Bistro Bar Blog

samedi 30 avril 2011

Nogent sur Seine, épisode 12

Si cette fiction vous ennuie, il faut me le signaler...

30
avri
2011

La catastrophe nucléaire de Nogent/Seine : Episode 12 - "les maires, on verra plus tard."

mardi 26 - 02 h - Préfecture de Troyes, département de l’Aube

Pourquoi cette centrale nucléaire est-elle prise de convulsions justement cette nuit, alors qu’officiellement, la sous-préfète de Bar-sur-Aube, Chantal GUELOT assure l’astreinte ? En principe, elle devrait organiser le PPI [1].
La préfecture doit mettre en place une cellule de veille qui a pour mission de suivre l’évolution de la crise et de pré-alerter les services afin d’y opposer une réponse efficiente. Le centre opérationnel de chaque service est gréé à titre préventif, dès lors que l’incident est susceptible d’occasionner des effets sur la population et sur l’environnement dépassant les limites du CNPE. Chantal GUELOT a bien compris : puisqu’il y a rejets, il ne s’agit pas d’un déclenchement en mode concerté, mais en mode réflexe.

Le document qu’elle vient de relire est clair : l’exploitant déclenche les sirènes d’alerte et prévient de façon concomitante la préfecture qui entérine le déclenchement du PPI.

La population située dans le périmètre de protection réflexe se met à l’abri et à l’écoute de la radio, les services, pré-alertés en phase de veille, rejoignent leurs postes d’affectation au poste de commandement opérationnel (PCO) et au centre opérationnel départemental (COD) à la préfecture.

Un périmètre de sécurité est alors mis en place par la gendarmerie pour interdire aux usagers de pénétrer dans la zone de danger immédiat. Enfin le circuit de mesures est activé par le SDIS.

Ces premières dispositions vont permettre la prise en compte de la sécurité des populations dans l’attente du soutien qui sera apporté au Préfet dans la gestion de la crise par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) assistée de son expert technique, l’institut de radioprotection et de sureté nucléaire (IRSN).

«  Elle décroche le téléphone. Résignée :
- « Ils ont déclenché le plan d’urgence interne à la centrale de Nogent ... Non, je ne pense pas. Le directeur m’a seulement parlé d’un rejet radioactif limité au site ... Je sais bien qu’il faut mettre en place la cellule de pré-alerte, c’est pour ça que je vous dérange. Le problème, c’est qu’on est en pleine nuit, que le préfet est à 8 000 km. Vous vous rendez compte du nombre de personnes à prévenir ? Le temps de joindre tous les responsables, le jour sera levé. Voilà, j’ai commencé par vous…la caserne des pompiers ! »
Rien de plus lassant que de répéter x fois la même chose.
- « Sous-préfecture à l’appareil. Madame, pouvez-vous me passer votre mari ? ... Oui, à cette heure-ci ... Le directeur de l’action sanitaire ? … Le directeur de l’industrie et de la recherche ? Bonsoir… ou Bonjour, c’est pour un déclenchement de PUI à Nogent… Plan d’urgence interne, oui... Non, pas encore… J’espère qu’on n’aura pas à sortir le grand jeu ... Vous savez ce que c’est, mini-cellule de crise à la préfecture, au cas où ... A tout à l’heure. »
- « Au fait, et le préfet ? Il est tranquille, lui, dans la mer des Caraïbes ! »
- Ce serait plus sage d’essayer de le contacter. Si les choses dégénèrent, il risque d’être furieux de n’avoir pas été prévenu.
- Et les maires ? La procédure enjoint de prévenir les maires des communes situées dans un rayon de deux kilomètres autour de la centrale. A vrai dire, en parcourant le document pour la dixième fois, j’ai un doute : j’ai compris que les maires, on les prévient s’il y a danger. Question : est-ce qu’il y a danger ? Et même, à cette heure-ci, tout le monde est au lit, tant mieux, d’ailleurs !
- « Non, les maires, on verra plus tard. » Tous sont d’accord : personne n’a envie de discuter avec des élus qui ne manqueraient pas de tout embrouiller avec leurs questions.
notes :
[1] Plan particulier d’intervention

Bientôt un centre d'alerte aux tsunamis en France

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Un centre d'alerte tsunami va voir le jour en France

35 commentaires
Créé le 27.04.11 à 19h08 -- Mis à jour le 28.04.11 à 12h49

CATASTROPHE - Il couvrira une zone allant des Açores à la Sicile...

Le sénateur Roland Courteau (PS) a annoncé mercredi 27 avril la création prochaine d'un CENALT (centre national d'alerte tsunami). Il couvrira à partir de juillet 2012 une zone comprise entre les Açores et la Sicile. Son fonctionnement sera assuré par le CEA sur son site de Bruyères-Le Chatel dans l'Essonne.

Il réceptionnera les mesures venues de 75 stations sismologiques, et 75 marégraphes, placées tout au long de ces zones côtières... Un budget de 14 millions d'euros a été débloqué pour la mise en place et le fonctionnement du CENALT, par les ministères de l'Intérieur et l'Ecologie. Grace à ce nouvel instrument, l'alerte tsunami pourra être donnée en 15 minutes, et l'information sera immédiatement transmise aux préfectures concernées.
Auteur d'un rapport sur le risque de tsunami en France en 2007 pour l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, le sénateur Courteau déplorait a cette époque «l'impréparation manifeste» du pays face a ce risque qu'il juge réel. Particulièrement sur la zone Méditerranée-Atlantique. «Depuis le 18e siècle, on dénombre 22 tsunamis en Méditerranée, dont un en 1979 qui a fait 11 morts entre Nice et Antibes.» En 1908 un séisme de magnitude 7,5 avait provoqué une vague de huit mètres de haut qui avait frappé le détroit de Messine, faisant 35.000 morts.

L'activité sismique en Méditerrannée peut s'avérer intense, particulièrement au niveau de l'Algérie, en raison des mouvements de la plaque Afrique/Europe. Ce sont ces mouvements qui génèrent les tsunamis. «Il ne faut pas confondre la vague d'une tempête, et celle d'un tsunami, dont l'origine est toujours géologique.» L'élu reconnaît toutefois que les séismes relevés en Méditerrannée n'ont jamais atteint l'ampleur de celui du Japon.

Trois sites pilotes

Un peu moins de 10% des tsunamis observés depuis le début du 20ème l'ont été en Méditerrannée, et à peu près autant en Atlantique, contre 76% dans l'océan pacifique. «Mais pas un bassin sur la planète n'est à l'abri du risque. Regardez l'océan Indien, où l'on avait relevé seulement 4% de tsunamis jusqu'en 2004 et cette catastrophe qui a fait 250.000 morts.»
D'autres centres d'alerte, en Italie et en Turquie, pourraient aussi voir le jour, ce qui permettrait de mettre en place un véritable réseau d'alerte régional sur le pourtour de la Méditerrannée.

Parallèlement, trois sites pilotes vont voir le jour. Ils serviront à «établir les scénarios de hauteur des vagues en fonction du contexte géographique. Une côte en pente douce est par exemple particulièrement propice à la création de très haurtes vagues». Ces trois sites se situeront dans le Golfe du Lion, dans le Var, et dans les Alpes-Maritimes entre Juan-les-Pins et Villeneuve-Loubé. L'un de ces trois sites sera également désigné pour «faire de la sensibilisation auprès de la population». Le sénateur insiste effectivement sur l'apprentissage aux bons comportements en cas de catastrophe. «Au Japon, 120.000 personnes ont sauvé leur vie car elles savaient exactement ce qu'il fallait faire une fois l'alerte donnée.» L'élu affirme que la France n'a elle «aucune culture du risque» et demande également qu'une «sensibilisation à ces phénomènes soit faite dans les écoles».

Si Roland Courteau se réjouit de la création de ce centre d'alerte, il regrette en revanche que la situation n'avance pas aussi vite pour la zone Outre-Mer, «une zone à risques». «L'Outre-Mer pourrait bientôt être couverte par le centre d'alerte d'Hawaï, mais pour l'instant nous ne dénombrons que quelques instruments de mesure...»

Mickaël Bosredon

Le Kali Yuga : l'âge sombre


La doctrine hindoue enseigne que la durée d'un cycle humain, auquel elle donne le nom de Manvantara, se divise en quatre âges, qui marquent autant de phases d'un obscurcissement graduel de la spiritualité primordiale; ce sont ces mêmes périodes que les traditions de l'antiquité occidentale, de leur côté, désignaient comme les âges d'or, d'argent, d'airain et de fer. Nous sommes présentement dans le quatrième âge, le Kali- Yuga ou « âge sombre », et nous y sommes, dit-on, depuis déjà plus de six mille ans, c'est-à-dire depuis une époque bien antérieure à toutes celles qui sont connues de l'histoire « classique ». Depuis lors, les vérités qui étaient autrefois accessibles à tous les hommes sont devenus de plus en plus cachées et difficiles à atteindre ; ceux qui les possèdent sont de moins en moins nombreux, et, si le trésor de la sagesse « non humaine », antérieure à tous les âges, ne peut jamais se perdre, il s'enveloppe de voiles de plus en plus impénétrables, qui le dissimulent aux regards et sous lesquels il est extrêmement difficile de ledécouvrir.

C'est pourquoi il est partout question, sous des symboles divers, de quelque chose qui a été perdu, en apparence tout au moins et par rapport au monde extérieur, et que doivent retrouver ceux qui aspirent à la véritable connaissance ; mais il est dit aussi que ce qui est ainsi caché redeviendra visible à la fin de ce cycle, qui sera en même temps, en vertu de la continuité qui relie toutes choses entre elles, le commencement d'un cycle nouveau Mais, demandera t on sans doute, pourquoi le développement cyclique doit il s'accomplir ainsi, dans un sens descendant, en allant du supérieur à l'inférieur, ce qui, comme on le remarquera sans peine, est la négation même de l'idée de « progrès » telle que les modernes l'entendent ? C'est que le développement de toute manifestation implique nécessairement un éloignement de plus en plus grand du principe dont elle procède ; partant du point le plus haut, elle tend forcément vers le bas, et, comme les corps pesants, elle y tend avec une vitesse sans cesse croissante, jusqu'à ce qu'elle rencontre enfin un point d'arrêt. Cette chute pourrait être caractérisée comme une matérialisation progressive, car l'expression du principe est pure spiritualité; nous disons l'expression, et non le principe même, car celui-ci ne peut être désigné par aucun des termes qui semblent indiquer une opposition quelconque, étant au delà de toutes les oppositions. D'ailleurs, des mots comme ceux d' «esprit» et de «matière », que nous empruntons ici pour plus de commodité au langage occidental, n'ont guère pour nous qu'une valeur symbolique; ils ne peuvent, en tout cas, convenir vraiment à ce dont il s'agit qu'à la condition d'en écarter les interprétations spéciales qu'en donne la philosophie moderne, dont « spiritualisme» et «matérialisme» ne sont, à nos yeux, que deux formes complémentaires qui s'impliquent l'une l'autre et qui sont pareillement négligeables pour qui veut s'élever au-dessus de ces points de vue contingents. Mais d'ailleurs ce n'est pas de métaphysique pure que nous nous proposons de traiter ici, et c'est pourquoi, sans jamais perdre de vue les principes essentiels, nous pouvons, tout en prenant les précautions indispensables pour éviter toute équivoque, nous permettre l'usage de termes qui, bien qu'inadéquats, paraissent susceptibles de rendre les choses plus facilement compréhensibles, dans la mesure où cela peut se faire sans toutefois les dénaturer.

Ce que nous venons de dire du développement de la manifestation présente une vue qui, pour être exacte dans l'ensemble, est cependant trop simplifiée et schématique, en ce qu'elle peut faire penser que ce développement s'effectue en ligne droite, selon un sens unique et sans oscillations d'aucune sorte ; la réalité est bien autrement complexe. En effet, il y a lieu d'envisager en toutes choses, comme nous l'indiquions déjà précédemment, deux tendances opposées, l'une descendante et l'autre ascendante, ou, si l'on veut se servir d'un autre mode de représentation, l'une centrifuge et l'autre centripète et de la prédominance de l'une ou de l'autre procèdent deux phases complémentaires de la manifestation, l'une d'éloignement du principe, l'autre de retour vers le principe, qui sont souvent comparées symboliquement aux mouvements du cœur ou aux deux phases de la respiration. Bien que ces deux phases soient d'ordinaire décrites comme successives, il faut concevoir que, en réalité, les deux tendances auxquelles elles correspondent agissent toujours simultanément, quoique dans des proportions diverses ; et il arrive parfois, à certains moments critiques où la tendance descendante semble sur le point de l'emporter définitivement dans la marche générale du monde, qu'une action spéciale intervient pour renforcer la tendance contraire, de façon à rétablir un certain équilibre au moins relatif, tel que peuvent le comporter les conditions du moment, et à opérer ainsi un redressement partiel, par lequel le mouvement de chute peut sembler arrêté ou neutralisé temporairement (1).
 
La suite ICI 
 

Alex Jones sur le vrai faux certificat de naissance d'Obama

La réponse à l'interrogation de Léa dans son commentaire...
Traduction par Hussardelamort


la blague de l'acte de naissance d'Obama  S/T par hussardelamort

Japon 30 avril

De  mon blogueur japonais

Samedi 30 avril 2011

Fukushima : le taux de radiation de deux ouvriers dépasse 200 Milli-sieverts/h

Le chiffre représente le total d'expositions externes et internes, à la fin mars. La raison pour laquelle TEPCO ne l'annonce que maintenant? Eh bien TEPCO ne le savait pas, parce qu'ils ne pouvaient pas utiliser les compteurs spectromètriques) qui mesurent la radioactivité interne à Fukushima.

Pourquoi ne pouvait-on utiliser les compteurs ? (Il y en a 4 à Fukushima .)

Un autre article de Mainichi (en japonais, 30/04/2011) explique qu'il n'y a pas eu d'électricité à la centrale jusqu'à la fin mars et que les compteurs ne pouvaient donc pas être utilisés.
Au moment où l'électricité a finalement été rétablie, le niveau de radiation de l'air à la centrale était si élevé que la mesure devenait sans importance ; même quand le rayonnement a été détecté par le compteur spectrométrique, ils ne pouvaient pas faire la différence entre le niveau d'exposition au rayonnement interne et le niveau de radiation de l'environnement. TEPCO a finalement envoyé les ouvriers qui avaient dépassé les 100 milli-sieverts à son installation dans la ville d'Iwaki et mesuré le rayonnement interne là-bas, avec l'aide de l'agence de l'énergie atomique japonaise.

TEPCO étant tellement désorganisé et secoué par la crise en cours à Fukushima et n'ayant pas suffisamment prêté attention à la radioprotection de ses ouvriers, n'était-ce pas la responsabilité du gouvernement d'assurer leur sécurité en prenant des dispositions pour ces compteurs et en faisant des tests, beaucoup plus tôt?

(Oh, c'est vrai, j'ai oublié. C'est le gouvernement qui a dit que c'était le problème de TEPCO de trouver assez de nourriture, d'eau et de couvertures pour les ouvriers, alors qu'il restait là en disant qu'il regrettait la situation.)

Donc, il est soudainement venu au gouvernement et à TEPCO au bout de 6 semaines qu'ils pourraient tenir les ouvriers à distance et les tester ?

Juste criminel.

Le Mainichi Shinbun rapporte les infos, mais pas d'autres journaux importants comme le Yomiuri ou Asahi. Ou peut-être qu'ils le font, mais je ne peux pas trouver facilement les infos car ils sont tous occupés avec le mariage royal britannique.

Du Mainichi Shinbun (30.04.2011; ma traduction) :
Le 30 avril, TEPCO a révélé que deux ouvriers à Fukushima ont subi une exposition aux rayonnements supérieure à 200 milli-sieverts/h, s'approchant de la limite (d'urgence) fixée par le gouvernement [250 milli-sieverts/an]. Le chiffre correspond au total d'exposition à la fois interne et externe aux rayonnements à la fin mars. Selon TEPCO,"Les compteurs spectrométriques de Fukushima ne pouvaient pas être utilisés",et ils ne pouvaient pas mesurer l'exposition interne au rayonnement. C'est la première fois qu'un ouvrier a été établi avoir été exposé à plus de 200 milli-sieverts/h.
TEPCO a mesuré l'exposition interne au rayonnement de 21 ouvriers dont l'exposition externe avait dépassé les 100 milli-sieverts/h fin mars. Les deux ouvriers dont l'exposition totale au rayonnement est supérieure à 200 milli-sieverts sont deux des trois ouvriers des filiales de TEPCO, irradiés dans le bâtiment de la turbine du réacteur 3 [dans de l'eau fortement radioactive] le 24 mars, alors qu'ils effectuaient le rétablissement de l'électricité et conduits à l'hôpital. L'un d'eux a subi 201,8 milli-sieverts/h d'exposition externe, et 39 milli-sierverts/h d'exposition interne, au total 240,8 milli-sieverts. Les deux travailleurs ne travaillent plus à Fukushima.
Sur les 21 ouvriers [ayant dépassé 100 milli-sieverts/h ], 8 avaient subi de 150 à 200 milli-sieverts/h, 11 de 100 à 150 milli-sieverts/h. [Et 2 étaient supérieurs à 200 milli-sieverts/h.]
Selon la loi qui régit les matériaux nucléaires, les combustibles nucléaires et les réacteurs nucléaires, le niveau d'exposition aux rayonnements des ouvriers en radiation (les ouvriers qui travaillent dans l'environnement radioactif) est fixé à 100 milli-sieverts/h cumulés sur 5 ans, avec 50 milli-sieverts/h comme maximum par an. En cas d'urgence, le niveau d'exposition peut être porté à 100 milli-sieverts/h, mais le gouvernement national a repoussé cette limite d'urgence à 250 milli-sieverts/h pour les travaux liés à la centrale de Fukushima.
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  Vendredi 29 avril 2011

Fukushima : La loi de Murphy est gagnante, Tepco stoppe l'expérience de "l'ensevelissement d'eau" dans le réacteur n°1

Après que la pression à l'intérieur du bassin de confinement du réacteur 1 se soit abaissée très très près de la pression atmosphérique, Tepco a décidé de stopper son expérimentation du pompage d'eau extérieure dans l'enceinte sous pression du réacteur n°1.

L'idée était de pomper de l'eau extérieure vers l'enceinte sous pression, eau qui se répandrait ensuite dans le bassin de confinement, qui serait donc rempli d'eau à un niveau suffisamment haut pour refroidir le combustible.


Désormais, l'idée de passer d'un ensevelissement d'eau involontaire à volontaire, c'est terminé.

Extraits de l'Asahi Shimbun (29 avril) :


Le 29 avril, Tepco a diminué la quantité d'eau injectée dans le réacteur 1 en passant de 10 tonnes par heure à 6 tonnes par heure pour l'expérience de l'ensevelissement d'eau pour le remplissage du bassin de confinement, car la température et la pression  ont chuté (plus que prévu). Tepco va continuer à observer les changements.

Le plan initial était d'augmenter la quantité d'eau jusqu'à 14 tonnes par heure. Cependant, la température et la pression ont chuté plus que prévu. La température était de 132° C et la pression de 1.5 atmosphère avant l'expérience ont chuté jusqu'à 113°C et 1.1 atmosphère le 29 avril à 5 h du matin. On pense que la vapeur s'est transformée en eau sous l'injection d'eau froide, diminuant ainsi la pression.


Si la pression descend en-dessous d'une atmosphère, l'air extérieur contenant de l'oxygène peut se trouver aspiré dans le bassin de confinement et causer une explosion de l'hydrogène. Comme de l'azote a été injecté, Tepco pense que la "concentration d'hydrogène est inférieure à 1%, et que le risque d'explosion n'est pas si élevé." Tepco a pourtant décidé de ramener la quantité d'eau à 6 tonnes par heure, le 29 avril à 10h, 48 heures après le début de l'expérience.


C'était une bonne chose que la température ait diminué, mais la chute de pression était le Murphy...


Voici les chiffres précis de pression , qui se sont approchés de près de la pression atmosphérique normale :


1 pression d'atmosphère = 0.1013 MPa


29 avril 5h : 0.105 MPa
28 avril 5h : 0.125 MPa
27 avril 5h : 0.155 MPa (quand l'expérience a commencé)

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En retenant ses larmes, un conseiller nucléaire au gouvernement japonais démissionne, "ils ont ignoré les lois"

29 avril à 17h34 

Un conseiller spécialisé en sécurité nucléaire pour le gouvernement japonais a démissionné vendredi, disant qu'il n'était pas satisfait de la gestion de la crise pour la centrale de Fukushima. Toshiso Kosako, professeur à la prestigieuse université de Tokyo, a déclaré lors d'une conférence que le bureau du premier ministre et les agences gouvernementales "ont ignoré les lois et n'ont tenu compte que du problème du moment". En retenant ses larmes, il a dit que cette approche ne ferait que prolonger la crise. [...]
M. Kosako avait été nommé le 16 mars. A l'annonce de sa nomination, le porte-parole en chef du gouvernement Yukio Edano l'avait décrit comme quelqu'un qui "possède une vision remarquable et un expert dans le domaine de la sécurité nucléaire" [...]

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Photos en provenance de Cryptome

Le sommet des barres de combustible au réacteur 4, immergées sous 6 mètres d'eau (photo Tepco du 28/04)


Des habitants qui ont perdu leur habitation après le tsunami (photos Sergey Ponomarev)

Nogent sur Seine, épisodes 10 et 11

29
avri
2011

La catastrophe nucléaire de Nogent/Seine : Episode 10 - "Avez-vous la situation en main ?"

mardi 26 - 01 h 45 mn – A quelques secondes du déclenchement du PUI

La sonnerie du téléphone intérieur secoue l’équipe anéantie.
- « C’est Maillart. Alors, où en êtes-vous ? Avez-vous la situation en main ? » Raymond hésite une seconde. Il cherche une entrée en matière. A l’autre bout du fil, Hervé Maillart, le directeur de la centrale, n’a pas le temps de remarquer l’embarras du chef de quart : l’alerte à la radioactivité vient de retentir sur le site.
Au même instant, le système de protection de la salle de commande détecte de la radioactivité à l’entrée du circuit de ventilation. Il condamne immédiatement la ligne non protégée, et met en service la ligne de secours. Celle-ci est dotée de filtres absolus et de pièges à iode. La salle de commande est le seul local d’exploitation ainsi équipé. Protégé, l’endroit est aussi complètement isolé.
- « Nous voilà comme dans une bouteille thermos au milieu d’un brasier, observe Hervé.
- Pas tout à fait, précise Pierre, les gaz rares vont passer au travers de tous les filtres, il faut mettre les narghilés [1] »
Dans son vaste bureau chaud et confortable, Hervé Maillart frémit : l’alarme qu’il vient d’entendre a été déclenchée par une balise plantée à une vingtaine de mètres. Il l’a distingue parfaitement par la baie vitrée. Les locaux administratifs ne sont pas prévus pour être utilisés si le site est contaminé. Maillart va devoir déménager vers le BDS, le bloc de sécurité  [2]. En 2007 des travaux importants ont été entrepris sur : ventilation, électricité, génie civil, détection incendie et détection hydrogène, lutte incendie… Un fortin de commandement, équipé du même système de protection que celui de la salle de commande, hérissé d’antennes radios et d’instruments de mesures atmosphériques. II est « habité », en temps normal, par des gardiens qui surveillent sur des écrans vidéo les mouvements sur le site, truffé de caméras. Jamais, dans toute sa carrière de cadre EDF, Maillart n’a eu à se replier dans cet abri opérationnel. II connaît sa configuration dans les moindres détails grâce aux exercices d’entraînement, mais entre la simulation et la situation de crise ... Le directeur a l’impression fugitive de vivre un baptême du feu. Maillart n’est pas un froussard, (la rime avec le nom du directeur d’aujourd’hui est amusante), ni un bleu. Tout de même, il maudit le sort qui fait de lui le maître à bord, alors qu’il devrait être aux Etats-Unis pour un congrès sur la sécurité nucléaire à Bethesda, Etat de Maryland, au siège de la NRC [3].
Les Français ont la cote dans le monde de l’industrie nucléaire. Leur technologie est au« top-niveau ». Maillart ne peut réprimer un bref ricanement.
Avant de se replier dans la casemate, Hervé Maillart presse la mise en route de l’appel automatique pré-enregistré :
- « Urgent : le personnel de la centrale est prié de rejoindre le bâtiment d’accueil. Le plan d’urgence interne est déclenché. »
Pas de détail. Le téléphone sonne en ce moment dans plus de trois cents maisons, à vingt kilomètres à la ronde. Les employés d’astreinte cette nuit vont obligatoirement réceptionner l’ordre de mobilisation. Quant aux autres, s’ils sont chez eux et s’ils ont envie de sortir (le message ne précise pas si le site est contaminé ou non), ils viendront renforcer les équipes de garde. Maillart se dirige vers les toilettes. Il démonte le dérouleur de torchon propre, retire la bande de tissu blanc, et se confectionne devant le miroir un turban de fortune, de façon à protéger grossièrement ses cheveux contre un éventuel dépôt de particules radioactives, son nez et sa bouche contre leur ingestion. Il s’engouffre dans l’escalier. Au passage, il jette un œil sur l’écran digital du couloir qui indique la puissance de production des centrales nucléaires approvisionnant les régions Est et parisienne en électricité. Elles tournent toutes à plein régime pour compenser l’arrêt de Nogent 1, dont la fenêtre d’information affiche « zéro mégawatt ».
Par bonheur, il a eu l’excellente idée de ne pas laisser sa voiture sur le parking d’accueil, comme c’est l’usage, même pour le personnel de direction. Prenant garde à respirer le moins possible, il entrouvre la porte de sa voiture, se glisse au volant et coupe la ventilation avant de démarrer. Direction : le bloc de sécurité, au plus vite.
Episode précédent :"Chaque seconde compte"
notes :
[1] Ce sont des masques respiratoires légers, reliés par de minces tuyaux de plastique souple à une réserve d’air comprimé. Contrairement aux masques filtrants, ils ne gênent pas la respiration.
[2] Le BDS : une sorte de bunker enfoui sous le bâtiment d’accueil et de regroupement, à l’entrée du site.
[3] NRC : Nuclear Regulatory Commission. Organisme fédéral chargé du contrôle des installations nucléaires aux Etats-Unis

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30
avri
2011

La catastrophe nucléaire de Nogent/Seine : Episode 11 - "Les vieux qui connaissent la musique"

mardi 26 - 01 h 48 mn - Salle de commande

« C’est encore Maillart au téléphone. Il voudrait des détails avant d’avertir Paris et la préfecture. Il ne comprend pas que ça ait pu dégénérer comme ça sans prévenir. »
Raymond tend le combiné à Pierre.
Le chef de quart et Hervé Ruel s’acharnent à réduire les conséquences de l’accident. La pression dans la cuve du réacteur est maintenant presque complètement tombée. L’eau injectée par le circuit de sécurité noie lentement le cœur. Cette opération représente l’une des phases les plus critiques d’un accident de refroidissement : l’eau froide entre en contact avec le combustible incandescent, bien au-dessus de mille degrés. Les interactions sont violentes. Elles provoquent des explosions de vapeur, lesquelles accroissent les rejets à l’extérieur et contrecarrent la montée de l’eau dans le réacteur.
- « Il faudrait essayer de rabattre la radioactivité dans la cuve », suggère Raymond.
Hervé réfléchit rapidement. Il propose une manœuvre destinée à créer un mur liquide entre la brèche et le combustible. Raymond n’y croit guère, mais ils tentent le coup, assistés de Michel.
Pierre a raccroché le téléphone, il observe les trois hommes. La situation lui apparaît dans toute sa folie : là-bas, dans son bunker, Maillart met en branle une énorme machine administrative et technique dont on ne peut attendre ici aucun secours.
La catastrophe sera consommée bien avant que cette lourde machine, qui n’a pas encore pris son élan, entre en action. Incapable de s’adapter à la logique de cet accident, l’ingénieur se sent de trop. Cette équipe soudée se démène sans lui contre le pire.
Délaissant la surveillance des instruments, Michel se fige soudain.
- « Et si on vidait la piscine des combustibles usés dans le réservoir PTR [1] ? Il y a une pompe pour ça.
- Mmm… Deux cents mètres cubes par heure, c’est pas énorme, mais ça aidera à tenir. On va réduire le plus possible le débit du circuit d’injection, dès que le cœur aura été renoyé. »
Raymond se tourne vers Pierre :
- « Tu sais ce que cela signifie, n’est-ce pas ? La vanne n’est pas motorisée. Il va falloir aller l’ouvrir manuellement.
- Je sais parfaitement, soupire Pierre. La radioactivité est partout, maintenant. La ventilation l’a disséminée dans tous les bâtiments. Il faut prendre un masque. Qui y va ? »
Pratiquement alignés contre le mur du fond, les quatre rondiers ont tenté de se faire oublier, peu soucieux d’interrompre le cours des opérations de sauvetage par des questions intempestives. Leur heure est arrivée. Robert et Jean, les « vieux qui connaissent la musique », disait Robert tout à l’heure à son apprenti, ont un mouvement vers le placard du couloir.
- « Un seul, coupe le chef de quart. Jean, dépêche-toi s’il te plaît. »
Raymond est reconnaissant à Pierre de n’avoir désigné personne. Le chef de l’exploitation, c’est lui. Ses gars lui font une confiance aveugle, confiance qu’ils sont loin de manifester à l’ingénieur, presque frais émoulu de son école d’ingénieurs.
- « Tu ouvres la vanne, tu mets en marche la pompe de la piscine, et en revenant tu coupes la ventilation de tous les locaux des auxiliaires de sauvegarde et des auxiliaires nucléaires. Prends un masque !
- Merci de penser aux copains qui iront bosser dans cette merde après nous », lance Jean.
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Masque filtrant à cartouche
Il remplace son narghilé par un masque filtrant à cartouche, et attrape une casquette qui traîne. La protection n’est pas vraiment idéale, mais les combinaisons spéciales, les « shaddocks », sont rangées dans un autre bâtiment.
- « On croirait un parachutiste s’élançant de la soute d’un avion », remarque Robert en voyant son collègue se jeter dans le couloir.

mardi 26 - 01 h 50 mn - Salle de commande.

L’idée de la piscine a ouvert des perspectives à Raymond.
- « Dis donc, Pierre, demande à Maillart d’envoyer les premiers ouvriers d’astreinte mettre une pompe automotrice en batterie.
- Qu’est-ce que vous voulez faire avec ça ?
- Transvaser le PTR de la tranche 2 dans le nôtre. Qu’ils endossent les tenues étanches et portent les masques, c’est du côté où ça a cassé, il doit y avoir un maximum de contamination.
- Vous êtes cinglé ? Qu’est-ce qu’ils feront, ceux de la tranche 2, si c’est leur tour d’avoir un pépin ? Ils n’auront plus de réservoir de secours, on leur aura tout enlevé !
- C’est à Maillart de prendre la décision. Entre une catastrophe aggravée et un accident hypothétique, il choisira. »
Heureusement, à ce stade, la décision n’incombe pas à Pierre, mais au directeur.
- « N’empêche que si j’étais l’ISR de quart de l’autre côté, je ne laisserais pas faire une telle connerie.
- Ecoute, tu es l’ISR de la tranche 1, et la connerie en question, elle peut arranger tes oignons. »
Hors de lui, Robert, le rondier, n’a pas pu contenir sa colère contre ce trop jeune chef qui n’a rien décidé depuis un quart d’heure. Pierre blêmit. Il appelle le PC-direction.
Au même moment, le chef de quart se rend compte que personne n’a songé à arrêter les pompes primaires. Privées de pression, elles vibrent au-delà des limites depuis un bon moment.
- « Elles doivent caviter un maximum et tourner en survitesse. Ça ne les arrange guère.
- Pour ce qu’on en aura besoin maintenant ... soupire Hervé. OK, je les disjoncte. » [2]
notes :
[1] PTR = réservoir de stockage d’eau pour les piscines réacteur.
[2] Lorsque l’on aspire un liquide dans un conduit on crée une dépression. Si cette baisse de pression fait descendre la pression du liquide au-dessous de sa pression de vapeur saturante, le liquide se met en ébullition, avec production de vapeur. On appelle ce phénomène la cavitation.

vendredi 29 avril 2011

Obama et le monde du faux

Mike Adams, le "health Ranger" de NATURALNEWS nous présente un compte-rendu de l'Amérique d'aujourd'hui, à partir de la publication récente du certificat de naissance de Barak Obama.
La situation n'est-elle valable que pour les États-Unis ?



Le certificat de naissance d'Obama est tout aussi authentique que la réserve d'argent, l'approvisionnement en nourriture et l'Obamacare


(NaturalNews) Les ''birthers'' (les gens qui ne croient pas à la naissance d'Obama aux Etats-Unis) ne savent pas s'arrêter, n'est-ce pas ? Maintenant que la Maison-Blanche a publié le certificat de naissance du président Obama, l'affaire est désormais close, mais ils n'arrêtent pas pour autant de déblatérer. Pourquoi ces ''birthers'' continuent-ils de se plaindre?

Ils affirment que ce certificat de naissance est un faux. Pourquoi cette question? Mais bien sûr que le document est faux. Il ne s'agit pas d'un "simple" faux, c'est tellement faux que tout cela est devenu un test de QI pour comprendre comment tant de gens peuvent être si facilement bernés par un faux. Si je produisais un document comme celui-ci pour tenter d'obtenir un prêt immobilier, par exemple, et que je réunissais couche par couche, par de flagrants découpages et collages, des chiffres afin de simuler mon niveau de revenu déclaré, je me rendrai coupable d'une félonie. À tout le moins, je serais la risée de la salle. ''Vous moquez-vous de nous ? C'est votre meilleure façon de falsifier une déclaration de revenus ?" diraient-ils. Même un collégien avec un scanner et Photoshop saurait comment faire un faux plus convaincant que ça ...

Pour une explication de l'évidence d'un faux, regardez ceci:http://www.youtube.com/watch?v=QNJf...

Mais je pose maintenant une question plus importante : Le fait que ce soit un faux est-il si important après tout ? Étant donné que la plupart des statistiques du gouvernement américain sur l'emploi sont fausses, que la Fed fabrique des faux dollars tous les jours, que presque toute l'économie américaine repose sur une fausse "abondance" qui n'est en réalité qu'un peu plus de dette... Est-ce que ça ne fait pas vraiment plus authentique d'avoir un président au pouvoir qui fait croire à son certificat de naissance?

C'est presque comme s'il était davantage qualifié pour l'emploi, voyez-vous, comme gérer l'économie avec de faux dollars pendant que les médias distribuent tous de fausses nouvelles. Et puis entre quelques fausses nouvelles, des annonceurs qui viennent promouvoir de faux aliments et des faux médicaments approuvés en fonction de sciences truquées approuvées par les contrôleurs de la FDA qui trichent aussi.

Les couples sont maintenant artificiellement fécondés (conception fausse!), et lorsque leurs enfants sont nés, ils les nourrissent de faux lait (lait maternisé). Ils grandissent avec de faux édulcorants et de faux colorants (artificiels). À l'école, on leur enseigne une fausse histoire des États-Unis afin qu'ils aient des idées fausses sur la manière dont le monde fonctionne vraiment. Quand ils sont assez âgés, ils participent à des régimes de vote truqué où les gagnants sont déjà déterminés.

Et grâce à Internet, nous vivons dans un monde de faux amis, de fausses émotions et de faux sexe. Les matchs de foot sont joués sur du faux gazon, et les spectacles TV de ''show réalités'' d'aujourd'hui sont tous faux aussi. Les lutteurs professionnels sont faux, et la plupart des infos consommé par les masses est entièrement fabriqué. Même la science derrière une grande partie de la médecine moderne est truquée, fabriquée ou magouillée afin d'obtenir les résultats recherchés par les compagnies pharmaceutiques.

Ah oui, les médicaments sont faux aussi, en particulier les antidépresseurs, qui semblent fonctionner seulement en raison de l'effet placebo - qui est réel, même s'il n'existe seulement que dans l'esprit.

Il nous faut plus de leaders qui adoptent la falsification

Pour la plupart, nous sommes de fausses personnes vivant dans un faux monde, engagés dans de fausses interactions. Alors pourquoi ne devrions-nous pas avoir un faux président avec un faux certificat de naissance pour couronner le tout?

Je ne sais pas quel est le problème ici avec ce certificat de naissance, faux de toute évidence. Bien sûr que c'est un faux. Mais n'est ce pas pour cela que nous votons quand nous élisons un président ? Après tout, les campagnes électorales présidentielles sont toutes là pour faire de fausses promesses prononcées avec de faux sourires dans le cadre d'un faux discours écrit en fait par quelqu'un d'autre et lu sur le prompteur.

En fait, je dirais que ce faux certificat de naissance d'Obama le rend plus authentique que n'importe quel autre président de l'histoire américaine. C'est précisément cette maîtrise du faux qui a permis à Obama de livrer de fausses réformes de soins de santé, une paix truquée dans le monde (nouvelle guerre en Libye!), et une préparation truquée (retombées radioactives de Fukushima? Ne pas s'y préparer!)

C'est parfait pour une nation de gens faux qui vivent dans des maisons fausses avec du plâtre sur la facade qui fait croire qu'elles sont construites en pierre. Les gens vont faire leur chirurgie esthétique et du botox (fausse jeunesse!) pour pouvoir rencontrer d'autres gens faux et poursuivre de fausses relations avec de faux orgasmes. Leurs profils sur Facebook sont complètement faux; les curriculum vitae remis aux employeurs potentiels sont truqués, et même leur apparente «richesse» est truquée parce qu'ils sont endettés jusqu'au cou pour cette voiture de luxe garée dans l'allée de la maison de luxe qu'ils ne peuvent se permettre d'acquérir sans prêt.

Au travail ils trichent en faisant quelque chose pour recevoir un chèque de salaire qui est également largement faux parce que libellé en faux dollars déposés dans un faux compte bancaire (électronique) pour que l'argent puisse être multiplié et exploité afin que la banque continue à créer plus de fausse monnaie sous la forme de prêts distribués aux personnes qui ont truqué leurs antécédents de crédit et ont menti sur leurs demandes de prêt. Mais qui s'en soucie? Tant que nous avons tout faux ensemble, le système fonctionne !

Nous allons donc faire du shopping avec notre faux argent et nous achetons des faux jeans à la mode avec de faux trous déjà pré-fabriqués sur les jambes du pantalon, et nous achetons nos eaux de Cologne et parfums à base de fausses fragrances chimiques qui tentent de mettre une fausse odeur sur notre corps afin que nous puissions rencontrer d'autres gens faux qui portent leur propre fausse odeur chimique pour essayer de nous tromper en pensant qu'ils sentent la fleurs fraîche et le miel, alors qu'en réalité, ils puent comme un bouc.

Ils utilisent des produits cosmétiques pour simuler la santé de leur peau, et des implants de cheveux pour simuler la croissance des cheveux. Les jeunes filles portent de fausses lentilles de contact pour simuler une dilatation de la pupille comme un faux signe d'excitation sexuelle. C'est prévu pour faire marcher leur faux partenaire qui les emmène dans un faux restaurant commander de la fausse nourriture cultivée avec de fausses graines (OGM) et des engrais sur de faux sols (fabriqués à partir de déchets humains compostés) contaminés avec de fausses hormones et autres drogues.

Et le lendemain matin, ils vont se réveiller et partager un bol de céréales avec de fausses myrtilles. Celles-ci ont été truquées, aussi, comme le montre ma vidéo, "The Deception Blueberry". (www.ConsumerWellness.org )

Des leaders authentiques échoueraient

En fait, l'ensemble de la matrice dans laquelle nous vivons aujourd'hui est si universellement fausse et fabriquée que je ne suis pas sûr qu'un être humain authentique et véritable aurait même une chance de diriger la nation. Nous avons besoin de faux présidents pour diriger notre fausse nation en fausse abondance économique, de sorte que tous ces "birthers" qui crient après le certificat de naissance falsifié devraient franchement se taire et manger leurs faux sandwichs au jambon faits avec cette fausse substance ressemblant à du fromage fondu coincée entre deux morceaux de faux pain blanc.

Arrêtez de vous plaindre et regardez vos faux «réality shows» à la télévision, écoutez les fausses informations, bossez à votre faux emploi et continuez à avaler des aliments faux pour pouvoir devenir un patient très rentable dans notre système de soins de santé fondé sur une science truquée conduite par de faux chercheurs. Voilà comment le système fonctionne aujourd'hui. La réalité n'a rien à voir avec et vous devriez abandonner de telles idées bizarres. Elles sont antipatriotiques.

En fait, la publication du certificat de naissance d'Obama, avec toutes ses couches et retouches sur Photoshop et les numéros qui ne correspondent pas, manifestement assemblés à partir de sources multiples, n'est pas un aveu d'imposture - c'est une fière déclaration d'authenticité ! Cela veut dire que notre Président est parfaitement en phase avec la société du faux qu'il préside. C'est ce dont nous avons besoin dans l'Amérique d'aujourd'hui, un véritable homme du peuple.

Après tout, seul un vrai faux peut atteindre le niveau d'imposture nécessaire dans notre monde pour être adopté comme authentique.
Et aujourd'hui, je me prosterne devant le maître d'imposture, l'homme qui est si authentique dans sa falsification qu'il a publié la première contrefaçon au monde d'un certificat de naissance authentique, fièrement assemblé à partir de couches qui serait largement considérées comme truquées par toute personne qui ne se serait pas suffisamment investie psychologiquement dans le monde réel, je veux dire par là notre société truquée.



A partir de maintenant, je pense que nous devrions tous commencer à falsifier. La réalité, après tout, est surfaite.

Traduit par Hélios

Message de la Criirad (par mail)

Bonjour,


Il y a déjà près de 7 semaines que l'enchaînement d'accidents nucléaires a débuté à la centrale nucléaire  de Fukushima Daiichi, au Japon. Nous avons essayé de vous informer au mieux mais depuis une dizaine de jours vous vous étonnez peut-être de notre relatif silence  (1) 


C'est d'abord parce que nous avons dû nous réinvestir d'urgence sur plusieurs projets que nous avions provisoirement mis de côté pour faire face
à la situation de crise. Cela ne pouvait pas durer indéfiniment : nous avons pris des engagements sur des dossiers importants et il nous faut les tenir:  Julien Syren et Stéphane Montchatre se sont attelés à de gros rapports d'étude sur les niveaux de radon dans des établissements scolaires ; Bruno
Chareyron, responsable du laboratoire,  a passé la semaine à Barcelone pour le lancement d'un projet  international important qui devrait permettre à
notre laboratoire d'intervenir en Bulgarie, en Namibie et au Malawi. 


Pour autant, les accidents nucléaires toujours en cours de développement au Japon restent au coeur de nos préoccupations. Nous avons travaillé d'arrache pied... mais en toute discrétion car nous ne souhaitions pas attirer l'attention sur nos projets . Nous avons ainsi construit des partenariats avec plusieurs assocaitions japonaises. Nous leur avons envoyé du matériel de mesure, nous avons passé du temps en formation et information, en élaboration de matériel pédagogique. Vous pourrez découvrir l'un des volets de notre travail sur notre site (pas encore paru)
(

Vue l'urgence, la vidéo a été réalisée directement en anglais. Nous allons au plus vite la doubler en français et la sous-titrer en japonais.


Un second document est en préparation. Il concerne les analyses effectuées sur des légumes et des champignons prélevés à 80-100 km au nord de Fukushima Daiichi et qui nous ont été confiés dans le cadre de l'émission "complément d'enquête".  En complément des analyses,  nous avons réalisé des tests pour évaluer l'incidence du lavage et trempage (20 à 30 mn) des échantillons puis de leur cuisson à l'eau. Des préparations qui permettent de transférer à l'eau une partie de la contamination mais qui ne sont que des solutions de pis-aller.


Concernant la France, une bonne nouvelle : les niveaux de contamination de l'air ont fortement décrû (voir document en pièce jointe). Cela signifie
moins de dépôts radioactifs sur les sols et moins de contamination dans les aliments.

Un document écrit sera finalisé ce week-end et confié lundi à un imprimeur pour envoi aux adhérents qui ne disposent pas d'adresse courriel. Nous vous
l'adresserons dès que possible. Merci de votre patience et de votre compréhension. Nous essayons de faire au mieux mais nos moyens restent limités.


Encore merci pour votre soutien,

Très cordialement


Le président de la CRIIRAD

Roland Desbordes


IMPORTANT  : nous vous rappelons le report de l’Assemblée Générale au dimanche 25 septembre 2011 à Valence

(elle devait se dérouler le dimanche 15 mai à Paris). n'hésitez pas à nous joindre pour toute précision.  



(1) Relatif car nous continuons d'intervenir régulièrement dans les médias.
Cette semaine nous avons été très sollicités  pour le 25ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl. 

Dominique Aubier

 Très fouillé, passionnant.

Le chien rescapé du tsunami



 Malheur à moi si je le dis, malheur à tous si je ne le dis pas

Japon 29 avril

Sur le blog de mon "correspondant" japonais aux USA, une rare vidéo tournée au niveau du sol (et non en prise aérienne) le 22 avril lors de la visite d'un membre de la commission de l'agence de sureté nucléaire japonaise.


"M. Aoyama, ancien correspondant de Kyodo News, est allé à la centrale de Fukushima le 22 avril en tant que membre de la commission de sureté nucléaire. Il dit dans une autre vidéo (montrant les ouvriers) qu'il aurait l'autorisation d'aller à l'intérieur de la centrale en tant qu'expert, même si l'entrée était interdite aux journalistes.
M. Aoyama voulait s'arrêter au réacteur 3, mais un employé de Tepco lui a signifié que la radioactivité était trop importante pour qu'il y stationne. 

M. Aoyama est resté sans voix en voyant la dévastation du côté océan. "Je ne peux croire que je suis en train de regarder une centrale nucléaire", a-t-il dit.
A partir de 5 mn de la vidéo, vous verrez un tuyau qui se dirige vers l'installation centrale de traitement des déchets, par lequel l'eau fortement contaminée est acheminée.

Le tuyau repose sur le sol et est recouvert de plaques de plomb pour protéger les ouvriers. On a dit à nouveau à M. Aoyama que la radioactivité était trop forte pour qu'il puisse s'aventurer dehors." 

Vous verrez sur la vidéo un petit tableau en bas à gauche qui indique la direction de la prise de vue.

LIEN vers la vidéo (extraite de la vidéo dont lien ci-dessus)

Nogent sur Seine, épisode 9

29
avri
2011

La catastrophe nucléaire de Nogent/Seine : Episode 9 - "Chaque seconde compte"

mardi 26 - 01 h 41 mn - Salle de commande

Le chef de quart est arrivé au milieu du discours de Pierre. Il a gardé le silence. Robert et l’apprenti les ont rejoints peu après. Ils en savent désormais assez pour saisir l’ampleur du désastre à venir. Raymond doit absolument reprendre en main son équipe démoralisée. Il s’approche calmement du jeune ingénieur. Opérateurs et rondiers se sont spontanément regroupés en arc de cercle, dos à la console principale. Raymond et Pierre offrent un contraste saisissant : le chef de quart, trapu, solide, s’accroche à sa responsabilité immédiate face à l’ISR en sueur, vaincu par le doute. Sur un ton bienveillant, sans hausser la voix, Raymond parle :
- « Pierre, nous n’avons encore rien tenté ... Et chaque seconde compte. » La tension tombe d’un cran dans la pièce. Pierre lui-même avale sa salive, sort de son délire peuplé de rapports désormais inutiles, et murmure :
- « Il va falloir improviser sur toute la ligne ... » Hervé Ruel réagit le premier. Il se précipite sur les commandes de déconsignation et d’ouverture des vannes de décharge du pressuriseur :
- « C’est notre seule chance. Provoquer une séquence de type TMI [1]
Limiter au maximum les rejets d’eau contaminée dehors. Amener de l’eau dans le bâtiment-réacteur pour la réinjecter dans le cœur quand le réservoir PTR sera vide [2].
- Attends, coupe Raymond. Tu oublies que le circuit d’injection de sécurité interdit toute décharge du pressuriseur. Michel, file au local électrique et déconnecte l’ordre de fermeture des vannes. »

mardi 26 - 01 h 41 mn – salle de commande

L’atmosphère est étrangement sereine. Comme si tous s’étaient donné le mot :
- « Perdu pour perdu, on va bosser le mieux possible. » Les rondiers attendent d’être utiles. Opérateurs, chef de quart et ISR engagent un combat désespéré contre le temps et l’énergie résiduelle du réacteur.
- « Même si la manœuvre réussit, rappelle Pierre, la plus grande fraction de l’eau continuera de s’écouler par le GV, alors ...
- Y a-t-il une contre-indication à essayer de gagner du temps ? Non ? Bon ... Ça y est, le signal est bloqué, je déclenche la décharge. » Tous les regards convergent vers les indicateurs de pression. Celui du réservoir de décharge monte lentement. Celui de la cuve du réacteur n’arrête pas de baisser. Une véritable course de vitesse vient de s’engager. Raymond crispe ses mains sur le dossier du fauteuil. Pierre s’agite nerveusement. Hervé maintient le doigt sur le bouton de commande, comme pour aider les vannes à s’ouvrir davantage. Michel pense qu’il est bien tard pour tenter cette opération. Tout cela à cause du cirque de l’ISR !

mardi 26 - 01 h 44 mn – salle de commande

- « C’est râpé. » Crûment, Michel profère l’évidence, contre les dernières bribes d’espoir entretenues par Hervé. Apparemment inconscient de sa responsabilité dans l’échec, Pierre conclut : « Il aurait fallu que les automatismes soient conçus pour prendre en compte ce cas de figure.
- Oui, mais ce cas était par principe exclu... Bon Dieu ! » Horrifié, Raymond ne termine pas sa phrase. Il« voit » le cœur du réacteur en pleine crise d’ébullition. Le haut des assemblages de combustible se découvre et vire au rouge. Il « voit » les gaines ramollies par la chaleur gonfler sous l’effet de leur pression interne, et le métal commencer à se consumer dans la vapeur d’eau. Terrorisé, Hervé imagine l’énorme flux d’eau et de vapeur jaillissant dehors, emportant avec lui tous les produits radioactifs relâchés par le combustible endommagé.

jeudi 28 avril 2011

Catastrophe de Nogent sur Seine, épisode 8

28
avri
2011

La catastrophe nucléaire de Nogent/Seine : Episode 8 - "on avait tout prévu, mon vieux"

mardi 26 - 01 h 38 mn - Centrale nucléaire, salle de commande

Pierre Duguey, l’ingénieur de sûreté, se rassure :
- « Une ligne Maginot ! Voilà ce que c’est, leur système de poupées gigognes ! Au centre, le combustible, une céramique, c’est la première barrière ! Puis, entourant l’uranium, des gaines étanches, c’est la deuxième barrière ! Ensuite, la cuve du réacteur, troisième barrière ! Et enfin, les deux enceintes de confinement en béton emboîtées l’une dans l’autre : dernières barrières. Un tel coffre-fort doit naturellement retenir la radioactivité en toutes circonstances, sinon la contenir et la guider vers le système de filtrage où on la coince avant qu’elle puisse gagner l’atmosphère ...
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Les 3 barrières de sureté
- « Vous croyiez qu’elle allait attaquer de front ces formidables remparts ? Forteresse, tu parles ! »
Hervé est stupéfait. Michel ne sait plus où se mettre. Pour un peu, ils oublieraient l’accident. Quant au quatrième rondier, cette tirade le surprend au moment où il sort de la cuisine d’exploitation. Le plateau garni de tasses à café a failli lui échapper des mains.
- « Mais qu’est-ce qu’ ... Il y a qu’on avait tout prévu, mon vieux, même les accidents les plus effrayants : brèches dans le circuit primaire, des grosses, des petites, des tordues, des franches et des nettes, des choses abominables qui auraient transformé l’intérieur du bâtiment-réacteur en une infernale étuve radioactive.
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Brêche dans le circuit primaire
Chaque fois, le rapport de Sûreté nous convainquait de la parfaite suffisance des dispositifs de sauvegarde pour limiter les conséquences extérieures à un niveau ridiculement faible.
Avant Tchernobyl, parler de risque grave frisait l’indécence. Et même après, pas un bouton de guêtre ne manquait, naturellement. Et on en rajoutait, pour épater la galerie ! Tenez, on s’est même amusé à calculer si les enceintes résisteraient à la chute d’un petit avion d’affaires. De la foutaise ! Qu’est-ce qu’il casserait, d’abord, l’avion en tombant ? Hein ? Je vous le demande.
Et maintenant avec Fukushima, je ne vous raconte pas… »
Hervé sent la moutarde lui monter au nez.
- « Écoute, Pierre, on a mieux à faire ...
- Il n’y a rien à faire. L’avion ferait comme la radioactivité : il taperait sur le point faible, sur ces satanées tuyauteries de vapeur qui passent innocemment, les idiotes, quasiment sans protection du bâtiment-réacteur à la salle des machines. »
Soudain plus grave, l’ingénieur poursuit :
- « Au lieu de donner dans le grand guignol, il aurait mieux valu regarder en face le talon d’Achille de cette centrale nucléaire. Oui, les quelques 5 300 tubes du GV, une surface de métal toute mince, d’une section de 19 mm. Mais quelle surface ! Réfléchissez : trois hectares, trois terrains de foot, bourrés de fissures. Faut pas trop les brusquer, ces fissures, déjà qu’elles s’ouvrent toutes seules en temps normal, même quand on les laisse tranquilles ! Alors, pensez à ce qui peut se passer si on secoue le GV comme un prunier ... »
L’ISR est effondré. Il a trop de connaissances techniques pour ne pas voir se dessiner l’issue inévitable : un déferlement menaçant de radioactivité dans l’atmosphère.

mardi 26 - 01 h 41 mn - Paris, gare de l’Est

Avec une minute de retard sur l’horaire, le train de nuit Paris-Bâle, via Mulhouse, prend le départ au quai 13...