones protégées « parce qu'elles sont scellées et boulonnées » (Iowa Independant) ;
- 2/3 des barres de combustible actives sont toujours à l'intérieur du réacteur (« rumeur sans fondement » flottant dans le cyberespace).
Dans une interview de CNN, le chef de la direction de la centrale dit que lui et ses gens se battent contre les rumeurs qui « soufflent dans le vent » comme pour le gouvernement japonais à propos de la centrale de Fukushima et les radiations et la contamination. Mais si vous regardez la vidéo ci-jointe, vous vous demandez : pourquoi n'étaient-ils pas mieux préparés, si cette inondation était complètement prévue et que c'est un boulot habituel, comme le chef essaie de nous le dire ?
(Au fait, je ne pense pas que cette vidéo soit ce que CNN avait l'intention de diffuser. La seule partie intentionnelle semble être la brève interview avec le chef. Le reste de la vidéo montre le barrage anti-eau perforé, le pompage de l'eau derrière les sacs de sable, pas vraiment rassurant)
De CNN (28 juin) :

Fort Calhoun, Nebraska – Tim Nellenbach en mission qui montre un petit groupe de journalistes autour de son lieu de travail. Le manager de la centrale nucléaire de Fort Calhoun et ses collègues sont penchés sur les rumeurs dispersées sur la condition de leur installation : rumeurs de fusion, ou de perte de courant. Les rumeurs sont manifestement fausses, disent-ils, et ils est frustrant d'avoir à les gérer alors qu'ils se battent en même temps pour une crise réelle.

Ces officiels sont aussi totalement conscients de la comparaison avec le séisme et le tsunami catastrophiques du Japon, qui a détruit une centrale nucléaire, conduisant au pire accident nucléaire depuis Tchernobyl en 1986.

« Il n'y a aucune probabilité d'un incident de type Fukushima ici », dit Nellenbach.

Gary Gates, patron de la centrale, dit la même choses.

« Ce n'est pas un autre Fukushima. La différence est l'inondation rapide qui s'est passée à Fukushima. C'était un événement prévisible, dans une certaine mesure, par les ingénieurs. La crue à Fort Calhoun est extérieure à la centrale. Il n'y a pas d'eau à l'intérieur de la centrale. Le réacteur est recouvert d'eau boratée. Le combustible usé est recouvert d'eau boratée, ce que nous voulions. C'est intentionnel. C'est où cela doit être. L'eau est à l'extérieur de Fort Calhoun, pas à l'intérieur », explique Gates.

Il y a quand même une vraie crise à la centrale. L'inondation du Missouri en crue a encerclé l'installation. Tous les parkings sont sous l'eau. Le courant rapide du fleuve tourbillonne contre plusieurs bâtiments de l'enceinte. Les bâtiments abritant le coeur du réacteur, les barres de combustible usé et d'autres composants cruciaux sont protégés par de petites levées et des barrages anti-eau. Mais à l'extérieur de ces barrières, l'eau est à moins 60 cm du niveau du sol.



La centrale de Fort Calhoun possède une piscine souterraine de combustible usé de 12 mètres de profondeur, et aussi des cuves de stockage à sec au niveau du sol. (info de wiki)

Comme pour les rumeurs sans fondement que les 2/3 des barres de combustible nucléaire sont toujours à l'intérieur du réacteur, je dirai que c'était vrai après tout, s'ils mettent de l'acide borique dans l'eau de refroidissement.
Le président Jaczko de la commission de régulation nucléaire, en tournée sur le site lundi, a eu ces mots inconfortables, selon l'article de CNN :
« En fin de compte, a dit Jaczko, ce challenge est le vôtre. »
C'est bizarrement une réminiscence des régulateurs japonais qui ont dit quasiment ceci à TEPCO pendant plus de trois mois.

Il semble me souvenir aussi que cela a pris du temps à TEPCO pour finalement admettre que les réacteurs 5 et 6 étaient entièrement chargés de barres de combustible nucléaire quand le séisme et le tsunami ont frappé la centrale de Fukushima, bien qu'ils étaient en maintenance programmée.

Je me souviens aussi de ces  « debunkers » officiels et non officiels allant répandre les rumeurs aux journalistes et aux bloggers les premiers jours suivant l'accident de Fukushima.

Fukushima : une sorte de fission toujours en cours quelque part ?

De l'iode radioactif (I-131) à l'intérieur de la barrière anti-vase à la prise d'eau du réacteur 2 continue à être détecté, quoique la quantité ne soit rien en comparaison de ce que c'était en avril.

Publiée par TEPCO pour la presse, la quantité d'iode-131 à l'intérieur de la barrière anti-vase à la prise d'eau du réacteur 2, en becquerels/litre :
22 juin : 310
23 juin : 1000
24 juin : 180
25 juin : 1300
26 juin : 1600
27 juin : 1200

La NISA démet Hidehiko Nishiyama de ses fonctions de porte-paroles

La NISA a démis Nishiyama de son poste de porte-paroles de l'agence le 29 juin et l'a renvoyé au ministère de l'économie, du commerce et de l'industrie (METI), parce que son histoire d'amour avec une jeune femme (presque de l'âge de sa fille) est devenue une distraction, entravant la fonction correcte de l'agence. La femme travaille aussi au METI.

A la conférence de presse du 23 juin, Nishiyama, bureaucrate avec une carrière d'élite âgé de 54 ans (Ecole de lois de l'université de Tokyo – Ecole de lois de Harvard) marié et père de deux enfants adultes (sa fille travaille pour TEPCO, je ne sais pas pour son fils), a exprimé le regret que sa vie privée soit révélée dans un important magazine hebdomadaire le Shukan Shincho, mais nié qu'il voulait démissionner de son poste à la NISA en tant que porte-paroles.
Il a été un visage familier de l'accident de Fukushima, étant devenu son 3ème porte-paroles depuis le 13 mars. Le premier porte-paroles a été rapidement remplacé après qu'il ait dit pendant la conférence de presse du 12 mars que le combustible à l'intérieur du réacteur 1 devait être en fusion. Le second porte-paroles a été également rapidement remplacé quand il a dit le 13 mars au matin « je ne veux pas faire cela mais on m'a dit de le faire, donc j'y vais ».
Bon, Nishiyama est parti maintenant. Son successeur est Yoshinori Moriyama.
Ah, la fin d'une ère.

mardi 28 juin 2011

Grandes inquiétudes concernant Fort Calhoun

Sur de nombreux sites et blogs américains, on sent monter une inquiétude certaine concernant la centrale de Fort Calhoun noyée sous la crue du Missouri.
Un article parmi d'autres que j'ai traduit de "Before it's news" :

Fort Calhoun : un scénario de cauchemar


(Pour faciliter la compréhension de l'article, car nous ne sommes pas forcément familiers des grands espaces américains, j'ai inclus des cartes trouvées sur wiki, pour bien situer les états américains et le Nebraska, qui se trouve en plein centre des USA.)

Le Nebraska en plein coeur des États-Unis
Le fleuve Missouri constitue la frontière orientale du Nebraska. Fort Calhoun se situe au nord de la ville la plus peuplée de l'état, Omaha
 
Les états à l'est du Nebraska qui risquent une contamination radioactive en raison des jet stream


Par Zen Gardner, 27 juin 2011

Nous ferions mieux d'y penser à l'avance au point où nous en sommes. Si ce n'est pas un sabotage pur et simple qui s'en vient au Nebraska, ce pourrait l'être aussi bien. Les infos sur un blackout et une zone de survol interdit de même que les assurances habituelles pour minimiser vous disent de toutes façons tout ce que vous avez besoin de savoir.
Si Calhoun entre en fusion la contamination sera catastrophique, estimée par certains comme étant potentiellement 20 Fukushimas, en raison de toutes les barres de combustible qui y sont stockées. Super.
Mais cette fois il n'y a pas d'océan à traverser.
Et qui est dans le sens du vent ?

Selon le rapport du jet stream (les jet stream circulent d'ouest en est ) d'aujourd'hui, le Kansas, l'Iowa, le Missouri, l'Illinois, l'Ohio, la Pennsylvanie et tout droit vers la mégapole de NewYork et la totalité de la Nouvelle Angleterre... avec le gulf stream l'emmenant vers le bord de mer oriental tout du long par la Floride et le golfe de Mexico. Cela mettra en jeu en direct les zones fortement peuplées de St Louis, Chicago, Detroit, Cleveland, Philadelphie, New York et le district de Columbia.

Et nous savons aussi que le gulf stream bouge – naturellement, et de manière non naturelle, merci à la technologie HAARP de manipulation du climat.
Et en aval alors ? Les inondations contaminées dévasteraient tout sur leur passage, tous les états, toutes les pêcheries, et toutes les terres agricoles le long des rives du Missouri et du Mississippi et plus loin le golfe du Mexique.
C'est la merde, je sais.
La tempête parfaite
Et ça ne traverse pas 9000 km de plein océan en premier. Ce serait une atteinte directe. On ne peut pas commencer l'estimation du nombre de vies de toutes formes qui seraient contaminées si un tel désastre devait arriver.
Au sommet de l'échelle, c'est le grenier à blé de l'Amérique qui part sous les eaux, dans les tornades et le nucléaire. Les répercussions seraient inestimables. Tout ce qu'il nous manque maintenant c'est la faille de New Madrid.
C'est presque au-delà du croyable.
Et malheureusement c'est comme cela que la plupart des gens vont classer tout ces choses...au-delà du croyable, comme pour la catastrophe du golfe, les grands séismes, les tsunamis et Fukushima. Aussi longtemps que les médias ne relâcheront pas leur vigilance en réagissant avec des inquiétudes authentiques ou de l'indignation, la majorité de la population choisira de penser que tout est OK.

Ne restez pas sans rien faire

Nous avons récemment quitté une zone que nous considérions comme dangereuse et nous programmons des déplacements futurs. Nous avons changé nos vies de façon à pouvoir nous arracher de n'importe où au bon moment si besoin, et avisons les autres de faire de même. C'est cela ou fermer les écoutilles avec une protection appropriée et des réserves. (L'iodure de potassium devrait être administré avec prudence et après recherche – d'autres bons suppléments et décontaminants sont disponibles sur les sites de médecine naturelle.)
Alarmiste ? Vous pariez. Quelqu'un sonne l'alarme du mieux qu'il peut...Les « power that be » sûrement pas.
Soyez prêts.
Zen.
Traduit par Hélios

La filière nucléaire est maintenue par TEPCO


Tepco, l'exploitant de Fukushima, maintient sa filière nucléaire



Les actionnaires de Tokyo Electric Power (Tepco), l'exploitant de la centrale de Fukushima, ont rejeté mardi une motion réclamant l'abandon de l'énergie nucléaire. Lors d'une assemblée générale houleuse, de nombreux actionnaires ont pourtant dénoncé la gestion par Tepco de la catastrophe.

Mais ils n'ont pas réuni un soutien suffisant à une motion prévoyant de démanteler tous les anciens réacteurs et d'arrêter d'en construire de nouveaux.
Bien que cette proposition soit présentée à chaque assemblée générale des actionnaires, elle avait cette année un retentissement plus large en raison de l'accident survenu à Fukushima, à 240 km au nord de Tokyo, après le séisme et le raz de marée dévastateurs du 11 mars dernier.

En dépit de l'important soutien de milliers de petits actionnaires, la motion n'a pas obtenu l'aval des investisseurs institutionnels tels que Dai-ichi Life Insurance, premier actionnaire de l'opérateur avec 3,43% des droits de vote.(fondée en 1902 et démutualisée en 2009)

Le rejet de la motion a suscité des cris de protestation parmi les actionnaires, qui s'étaient rendus à Tokyo pour faire part de leur mécontentement à la direction de Tepco.

Colère

L'assemblée générale, qui se tenait dans un hôtel de Tokyo, était entourée d'importantes mesures de sécurité. Des milliers d'actionnaires s'y étaient rendus et des centaines d'entre eux n'ont pu trouver de sièges dans la salle.

Le président de Tepco, Tsunehisa Katsumata, a ouvert la réunion en présentant des excuses. "Nous oeuvrons pour sortir de cette crise aussi vite que possible", a-t-il déclaré. Son discours a été à peine applaudi. Un actionnaire furieux a crié à l'adresse des membres du conseil d'administration.

Soulagement

Pour Tepco et, au-delà, pour une économie japonaise qui dépend de l'énergie nucléaire pour 30% de son électricité, le rejet de la motion sera accueilli avec soulagement. Tepco, qui s'efforce de relancer sa production, fournit en électricité la région de Tokyo et a déjà annoncé des coupures de courant pour cet été.

(ats / 28.06.2011 17h54) 
 
Je prévois un billet bien senti du blog ex-SKF demain...

Nigel Farage enterre l'euro

Vidéo sous-titrée


Nigel Farage enterre l'euro   S/T par hussardelamort

Un sinkhole dans l'Ontario



ONTARIO – 28 juin 2011 (Ottawa Citizen)

Une portion de la route 148 près de Luskville dans l'Ontario s'est transformée en un cratère de 18 mètres, victime des fortes pluies de vendredi. Par chance, la famille vivant à proximité de ce trou géant possède une société de construction experte dans ce type exact de travail qui sera nécessaire pour réparer la route.

Non seulement James Nugent de chez R.H. Nugent Construction a 35 ans d'expérience sur la question, mais il possède en plus une lourde machinerie garée à seulement une centaine de mètres de la route effondrée.

« On nous a appelé aussitôt » dit-il. « Il n'y a rien de signé, mais nous démarrerons probablement les travaux dans le cadre d'une situation d'urgence. Ils veulent une entreprise qui peut démarrer tout de suite. » Nugent a dit que le débouché d'une grosse canalisation qui court sous ce tronçon de route semble s'être bouché. Les torrents d'eau le week-end dernier ont aggravé la situation entraînant une déformation de la canalisation et le sol au-dessus de cette canalisation s'est détrempé et a cédé.

Depuis l'effondrement initial, le cratère s'est élargi, avec plusieurs glissements de terrain sur le rebord. Il a dit que cela se reproduirait et que les gens devraient se tenir éloignés de 10 mètres de l'autre côté. « Ça pourrait lâcher n'importe quand ». Par ailleurs, même avec une entreprise à la porte à côté, experte dans le remplacement de telles canalisations, cela demandera probablement 6 mois de travail, a ajouté Nugent.
Cela aura des conséquences majeures pour les utilisateurs, bien sûr, car l'artère principale qui relie Ottawa et Gatineau à Pontiac sera hors service pour tout l'été.
Une bonne nouvelle est qu'un contournement de deux km est ouvert autour de la zone. Eddie Mc Cann, maire de Pontiac, a déclaré que cela allait demander un travail très rapide de la part des équipes municipales et provinciales pour réparer Parker Road, qui a également été endommagée par toute cette eau.
Traduit par Hélios

Ramenez-nous les chiens, demande TEPCO

Je vous avais sûrement parlé du très honorable M. Hoshi qui se démène pour sauver des animaux à Fukushima et aux environs. J'avais également diffusé la vidéo de la webcam où l'on voyait deux chiens se promener sous l'oeil de la caméra.
Ces deux chiens ont été récupérés par M. Hoshi et voici la suite de l'histoire, peu glorieuse pour TEPCO. Le lien provient du site Japanimal.

Un homme qui a récupéré deux chiens pour les mettre en sécurité loin de la centrale de Fukushima Daiichi a révélé que l'infâme opérateur TEPCO l'a appelé plus tard au téléphone pour revendiquer son droit de propriété sur les chiens.
Un "collègue" de M. Hoshi avec les deux chiennes rescapées
 Le journal The Australien d'hier a révélé l'histoire de la mission « guérilla » sauvetage de Hiroshi Hoshi à la centrale pour récupérer deux chiens japonais Shiba qu'on voyait errer sur la webcam du site. 
Chien japonais de race  Shiba
Hoshi a dit hier que l'un des responsables de la centrale, qui s'est annoncé comme M. Igarashi, lui a passé un appel téléphonique « morbide et bizarrre » peu après qu'il ait sauvé les chiens, en suggérant qu'ils étaient devenus la propriété de la compagnie.

« Il avait l'air de dire que ces chiens appartenaient réellement à TEPCO, parce qu'ils ont été trouvés sur une zone privée de la centrale » a déclaré M. Hoshi à The Australian.

Les chiens, qu'on pense être deux soeurs, ont d'abord été vus à la centrale en début de mois, trois mois après l'accident de la centrale, et semblent n'avoir absorbé que d'infimes quantités de radiations.

Ils ont néanmoins été trouvés en parfaite santé et ils ont été placés chez un couple de Yokohama.

M. Hoshi, 55 ans, a effectué une série de missions non autorisées dans la zone radioactive pour sauver des animaux en détresse. Il a reçu hier une offre de collaboration pour les efforts de sauvetage d'une organisation non gouvernementale nommée Sauvetage des animaux japonais du séisme, comprenant des organisations réputées de protection des animaux.

L'organisation a la permission du gouvernement pour opérer à l'intérieur du périmètre des 20 km autour de la centrale, mais M. Hoshi a critiqué la lenteur de ses membres à agir pour soulager la souffrance des milliers d'animaux de la zone.

« Je suis toujours à me décider si je dois accepter cette offre de regroupement des forces » a-t-il dit.
Traduit par Hélios

Volcans et climat : introduction : le changement climatique en 535

Une série que nous propose Bernard Duyck sur son excellent blog, EARTH OF FIRE. Vous pourrez y suivre les articles suivants de la série.
Le dernier lien cité dans cet article provient du laboratoire de Los Alamos, celui qui est menacé actuellement par un incendie...

En guise d’introduction au thème  « L’action des volcans sur le climat », une analyse de la catastrophe climatique qui a marqué les années 535et 536, sur base d’écrits historiques et corroborée par des études récentes.
 
- Procope de Césarée (en grec Προκόπιος Καισαρεύς), est un historien byzantin du 6° siècle, dont l'œuvre constitue un récit détaillé du règne de l'empereur Justinien. Il raconte que : « Au cours de l’année 536, un présage d’épouvante se manifeste. Le soleil délivre sa lumière sans brillance, il ressemble de plus à un soleil en éclipse, il ne rayonne pas de façon nette ».

- Cassiodorus, un sénateur romain, écrit aussi : « nous avons un hiver sans tempêtes, un printemps sans douceur, un été sans chaleur. … nous trouvons deux éléments contre nous : un gel perpétuel et une sécheresse non naturelle ».

- Des documents d’époque, datés du règne du Roi Arthur en Angleterre, parlent d’un terrible « brouillard sec » obscurcissant le soleil, causant l’échec des cultures en Europe, et responsable des étés froids, secs, et accompagnés de famine en Chine.

Les analyses dendrochronologiques (*) européennes ont confirmé de nombreuses années de faible croissance, à cette époque ; de même que celle des carottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique a révélé une teneur élevée en poussières atmosphériques sulfureuses.
 
(*) : La dendrochronologie est une méthode scientifique permettant en particulier d'obtenir des datations de pièces de bois à l’année près en comptant et en analysant la morphologie des anneaux de croissance (ou cernes) des arbres. Elle permet également de reconstituer les changements climatiques et environnementaux.                             

 
- Les écrits historiques de Michel le Syrien, un patriarche de l’église orthodoxe Syriaque, en témoignent aussi : « Le soleil s’est obscurci et cette obscurité a duré 18 mois. Chaque jour, il ne s’est montré que durant quatre heures, et sa lumière était faible. Les fruits ne mûrissent pas et le vin a le goût des grappes acides » … ces écrits furent analysés par la Nasa , car ils mentionnent des changements climatiques, connus maintenant pour leur lien avec les éruptions volcaniques.
 
Divers évènements au niveau mondial accompagnent cette période de catastrophes agricoles et d’émergence de la peste : la mort de civilisations anciennes, en Perse, en Indonésie, celle de la culture Nazca en amérique du sud et de civilisations en Arabie du sud, le schisme de l’Empire romain, la renaissance d’une Chine unifiée, l’origine et l’extension de l’Islam …

Les hypothèses émises par les scientifiques pour expliquer cette calamité climatique sont de plusieurs ordres, et bien que celle de la collision avec un astéroïde ou une comète soit séduisante, on retiendra plutôt que ces évènements furent causés par une éruption volcanique massive.
Cette éruption a envoyé tant de dioxyde de soufre dans la stratosphère qu’un « hiver volcanique » en a résulté.
                          


Le dioxyde de soufre réagit avec les molécules d’eau pour former des micro-gouttelettes d’acide sulfurique et un aérosol hautement réfléchissant, qui va induire une réduction de la quantité de lumière solaire entrante dans notre atmosphère.
Pour obtenir de tels effets sur le climat, il faut avoir affaire à des éruptions « colossales », de VEI 6 ou 7, de puissance telle qu’on n’en rencontre qu’une tous les millénaires.
 
Le VEI – Volcanic Explosivity Index –  est une échelle logarithmique utilisée pour qualifier l’importance d’une éruption volcanique. Créée par Newhall et Self, en 1982, elle intègre les données quantitatives et la description subjective d’observateurs pour donner à chaque éruption un degré de magnitude. Son échelle va de 0 à 8. Le tableau ci-dessous est une mise à jour du Global Volcanism Program, par Simkin et Siebert (1994) sur base de l’échelle de Newhall et Self.

Attribution des effets climatiques :
 
La calamité climatique des années 535-536 n’est toujours pas attribuée avec certitude : deux volcans du sud-est asiatique sont mis en cause, individuellement ou peut-être ensemble.
- L’éruption du Rabaul, situé en Papouasie-Nouvelle Guinée, et en rapport avec la formation de sa caldeira, est datée au radiocarbone de 540 +/- 100 ans ; Son VEI est de 6 pour un volume de téphra émis de 11 milliards de m³.
 
- Des écrits Chinois et Indonésiens – dont le « Livre des anciens rois » , le « Pustaka Raja Purwa » - décrivent de rares phénomènes atmosphériques pouvant être liés à l’éruption d’un volcan de l’arc indonésien … en cause celle du Proto-Krakatau.
Une expédition d’Haraldur Sigurdsson a permis de retrouver des dépôts pyroclastiques épais suggérant un effondrement de caldeira marquant le Proto-Krakatau, daté du 6° siècle.
La bathymétrie confirme une caldeira de 40 à 60 km. de diamètre effondrée sous le niveau marin ; comme le suggère les anciennes histoires Javanaises, cet effondrement pourrait avoir créé le détroit de la Sonde, séparant Sumatra de Java.

La formation d’une telle caldeira implique l’éruption de plusieurs centaines de kilomètres-cubes de débris pyroclastiques  et une interaction entre le magma et l’eau de mer à une échelle énorme. Des simulations par ordinateur nous donnent des chiffres impressionnants : un panache montant entre 25.000 et 50.000 mètres, accompagné de la vaporisation de 50 à 100 km³ d’eau de mer dans l’atmosphère, formant, selon le Los Alamos National Laboratory, une couche de nuages de glace et poussières super fines (< 10 µ) couvrant les deux hémisphères.
  
Une ancienne carte de l’Amirauté Britannique, d’avant l’éruption du Krakatau en 1883, témoigne de zones de faibles profondeurs dans le détroit et de la présence des îles de Krakatau, Bezee, Sebooko, et Rajah Bassa ; ces îles seraient les vestiges d’évents volcaniques entourant les flancs du Proto-Krakatau, prédécesseur du Krakatau. En mettant en communication ces évents, on délimite une caldeira d’un diamètre d’environ 50 km., centrée dans l’actuel détroit de la Sonde, à 20 km. au nord-est du Krakatau.
 
Certes l’étude des panaches volcaniques, de leur dissipation, de leur impact sur l'albédo (*) global, la hauteur de la tropopause (*) et l’ozone stratosphérique est à parfaire … elle fera connaître l’impact de certaines éruptions sur la déstabilisation du climat pouvant atteindre les années suivants celle-ci, et parfois toucher plusieurs décades.
Sociologiquement, l’effet-domino que ces phénomènes peuvent avoir sur l’agriculture, l’économie, la politique et la religion révèle le rôle du volcanisme et démontre, si besoin en est, l’intime lien entre la nature et la vie de l’homme.

(*) : L'albédo est une grandeur sans dimension, rapport de l'énergie solaire réfléchie par une surface à l'énergie solaire incidente.
La tropopause est la limite supérieure de la troposphère et la limite inférieure de la stratosphère. Il s'agit d'une couche plus ou moins épaisse où la température est stable alors qu'on observe une décroissance de celle-ci dans l'atmosphère à partir du sol et une augmentation par la suite dans la stratosphère à cause de l'absorption des rayons ultraviolets par l'ozone. La tropopause est ainsi la partie la plus froide de la basse atmosphère (-50 à -65 °C)
 
Sources :
- Global Volcanism Program - VEI
- “Were the Dark ages triggered by volcano-related climate changes in the 6th century ? – by Ken Wohletz / Los Alamos National Laboratory. - link
 
PS : les photos à partir d'un blog over-blog ne passent pas. Si quelqu'un peut me dire pourquoi.