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vendredi 9 décembre 2011

Japon, 9 décembre

EX-SKF


Les habitants de Fukushima ont reçu au maximum 37 millisieverts de radiations externes en 4 mois

Selon l'analyse faite par le gouvernement préfectoral de Fukushima

De l'Asahi Shinbun, version imprimée digitale (9 décembre) :
Concernant la dose d'exposition aux radiations externes subie par les habitants de la préfecture de Fukushima, l'analyse faite par le gouvernement préfectoral a révélé qu'elle est estimée à un maximum de 37 millisieverts avec une moyenne d'un peu plus de 1 millisievert pour 1730 habitants de 3 municipalités à forte radioactivité incluant Iitate-mura. Environ la moitié des habitants ont reçu plus d'1 millisievert d'exposition aux radiations externes en 4 mois. La limite annuelle d'exposition [excluant la radioactivité naturelle] est de 1 millisievert.
C'est la première fois que l'exposition aux radiations externes des habitants est révélée. Le gouvernement préfectoral de Fukushima prévoit de publier bientôt les résultats de l'analyse et d'en notifier les habitants par mail.
La préfecture et la faculté de médecine de Fukushima (dont le vice-président est ce Dr ''Damashita'' Yamashita) ont envoyé des questionnaires détaillés à remplir par les habitants de Fukushima. Pour des habitants de trois municipalités – je pense que ce sont Iitate-mura, Namie-machi et Minami Soma – ils ont fait des tests d'exposition aux radiations internes.
Cette analyse n'est compréhensible en aucune manière, car Iitate-mura seul avait 6000 habitants avant que le village soit désigné comme ''zone d'évacuation planifiée''.


Débris radioactifs : Tomakimai City à Hokkaido dit ''Oui !'' pour recevoir et incinérer

Au revoir Hokkaido, au revoir Japon, en chemin pour l'auto-destruction.

Le comité municipal de Tomakomai pour la sécurité a rejeté à l'unanimité la pétition demandant à la ville de ne pas accepter les débris. Quelle est la suite, habitants ?
Du Tomakomai Minpo (8 décembre) :
Le comité spécial pour la sécurité du conseil municipal de Tomakomai se réunissait le 8 décembre et le comité a rejeté à l'unanimité la pétition demandant de ne pas accepter les débris de la catastrophe du 11 mars. Le conseil municipal a donc fait savoir clairement qu'il soutient la volonté du gouvernement de la ville d'accepter les débris.
Au cours de la session questions-réponses, le maire-adjoint Kazumi Kikuchi a dit de la pétition qui appelait à refuser les débris selon la norme de radioactivité, ''en fait, mon impression est que nous avons des idées différentes.'' Il a souligné la position de la ville qui acceptera les débris tant qu'ils seront inoffensifs.

Le conseil d'administration [un panel d'experts??] a commenté la norme de la directive pour l'élimination sur une large surface mise au point par le ministère de l'environnement comme quoi la densité de 100 becquerels par kilo de césium radioactif et en-dessous est ou non considéré comme du matériel radioactif. ''Il est impossible d'avoir zéro radioactivité [dans les débris]. En fin de compte, 100 becquerels/kg pourrait servir de norme, comme déjà spécifié dans la loi sur l'élimination des déchets.''

Les membres du comité ont demandé à propos de l'effet sur l'environnement lorsque les cendres des débris avec 100 becquerels par kilo ou moins de césium radioactif seront incinérés. Le conseil d'administration a expliqué que la structure des incinérateurs aux deux emplacements de Tomakomai est telle que les cendres volantes et les cendres du fond ne sont pas séparées. Ils ont ajouté, ''Le niveau de radioactivité [des cendres?] serait plus faible à Tomakomai. Nous pensons qu'il n'y aura aucun effet sur l'atmosphère après enfouissement des cendres si les normes de radioactivité sont observées.''
Quant à la question de la radioactivité des cendres, le maire-adjoint Kikuchi a dit ''Nous ne pouvons faire l'expérience d'incinérer les débris dans le district de Numanohata [où ils prévoient d'incinérer les débris]. Le gouvernement d'Hokkaido envoie des responsables à Tokyo pour enquête. Nous attendrons les résultats'', indiquant que la ville décidera sur la base des données de Tokyo.
Ils ne connaissent donc pas vraiment le taux de radioactivité des débris, leurs incinérateurs ne séparent même pas les cendres volantes des cendres du fond, ils pensent que 100 becquerels/kg de césium radioactif dans les débris est sans danger.
100 becquerels/kg de césium dans les débris donnera 3300 becquerels/kg dans les cendres. La contamination d'Hokkaido par l'accident de Fukushima est faible jusqu'ici, et pourtant les responsables aux commandes pensent que ce n'est rien d'enfouir des cendres qui contiennent 3300 becquerels/kg de césium. Pour aider Iwate, Miyagi et Fukushima. D'accord.
La cité voisine au nord de Tomakomai, Chitose, est opposée au débris. Quelle importance, si la cité juste à côté les incinère ?


TEPCO reporte sa décision de déverser l'eau traitée dans l'océan

TEPCO est plus malin que ce qu'on pense.

En reportant la décision concernant quoi faire de l'eau traitée de la centrale, TEPCO pourra la déverser quand même finalement, quand les réservoirs de stockage seront pleins en mars l'année prochaine. Attendre la dernière minute, comme ils l'ont fait avec le premier déversement d'eau faiblement contaminée en avril, et TEPCO peut plaider vis à vis du gouvernement qu'il n'ont pas d'autre choix. Le gouvernement approuvera le déversement, à regret, en disant aux habitants qu'il n'y a pas d'autre choix, et il déclarera qu'il a obtenu la permission des pays qui pourraient en être affectés. Le secrétaire en chef du cabinet dira sans doute qu'il n'y a pas d'effet immédiat sur la vie marine, la vie humaine, juste comme le disait le précédent secrétaire de cabinet.
Toujours la même rengaine.
C'est face aux protestations des coopératives de pêche que TEPCO a reporté sa décision.
400 tonnes d'eau du sous-sol coule tous les jours dans les soubassements des bâtiments. 12.000 tonnes par mois. 144.000 tonnes par an.
J'ai une meilleure idée que de déverser l'eau traitée dans l'océan Pacifique. Mettez-là en bouteilles et vendez-les, en les nommant ''Pur Fukushima'' ou approchant. Cela pourrait être un franc succès auprès de ceux qui sont pressés d'obtenir un effet de mithridatisation.
100 millions de becquerels par litre de strontium radioactif et plein de tritium. Mmmm.

Conférence de presse de TEPCO : Yoshida a un cancer de l'oesophage

TEPCO dévoile l'état de Masao Yoshida, l'ex-responsable de la centrale de Fukushima, à la demande de Yoshida.

Maladie : cancer de l'oesophage
Exposition cumulative à la radioactivité (interne et externe) depuis le 11 mars : 70 millisieverts

La transmission en direct a été interrompue sur la chaîne Yasumi Iwakami. Je vais essayer le direct de TEPCO s'ils sont là...

La salle de presse de TEPCO est presque vide. Et la conférence de presse est terminée maintenant.

Greg Jaczko de la NRC va rendre visite à Fukushima à temps pour la déclaration ''d'achèvement'' réussi de l'étape 2


de la feuille de route de TEPCO/gouvernement japonais. Le président Jaczko de la commission de régulation nucléaire sera là pour bénir la déclaration d'arrêt à froid des réacteurs endommagés de la centrale.
La farce continue.
De NHK News (8 décembre) :

On a révélé que le président de la NRC Gregory Jaczko pourra venir en visite au Japon à la mi-décembre et faire un tour à la centrale de Fukushima pour la première fois depuis l'accident, alors que le gouvernement japonais et TEPCO ont programmé d'annoncer l'achèvement de l'arrêt à froid où la température des réacteurs reste stable en-dessous de 100°C.

Selon les sources, le président Jaczko a programmé une visite au Japon à partir du 18 décembre, à l'époque où le gouvernement japonais et TEPCO ont prévu d'annoncer que l'arrêt à froid a été achevé à la centrale et que l'étape 2 de la feuille de route touche à sa fin.
Pendant sa visite, le président visitera la centrale pour la première fois depuis l'accident pour expertiser les conditions actuelles et parlera avec les gens de la centrale. Il rencontrera aussi des officiels de haut rang du gouvernement. La NRC américaine a envoyé une équipe d'experts pour fournir un support constant après la catastrophe du 11 mars et le président parlera avec les officiels japonais des tâches après l'étape 2, qui incluent une estimation plus précise de l'état intérieur des réacteurs et de l'enlèvement du combustible restant et verra si les US peuvent aider le Japon d'une quelconque manière.
Il est dit que la NRC veut avoir une information plus détaillée des conditions juste après le début de l'accident et qu'elle demandera probablement au Japon le dévoilement d'informations supplémentaires.
Même après Fukushima, le président Jaczko semble penser qu'il n'y a pas besoin de changer quoi que ce soit aux US, car un événement comme Fukushima sera si rare.
Je pense qu'il n'a pas entendu parler de la théorie du chaos ou de celle du ''cygne noir'' (événement imprévisible).
Ou tout simplement du vieil adage, ''Un malheur ne vient jamais seul.''

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