Bistro Bar Blog

jeudi 31 mars 2011

Le témoignage d'une amie


Je vous livre le témoignage d'une amie, reçu par Chantalouette. Son pseudo était Inca, je le redis pour ceux qui ont échangé avec elle sur le blog « changement climatique » à l'époque.

Cette amie, je le précise, n'a plus internet depuis plusieurs mois, mais c'est quelqu'un de sensitif et très près de la nature.

Elle raconte que le 10 mars au soir, elle a eu comme un flash et a entendu la phrase : « Le tam-tam de la Terre bat son plein ».
Pour elle, le tam-tam signifie « le réveil ».

Le lendemain matin de bonne heure, elle a entendu à la radio qu'il y avait eu un séisme au Japon qui avait duré deux minutes et qu'il y avait une alerte au tsunami.

A ce moment-là, elle a entendu le témoignage d'une japonaise très âgée qui disait que la vie ne serait plus comme avant.

Inca se souvient qu'il y a encore six mois ou un an, quand elle allait encore sur le net, elle avait lu un article où des pêcheurs japonais avaient donné l'alerte concernant un énorme tremblement de terre à venir.
En effet des poissons étaient apparus à la surface, poissons qui vivent habituellement à de grandes profondeurs et le fait qu'ils viennent en surface, signifiait que les plaques tectoniques se mettaient en mouvement et que la vie au Japon risquait fort d'être remise en question.

Ces pêcheurs ont ensuite prévenu le gouvernement japonais.

Inca profite de son contact avec Chantal pour embrasser tous ceux qu'elle fréquentait sur les blogs, ces gens se reconnaîtront.

Si certains parmi vous ont en mémoire le témoignage des pêcheurs, ce serait sympa de nous en communiquer les liens...


Mon commentaire : cela discréditerait le rôle de HAARP dans l'affaire ?
Edit : Odin a retrouvé l'article en question, daté de mars 2010, le voici :


Le Japon se prépare à un tremblement de terre après la découverte de dizaines de poissons-rubans géants sur les côtes et dans les filets des pêcheurs. Ces poissons sont traditionnellement les signes avant-coureurs de puissants séismes.

Ces poisson-rubans géants peuvent faire 5 mètres de long et se rencontrent à des profondeurs de 1000 mètres, rarement au-dessus de 200 mètres sous la surface.
L’apparition du poisson suit le séisme destructeur de magnitude 8.8 au Chili ainsi que celui d’Haïti. Un séisme d’une magnitude de 6.4 a également frappé le sud de Taiwan.
Ces mouvements tectoniques autour de la « Ceinture de feu » inquiètent le Japon – qui craint être le prochain pays touché. Ces inquiétudes sont renforcées par l’apparition inexpliquée du poisson connu traditionnellement sous le nom de « Messager du Palais du Dieu de la Mer ».
Ces dernières semaines, 10 spécimens se sont échoués sur les côtes ou ont été pris dans les filets au large de la préfecture d’Ishikawa, Une demi-douzaine ont été pris dans les filets de la préfecture de Toyama et d’autres ont été signalé dans les préfectures de Kyoto, Shimane et Nagasaki, toutes sur la côte nord.
Selon la légende japonaise traditionnelle, le poisson remonte à la surface et s’échoue pour avertir d’un tremblement de terre imminent – et il existe des théories scientifiques selon lesquelles les poissons des abysses seraient susceptibles aux mouvements des failles sismiques et agiraient de façon anormale avant un séisme – mais les experts font davantage confiance en leur surveillance constante high-tech des plaques tectoniques sous la surface de l’eau.

News Japon 31 mars (suite)

Urgent : Radioactivité supérieure de 10.000 fois la limite trouvée dans l'eau du sous-sol : Tepco

Tokyo, 1er avril, Kyodo

Une substance radioactive supérieure à 10.000 fois la limite a été détectée dans le sous-sol autour du réacteur n°1 de la centrale de Fukushima a déclaré jeudi Tepco. Un responsable de Tokyo Electric a déclaré que le niveau était "extrêmement élevé"

==Kyodo
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Du boeuf a été détecté contaminé par du Césium radioactif au taux de 510 Becquerels (la limite étant de 500) a annoncé le Ministère de la Santé.


Cette viande provenait de Tenei, à 70 km de Fukushima.
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L'Agence nucléaire soupçonne un écoulement radioactif permanent au large de Fukushima

REUTERS - Les niveaux systématiquement élevés de radioactivité relevés en mer au large de la centrale atomique de Fukushima-Daiichi, dans le nord du Japon, signifient
probablement que des substances radioactives s'écoulent en permanence dans la mer, a déclaré jeudi l'Agence de sûreté nucléaire japonaise.

"C'est une possibilité", a reconnu le directeur général adjoint de cette agence, Hidehiko Nishiyama, lors d'une conférence de presse, en ajoutant qu'il ignorait où pouvaient se produire les fuites radioactives.

L'agence a indiqué jeudi que la radioactivité dans l'eau de mer au large de la centrale avait augmenté et était désormais 4.385 fois supérieure à la limite admise.

Il s'agit du taux le plus élevé d'iode radioactif relevé en mer depuis le tsunami du 11 mars, qui a gravement endommagé la centrale. Mercredi, l'agence de sûreté nucléaire parlait d'une radioactivité au même endroit 3.355 fois supérieure à la limite admise.

L'agence a suggéré d'autre part au gouvernement japonais d'envisager d'étendre la zone d'évacuation décrétée autour de la centrale accidentée.

Pour l'heure, les habitants ont été évacués dans un rayon de 20 km autour de l'installation. Des voix se sont élevées ces derniers jours pour que les autorités élargissent cette zone, compte tenu de la situation toujours inquiétante à la centrale.

Le gouvernement s'est borné pour l'instant à encourager les habitants de la zone comprise entre 20 et 30 km autour de la centrale de partir mais il ne leur a pas expressément ordonné de le faire. Il leur a en revanche vivement conseillé de rester calfeutrés chez eux.
Conférence de presse d'Anne Lauvergeon

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a fait savoir mercredi que la radioactivité enregistrée à Iitate, un village situé à 40 km de la centrale, dépassait l'un des critères retenus pour l'évacuation des habitants.

Le Premier ministre Naoto Kan, auquel est reprochée une gestion médiocre de la crise la plus grave qu'ait affrontée le pays depuis 1945, a dit d'ores et déjà envisager d'élargir la
zone d'évacuation pour contraindre 130.000 habitants à partir, en plus des 70.000 qui ont déjà été déplacés.

De son côté, Anne Lauvergeon, présidente du directoire d'Areva, qui est arrivée mercredi au Japon, doit tenir ce jeudi une conférence de presse à Tokyo à partir de 09h15 GMT.

Elle s'est rendue au Japon avec trois experts afin d'évaluer l'aide que le groupe français pourrait apporter à Tokyo Electric Power (Tepco) <9501.T>, l'exploitant de la centrale endommagée.

Le président français Nicolas Sarkozy, qui était en visite en Chine mercredi et jeudi, est attendu dans la journée au Japon.

Un analyste a évalué que Tepco pourrait recevoir des demandes d'indemnisation d'un montant total de 130 milliards dedollars si les graves difficultés perduraient longtemps à Fukushima.

A l'étranger, des traces "infimes" d'iode radioactif ont été décelées dans un échantillon de lait dans l'Etat de Washington, situé sur la côte ouest des Etats-Unis.

Les agences sanitaires américaines soulignent que l'iode 131 a une période (ou demi-vie) très courte, d'une huitaine de jours, et que le niveau décelé dans le lait devrait de ce fait diminuer relativement vite. L'iode 131 peut être dangereux pour la santé parce qu'il est absorbé aussitôt par la glande thyroïde, où il peut provoquer un cancer.

 Source
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Allez lire aussi ce lien :
http://paul-keirn.over-blog.com/article-fukushima-31-mars-2011-en-direct-70643124.html

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Communiqué CRIIRAD du 30 mars

LA CRIIRAD REITERE SON APPEL

JAPON : des millions de personnes à la merci de la radioactivité !


Depuis lundi 28 mars, l’attention est focalisée sur l’activité de l’eau de mer et certains médias s’inquiètent de la survenue d’une « catastrophe écologique » (1).

La CRIIRAD rappelle que l’urgence concerne la protection sanitaire des habitants des zones contaminées. Depuis le 12 mars dernier, ils subissent, jour après jour, heure après heure, l’impact des rejets radioactifs de la centrale nucléaire de FUKUSHIMA DAIICHI. Toutes les voies d’exposition se cumulent :

* Exposition aux rayonnements qu’émettent les aérosols et les gaz radioactifs que les vents transportent vers les zones habitées, celles de la Préfecture de Fukushima, bien sûr, mais aussi bien au‐delà de la ville de Sendai, à 100 km au nord et bien au‐delà de Tokyo à 230 km au sud.


* Exposition aux rayonnements émis par les produits radioactifs qui retombent progressivement au sol (du fait de la gravitation, des pluies et de la neige) et s’accumulent sur les surfaces. Les débits de dose sont multipliés par 10 à bien plus de 100 km de la centrale nucléaire, par 100 à quelques 60 ou 70 km de distance et quand l’on considère un périmètre d’une cinquantaine de kilomètres certaines valeurs dépassent de 1 000 fois le niveau normal. Il s’agit là de zones où les populations n’ont été ni évacuées, ni confinées. Et ces niveaux d’exposition ne correspondent pas à des élévations ponctuelles des flux de rayonnements. Rappelons qu’une valeur de 8 μSv/h (qui ne constitue pas un maximum) correspond à 64 μSv pour 8 h de présence et à 1 152 μSv sur 18 jours, soit une valeur supérieure à la limite de dose maximale admissible sur 1 an (1 mSv). Et si les gaz radioactifs ont pénétré, comme nous le pensons, à l’intérieur des habitations, il faut calculer les doses d’exposition externe sur la base de 24 h/jour (on arrive alors à plus de 3 mSv/an, soit 3 fois la limite de dose maximale admissible sur 1 an).


*Contamination externe à cause du dépôt des particules radioactives sur la peau et les cheveux (une contamination qui peut très facilement se transformer en contamination interne si la peau comporte des blessures ou de simples microlésions ; si les doigts sont portés à la bouche, au nez ; si la personne manipule des aliments sans s’être lavé les mains ; si les aérosols déposés sur les cheveux sont remis en suspension et inhalés…) ;


* Contamination interne par INHALATION des aérosols et gaz radioactifs présents dans l’air :
parce que l’on ne peut pas s’arrêter de respirer, parce que les simples masques à poussières portés par la population ne procurent AUCUNE PROTECTION contre les iodes radioactifs gazeux dont l’air est chargé ; parce que le confinement à l’intérieur des bâtiments est une contremesure
de COURT TERME qui n’aurait jamais dû être prolongée sur plus de 15 jours: soit les personnes s’asphyxient parce que le confinement fonctionne, soit il est imparfait, et elles sont alors approvisionnées en oxygène ET en produits radioactifs ! 


* Contamination interne par INGESTION d’eau et d’aliments contaminés : parce que le contrôle des aliments à risque a commencé de façon tardive ; parce que ne sont retirés de la consommation que les aliments dont le taux de radioactivité dépasse les normes, qui sont plus protectrices que les normes en vigueur en France et en Europe, mais qui restent quand même très élevées (2).
Pour calculer la dose de rayonnement reçue par une personne, et évaluer ainsi le risque sanitaire auquel elle est exposée, il faut tenir compte de toutes les voies d’exposition, interne et externe, de tous les radionucléides, de tous les aliments. Ce travail est difficile à réaliser étant donné l’absence de mesure sur les débits de dose dans les zones les plus exposées pendant tout le début de la crise, la rareté des contrôles relatifs à la contamination de l’air, les interrogations sur la composition isotopique des rejets radioactifs, l’absence de résultats sur les niveaux d’exposition à l’intérieur des habitations où la population est confinée (rayon de 30 km).
Depuis une dizaine de jours, les résultats se multiplient. Du fait de l’urgence, la stratégie de prélèvement et d’analyse manque de cohérence et beaucoup de chiffres sont inutilisables pour l’évaluation des doses et des secteurs à risque : mesures de débits de dose ponctuels, mesures
d’activité surfacique en becquerels, sans mention des radionucléides concernés, etc. Cependant, de nombreux résultats, même ponctuels, témoignent du niveau de risque auquel les populations sont confrontées.

La CRIIRAD publiera demain une première synthèse des éléments qu’elle a collectés.
Compte tenu de l’importance de la contamination, compte tenu de l’impossibilité de prévoir quelles quantités de produits radioactifs seront encore rejetées demain, après‐demain… dans l’atmosphère, la CRIIRAD réitère son appel aux autorités japonaises pour que le maximum soit fait pour évacuer la population bien au‐delà du rayon de 20 km et pour apporter aux populations les plus affectées le maximum de produits alimentaires non contaminés. Elle appelle également la communauté internationale à apporter tout l’aide logistique et financière possible pour que les interventions se fassent au plus vite.


TANT DE JOURS ONT DEJA ETE PERDUS ! 



(1) « Alerte maximum pour éviter la catastrophe écologique » ‐ Dauphiné Libéré du 30 mars 2011.
Une « catastrophe » somme toute assez limitée : ‘’ « A l’échelle planétaire ou même à l’échelle du Pacifique, cela ne
créera aucun problème. Mais à proximité immédiate de Fukushima, il va falloir envisager une interdiction stricte de la
pêche » durant des mois estime Simon Boxall, professeur au centre national d’océanographie de l’université de
Southampton’’.


CRIIRAD
Siège association et laboratoire : 471 av. V. Hugo / Valence / FRANCE
Téléphone : 33 (0)4 75 41 82 50 / Télécopie : 33 (0)4 75 81 26 48
Courriel : contact@criirad.org / Web : http://www.criirad.org



(2)  Cf. communiqué CRIIRAD du 20 mars 2011.

Un volcan islandais, Fukushima, la révolution

Lien envoyé par Sam's d'un article diffusé sur le blog de Paul Jorion.
Merci à lui.

29 mars 2011 par Julien Alexandre | 
Billet invité
Comme dans les jeux enfantins, on peut proposer de trouver l’intrus parmi différents termes d’une proposition, mais il se pourrait bien que cette fois, il n’y ait point d’intrus.
Dans le choix des risques, nous pouvons être confronté à 2 types de risques : des risques naturels et des risques humains et technologiques (les risques technologiques ne sont que des effets des risques humains), le dernier terme de la proposition étant une conséquence des risques encourus ou une solution pour les éviter.
Il apparaît étrange de pouvoir lire ces trois termes côte à côte, tant ils semblent disparates : un élément naturel, une centrale nucléaire en déperdition et un phénomène politique. En précisant bien, on y ajoute même des périodes de l’histoire et des lieux différents, puisque le volcan islandais en question est le Läki au 18ème siècle, Fukushima au Japon du 21ème siècle et la révolution un phénomène… trans-historique et trans-géographique.
Pourtant, à y regarder de près et justement parce que ceux-ci sont par trop éloignés, la comparaison de ces termes est non seulement opportune mais aussi nécessaire.
En 1783, le volcan Läki entra en éruption en Islande, provoquant une fissure éruptive de 40 km de long, d’où sortira le plus grand épanchement lavique de tous les temps, l’équivalent de deux fois le débit du Rhin à son embouchure… par seconde.
Un véritable hiver volcanique s’ensuivit, par la projection de cendres et de pluies d’acides sulfuriques, provoquant des hivers terribles, réduisant la production alimentaire et créant les famines en Europe de la fin des années 1780. Des orages de grêle par exemple, en plein été, détruisirent une bonne partie des récoltes de l’année 1788 en France. Le prix d’un boisseau de blé, de 11 sols en 1706, passa à 206 au printemps 1790. L’un des rares scientifiques de l’époque à avoir fait le lien entre l’observation des intempéries météorologiques et l’éruption du Läki fut Benjamin Franklin, un des pères de la révolution américaine de 1776.
Alors que cet hiver volcanique toucha une bonne partie de l’hémisphère nord, de l’Amérique du Nord jusqu’en Egypte, seule la France entrera en révolution en 1789, de sorte qu’il paraît excessif de corréler trop étroitement ces deux évènements.
Reste qu’à la veille de la révolution française, la population subissait déjà les conséquences de cet hiver volcanique provoqué par l’éruption du Läki en 1783 (mais dont les émissions de cendres perdurèrent jusqu’en 1785) et réclamait du pain, dont le prix explosait, quand Marie-Antoinette, de sa fameuse phrase, leur répondit « Qu’ils mangent de la brioche ! ». S’il est vrai que les conditions politiques et financières forcèrent le Roi à convoquer les Etats Généraux pour trouver une solution à la faillite en cours, un des prolégomènes de cette révolution fut que l’ensemble de la chaîne alimentaire fut touchée par l’éruption phénoménale du Läki. La famine, alliée aux catastrophes climatiques et à la gabegie de la royauté française, participa à l’émergence d’un mécontentement tel que Louis XVI fut forcé de convoquer ces Etats Généraux, qui n’avaient pas été convoqués depuis… 1615.
Autre période, autre lieu.
Fukushima, Japon, aujourd’hui. Après un tremblement de terre très important (mais pas « exceptionnel » en ces terres, comme se plaisent à le dire les commentateurs), suivi d’un tsunami dévastateur, la centrale nucléaire alimente la chronique maintenant quotidienne de l’actualité mondiale, parfois mise sous le boisseau selon les actualités (intervention en Libye, crise en Syrie, élections ici ou là) mais toujours en toile de fond du récit médiatique, tel un feuilleton improbable que des téléspectateurs incrédules suivent, hagards et impuissants. Si l’élément naturel est certes à l’origine de la catastrophe (que d’aucuns eurent le plus grand mal à nommer ainsi), les prolégomènes de celle-ci sont cette fois à rechercher plus en amont, comme le déclarèrent certains experts japonais mais aussi des scientifiques de renom : l’origine de la catastrophe est bien humaine.
Par esprit de lucre. Ou par orgueil prométhéen.
Les preuves commencent à s’accumuler quant à la « faute humaine » : niveau des pré-requis trop faibles quant à la construction, économie sur la sécurité et plus largement, quant au nucléaire, rêve de domination de la fission nucléaire qui tourne au cauchemar, tant il est vrai que cette domination est factice : en lieu et place, les humains en sont contraints à jouer les arrosés arroseurs…
De sorte que n’apparaît guère comme évident l’intérêt de comparer les deux évènements, ni même de savoir ce que vient faire la révolution en cet espace et ce temps, où nul ne parle d’insurrection populaire, au Japon ou ailleurs, hormis dans les pays arabes et pour d’autres raisons.
Pourtant, cet intérêt s’avère plus solide que jamais, si la catastrophe de Fukushima devait perdurer. Car, tout comme le Läki, Fukushima a atteint des strates, en deçà desquelles nous touchons à l’ontologie de l’espèce humaine, à savoir sa survie.
Déjà touchés par la furie des éléments naturels, la terre en premier lieu puis l’eau, les êtres humains commencent à faire face non pas à une furie mais à une « contamination », lente, insidieuse et impalpable d’éléments tout aussi essentiels pour sa survie : l’air, avec la propagation d’éléments radioactifs et les substances nutritionnelles qu’ils absorbent pour se nourrir, soit la chaîne alimentaire ; l’eau, le plus important d’entre eux, étant possiblement contaminé. De sorte que non seulement les Japonais devront faire face à une possible « contamination » à grande échelle de leur chaîne alimentaire mais qu’une bonne partie des êtres humains sur cette planète sont potentiellement concernés par ce risque maximum : on ne parle plus de « contaminations » localisées ou de catastrophes que l’on puisse circonscrire mais bien de catastrophe généralisée à l’échelle de la planète, a fortiori si le plutonium contenu dans le réacteur n°3 se vaporise dans l’atmosphère en cas d’explosion du réacteur (ce qui est un risque non nul si le corium apparemment formé entre en contact avec de l’eau), sans compter le risque de contamination des océans.
Dans ce choix des risques (si tant est que nous ayons le choix), il est donc bien évident que celui de Fukushima appartient au haut de la liste à très court terme : si le CO2 est certes un risque maximal au travers du réchauffement de la planète, il ne l’est cependant pas dans l’immédiat.
Fukushima, oui.
Le Läki, d’origine naturelle, et Fukushima, causée par l’homme, se rejoignent donc dans les effets : planétaires, atteintes à la chaîne alimentaire, psychose collective.
Car de cela non plus nous ne parlons pas. Mais de plus en plus de pays, proches dans un premier temps et certainement moins si la catastrophe s’amplifie, mettent en place des embargos sur les produits alimentaires provenant du Japon, en attendant de mettre en place un embargo plus étendu sur tout ce qui proviendra de ce pays. De sorte que ce containment renforce celui mis en place par les autorités japonaises elles-mêmes sur les produits provenant des régions « contaminées », étouffant encore plus la chaîne alimentaire dans son approvisionnement et ses débouchés et renforçant la crise psychologique en cours.
Par leurs effets, Läki comme Fukushima nous signifient les mêmes choses : quand la chaîne alimentaire est touchée, l’être humain devient alors « hors de contrôle », car il en va de sa survie, tant individuellement qu’en tant qu’espèce.
Face à cela, les pouvoirs de coercition apparaissent bien faibles, le pouvoir médiatique étant battu en brèche et internet une ressource collectivement répandue pour s’informer.
Au Japon même, où les commentateurs louaient (consciemment ou non) l’abnégation du peuple, pour ne pas dire la passivité et le fatalisme, certains commencent à demander des comptes.
En Allemagne, des manifestations monstres rassemblant plusieurs centaines de milliers de participants se sont déroulées contre le nucléaire et l’attitude opportuniste de Madame Merkel ; attitude qui ne lui aura d’ailleurs pas servi pour les élections qui viennent de se clôturer en Bade-Wurtenberg par une défaite de son parti et de celui des libéraux du FDP.
De sorte qu’il serait logique que si la catastrophe de Fukushima se poursuit (et rien ne semble pour l’instant indiquer le contraire : on parle de plusieurs semaines, voir de plusieurs mois d’émissions radioactives), nous serons bientôt placés devant le risque maximum pour les êtres humains : l’atteinte à la chaîne alimentaire, sans compter la contamination de l’air et de l’eau. Que cette contamination soit « dangereuse » en termes effectifs ou non n’est pas la question car les populations concernées seront des plus suspicieuses, le précédent de Tchernobyl hantant les discours publics proférés sur l’absence de danger.
Nous sommes donc loin devant le risque économique voir financier que peut représenter cette catastrophe, risque réels mais peut-être « limités » potentiellement. Ou même d’un risque de contamination, même important, sur un espace localisé, à savoir une région du Japon (et quand bien même le Japon, qui n’est qu’une région de la planète), à l’inverse de ce que nous avons pu connaître avec Tchernobyl, le sarcophage mis en place au prix du sacrifice de dizaines de milliers de « liquidateurs » d’Europe de l’Est nous ayant protégé d’une contamination de longue durée et d’une confrontation à un tel « choix » des risques.
Par les « vertus » de la libéralisation sans frontières, confortée médiatiquement, nous sommes donc confrontés aux effets d’un système mondialisé qu’il nous faut reconnaître, par delà le nucléaire.
Mais aussi démanteler.
Et ce d’autant plus vite que la terre n’a pas attendu d’être « mondialisée » par l’homme pour mondialiser les effets d’une contamination, qu’elle soit volcanique ou nucléaire, les vents en altitude narguant les frontières depuis des lustres : le Läki est justement le type même d’expérience dont nous devrions analyser les retours.
Or, un de ces retours d’analyse est que justement les effets de cet hiver volcanique participèrent à l’émergence d’une révolution en France, pays où les ferments étaient déjà en place pour une telle explosion.
De sorte que nous pourrions poser ainsi différentes questions : à causes différentes et mêmes effets, mutatis mutandis, quel(s) pays connaîtr(a/ont) les mêmes conséquences, à savoir entrer en révolution ?
Et si la révolution française mit à bas un régime que l’on qualifia rétrospectivement « d’ancien » pour mettre en place un « nouveau » régime, la question qui se pose alors immédiatement est : vers quoi aller, en lieu et place ?
Enfin, la question est aussi : combien de temps les structures sociales de nos sociétés pourront-elles résister à l’angoisse de ce risque majeur, réel ou non, avant qu’elles ne rompent ou qu’elles n’implosent pour répondre à cette angoisse ?
Concernant l’éruption du Läki, la société française, déjà durablement impactée par l’ancien régime, résista près de 6 ans. Ce ne fut qu’avec les épisodes les plus dramatiques de 1788, qui provoquèrent des famines mais aussi probablement des ruptures psychologiques collectives (au même titre mais d’un ordre différent qu’avec la peste de 1348), qu’un « seuil » fut apparemment franchi.
En Allemagne, la réponse fut apparemment massive, en termes de manifestants.
Comme le fut la sanction politique.
De même, pourrait-on dire, le désaveu du système politique actuel par l’abstention record que vient de connaître la France ce même jour.
Mais est-ce suffisant ?

SOURCE

Sale temps pour le nucléaire

Une vidéo de 50 mn que mon correspondant Philippe m'a envoyé par mail. Merci à lui. Pas eu le temps de regarder, vous me direz par commentaires.


Sale temps pour le nucléaire 24 mars 2011, 20:10 La catastrophe nucléaire japonaise est-elle possible en Suisse ? Une équipe de Temps Présent a enquêté sur la fissure de la centrale de Mühleberg, mais aussi, sur de nouvelles études alarmantes pour la santé et sur l'impasse des déchets. Alors que le lobby nucléaire s'active pour vendre au peuple deux nouvelles centrales en 2013, le temps est à l'orage pour l'atome.

News Japon 31 mars












MagnitudeMw 6.1
RegionNEAR EAST COAST OF HONSHU, JAPAN
Date time2011-03-31 07:15:30.0 UTC
Location38.97 N ; 141.85 E
Depth40 km
Distances77 km NE Ishinomaki (pop 117,233 ; local time 16:15:30.2 2011-03-31)
17 km SE Ofunato (pop 35,418 ; local time 16:15:30.2 2011-03-31)

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Sarkozy : 

-"Le monde a besoin de l'énergie nucléaire pour contrer les émissions de CO2".

-" L'énergie nucléaire reste une source valable d'énergie."  Kyodo 31 mars
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AVIS: Au-delà de Fukushima

Par Natalie J. Goldring
WASHINGTON, 31 mars, Kyodo
Les Japonais ont démontré une extraordinaire capacité à répondre aux catastrophes naturelles et humaines, avec une résistance remarquable. Nos sympathies et nos pensées sont avec vous alors que vous faites face aux lendemains de cette catastrophe.
Il est beaucoup trop tôt pour connaître l'intégralité des coûts de la crise nucléaire actuelle pour le Japon et pour le reste du monde. Même ainsi, nous pouvons commencer à tirer des leçons pour l'avenir. soulevé depuis des décennies. Beaucoup de ces problèmes sont le produit de la fragilité humaine et mécanique.
Autrement dit, les humains font des erreurs. Nous ne concevrons jamais une centrale nucléaire parfaitement sûre. Nous aurons toujours des informations incomplètes sur la nature et le niveau des menaces qui pèsent sur ces centrales. Démontrer le contraire est d'une grande prétention et augmente le risque d'être mal préparé à des événements catastrophiques.
Une question connexe est que les événements ne sont pas toujours conformes aux prévisions. La centrale de Fukushima Daiichi avait plusieurs niveaux d'approvisionnement pour une énergie de secours. Mais le plan d'urgence supposait que l'infrastructure environnante soit en bon état, ce qui n'était pas le cas.
Cette catastrophe démontre également qu'à court et long terme les déchets nucléaires sont une question critique. Une partie particulièrement vulnérable du complexe Fukushima Daiichi semble avoir été les bassins de combustible usé. Nous ne savons pas encore si les réservoirs de stockage sont restés intacts. Nous savons par contre que les systèmes de sauvegarde sont insuffisants ici.
En outre, les recherches sur le changement climatique suggèrent que le monde est susceptible d'une autre expérience - et plus sévère - venant d'événements météorologiques dans l'avenir. Cela signifie que les estimations existantes sur la vulnérabilité des centrales nucléaires à de tels événements sont susceptibles d'être sous-estimées.
Cette tragédie est un avertissement pour d'autres pays qui ont poursuivi la soi-disant''renaissance nucléaire.''Le gouvernement chinois a déjà montré sa sensibilité à cette question par l'arrêt de construction de nouvelles centrales nucléaires.
Malheureusement, la Commission de régulation nucléaire américaine a adopté une approche contraire. Elle vient d'autoriser une extension de 20 ans de permis d'exploitation pour la centrale nucléaire de Vermont Yankee, qui est déjà en service depuis près de 40 ans. La commission l'a fait sachant que la conception de Vermont Yankee est similaire à celle des réacteurs de Fukushima.
 Au lieu de procéder comme d'habitude avec les entreprises, les gouvernements devraient imposer un moratoire sur les permis de centrale et les extensions de permis. Ce moratoire devrait subsister jusqu'à ce qu'une analyse indépendante et impartiale montre que chaque centrale peut survivre à des menaces bien plus complexes et plus graves que celles pour lesquelles elles ont été initialement conçues.
L'essentiel est que nous devons considérer la totalité du coût des décisions au sujet de futures sources d'énergie, plutôt que de compter les coûts à court terme. Prendre en compte les coûts et risques à long terme augmente considérablement l'attrait des mesures de conservation et un travail plus énergique vers des sources d'énergie alternatives.
(Natalie J. Goldring est membre senior au Centre for Peace and Security Studies à l'école Edmund A. Walsh of Foreign Service de l'Université de Georgetown à Washington.)
== Kyodo
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Kan et Sarkozy d'accord pour élaborer de nouvelles normes de sécurité nucléaire

TOKYO, 31 mars, Kyodo
Le premier ministre japonais Naoto Kan et le président français Nicolas Sarkozy se sont mis d'accord jeudi pour que les deux pays cooèrent dans l'élaboration de nouvelles normes de sécurité nucléaire à la fin de cette année à la suite de la crise à la centrale de Fukushima Daiichi.
Les deux leaders ont donné une conférence de presse après leur rencontre à Tokyo pour annoncer que les questions nucléaires seront le sujet majeur au sommet du G8 en mai prochain, quand les leaders d'autres pays comme la Grande-Bretagne, le Canada, l'Allemagne, l'Italie, la Russie et les Etats-Unis se retrouveront à Deauville.
Sarkozy, président du G8 cette année, a déclaré qu'il essaiera de publier un communiqué sur les questions de sécurité nucléaire à ce prochain sommet.
==Kyodo
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FOCUS: Proposition d'interdiction pour l'accès à la zone nucléarisée, mais cela pose des problèmes

TOKYO, 31 mars 31, Kyodo
Une proposition visant à interdire l'accès aux résidents de la zone d'évacuation large de 20 kilomètres autour de la centrale de Fukushima Daiichi gravement endommagée est actuellement examinée par le gouvernement, car la préfecture s'est préoccupée du fait que certaines personnes retournent dans leur maison pour récupérer des objets qu'ils ont laissé derrière eux.
Si cela est mis en pratique, il s'agira d'une mesure ultime du gouvernement qui a rarement été appliquée dans une zone urbaine et qui engendrera probablement d'autres problèmes potentiels, en dépit de son intention de protéger les vies humaines.
Une poursuite en dommages-intérêts résultant d'une action similaire, par exemple, a été déposée dans le passé. Des mesures d'aide économique pour les personnes touchées par une telle interdiction devraient être élaborées.
Le Secrétaire général du gouvernement Yukio Edano lors d'une conférence de presse mercredi, a dit que le gouvernement''envisage des mesures, y compris cette proposition'' pour interdire l'accès par le gouvernement de la préfecture de Fukushima.
A la suite du séisme et du tsunami à la centrale nucléaire le 11 mars, une directive a été émise pour les résidents de la préfecture d'évacuer jusqu'à 20 kilomètres de la centrale en raison des craintes de rayonnement, tandis que pour ceux vivant à 30 kilomètres, il a été conseillé de rester à l'intérieur.
S'il y a des risques ou un besoin de protéger des vies humaines dans une région, le chef de la municipalité peut émettre une directive ou une recommandation pour l'évacuation, conformément à la loi fondamentale sur les mesures en cas de catastrophe, mais son pouvoir légal contraignant est limité, selon l'Agence de gestion des catastrophes.
Si un résident dans cette région refuse de s'y conformer,''il n'y a rien que nous puissions faire'', a déclaré un ancien fonctionnaire de l'agence qui travaille actuellement sur les mesures de gestion de crise pour un gouvernement local. Ces employés du gouvernement qui tentent de les convaincre de partir pourraient également prendre des risques''s'ils y restent longtemps.
Mais si une zone est désignée comme zone de vigilance,''les gens y seront interdits d'accès, à l'exception de ceux affectés à des travaux d'urgence. Ceux qui enfreignent l'interdiction seront passible d'une pénalité.
De tels aménagements sont faits entre 10 et 20 fois par an comme mesures de précaution contre les glissements de terrain, par exemple. Comme cela''peut restreindre le droit du citoyen à la propriété,'' on ''a tendance à levées l'interdiction dès que possible'', selon un responsable de l'agence.
Dans les zones urbaines peuplées, très peu de mesures ont été appliquées, comme lors de l'éruption du Mt. Unzen en Préfecture de Nagasaki en 1991.
Dans la crise nucléaire actuelle, l'ancien responsable de l'agence a dit ''qu'on n'en est plus au stade d'une directive d'évacuation. Afin de ne laisser entrer personne, la zone doit être déclarée comme zone de vigilance.''
Avec son éruption du 3 Juin 1991, le Pic Fugen du mont Unzen en Préfecture de Nagasaki a déversé des avalanches de lave, de terre et de roches qui ont tué 43 personnes.
Juste après, Teijiro Yoshioka, alors chef trésorier du gouvernement de la ville de Shimabara, qui devint plus tard maire de la ville, dit qu'il avait consulté le gouverneur de Nagasaki Takada Isamu sur la définition d'une zone de vigilance, craignant une plus grande explosion volcanique tout en sachant en même temps que cela peut se révéler une crainte sans fondement.
Le 8 Juin, immédiatement après que la ville ait finalement publié la désignation d'une zone d'habitation pour la première fois au Japon, une énorme explosion s'est produite. Le 30 juin, elle a été suivie d'une avalanche majeure. Mais il y n'y pas eu de victimes. S'il n'y avait pas eu cette mesure, un grand nombre de personnes aurait pu être tué, a déclaré un responsable de la ville.
La désignation des zones de vigilance à Nagasaki a également suscité des plaintes de citoyens qui ont dû abandonner leurs terres agricoles et leurs entreprises au moins pendant un certain temps.
Un éleveur de poulets a dû laisser mourir de faim 48.000 volailles. Même si l'éruption elle-même n'a pas endommagé sa ferme, il a subi environ 60 millions de yens de pertes.
Face à ce cas et dans d'autres, le gouvernement préfectoral a mis en place un fonds destiné à offrir une réparation. '' La préfecture de Nagasaki a en effet offert une indemnisation aux personnes et reçu des crédits pour,''a déclaré l'avocat Hirotaka Fukuzaki qui a offert des consultations aux citoyens.
''Si une zone de vigilance est décidée, la question de l'indemnisation devra être posée. Il est nécessaire de fournir un soutien psychologique et financier aux résidents qui seraient exclus de la région,''a déclaré Fukuzaki.
==Kyodo

Adieu, Japon

Par François Marginean

Le Japon ne sera plus jamais le même. Il y aura dorénavant un « avant Fukushima » et un « après Fukushima ». La ruine radioactive du Japon a commencé, entrainant le reste de la planète dans son sillon avec le relâchement les démons nucléaires de Fukushima par General Electric (GE) et la Tokyo Electric Power Company (TEPCO). La cruelle réalité est que cette sombre crise va durer des mois ou peut-être même des années et possiblement de longues nombreuses années étant donné que la demi-vie du plutonium 239 est de 24 000 ans.

««Malheureusement, nous n’avons pas de prévision concrète en ce moment pour nous permettre de dire dans combien de mois ou d’années (que la crise se terminée),» a déclaré Sakae Muto, le vice-président de TEPCO»

Il y a eu plus de 823 tremblements de terre qui ont suivi celui de 9.0 ayant frappé le 11 mars 2011, et ça tremble encore. La ville de Tokyo est située à environ 250 km de Fukushima et plus de 35 millions de personnes y vivent. Tokyo est l’un des trois plus importants centres financier du monde, aux côtés de Londres et New York. Avec trois coeurs nucléaires présentement en fusion, ainsi que les piscines d’entreposage de combustible irradié utilisé en danger, cumulant depuis autour de 40 ans plus de 1700 tonnes de déchets nucléaires entreposés, les retombées nucléaires ne vont que s’accentuer dans les temps à venir et se déposer sur la capitale. Déjà 25 gouvernements étrangers ont soit fermé leurs ambassades à Tokyo, ou ont évacué Tokyo et déplacé leurs ambassades à Osaka. Les banquiers internationaux sont en train de fuir en masse Tokyo et le Japon. La US Navy a annoncé le 17 mars qu’ils étaient prêts à évacuer autant que 87 000 personnes si nécessaire et la USO a annoncé deux jours plus tard, le 19 mars, que l’armée américaine a commencé l’évacuation volontaire de 200 000 militaires et leurs personnes à charge présentement au Japon.

Pendant que tout cela se déroule, le gouvernement japonais a également exhorté plus de gens à évacuer la zone de Fukushima et il a discrètement élargi la zone d’évacuation autour de la centrale de Fukushima. En bon français, toute cette activité signifie que l’évacuation de Fukushima, du Japon et de Tokyo, a déjà commencé. Un grand nombre de personnes sont déjà « volontairement » en train de fuir le danger. Plus la crise s’éternisera, plus le nombre de personnes qui vont partir sera élevé.

L’ensemble de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi devrait être condamné, ce qui en fait le plus important des accidents nucléaires (devant l’accident nucléaire de Tchernobyl) en termes de conséquences techniques.

Les héros qu’on surnomme les « bio-robots », terme originellement donné aux travailleurs qui avaient sacrifié leur santé et leur vie pour contenir l’accident de Tchernobyl, en Ukraine, se sont battus pendant maintenant plus de deux semaines pour tout tenter dans le but de prévenir le pire scénario, soit une fusion incontrôlable des coeurs des réacteurs nucléaires et la combustion des déchets radioactifs contenus dans les piscines d’entreposage situées immédiatement au-dessus des réacteurs Mark 1, un design absolument génial de General Electric. Ils auront silencieusement et courageusement donné leur vie pour éviter le pire au reste des Japonais et du monde entier. Et très malheureusement, il semble que ce soit en vain. La bataille, à toute fin pratique, est perdue. Les taux de radiation sont si élevés qu’il sera bientôt simplement impossible d’envoyer quiconque sur les lieus de la centrale de Fukushima. Déjà, ces employés qui doivent payer le prix de leur santé de façon permanente et risque la mort pour les inepties, les mensonges, l’avarice, l’insouciance et la négligence criminelle de leurs patrons et de GE, ont subi des expositions à la radiation plusieurs fois la norme acceptable annuelle. Nul besoin de rappeler qu’il n’y a pas de dose sécuritaire dans le domaine de la radioactivité.

Dose radiative

Le principe retenu en radioprotection est de maintenir l’exposition au niveau le plus bas qu’il est raisonnablement possible d’atteindre (principe ALARA). Pour faciliter cette optimisation, les sites nucléaires français sont organisés en zones dont l’accès est plus ou moins restreint, et qui correspondent aux débits de doses suivants :

  • zone bleue : de 2,5 à 7,5 µSv⋅h-1 ;
  • zone verte : de 7,5 à 25 µSv⋅h-1 ;
  • zone jaune : de 25 µSv⋅h-1 à 2 mSv⋅h-1 ;
  • zone orange : de 2 à 100 mSv⋅h-1 ;
  • zone rouge : > 100 mSv⋅h-1.

Le débit de dose dont on est certain qu’il produit des effets biologiques dangereux se situe à partir de 1 mSv⋅h-1, c’est-à-dire en « zone jaune ». Les effets varient selon le temps auquel on y est soumis. Les effets statistiquement observables apparaissent pour des doses cumulées supérieures à 100 mSv, soit un stationnement de plus de 50 h (une semaine à plein temps) en zone jaune. Cette exposition peut être atteinte en 1 h en « zone orange ».

SUITE ET SOURCE

mercredi 30 mars 2011

Un petit rappel

Pour ceux qui ont lu le billet sur la prière pour l'eau contaminée proposée par Masaru Emoto.

C'est demain jeudi 31 à 12 h locale.

Je vous redonne le texte de la prière (mais on peut le dire avec ses mots à soi, dans la mesure où on y met une INTENTION)


"L'eau de la centrale nucléaire de Fukushima,
nous sommes désolés de vous faire souffrir.
S'il vous plaît pardonnez-nous.
Nous vous remercions, et nous vous aimons.”


Répéter au moins trois fois en joignant les mains en position de prière.

On peut bien sûr aussi prier Dieu en lui demandant de guérir l'eau...

Communiqué du CEDRA

Merci à Philippe

Note INFO du CEDRA (Collectif Contre l'Enfouissement des Déchets Radioactifs)

Mercredi 30 Mars

De Fukushima à Fukushima-rre de la folie nucléaire
PARTIE 1

Regarder la réalité en face :
accident ? évolution imprévisible ? scenario du pire ?

Hier, le monde entier était paralysé de peur, suspendu aux nouvelles en provenance du Japon. Aujourd’hui, la folle course des actualités a repris le dessus, reléguant aux arrière-plans le drame nippon. Justifié ? Chacun se souvient des saillies des ministres Besson et Kosciusko-Morizet, minimisant l’ampleur de la catastrophe, mêlées à l’aplomb d’Anne Lauvergeon, tenancière d’Areva, assurant alors que chaque jour qui passait nous rapprochait de la sortie de crise.
En réalité les informations crédibles ont fait et font toujours défaut, le gouvernement japonais, l’autorité de sûreté nationale (NISA) et la désolante AIEA (Agence internationale pour l’énergie nucléaire) étant manifestement menés en bateau par TEPCo l’exploitant des centrales de Fukushima. Un gouvernement qui, de plus et par orgueil blessé, a longtemps baigné dans le déni, comme l’expliquait le président de la Criirad, R.Desbordes (1) L’ASN, autorité de sûreté nucléaire française, reconnaissait elle-même qu’on ne disposait que ‘’d’éléments partiels et incomplets’’ (2) L’évidence, cependant, ne peut être occultée. Alors que les bonnes âmes refusent de comparer Fukushima à Tchernobyl, il s’agit ici non pas d’un réacteur touché mais de trois (et d’autres ?), auxquels s’ajoutent des problèmes majeurs dans trois bassins de refroidissement emplis de combustible nucléaire usé (3) ! A cela s’ajoute que l’un des réacteurs (le n° 2) fonctionne non pas à l’uranium mais au MOX, combustible contenant une diablerie humaine infâme, du plutonium.
Face à ce constant, se comprennent mieux une série de témoignages. L’ASN, par exemple, qui parle de ‘’l’état de désolation du Japon’’, de ‘’situation extrêmement grave’’, de ‘’crise nucléaire majeure’’, de ‘’contamination qui va s’étendre [au Japon] sur des zones considérables’’ (2), ajoutant que ‘’les mesures publiées au cours du week-end des 26 et 27 mars confirment un état très fortement dégradé des réacteurs 2 et 3, avec un endommagement des trois barrières de confinement’’. L’IRSN, Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, confirme que ‘’les réacteurs n°1, 2 et 3 restent dans un état particulièrement critique’’ (4). Sur place, ‘’le Premier ministre japonais Naoto Kan a assuré mardi que le gouvernement était "en alerte maximum" pour éviter que la centrale accidentée de Fukushima ne provoque une catastrophe écologique’’ (5) et que ‘’la situation restait "imprévisible" dans cette centrale’’ (6). Jusqu’à l’opérateur Tepco, habituellement habile dans le « maquillage », qui ‘’a déclaré que cet accident allait au-delà de qu'ils pouvaient imaginer’’ (7). Auparavant dédaignés, EDF, Areva, Cea et d’autres, viennent d’être appelés en renfort (8). Les populations qui, dans un rayon de 30 km autour de la centrale, avaient eu pour consigne de se confiner viennent d’être invitées à présent à évacuer la zone (9). Enfin, le ministre Besson se voyait lui aussi obligé de reconnaître : ‘’je sais que la situation est extrêmement critique, extrêmement sérieuse’’ (10). Si la situation n’est pas maîtrisée, il y a néanmoins lieu de souligner l’ampleur de la tâche conduite sur place par les volontaires (?) qui s’activent dans des conditions démentielles. Oui, mais "Les conditions de travail étant de plus en plus dangereuses, je ne pense pas pouvoir trouver d'autres salariés qui accepteraient d'y aller", a confié un sous-traitant au journal Asahi’’ (11). Soulignons que le ministre japonais de l’industrie, en dehors lui de la zone dangereuse, avait été pris à menacer de sanctions les pompiers qui refuseraient d’intervenir à Fukushima (12) !
Alors, sortie de crise comme le prédisait Madame Lauvergeon ou comme l’affirment hier mardi des experts américains : ‘’le complexe nucléaire de Fukushima au Japon connaît "un lent rétablissement" après avoir subi de plein fouet le séisme et le tsunami dévastateurs du 11 mars, mais un gigantesque travail reste à faire’’ (13) ? Sortie de crise ou au contraire catastrophe d’une ampleur inégalée, échappant au contrôle de l’homme ? Des cœurs de réacteurs ayant partiellement fondu, les enceintes étant attaquées, on est engagé là dans le scenario du pire, celui du « syndrome chinois » : ‘’Les Soviétiques lors de la catastrophe de Tchernobyl ont lutté (et sacrifié beaucoup d'hommes, des plongeurs qui ont plongé dans l'eau de refroidissement [et sont tous morts] pour vidanger cette eau qui s'était accumulée sous les ruines du bâtiments, et des mineurs qui ont construit une chape de béton sous le réacteur), pour empêcher que ce "corium" (une sorte de magma résultant de la fusion du combustible nucléaire et des éléments internes du cœur) ne tombe dans l'eau car il aurait pu atteindre une masse critique et entraîner d'après les calculs une explosion (comme une bombe) atomique d'une puissance énorme de 3 à 5 Mégatonnes (c'est 200 à 300 fois Hiroshima). Cela aurait provoquer des radiolésions massives des habitants dans un rayon d'environ 300 km (englobant la ville de Minsk) et toute l'Europe aurait pu se trouver victime d'une forte contamination radioactive rendant la vie normale impossible.’’ (14)
Il ne s’agit pas de crier au loup mais de regarder la réalité en face…

NB : l’analyse et l’évolution du drame qui se noue au Japon sont basées sur le recoupement d’un maximum d’informations en provenance d’organismes tels que l’ASN ou l’IRSN mais également sur de nombreux autres ‘’indépendants’’ : CRIIRAD, ACRO, GSIEN, AIPRI, Infonucléaire, Observatoire du nucléaire... à ceux-là s’ajoutent les incontournables dépêches d’agences de presse et articles de presse
(1) http://www.novethic.fr/novethic/planete/environnement/pollution/le_gouvernement_japonais_est_dans_deni/133244.jsp?utm_source=newsletter&utm_medium=Email&utm_content=novethicInfo&newsletter=ok
(2) www.asn.fr video du 28 mars
(3) Bassins ou piscines ? Piscine : bassin pour rite purificatoire, dixit encyclopédies !
(4) http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Documents/IRSN_Seisme-Japon_Point-situation-28032011-08h.pdf
(5) http://www.romandie.com/ats/news/110329115421.g3ht6xiq.asp
(6) http://www.romandie.com/infos/ats/display.asp?page=20110329073958010172019048164_brf009.xml
(7) http://www.romandie.com/ats/news/110329081201.lyu038j7.asp 7
(8) http://www.usinenouvelle.com/article/fukushima-comment-les-groupes-francais-vont-aider-tepco.N149051#xtor=EPR-169
(9) http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2011/03/fukukshima-danger-accru-au-r%C3%A9acteur-3-%C3%A9vacuation-sur-30-km.html
(10) http://www.rtl.fr/emission/l-invite-de-rtl/ecouter/eric-besson-ministre-de-l-industrie-de-l-energie-et-de-l-economie-numerique-tepco-a-demande-l-aide-d-edf-d-areva-et-du-cea-7672318598
(11) http://www.romandie.com/ats/news/110329120735.q8yv4mlg.asp
(12) http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/03/22/97001-20110322FILWWW00362-fukushima-excuses-aux-pompiers-forces.php
(13) http://www.romandie.com/ats/news/110329190746.tep84hjc.asp
(14) http://www.dissident-media.org/infonucleaire/hypothese_nesterenko.html

Témoignage d'un habitant de Tokyo

Vidéo postée le 28 mars




Chantalouette a résumé ce que ce gars désespéré nous dit (il y a 9 minutes dans la vidéo, mais il répète souvent la même chose) :



"Personne ne doit boire l'eau du robinet (et pas que les enfants) c'est fou, nous parlons d'une ville de 30 millions d'habitants, de personnes et pourtant on vient de dire qu'on ne doit pas boire d'eau et donc pas de douche...
Allez voir les emissions de TV realité, danser avec les stars, c'est important, moi je ne peux pas, je pue, je ne peux pas me laver.

Moi je reviens de Tokyo, je suis radioactif, il ne faut rien dire pour préserver l'industrie.

J'ai mis des bandes adhésives autour des portes et des fenêtres, mais je
suis toujours à Tokyo.

Le Japon est évacué, Tokyo est évacué , tout le monde part.

CE SONT LES VRAIES INFOS

C'est une plaisanterie.
Le Japon évacue 120 milions de personnes , pour aller en Chine, aux USA, à Taiwan.
...C'est la fin du Japon et de mon expérience là-bas, je n'arrive pas à y croire. Je ne veux pas partir.
J'ai des marques rouges sur le visage et on nous dit que tout va bien. Qu'est-ce que c'est ?
C'est incroyable..."

Pétition de la CRIIRAD

CRIIRAD - NUCLÉAIRE Transparence sur la radioactivité de l’air pour la protection des citoyens

CRIIRAD - NUCLÉAIRE Transparence sur la radioactivité de l’air pour la protection des citoyens

3490 signatures
Auteur :
CRIIRAD : 471 avenue Victor Hugo, 26000 Valence, FRANCE - Site : www.criirad.org
Description :
PETITION POUR URGENCES NUCLEAIRES ET REJETS RADIOACTIFS à la centrale nucléaire de Fukushima
A l'attention de Tous les gouvernements
Plus de 60 laboratoires d’analyse équipés de détecteurs de très haute précision sont répartis sur l’ensemble de notre planète et contrôlent quotidiennement la radioactivité de l’air. Leur mission : rechercher les très faibles quantités de produits radioactifs qui pourraient indiquer qu’un essai nucléaire a été effectué en violation du Traité d’Interdiction Complète des Essais Nucléaires (TICEN).
Les résultats de ces analyses permettraient de suivre, jour après jour, et depuis le 12 mars 2011, l’avancée des masses d’air contaminé par les rejets radioactifs de la centrale nucléaire de FUKUSHIMA DAIICHII.
C’est impossible car les données sont confisquées par les Etats. Les résultats sont transmis à des organismes officiels qu’ils sélectionnent et qui sont tenus de ne rien divulguer. Le réseau international de mesure est financé par de l’argent public. Les populations ont droit à cette information. Tous les chiffres doivent être publiés et non pas quelques chiffres soigneusement choisis par les autorités.
J’exige que les résultats d’analyse de la radioactivité de l’air du réseau soient rendus publics, INTEGRALEMENT ET SANS DELAIS . Payés par les citoyens de l’ensemble des pays, ils doivent leur être accessibles et servir à leur protection.

Télécharger la pétition en PDF :


http://94.23.16.204/criirad_telechargement_pdf/11-03-25_petition.pdf




Consulter le dossier spécial Accidents nucléaires au Japon de la CRIIRAD :


http://www.criirad.org/actualites/dossier2011/japon/sommaire.html

Lien vers le texte : http://94.23.16.204/criirad_telechargement_pdf/11_03_25_doe_ctbto.pdf


Pour faire un lien vers cette pétition,
cliquez-ici
 
Merci à Syl pour m'avoir rappellé cet impardonnable oubli. 

News du Japon au 30 mars (remis à jour toute la journée)


 Un lien : http://www.lepoint.fr/societe/le-nuage-radioactif-laisse-ses-premieres-traces-en-france-29-03-2011-1312921_23.php
 
Un nuage de mensonges

OUF! Fukushima ne passera pas par nos assiettes. La Commission européenne l'a promis: tous les aliments importés du Japon seront désormais passés au compteur Geiger. Sauf qu'à y regarder de plus près on va quand même se régaler de produits japonais radioactifs. La règle, en temps normal, c'est zéro contamination dans l'assiette.
Toute salade qui crépite est jetée à la poubelle. Mais, en cas de catastrophe nucléaire, des dérogations sont prévues! Durant l'année qui suit l'accident, on peut nous faire avaler des aliments radioactifs à condition de ne pas dépasser un certain seuil. Du plutonium jusqu'à l becquerel par kilo ou du césium dans la limite de l 000 Bq/kg. Ce qui fait crépiter de rage Corinne Castanier, la directrice de la Criirad, l'instance indépendante d'information sur la radioactivité.
« Un enfant qui consommerait des aliments dont la contamination atteint les limites fixées par la Commission recevrait une dose de rayonnement très supérieure au niveau maximum autorisé sur un an. Il serait ainsi exposé à un risque de cancer tout à fait inadmissible! »

Dans les années 90, au vu des études menées sur les survivants d'Hiroshima, les experts internationaux ont recommandé de diviser par cinq la dose maximale de radioactivité qu'un quidam peut encaisser en temps normal à l'année. Qu'à cela ne tienne, Bruxelles, contrairement aux Etats-Unis, n'a pas revu d'un iota ses normes: en Europe ingérer des aliments au risque de dépasser l millisiviert sur l'année ne pose aucun problème. La Commission s'est contentée de proposer un simple toilettage, qu'elle avait prévu - hasard du calendrier - de mettre cette année au menu d'un Conseil des ministres européens. Mais pas à celui de nos. euro-députés.
En effet, tout ce qui touche à la radioprotection relève d'Euratom, un traité signé le 25 mars 1957 afin de « créer les conditions de développement d'une puissante industrie nucléaire », et dans lequel le Parlement n'a pas le droit de fourrer son nez. Et si on rajoutait dans tout ça un nuage de transparence ?
Canard enchaîné 30 mars 2011 

Tokyo Electric va mettre à la ferraille 4 réacteurs de la centrale nucléaire endommagée

Kyodo TOKYO, 30 mars
Tepco a annoncé mercredi que les débris des quatre réacteurs endommagés à la centrale de Fukushima Daiichi iront à la ferraille alors que le pays peine à sortir de la crise nucléaire sous contrôle depuis plusieurs semaines après le puissant séisme et le tsunami.
Le service public a également indiqué que les efforts pour contenir la crise prendront un certain temps, et Tsunehisa Katsumata, président de la société, a dit que''plusieurs semaines seraient trop courtes'' pour stabiliser les réacteurs.
Un signe que la taille de la catastrophe est énorme, et dépasse le fournisseur d'énergie, est que Katsumata a admis lors d'une conférence de presse que le coût de l'indemnisation dans le cadre de la catastrophe nuira financièrement à la société.
Mais il a dit que le service public, connu également comme TEPCO, s'efforcera de rester à flot et d'éviter la nationalisation.
''Nous nous excusons de provoquer l'anxiété, de l'inquiétude et de la peine au public, à cause des explosions dans les bâtiments du réacteur et de la libération de matières radioactives,''a déclaré Katsumata au siège social de la société à Tokyo, à 220 kilomètres au sud-ouest de la centrale sur la côte du Pacifique.
En ce qui concerne les responsabilités de gestion, lui et le président Masataka Shimizu devront les supporter, a déclaré Katsumata,''Notre plus grande responsabilité est de tout mettre en oeuvre pour dénouer la situation actuelle et la mettre sous contrôle.''
''Nous n'avons d'autre choix que d'abandonner les réacteurs 1 à 4 si l'on regarde leurs conditions de manière objective,''a-t-il ajouté au moment où les ouvriers poursuivent leurs efforts visant à empêcher les quatre réacteurs de surchauffer et à restaurer leurs systèmes de refroidissement.
TEPCO a dit plus tôt que les réacteurs 5 et 6, les deux unités restantes du complexe de Daiichi, sont déjà dans un état stable d' ''arrêt à froid.''
Katsumata a également déclaré mercredi que ''les fonctions de base ont été conservées''aux réacteurs n ° 5 et 6, ainsi qu'aux quatre réacteurs de la centrale de Fukushima Daini, au sud de Daiichi.
Maisle porte-parole au sommet du gouvernement,Yukio Edano, a suggéré dans une conférence de presse que l'ensemble des six réacteurs de la centrale Daiichi devraient être supprimés, ''c'est très clair au vu des circonstances de société.''
Depuis la perte des systèmes de refroidissement des réacteurs et des piscines d'exploitation des barres du combustible nucléaire, à la suite des catastrophes naturelles meurtrières du 11 mars, la centrale a laissé fuir des matières radioactives dans l'air et la mer.
A propos du fardeau financier de compensation pour la catastrophe nucléaire, Katsumata a déclaré que si la société n'a pas le temps pour calculer des coûts à ce stade, sa situation ''désespérée''est certaine de continuer pendant un certain temps.
''En consultation avec le gouvernement, nous allons travailler dur pour éviter une pénurie de fonds, car nous devenons court, peu importe combien d'argent nous allons débourser pour un carburant de plus en plus élevé et la remise en état.''
Avec les problèmes d'augmentation concernant la viabilité financière du service public sur fond de rumeurs de nationalisation et la valeur des actions qui plonge, il a ajouté que la société va travailler dur pour rester''privatisée.''
Pendant ce temps, sept grandes banques et la Shinkin Central Bank ont ​​décidé de fournir à TEPCO un total de 1,9 milliards de yens en prêt d'urgence. Le service public perturbé nécessitait un maximum d'environ 2 milliards de yens pour restaurer les centrales thermiques afin de compenser un déficit important d'alimentation après le tsunami.
Plus tôt mercredi, TEPCO a déclaré que le président Shimizu a été hospitalisé mardi pour de l'hypertension et des vertiges.
Katsumata, qui a déjà repris le rôle de Shimizu temporairement à la tête des efforts pour sortir de la crise, a dit qu'il ne faudra pas longtemps au président en difficulté pour retourner au travail et reprendre l'initiative de la gestion de crise.
Shimizu est rarement apparu en public depuis sa conférence de presse du 13 mars, deux jours après la catastrophe. Shimizu est tombé malade pendant quelques jours à partir du 16 mars, a indiqué la compagnie.
Les réacteurs de la centrale de Fukushima âgés d'environ 40 ans ont perdu leurs fonctions de refroidissement fonctions après que le séisme de 9,0 les ait privé d'électricité, précipitant la crise nucléaire qui a forcé des dizaines de milliers d'habitants à évacuer.
== Kyodo

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De la fumée a été détectée brièvement à la centrale nucléaire de Fukushima Daiini, située à 10 km de Daiichi. Les pompiers sont intervenus. La fumée provient d'un tableau de distribution électrique au 1er étage d'un bâtiment de turbine de réacteur. Cet incident intervient alors que la centrale a été arrêtée "à froid" après suspension des opérations après le séisme et le tsunami.

La présidente d'Areva, Anne Lauvergeon est arrivée au Japon, accompagnée de 5 experts en nucléaire français, dont le but est d'aider à éliminer l'eau radioactive accumulée.
Areva a fabriqué le MOX utilisé dans le réacteur n°3.
Un incident mineur à la centrale du Blayais : http://www.sudouest.fr/2011/03/29/centrale-du-blayais-33-declenchement-intempestif-d-une-alarme-356771-3227.php?reagir=true

Plein écran
Type: Earthquake
4 hours ago
Magnitude: 6
DateTime: Wednesday March 30 2011, 05:29:55 UTC
Region: off the east coast of Honshu, Japan
Depth: 30.3 km



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Fukushima au point de non-retour, car le coeur radioactif fond à travers le bassin de confinement
(NaturalNews) La bataille pour sauver la centrale de Fukushima semble aujourd'hui perdue car le coeur radioactif provenant du réacteur n ° 2 a fondu à travers l'enceinte et est tombé dans le sous-sol en béton de la structure du réacteur. C'est "la crainte majeur d'une fuite importante de radiations sur ​​le site", rapporte The Guardian, qui a révélé l'affaire. Un ancien expert en nucléaire de General Electric a déclaré au Guardian que le Japon semble avoir "perdu la course" pour sauver le réacteur.

La seule interprétation possible de cette analyse est que les radiations émises par Fukushima pourraient augmenter soudainement. Il est également devenu évident que les retombées radioactives de Fukushima vont durer des décennies, sinon des siècles.

Le Premier ministre japonais Naoto Kan a admis la nuit dernière que la situation à Fukushima reste «imprévisible». Pendant ce temps, la présence de plutonium dans des échantillons de sol est la preuve que les barres de combustible ont été compromises et sont en train de libérer des matériaux dans l'atmosphère.

Mais ne vous inquiétez pas (et ne vous préparez pas)

Combien de fois nous a-t-on dit au cours des deux dernières semaines que la situation à Fukushima a été résolue? Combien de fois avons-nous été assurés qu'il n'y avait "aucun danger" pour le monde? Le Président Obama est même jusqu'à dire aux Américains qu'ils ne devraient pas se préparer à quelque chose, car il n'y avait rien à craindre.

N'achetez pas d'iodure de potassium, a-t-on dit aux gens. La situation est totalement sous contrôle et l'énergie nucléaire est sûre, propre et verte!

C'est la machine de propagande qui parle, bien sûr, et je ne parle pas du cycle d'essorage de votre vieille machine à laver rouillée. C'est un réseau de mensonges des corporations qui a caractérisé l'industrie de l'énergie nucléaire depuis au moins les trois dernières décennies. Et maintenant, ces mensonges vont venir tous nous hanter.

Que se passe-t-il ensuite : du gaz radioactif

Donc quese passe-t-il maintenant que le coeur du réacteur n ° 2 a brûlé en faisant son chemin à travers la cuve de confinement et qu'il retombe sur le sol en béton? Il suit les lois de la physique, bien sûr: le super combustible nucléaire réagit avec les composants du béton du sol, produisant du gazradioactif qui maintenant risque de s'échapper dans l'atmosphère s'il passe à travers la paroi de confinement extérieure.

Mais c'est précisément le problème, voyez-vous. Le mur de confinement extérieure a été partiellement détruit par l'explosion d'hydrogène de départ qui a secoué les réacteurs 2 et 3. On peut donc se pencher sur une situation à l'heure actuelle où il n'y a rien qui empêche un dégagement massif de gaz radioactif. On a tous les ingrédients d'une (sale) bombe à retardement.
très

Quand les Américains devraient-ils effectivement commencer à se préparer? Jamais!

C'est à se demanderà quel moment la situation s'aggravera suffisamment à Fukushima pour faire franchir le seuil de résistance du président Obama afin d'exhorter les Américains à prendre de prudentes précautions contre la possibilité de retombées radioactives graves? La politique à Washington aujourd'hui semble être qu'aucun événement n'est suffisamment grave pour justifier une préparation du peuple américain.

Notre lauréat du prix Nobel de la paix, semble être trop occupé à déclarer une guerre illégale en Libye pour dépenser encore cinq minutes à inciter les gens sur la côte Ouest à prendre des précautions raisonnables contre la possibilité croissante d'une l'augmentation des radiations.

C'est ce qu'est la presse alternative, bien sûr: apporter aux gens les nouvelles et l'information qu'ils n'obtiendront pas de sources «officielles» ayant de forts liens financiers avec l'industrie nucléaire. Pendant qu'Obama dit aux Américains de ne rien faire, NaturalNews exhorte les Américains à préparer des précautions de base pour être prêt pour n'importe quel événement que le monde peut traverser.

La préparation est une rareté dans les cités modernes

Comme les citoyens du Japon l'ont récemment appris à la dure, presque personne n'a aucun supplément d'eau, de nourriture ou de médicaments en stock dans les villes ces jours-ci. Très peu de gens sont préparés, même pour des petites perturbations dans les infrastructures de base et les lignes d'alimentation. L'Américain moyen vivant dans une ville aujourd'hui mourrait en moins de 7 jours si on lui coupait la nourriture et l'eau. Leur plan de préparation d'ensemble est de «faire confiance au gouvernement."

Et maintenant ils paient pour cette confiance mal placée dans ce qui pourrait bientôt devenir le désastre nucléaire le plus catastrophique dans l'histoire de la civilisation humaine.

Bien que Fukushima ne semble pas susceptible de subir une grosse explosion de radiation comme à Tchernobyl, il est maintenant clair que le complexe nucléaire de Fukushima va émettre des radiations pendant un temps très, très long. Il semble maintenant presque certain que le Japon doive enterrer l'installation sous des millions de tonnes de béton et de sable.

Comment enterrez-vous Fukushima pour de bon?

Le problème est qu'il n'y a même pas assez de béton au Japon pour faire le travail. Pour accomplir une telle tâche, le Japon devra importer non seulement des milliers de camions mais il aura également à importer du béton par navire. Nous parlons de millions de tonnes de béton, livrés par mer, de partout dans le monde.

Quelqu'un a-t-il fait le calcul pour savoir combien de temps cela prendra pour être coordonné ? Le simple fait d'une expédition de matériaux vers le Japon en trente 30 jours serait un miracle. Et vous ne pouvez pas juste jeter le béton et espérer qu'il tiendra: vous devez construire un béton assez fort pour pouvoir résister à de futurs tsunamis et tremblements de terre. Normalement, ce serait un projet d'une durée d'au moins cinq ans .

Essentiellement, vous avez à construire une toute nouvelle structure de confinement en béton massif au-dessus du complexe nucléaire existant. Et n'oubliez pas: ça a été la corruption et le camouflage du premier de ces projets d'ingénierie qui ont contribué à provoquer cette situation en premier lieu!

http://www.naturalnews.com/031894_Fukushima_meltdown.html


AP -TOKYO - L'eau de mer en dehors de la centrale nucléaire dans le nord du Japon a été trouvée contenir 3.335 fois le montant normal de l'iode radioactif, signe que de l'eau contaminée a fait son chemin dans l'océan, ont indiqué des responsables mercredi.
La quantité d'iode-131 trouvé en mer près de 300 yards (mètres) au sud des côtesde la centrale de Fukushima  Dai-ichi ne constitue pas une menace immédiate pour la santé humaine, mais est une "préoccupation", a déclaré Hidehiko Nishiyama, une sûreté nucléaire et industrielle de l'Agence officielle. Il a dit qu'il n'y avait pas de pêche dans la région.



Le président de Tepco (qui n'a pas fait hara kiri, comme le supposaient certains) a été hospitalisé mardi pour de l'hypertension et des vertiges pendant que sa société continue de se battre à la centrale nucléaire.
(Kyodo)
C'est maintenant le vice-président qui est à la barre.

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Romandie news

Fukushima: bâches sur les réacteurs et renfort d'un tanker envisagés

OSAKA (Japon) - Le Japon envisage de couvrir de bâches trois réacteurs endommagés de la centrale nucléaire de Fukushima, afin de réduire les émissions radioactives, et songe par ailleurs à utiliser un tanker pour évacuer l'eau contaminée présente sur le site, selon un journal nippon.
Interrogé à ce propos, le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano, a répondu que le gouvernement et les experts nucléaires réfléchissaient à "toutes les solutions, y compris celles mentionnées dans la presse".
Les autorités cherchent en effet à limiter les rejets radioactifs des quatre réacteurs dont les systèmes de refroidissement sont en panne à la centrale Fukushima Daiichi (Fukushima 1, nord-est) depuis le séisme et le tsunami du 11 mars.
Parmi les options possibles, des bâches spécialement conçues pourraient recouvrir les toits et les murs des bâtiments extérieurs des réacteurs 1, 3 et 4, partiellement soufflés par des explosions, a affirmé le quotidien Asahi Shimbun, citant des responsables gouvernementaux non identifiés.
L'article n'a pas précisé le matériau de fabrication de ces bâches, censées limiter les émissions radioactives.
Il a ajouté en revanche que les autorités pourraient déployer des équipements d'aération destinés à éviter l'accumulation de gaz et de nouvelles explosions dans les bâtiments des réacteurs.
Un autre projet consiste à ancrer un tanker dans l'océan Pacifique, à proximité des réacteurs 1 à 4, afin d'y évacuer l'eau radioactive retrouvée dans les salles des machines et dans un tunnel situé près du réacteur 2 et débouchant à l'extérieur du bâtiment, selon l'Asahi.
Les employés intervenant à la centrale ont pompé une partie de cette eau dans des réservoirs désormais pleins, et doivent trouver un autre contenant pour stocker l'eau du tunnel qui représente l'équivalent de plus de deux piscines olympiques.
(©AFP / 30 mars 2011 06h23)

À suivre