mercredi 30 novembre 2011

La sécurité nucléaire du Cotentin passée au crible

Romandie News

Après Fukushima, les élus du Cotentin passent la sûreté nucléaire au crible

Beaumont-La Hague (Manche) - Comment donner des pastilles d'iode à un enfant de 3 ans ? Qu'est-il prévu contre les chutes d'avion sur La Hague? Les élus de la Manche, département le plus nucléaire de France, posent désormais des questions que seuls les antinucléaires soulevaient avant Fukushima.

L'Etat demande aux communes d'élaborer un plan (de prévention des risques). Cela comprend le risque de submersion et le risque d'inondation. Ne faudrait-il pas y inclure le risque nucléaire?, a demandé mercredi Yveline Druez, maire PS d'Urville-Nacqueville, à l'occasion d'une réunion des commissions locales d'information (CLI) sur les installations nucléaires du Cotentin.

Sous le regard satisfait voire réjoui des associations antinucléaires, nombre d'élus locaux ont comme elle multiplié mercredi les questions à poser à EDF, Areva et à l'Etat, dans le cadre de la préparation d'un livre blanc sur la sûreté des sites du Cotentin (usine Areva de la Hague, centrale EDF de Flamanville, site de stockage de la Hague).

Quelle est la résistance du toit des piscines de la Hague compte tenu du risque d'accumulation de neige (charge maximale au m2) ? Quelles sont les parades contre une chute d'aéronef sur le site? Un A320 peut-il toucher une piscine? demandent d'une seule voix les membres de la CLI dans le document en préparation.

Serait-il possible de réduire le stock considérable de combustibles irradiés présents dans les piscines de La Hague (9.721 tonnes) par retraitement des combustibles usés entreposés et/ou stockage en l'état sur le site des centrales, ajoutent-ils également.

La crainte d'une rupture d'alimentation en électricité ou en eau, cruciale à Fukushima pour refroidir les combustibles, interroge aussi beaucoup les élus.

Les 400.000 m3 d'eau du barrage des Moulinets doivent alimenter l'usine de la Hague si elle est en rupture d'eau mais a-t-on pensé à la résistance au séisme de ce barrage ?, a demandé Martial Maignan, adjoint au maire d'Herqueville, à 5 km de l'usine Areva.

Plus généralement une révision des zones d'évacuation ne doit-elle pas être discutée?, le retour d'expérience de Fukushima montrant que des contaminations ont été enregistrées à plus de 80 km, remarquent les membres des CLI dans le document

On avait l'habitude de circonscrire le risque nucléaire à 2 km autour de l'usine de Beaumont-Hague. Evidemment aujourd'hui on voit bien qu'il faut une extension, un changement d'échelle, a ajouté Mme Druez.

Les élus écologistes ne se laissent pas totalement prendre le micro: Il faudrait prévoir comment concrètement dans les écoles maternelles par exemple on donne des comprimés d'iode, qui d'ailleurs sont périmés, à des enfants de 3 ans, a lancé la conseillère régionale EELV Marine Lemasson.

Le chargé des questions nucléaires de Greenpeace France Yannick Rousselet, membre des CLI, ne cache pas sa satisfaction: C'est un virage considérable. Le risque de chute d'avion n'avait jamais été pris en compte. Maintenant il faut voir ce qui se passe au moment des réponses. En tout cas il y a une force collective inédite.






2 commentaires:

  1. Pour le batiment central ou se situe la salle de controle, à l'époque on ne connaissait que le boeing !!!

    En fait ce sont des pièces d'artillerie prévu pour arreter ce genre d'attaque

    pour le stock de combustibles irradiés présents dans les piscines de La Hague (9.721 tonnes),l'usine UP2 800 est prévu comme son nom l'indique d'un pouvoir de retraitement de 800 tonnes/an.
    Le calcul est simple !

    Bé......

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  2. Et en cas d'accident nucléaire, que se passerait il ? Un article où l'on apprend que le plan d'évacuation en cas d'accident nucléaire en France, "le pays aux 58 réacteurs" consiste en : évacuation de la population à deux km, confinement à 10 km. Un peu léger, quand même.
    "Si une catastrophe nucléaire de type Tchernobyl se produisait dans la centrale de Nogent-sur-Seine, située à 100 kilomètres de Paris, 43,5 millions de Français seraient touchés par la contamination. Et le PPI gouvernemental ne prend en compte que 15 000 personnes ! Que dire de la centrale du Bugey, qui est à 40 kilomètres de Lyon… « L’État essaie de faire croire à la population qu’il contrôle la situation et qu’en cas d’accident, tout est prévu. En réalité, les PPI ne sont pas réalistes et bien trop réduits pour protéger les Français », explique Sophia Majnoni, chargée de campagne nucléaire pour Greenpeace France. Puisque notre gouvernement nous impose le choix du nucléaire, il doit en assumer les conséquences en protégeant au mieux ses concitoyens ».
    Sur le site
    http://www.laterredufutur.com/accueil/index.php/pollution/202-catastrophe-nucleaire--et-si-elle-se-produisait-pres-de-chez-vous-.html

    Cassandre

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