mercredi 30 novembre 2011

La sécurité nucléaire du Cotentin passée au crible

Romandie News

Après Fukushima, les élus du Cotentin passent la sûreté nucléaire au crible

Beaumont-La Hague (Manche) - Comment donner des pastilles d'iode à un enfant de 3 ans ? Qu'est-il prévu contre les chutes d'avion sur La Hague? Les élus de la Manche, département le plus nucléaire de France, posent désormais des questions que seuls les antinucléaires soulevaient avant Fukushima.

L'Etat demande aux communes d'élaborer un plan (de prévention des risques). Cela comprend le risque de submersion et le risque d'inondation. Ne faudrait-il pas y inclure le risque nucléaire?, a demandé mercredi Yveline Druez, maire PS d'Urville-Nacqueville, à l'occasion d'une réunion des commissions locales d'information (CLI) sur les installations nucléaires du Cotentin.

Sous le regard satisfait voire réjoui des associations antinucléaires, nombre d'élus locaux ont comme elle multiplié mercredi les questions à poser à EDF, Areva et à l'Etat, dans le cadre de la préparation d'un livre blanc sur la sûreté des sites du Cotentin (usine Areva de la Hague, centrale EDF de Flamanville, site de stockage de la Hague).

Quelle est la résistance du toit des piscines de la Hague compte tenu du risque d'accumulation de neige (charge maximale au m2) ? Quelles sont les parades contre une chute d'aéronef sur le site? Un A320 peut-il toucher une piscine? demandent d'une seule voix les membres de la CLI dans le document en préparation.

Serait-il possible de réduire le stock considérable de combustibles irradiés présents dans les piscines de La Hague (9.721 tonnes) par retraitement des combustibles usés entreposés et/ou stockage en l'état sur le site des centrales, ajoutent-ils également.

La crainte d'une rupture d'alimentation en électricité ou en eau, cruciale à Fukushima pour refroidir les combustibles, interroge aussi beaucoup les élus.

Les 400.000 m3 d'eau du barrage des Moulinets doivent alimenter l'usine de la Hague si elle est en rupture d'eau mais a-t-on pensé à la résistance au séisme de ce barrage ?, a demandé Martial Maignan, adjoint au maire d'Herqueville, à 5 km de l'usine Areva.

Plus généralement une révision des zones d'évacuation ne doit-elle pas être discutée?, le retour d'expérience de Fukushima montrant que des contaminations ont été enregistrées à plus de 80 km, remarquent les membres des CLI dans le document

On avait l'habitude de circonscrire le risque nucléaire à 2 km autour de l'usine de Beaumont-Hague. Evidemment aujourd'hui on voit bien qu'il faut une extension, un changement d'échelle, a ajouté Mme Druez.

Les élus écologistes ne se laissent pas totalement prendre le micro: Il faudrait prévoir comment concrètement dans les écoles maternelles par exemple on donne des comprimés d'iode, qui d'ailleurs sont périmés, à des enfants de 3 ans, a lancé la conseillère régionale EELV Marine Lemasson.

Le chargé des questions nucléaires de Greenpeace France Yannick Rousselet, membre des CLI, ne cache pas sa satisfaction: C'est un virage considérable. Le risque de chute d'avion n'avait jamais été pris en compte. Maintenant il faut voir ce qui se passe au moment des réponses. En tout cas il y a une force collective inédite.






Avis de tempête

Non, je ne parle pas de la tempête financière, mais d'une vraie tempête avec forts vents et pluies dans le nord-ouest de la France et la Belgique.

Concernant la Bretagne, je dois dire que cela faisait bien longtemps que nous n'avions pas eu de fort coup de vent.

C'est Météo Gérard, qui a changé de site, qui nous avertit. Son nouveau site est ICI.

Bulletin mis en ligne par Gérard, le mercredi 30 novembre 2011 à 8h.
Confirmation d’une violente tempête surtout en Manche et en mer du nord et à ses rivages adjacents en Angleterre et en France.

Au plus fort de la tempête du dimanche 4-12 à 22h au lundi 5-12-2011 à 6h.

La carte prévisionnelle des vents du dimanche 4 décembre à 22h.

2 particularités importantes, tout d’abord la tempête se renforcera en Manche et en mer du nord, ensuite ce coup de vent très violent sera rapide dans la nuit de dimanche à lundi. Les conséquences en bordure des rivages seront à déplorer par le constat de degâts importants.

CONSEIL: dans vos entreprises et vos dépôts, comme cette tempête sera présente en fin de week-end, vérifier la disposition de votre matériel entreposé dans votre entreprise afin d’éviter les dégâts et les accidents qui pourraient s’y produire… 

Je vous demande de prendre des mesures de sécurité et de vigilance qui s’imposeront, car comme d’habitude, la nuit on n'y voit rien et les accidents seront bien plus conséquents. Evitez de circuler dans les zones décrites ( voir la carte ci-dessous). Je pense établir 2 alertes: une vigilance orange et une vigilance rouge …

CLIQUEZ SUR MA CARTO-METEOGERARD D’ALERTE VIGILANCES ORANGE ET ROUGE.


La chaîne météo annonce aussi ces tempêtes, deux avis valent mieux qu'un.

Interprétation ésotérique de Pinocchio

Vigilant Citizen nous présente la symbolique, pour une fois souriante, du dessin animé de Disney, Pinocchio. Que ceux qui n'ont jamais vu Pinocchio le signalent. Il ne doit pas y avoir beaucoup de lecteurs dans ce cas.
C'est l'article que je vous avais annoncé dans celui sur la symbolique de Sirius.

Interprétation ésotérique de Pinocchio


Vigilant Citizen, 28 décembre 2009

Réalisé en 1940, Pinocchio est un classique de Disney toujours apprécié des enfants et des adultes du monde entier. L'histoire de cette marionnette de bois cache pourtant une grande allégorie spirituelle basée sur des enseignements ésotériques, ce dont on parle rarement. Nous regarderons les origines de cette aventure animée et son sens sous-jacent.

La première fois que j'ai regardé Pinocchio quand j'étais enfant, c'était sur une pauvre cassette vidéo en compagnie de mon petit frère, tout en mangeant des friandises. J'ai bien aimé les airs entraînants et Jiminy le Cricket. J'étais pourtant terrifié par le cocher et n'ai pas vraiment apprécié la partie qui se passe sous l'eau. Ce n'est que récemment que j'ai pu me remettre en mémoire ce classique de Disney. Par un paresseux dimanche soir, j'ai revu le film en version digitale remasterisée à la TV et je l'ai regardé ''pour l'amour du bon vieux temps''. Ce qui était supposé être un amusement pour ma mémoire devint une révélation choquante : Pinocchio était l'un des plus profonds films que j'ai jamais vu. Pouvait-il être une immense allégorie sur la spiritualité et la société moderne ? Ai-je détecté quelques allusions à une initiation aux Mystères occultes ? J'ai immédiatement cherché les origines de Pinocchio et toutes mes théories furent abondamment confirmées.
Pas besoin de préciser que ce film est aujourd'hui une base de la culture populaire. Combien de personnes n'ont PAS vu ce film ? D'un autre côté, qui est conscient de la vraie signification sous-jacente de Pinocchio ? Derrière l'histoire de la marionnette qui essaie de devenir un vrai garçon se cache un profond récit spirituel dont les racines plongent dans les écoles de Mystères de l'occultisme. Au travers des yeux d'un initié l'histoire de l'enfant remplie de leçons sur ''être bon'' ou ''ne pas mentir'' devient une quête de l'homme vers une sagesse et une illumination spirituelle. Les dialogues brutalement honnêtes dans Pinocchio dépeignent une vision morose de notre monde moderne et formule, peut-être, une manière d'échapper à ses pièges. Grâce aux notes de l'auteur et à des références littéraires, on peut comprendre la signification gnostique cachée de Pinocchio.

Les origines de Pinocchio


Pinocchio a été originellement écrit en Italie par Carlo Lorenzini (connu sous son nom de plume, Carlo Collodi) entre 1881 et 1883. Lorenzini commença sa carrière d'écrivain dans des journaux, où il utilisa souvent la satire pour exprimer ses visions de la politique. En 1875 il entra dans le monde de la littérature enfantine et utilisa cet exutoire pour transmettre ses convictions politiques. La série Giannettino, par exemple, se réfère souvent à l'unification de l'Italie.
''Lorenzini fut fasciné par l'idée d'utiliser comme allégorie un personnage aimable, un peu gavroche comme moyen d'expression de ses propres convictions. En 1880 il démarra l'écriture Storia di un burattino (''l'histoire d'une marionnette''), appelée également 'L'aventure de Pinocchio', qui fut publié toutes les semaines dans Il Giornale dei Bambini (le premier journal italien pour enfants)
Le Avventure di Pinocchio, conte de fée qui décrit les aventures d'une marionnette entêtée dans sa quête pour devenir un vrai garçon, fut publiée en 1883.
L'ouvrage de Lorenzini ne fut pas seulement politique. Ses écrits, spécialement Le Avventure di Pinocchio contenait une bonne dose d'aspects métaphysiques qui passent souvent par-dessus les lecteurs modernes. Un fait important nécessaire à la pleine compréhension de l'ouvrage de Lorenzini est qu'il était franc-maçon. Dans un essai appelé Pinocchio, mio Fratello (Pinocchio, mon frère), le franc-maçon italien Giovanni Malevoti décrit le contexte maçonnique de Lorenzini :

« L'initiation de Carlo Collodi à la franc-maçonnerie, même si on n'en parle nulle part, est universellement reconnue et on s'y réfère souvent. Aldo Mola, un non-maçon défini généralement comme historien officiel de la franc-maçonnerie, a exprimé avec beaucoup de certitude l'initiation de l'écrivain dans la famille maçonnique. Les évènements de la vie de Collodi semblent confirmer plus tard cette thèse : la rédaction en 1848 d'un article intitulé ''Il Lampione'' (Le phare), qui, comme affirmé par Lorenzini, ''a illuminé tous ceux qui tâtonnaient dans le noir''; il se décrivait lui-même comme ''disciple passionné de Mazzini'' (un franc-maçon révolutionnaire italien connu) »
« Il y a deux manières de lire ''les aventures de Pinocchio''. La première est celle que j'appellerai ''profane'' où le lecteur, le plus souvent un enfant, apprend les déboires de la poupée de bois. La seconde est une lecture avec un point de vue maçonnique, où un profond symbolisme complètera, sans la remplacer, la simple narration linéaire des évènements. »
Lorenzine écrivit Pinocchio suivant la longue tradition des textes mystiques : une simple histoire narrative qui peut être appréciée des masses avec une signification cachée réservée à ceux ''qui sont dans le coup''.

Analyse du film

Il y a de nombreuses différences entre le livre de Collodi et le film de Disney. L'histoire a été simplifiée et Pinocchio est devenu un ignorant, un personnage insouciant plutôt que le marginal entêté et ingrat du livre original. Tous les éléments fondamentaux sont pourtant encore présents dans l'adaptation du film et le message sous-jacent reste entier.

La création
Le film débute avec Geppetto, sculpteur sur bois italien, en train de transformer une pièce de bois en marionnette. Il donne des traits humain à la poupée, mais elle reste une poupée sans vie. Geppetto est, d'une certaine manière, le Démiurge de Platon et des Gnostiques. Le mot ''Démiurge'' est littéralement traduit du grec par ''fabricant ou artisan''. En terme philosophique, le Démiurge est un dieu de moindre importance du monde physique, une entité qui crée des êtres imparfaits soumis aux écueils de la vie matérielle. La maison de Geppetto est pleine de pendules de sa fabrication, ce qui, comme vous devez le savoir, sert à mesurer le temps, une des grandes limitations du plan physique.

Geppetto a créé une marionnette grandeur nature, mais il réalise qu'il a besoin de l'aide du ''Dieu plus grand'' pour donner à Pinocchio l'étincelle divine afin de devenir un ''vrai garçon'' ou, en termes ésotériques, un homme illuminé. Que fait-il donc ? Il fait un souhait. Il demande au ''Dieu plus grand'' (le grand architecte des maçons) d'infuser de sa divine essence dans Pinocchio.

Cette étoile pourrait-elle être Sirius, l'étoile embrasée des franc-maçons ?
La ''Fée bleue'', représentation du grand dieu, descend ensuite sur terre pour communiquer une étincelle de l'esprit universel à Pinocchio, le ''Nous'' des gnostiques.

La Fée offre à Pinocchio la vie et le libre-arbitre. Bien qu'il soit vivant, il n'est toujours pas un ''vrai garçon''. Les écoles de Mystères enseignent que la vraie vie ne démarre qu'après l'illumination. Tout ce qui est avant n'est qu'une lente désintégration. Quand Pinocchio demande ''Suis-je un vrai garçon ?'', la Fée répond ''Non, Pinocchio. Il ne faudra compter que sur toi pour réaliser le souhait de Geppetto. Montre-toi courageux, honnête et altruiste et un jour tu seras un vrai petit garçon.''
Ce thème de l'autonomie et du progrès par soi-même est fortement inspiré des enseignements gnostiques/maçonniques : le salut spirituel est quelque chose qui a été mérité grâce à l'auto-discipline, la connaissance de soi et un intense pouvoir de volonté.
De la même manière que les maçons représentent le processus d'illumination par la transformation d'un pierre brute en pierre polie, Pinocchio démarre son voyage en tant que pièce de bois brut et cherchera à en polir les angles pour devenir finalement un vrai garçon. Pourtant rien ne lui est offert. Un processus alchimique interne est nécessaire pour qu'il soit digne de l'illumination. Il doit parcourir la vie, lutter contre ses tentations, et grâce à sa conscience (incarnée par Jiminy le Criquet), il doit trouver le bon chemin. La première étape est d'aller à l'école (symbolisant la connaissance). Après quoi, les tentations de la vie se présenteront rapidement sur son chemin.
La tentation de la gloire et de la fortune

Sur le chemin de l'école, Pinocchio est arrêté par Grand Coquin le renard (un nom qui ne donne pas vraiment confiance) et Gédéon le chat qui l'appâtent sur la ''route facile du succès'' : le spectacle. Malgré les avertissements de sa conscience, la marionnette suit ces personnages louches et il est vendu à Stromboli, l'agressif montreur de marionnettes.

Pendant sa représentation, Pinocchio se familiarise avec les bons côtés de la ''route facile'' : renommée, fortune et même femmes-poupées aguichantes.
Pinocchio apprend pourtant rapidement le prix de cet apparent succès : il ne peut retourner voir son père (le créateur), l'argent qu'il rapporte ne sert qu'à enrichir Stromboli, son ''souteneur'', et il voit quel destin l'attend en vieillissant.
Une description plutôt sinistre du show business, n'est-ce pas ? Il n'est au fond rien de plus qu'une... poupée. Après avoir vu la vraie nature de la ''route facile'', Pinocchio réalise son triste état intérieur. Il est dans une cage comme un animal et à la merci d'un cruel marionnettiste. Il a été dupé en vendant son âme.
Pinocchio reprend enfin conscience (Jiminy le Criquet) et essaie de s'échapper. Avec la meilleure application du monde il ne peut pourtant être sauvé, le criquet ne peut ouvrir le verrou. Il faut au moins une intervention divine pour le sauver, mais pas avant d'avoir dit la vérité à la Fée (le messager divin) et, le plus important, de se la dire à lui.


La tentation des plaisirs terrestres

À nouveau sur le droit chemin, Pinocchio est arrêté à nouveau par le renard qui l'appâte pour aller à ''L'île du Plaisir'', un endroit sans école (connaissance) ni lois (la morale). Les enfants peuvent manger, boire, fumer, se battre et détruire à volonté, tous sous l'oeil observateur du cocher.

L'île du plaisir est une métaphore pour ''vie profane'', caractérisée par l'ignorance, la recherche du plaisir instantanée et la satisfaction des plus basses pulsions. Le cocher encourage ce comportement sachant que c'est une méthode parfaite pour créer des esclaves. Les garçons qui se laissent suffisamment tenter par cet abrutissement se transforment en ânes et sont ensuite exploités par le cocher pour travailler à la mine. Une autre sinistre description, cette fois sur l'ignorance des masses.

Pinocchio commence lui-même à se transformer en âne. En termes ésotériques il est plus proche de son soi matériel, personnifié par cet animal têtu, que de son soi spirituel. Ce passage de l'histoire est une référence littéraire aux ''Métamorphoses de l'âne d'or'' d'Apulée, un ouvrage classique étudié dans les écoles de Mystères comme dans celles de la franc-maçonnerie.


Les Métamorphoses décrivent les aventures de Lucius qui, tenté par les merveilles de la magie, se trouve transformé en âne à cause de sa folie. Cela le conduit vers un ardu voyage où il est finalement sauvé par Isis et rejoint le culte du Mystère. L'histoire des Métamorphoses comporte plusieurs ressemblances avec Pinocchio dans ses grandes lignes, son allégorie spirituelle et son thème d'initiation occulte.
Pinocchio, une fois qu'il a repris la conscience de lui-même, s'échappe de la prison d'une vie profane et de l'île des plaisirs.

Pinocchio rentre chez lui pour retrouver son père, sauf que la maison est vide. Il apprend que Geppetto a été avalé par une baleine géante. La poupée saute alors de lui-même dans l'eau et est avalé par la baleine pour trouver son créateur. C'est l'initiation finale, où il doit échapper à l'obscurité d'une vie d'ignorance (symbolisée par le ventre de la baleine géante) et retrouver la lumière spirituelle.


À nouveau, Carlo Collodi s'est fortement inspiré d'une histoire classique d'initiation spirituelle : le Livre de Jonas. Trouvé dans la chrétienté, l'islam et le judaïsme, Jonas et la baleine est lu également dans les écoles de Mystères.
'' Jonas est aussi le personnage central du Livre de Jonas. Ayant reçu l'ordre par Dieu d'aller à la cité de Ninive pour prophétiser contre elle ''car leur grande cruauté s'est élevée devant mes yeux'', Jonas cherche au contraire à fuir la présence du Seigneur'' en allant à Jaffa et à naviguer à Tarsus. Une énorme tempête se lève et les marins, réalisant que ce n'est pas une tempête habituelle, pensent être victimes d'un sort et apprennent que Jonas est responsable. Jonas l'admet et déclare que si on le jette par-dessus bord la tempête cessera. Les marins tentent d'amener le bateau sur la plage mais échouent et se sentent forcés de le jeter par-dessus bord, ce qui calme la mer. Jonas est miraculeusement sauvé en étant avalé par un grand poisson spécialement préparé par Dieu où il passe trois jours et trois nuits. Dans le chapitre 2, dans le ventre du poisson, jonas prie Dieu dans son affliction et engage une action de grâce et des voeux. Dieu commande au poisson de vomir Jonas. »
Jonas après son initiation spirituelle


Pinocchio traverse les rigueurs de l'initiation et sort de l'obscurité de l'ignorance. Il émerge ressuscité de la tombe, comme Jésus Christ. Il est maintenant un ''vrai garçon'', un homme illuminé qui a brisé les chaînes de la vie matérielle pour embrasser son moi supérieur. Jiminy le Criquet reçoit de la Fée une médaille en or massif, représentant la réussite du processus alchimique de la transformation de la conscience de Pinocchio d'un métal grossier en or. Le ''Grand Oeuvre'' a été accompli. Que sera-t-il à faire ? Une folle partie d'accordéon, bien sûr !

En conclusion

Vue à travers les yeux d'un initié, l'histoire de Pinocchio, au lieu d'une série d'aventures hasardeuses, devient une allégorie spirituelle profondément symbolique. Des détails du film qui paraissent sans signification révèlent soudain une vérité ésotérique. S'inspirant de classiques de la métaphysique comme les Métamorphoses et Jonas et la baleine, l'auteur de l'histoire, Carlo Collodi, a écrit un conte initiatique moderne, qui est le plus important aspect de la vie maçonnique. Quoique l'allégeance de Disney à la franc-maçonnerie a toujours été discutée, le choix de cette histoire comme le deuxième dessin animé créé par les studios est très parlant. De nombreux détails symboliques ajoutés dans le film manifestent une grande connaissance de la signification occulte sous-jacente du livre de Collodi. En voyant les nombreuses rééditions de Pinocchio et son succès mondial on peut dire que le monde entier a été témoin de son chemin d'illumination, mais très peu l'ont vraiment compris.
Comparée à d'autres articles de ce site, qui se révèlent d'une plutôt sinistre signification, l'histoire de Pinocchio est un exemple du plus noble côté des enseignements occultes. S'efforcer d'atteindre un plus haut niveau de spiritualité par auto-amélioration est un thème universel qu'on trouve dans la plupart des religions. Pinocchio reste malgré tout typiquement maçonnique et révèle le contexte philosophique de ceux aux commandes des médias de masse.
Traduit par Hélios

Le piège de Prométhée (partie 2), suite


Le piège de Prométhée, partie 2
Démission d'un chercheur (3/4)

Dans l'épisode 13, nous apprendrons comment la NISA était sur le point de fournir la carte d'évacuation ''correcte'' qui n'était pas en cercles concentriques.
Démission d'un chercheur (13) 167 cartes de simulation qui n'ont jamais été envoyées

Comment furent réparties les données de simulation de SPEEDI ? (reportage de Kentaro Uechi)

19h03 le 11 mars, quatre heures environ après le séisme/tsunami. Le gouvernement national a déclaré l'urgence nucléaire. Le quartier général de réponse aux urgences nucléaires a été installé dans la résidence officielle du premier ministre.
La NISA gérée par le ministère de l'économie, du commerce et de l'industrie a agi au nom du quartier général. Mais en même temps, elle a installé le centre des réponses d'urgence au 3ème étage du bâtiment annexe du ministère. Des personnes d'autres ministères furent également appelées.
Une simulation de SPEEDI est normalement faite toutes les heures par le centre technologique de sécurité nucléaire géré par la direction du ministère de l'éducation et de la science. La carte de simulation est envoyée à la NISA. Mais la NISA voulait faire sa propre simulation et a invité un technicien du centre technologique de sécurité nucléaire à son centre des réponses d'urgence.
Le résultat de la première simulation SPEEDI sortit à 21h12. La simulation concernait la manière dont les matériaux radioactifs se disperseraient si une ventilation était faite à 3h00 le 12 mars sur le réacteur 2 de la centrale de Fukushima. Le résultat montrait que les matériaux radioactifs se disperseraient vers le sud-ouest au-dessus de l'océan Pacifique.
Le deuxième résultat de simulation fait par la NISA sortit à 1h12 le 12 mars. Cette fois la supposition était une ventilation du réacteur 1 à 3h00. À nouveau, les matériaux radioactifs se disperseraient au-dessus de l'océan. Le 16 mars, la NISA créera ses 173 cartes personnelles par 45 simulations.
Ce qui était particulier aux simulations de la NISA était qu'elles estimaient la quantité de matériaux radioactifs qui seraient libérée, en utilisant des données diverses. Contrairement aux simulations faites par le ministère de l'éducation qui utilisait l'émission par unité (1 becquerel par heure), la précision des simulations de la NISA était bien supérieure.
Il y avait une salle de travail dans le sous-sol de la résidence officielle du premier ministre où séjournaient les groupes de travail formés de divers ministères. La NISA y avait plusieurs responsables. La pièce était équipée d'un terminal dédié pour recevoir les cartes de simulation de la NISA.
Les membres principaux du quartier général des urgences incluant le premier ministre Naoto Kan résidaient au 5ème étage de la résidence du PM. C'étaient les membres principaux qui décidaient de la zone d'évacuation et cette décision devait se baser sur l'information de SPEEDI. Ce qui signifie que les cartes de simulation auraient dû être reçues au terminal [au sous-sol] et ensuite apportées au 5ème étage. Mais...
Seules la 1ère et la 2ème carte de simulation furent envoyées au terminal dédié de la salle de travail. De toutes les simulations de SPEEDI que fit de son propre chef la NISA, 167 cartes venant de 43 simulations restèrent au centre de réponses d'urgence [de la NISA].

Pire, seule les cartes de la deuxième simulation furent imprimées et amenées à un responsable du bureau du premier ministre. Il y avait 3 pages de cartes pour la deuxième simulation, mais la NISA ne sait pas combien de pages furent amenées au responsable, ou ce qu'il en est advenue ensuite. Comment cela se fait-il ?

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Restez à l'écoute pour la dernière partie de cette consternante saga de bureaucrates et de politiciens, qui ne sont que des bureaucrates et des politiciens (c'est à dire qui ont fait de leur mieux) face à ce grave accident nucléaire.

Japon, 30 novembre


Une nouvelle vidéo, dont les sous-titres ont été traduits par Kna60 et moi-même et incrustés par Kna60, sur l'émouvant discours de Mme Muto prononcé le 19 septembre lors du rassemblement anti-nucléaire de Tokyo.

EX-SKF

Tokyo va ''supporter'' la rencontre d'athlétisme national d'hiver de 2013

Comment ? En organisant les évènements de patinage de vitesse à la patinoire de plein air de Koriyama City dans la préfecture de Fukushima.

Du Yomiuri Shinbun (30 novembre) :

Le gouvernement métropolitain de Tokyo a décidé de disposer de Koriyama City comme lieu des évènements du patinage de vitesse lors de la 68ème rencontre athlétique annuelle d'hiver programmée en 2013.



D'autres évènements comme le hockey sur glace se passeront à Tokyo. Le but est de supporter la préfecture de Fukushima qui a pâti de l'énorme accident de la centrale nucléaire de Fukushima. C'est la première fois depuis le début des rencontres en 1947 qu'une localité en dehors de la préfecture servira de lieu derencontre.
En septembre, le gouvernement métropolitain de Tokyo reçut une demande de l'association d'athlétisme japonais et du ministère de l'éducation et de la science pour accueillir les rencontres de patinage et de hockey sur glace. Tokyo a accueilli les rencontres de hockey sur glace en 2005, mais n'a pas de patinoire pouvant recevoir le patinage de vitesse car il faut une piste de 400 mètres de long. Le gouvernement de Tokyo a fait des pourparlers avec le gouvernement préfectoral de Fukushima et ils sont convenus d'utiliser la patinoire de Koriyama qui a une piste en plein air de 400 mètres. Le coût de l'opération pour la piste sera payé par les sponsors de l'évènement y compris le gouvernement métropolitain de Tokyo.

Cela pourrait être du ''donnant-donnant'', une autre merveilleuse tradition japonaise, comme le ''dango''. Le gouvernement métropolitain de Tokyo va payer Koriyama pour le dérangement d'un accueil des rencontres de patinage de vitesse et peut-être qu'un jour prochain Tokyo et Fukushima signeront un accord pour envoyer et incinérer les débris ''faiblement contaminés'' de la catastrophe de Fukushima à Tokyo, exactement comme celui entre Tokyo et Iwate/Miyagi. Le gouvernement préfectoral de Fukushima peut payer ensuite des ''honoraires spéciaux'' au gouvernement de Tokyo pour faciliter l'opération, comme le font Miyagi et Iwate.
Ils doivent espérer que le peuple mouton oubliera totalement l'accident nucléaire et la contamination d'ici l'hiver 2013.
Koriyama est la cité qui nourrit les écoliers avec le riz cultivé et moissonné cette année et où 500.000 becquerels/kg de césium radioactif ont été découverts dans le foin de riz.

Un responsable de Date City, Fukushima : ''Les habitants d'ici pensent qu'ils sont victimes de l'accident causé par TEPCO''

Je pense bien qu'ils ont été. Apparemment pas pour cet officiel d'une cité où on vient de trouver du césium radioactif dépassant la limite provisionnelle nationale dans le riz et où on asperge d'eau les arbres fruitiers et récupère l'écorce en pensant que cela empêchera la contamination des prochains fruits.
L'article suivant est apparu dans la version locale de Fukushima du plus grand journal national le Yomiuri Shinbun (27 novembre) :


Des commissaires de la Commission Internationale de Protection Radiologique (CIPR) ont rendu visite au gouvernement de Fukushima le 26 novembre pour échanger des idées avec les officiels municipaux de Fukushima.
Le but était que les commissaires du CIPR apprennent en direct la situation actuelle de la préfecture de Fukushima et donnent des conseils pour la décontamination et les soins de santé et une aide pour la restauration et la reconstruction [de Fukushima].

Étaient présents Jacques Lochard, 4 représentants du CIPR, Otsura Niwa, professeur émérite à l'université de Tokyo et des chercheurs du Bélarus, de France et de Norvège. Des officiels de municipalités locales et de l'université de médecine de la préfecture ont fait un exposé sur la situation actuelle à Fukushima. Un officiel de Date a expliqué la situation de la ville, en disant ''Même en expliquant aux habitants comment décontaminer, ils gardent cette mentalité de victimes du style ''TEPCO'' devrait le faire'', et ils ne coopèrent pas facilement.''
La rencontre se poursuivra le 27 novembre. Les commissaires du CIPR partageront leur expérience de l'accident de Tchernobyl pour remédier aux problèmes de sol et pour les soins de santé des habitants et des conseils sur la protection contre la radioactivité de la centrale nucléaire.

L'officiel de Date se plaint que les habitants pensent être victimes du pire accident nucléaire du Japon et qu'ils ne font pas ce que les officiels aimeraient qu'ils fassent, le nettoyage eux-mêmes du bourbier de matériaux radioactifs.
Incroyable.
Au fait il me semble avoir déjà vu quelque part le nom du Dr Niwa. Il était l'un de ces experts qui ridiculisaient et dénigraient en août les gens de Tokyo qui étaient contre l'incinération de bois radioactif (1130 Bq/kg de césium).

Le Dr Niwa est aujourd'hui le président de sa propre société, Biomedics, qui est spécialisée dans les produits pharmaceutiques pour le cancer et les maladies auto-immunes.

Intéressant.

mardi 29 novembre 2011

La dépravation d'un peuple commence avec l'agriculture (2ème partie)


Suggestion d'interprétation pour la recherche sur les exorphines

Mais quels sont les effets de ces aliments sur les gens normaux ? Bien que les exorphines ne peuvent avoir une fonction physiologique naturellement sélectionnée chez les humains, ceci ne signifie pas qu'elles n'ont PAS d'effet. La recherche en intolérance alimentaire suggère que les céréales et le lait, en quantités normales, sont capables d'affecter le comportement de nombreuses personnes. Et si les sévères effets de comportement dans les schizophrénies et les maladies coeliaques peuvent être dus à une absorption anormalement élevée de peptides, alors des effets plus subtils, qu'on ne peut même pas considérer comme anormaux, peuvent se produire chez les gens en général.

Les preuves présentées jusqu'à présent suggèrent l'interprétation suivante :
L'ingestion de céréales et de lait, en quantités normales dans les régimes d'humains normaux, active les centres du plaisir dans le cerveau. Les aliments qui étaient communs dans le régime pré-agricole (fruits et ainsi de suite) n'ont pas cette propriété pharmacologique. Les effets des exorphines sont qualitativement les mêmes que ceux produits par d'autres opioïdes et/ou les drogues de type dopamine, c'est à dire, récompense, motivation, réduction de l'anxiété, sentiment de bien-être et peut-être même addiction. Bien que les effets d'un menu typique soient quantitativement moindres que ceux de ces drogues, la plupart des humains d'aujourd'hui les expérimentent plusieurs fois par jour, chaque jour de leur vie d'adulte.

Hypothèse : les exorphines et l'origine de l'agriculture et de la civilisation

Quand ce scénario de pratiques alimentaires humaines est vu à la lumière du problème de l'origine de l'agriculture décrit plus haut, il suggère une hypothèse qui combine les résultats de ces différentes pistes.
Les recherches sur les exorphines, manquant peut-être d'une perspective historique à long terme, n'ont généralement pas été centrées sur la possibilité que ces aliments soient vraiment semblables à des drogues, et se sont à la place penchées sans succès sur la fonction naturelle des exorphines. L'adoption de la culture des céréales et l'éveil de civilisation qui a suivi n'ont pas été expliqué de manière satisfaisante, parce que les changements de comportement sous-jaçents n'ont pas de base adaptées évidentes.
Ces problèmes irrésolus et sans lien jusqu'à aujourd'hui peuvent en fait se comprendre mutuellement. La réponse, que nous suggérons est celle-ci : les céréales et les produits laitiers ne sont pas des nourritures humaines naturelles, mais sont privilégiées parce qu'elles contiennent des exorphines. Cette récompense chimique fut une motivation pour adopter la culture des céréales au néolithique. Une auto-administration de ces substances a facilité les changements de comportement qui ont conduit à l'apparition postérieure de la civilisation.
Voici la séquence d'évènements que nous envisageons.
Le changement climatique de la fin de la dernière période glaciaire a conduit à une augmentation de la taille et de la concentration des zones de céréales sauvages dans certaines régions. Les grandes quantités de céréales devenues disponibles ont fourni une incitation à en faire un repas. Ceux qui ont réussi à manger des quantités pondérales de graines de céréales ont découvert les propriétés gratifiantes des exorphines contenues dedans. Les méthodes de transformation, moudre et cuisiner furent développées pour rendre les céréales plus comestibles. Plus leur goût s'affina, plus on les consomma et plus la gratification par les exorphines augmenta.
Au début, des zones de céréales sauvages furent protégées et moissonnées. Ensuite, la terre fut défrichée et des graines furent plantées, et la tendance fut d'augmenter la quantité et la fiabilité de l'approvisionnement. Les exorphines ont entraîné les gens à s'installer autour des zones céréalières, abandonnant leur mode de vie nomade, et leur ont permis de faire preuve d'une tolérance remplaçant l'agressivité car les densités de population avaient augmenté dans ces nouvelles conditions.
Bien que ce fut, nous le suggérons, la présence d'exorphines qui ont rendu les céréales (et non une alternative déjà répandue dans le régime) les premiers grands cultigènes (plantes délibérément altérées par l'homme, wiki), cela ne signifie pas que les céréales ne sont que des drogues. Elles ont été des aliments de base pendant des milliers d'années, et ont vraiment une valeur nutritionnelle. Le fait pourtant de traiter les céréales comme seulement un aliment mène à des difficultés pour expliquer la raison pour laquelle on s'est donné le mal de les cultiver. Le fait que la santé globale a décliné quand elles ont été introduites dans le régime alimentaire suggère que remplacer rapidement et presque totalement d'autres aliments est dû plus à un avantage chimique qu'à des raisons nutritionnelles.
Il est à noter que l'importance du devenir des premiers groupes vers la civilisation correspond au type d'agriculture pratiquée. À savoir des civilisations majeures (sud-ouest de l'Asie, Europe, Inde et des parties du sud-est asiatique ; centre et parties du nord et du sud de l'Amérique ; Égypte, Éthiopie et parties tropicales et occidentales de l'Afrique) provenaient de groupes qui pratiquaient la culture des céréales, et particulièrement du blé.(des civilisations nomades plus rares étaient basées sur l'élevage laitier)
Les groupes qui pratiquaient la culture de végétaux (fruits, tubercules, etc.) ou pas d'agriculture du tout (Afrique tropicale et méridionale, nord et centre de l'Asie, Australie, Nouvelle-Guinée et Pacifique, et une grande partie de l'Amérique du nord et du sud) ne furent pas gagnés avec la même ampleur par la civilisation.
Les civilisations majeures ont donc en commun des populations fréquentes consommatrices d'exorphines. Nous suggérons que les grands états hiérarchisés furent une conséquence naturelle de ces populations. La civilisation s'est éveillée par le fait qu'une disponibilité fiable d'opioïdes dans le régime alimentaire des individus a changé leur comportement, en réduisant leur agressivité, et leur a permis de tolérer progressivement une vie sédentaire en groupes surpeuplés, l'accomplissement d'un travail routinier, et d'être plus facilement la proie de dirigeants. Deux classes socio-économiques ont émergé où n'en existait qu'une auparavant, établissant donc un schéma qui a prévalu depuis cette époque.

Discussion

Régime naturel et changement génétique

Certains nutritionnistes nient la notion d'un régime humain naturel pré-agricole sur la base que les humains sont omnivores, ou se sont adaptés aux nourritures venant de l'agriculture. Un omnivore, pourtant, est simplement un animal qui mange aussi bien de la viande que des plantes : il peut toujours avoir des préférences (les chimpanzés en sont un bon exemple). Un degré d'omnivorisme chez les premiers hommes aurait pu les pré-adapter à certains des nutriments contenus dans les céréales, mais pas aux exorphines, qui sont uniques aux céréales.

Les différents degrés de carence en lactase, la maladie cœliaque et le favisme (l'incapacité à métaboliser les fèves) entre groupes raciaux modernes sont généralement expliqués comme le résultat d'une adaptation génétique aux différents régimes post-agricoles, ce qui pourrait être expliqué comme impliquant une certaine adaptation aux exorphines. Nous soutenons qu’une telle adaptation n’a que peu ou pas eu lieu, pour deux raisons: d'abord les recherches sur les allergies indiquent que ces aliments provoquent encore des réactions anormales chez de nombreuses personnes, et que la sensibilité est variable à l'intérieur ainsi qu'entre des populations, indiquant que l'adaptation différentielle n'est pas le seul facteur impliqué. Deuxièmement, la fonction des adaptations mentionnées doit permettre aux humains de digérer ces nourritures et si ce sont des adaptations, elles sont survenues parce qu'elles conféraient un avantage de survie. Mais est-ce que la pré-disposition aux effets gratifiants des exorphines conduirait à diminuer ou augmenter la capacité de reproduction ? On s'attendrait en général à ce qu'un animal avec des réserves de drogues se comporte de façon moins adaptable et ainsi réduise ses chances de survie. Mais notre modèle montre comment l'ingestion répandue d'exorphines chez les humains a conduit à une augmentation de la population. Et une fois que la civilisation a été la norme, une non-prédisposition aux exorphines aurait signifié une non-intégration à la société. Ainsi, bien qu'il y a peut-être eu une adaptation à la valeur nutritive des céréales, elle a été quasi-nulle aux exorphines. En tout cas, alors que les humains contemporains peuvent profiter des avantages de certaines adaptations aux régimes agricoles, ceux qui ont effectivement fait le changement il y a dix mille ans ne le peuvent pas.

D'autres origines « non-nutritionnelles » des modèles d'agriculture

Nous ne sommes pas les premiers à suggérer une motivation non nutritionnelle concernant le début de l'agriculture. Hayden a soutenu que les premiers cultigènes et articles de commerce avaient plus une valeur de prestige qu'une valeur utilitaire et suggère que l'agriculture a commencé lorsque les puissants ont utilisé leurs produits pour des compétitions de festins et pour l'accumulation de richesse. Braidwood et plus tard Katz et Voigt ont suggéré que l'incitation pour la culture de céréales était la production de bière alcoolisée:

« Dans quelles conditions la consommation d'une plante sauvage serait une ressource suffisamment importante pour entraîner un changement de comportement (expériences de culture) afin d'assurer un approvisionnement adéquat de cette ressource ? Si les céréales sauvages étaient en fait une partie mineure du régime, tout argument basé sur le besoin calorique ne tient plus. Nous prétendons que le désir de l'alcool constituerait un besoin psychologique et social qui pourrait facilement provoquer des changements dans le comportement de survie ».

Cette vision est tout à fait compatible avec la nôtre. Pourtant il peut y avoir des problèmes avec l’hypothèse alcool : la bière peut être apparue après le pain et les autres produits céréaliers et avoir été consommée moins largement ou moins souvent. À la différence de l'alcool, les exorphines sont présentes dans tous ces produits. La récompense chimique aurait rendu plus importante une motivation pour l'agriculture. Les pavots à opium furent aussi un cultigène précoce. L’exorphine, l'alcool et l'opium sont d'abord des récompenses (par opposition aux drogues typiquement hallucinogènes, utilisées par certains chasseurs-cueilleurs) et c'est la récompense artificielle qui est nécessaire, revendiquons-nous, à la civilisation. Les trois réunis ont peut-être contribué à l’émergence d’un comportement civilisé.

Les céréales ont des qualités importantes qui les différencient de la plupart des autres drogues. Elles sont aussi bien source de nourriture que drogue et peuvent être conservées et transportées facilement. Elles sont ingérées à fréquentes petites doses (pas souvent à fortes doses) et n'entravent pas la performance de travail chez la plupart des gens. Un désir de drogue, et même une compulsion ou un manque, peuvent être confondus avec la faim. Ces caractéristiques font des céréales un facilitateur idéal pour la civilisation (et peuvent avoir aussi contribué au long retard dans la reconnaissance de leurs propriétés pharmacologiques).

Compatibilité, limites, besoin d'autres données

Notre hypothèse n'est pas une réfutation des versions existant sur les origines de l'agriculture, mais s’inscrit plutôt à leur côté, en expliquant pourquoi l'agriculture céréalière a été adoptée malgré ses inconvénients apparents et comment elle a conduit à la civilisation.

Des lacunes dans nos connaissances des exorphines limitent la portée générale et la force de nos revendications. Nous ne savons pas si le riz, le millet et le sorgho,ou des graminées récoltés par les chasseurs-cueilleurs africains et australiens, contiennent des ex-orphines. Nous devons être sûrs que les denrées de base préagricoles ne contiennent pas d’exorphines en quantités similaires à celles des céréales. Nous ne savons pas si la domestication a affecté le contenu ou la puissance des exorphines. Tester notre hypothèse en corrélation avec le régime alimentaire et le degré de civilisation dans différentes populations exigera une connaissance quantitative des effets comportementaux de tous ces aliments.

Nous ne commentons pas l'origine de l'agriculture non céréalière, ni pourquoi certains groupes ont utilisé une combinaison recherche de nourriture et de culture, qui s'est transformé en culture et recherche de nourriture, ou n’ont pas cultivé du tout. L'agriculture céréalière et la civilisation sont devenus depuis dix mille ans pratiquement universels. Par conséquent, la question n'est pas de savoir pourquoi cela s'est passé ici et non là, mais pourquoi cela a mis plus de temps à s'établir à certains endroits qu’à d'autres. En tous temps et lieux, la récompense chimique et l'influence des civilisations utilisant déjà les céréales ont pesé en faveur de l'adoption de ce mode de vie, les inconvénients de l'agriculture ont pesé contre, et des facteurs comme le climat, la géographie, la qualité du sol, et la disponibilité des cultigènes ont influencé le résultat. Il y a une tendance récente à une multi-causalité de modèles pour les origines de l'agriculture, et les exorphines peuvent être considérées simplement comme un autre facteur dans la liste. L’analyse de l'importance relative de tous les facteurs impliqués, en tous temps et lieux, est au-delà du champ d'activité du présent document.


Conclusion

Un animal est une machine de survie pour les gènes qui l'ont fabriqué. Nous sommes aussi des animaux et nous sommes aussi des machines de survie pour nos gènes. C'est la théorie. En pratique cela prend tout son sens quand nous regardons les animaux sauvages.... C’est radicalement différent quand nous nous regardons. Nous avons l'air d'être une grave exception à la loi darwinienne.... Il n'est de toute évidence pas vrai que la plupart d'entre nous passons notre temps à travailler énergiquement pour la préservation de nos gènes.

De nombreux éthologues ont reconnu les difficultés à expliquer le comportement humain civilisé sur des bases évolutionnistes, suggérant dans certains cas que les humains modernes ne se comportent pas toujours de manière adaptée. Pourtant, depuis le début de l'agriculture, la population humaine a augmenté d'un facteur 1000. Irons note que « la croissance de la population n'est pas l'effet attendu d'un comportement inadapté ».

Nous avons examiné les preuves dans plusieurs domaines de recherche que les céréales et les produits laitiers ont des propriétés similaires à celles des drogues, et que ces propriétés peuvent avoir été une incitation pour démarrer l'adoption de l'agriculture. Nous avons suggéré en outre que la prise constante d’exorphines a facilité les changements comportementaux et une croissance démographique ultérieure de la civilisation, en augmentant la tolérance des gens à 1) vivre dans des conditions sédentaires de surpeuplement, 2) consacrer des efforts au profit de personnes n'appartenant pas à la famille, et 3) jouer un rôle subalterne dans une vaste structure sociale hiérarchisée.

Les céréales sont toujours des denrées de base et les méthodes de récompense artificielle se sont diversifiées depuis cette époque, comprenant aujourd'hui une large gamme d'artéfacts culturels pharmacologiques et non pharmacologiques dont la fonction, éthologiquement parlant, est de fournir une récompense sans avantage d'adaptation. Il semble alors raisonnable de suggérer que la civilisation non seulement s'est éveillée grâce à l'auto-administration de récompenses artificielles, mais que cela s’est maintenu de cette manière chez les humains contemporains. Ainsi, une étape pour résoudre le problème du comportement humain civilisé serait d'inclure dans des modèles éthologiques cette distorsion de comportement répandue basé sur la récompense artificielle.

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Commentaires d'Hélios
Cet article en deux parties est un travail de recherche qui présente des hypothèses.
Pourquoi ne pas envisager que le développement à outrance des céréales et des produits laitiers soient volontaires pour faire dépendre les pays occidentalisés (les autres s'y mettent aussi, les japonais par exemple boivent du lait, alors qu'ils n'auraient pas le gène prévu pour) de ces fameuses "exorphines" ?
Une majorité de personnes consomme du pain blanc à la farine ultra-raffinée, gavé de gluten (on en ajoute parfois pour avoir un pain de meilleure tenue) et d'autres composants. J'ai un ami boulanger et j'ai été horrifié, moi qui ne consomme que du pain bio au levain, de voir tous les ajouts qui sont faits dans les sacs de farine blanche de base (sans compter les pesticides, engrais et divers produits chimiques vaporisés sur les champs).
Concernant les produits à base de lait, les gens ne savent pas qu'il provient de vaches dont le foie est souvent cirrhosé par l'abus d'ensilages développant une fermentation alcoolique. La plupart du lait vendu est du lait UHT, totalement mort, car chauffé à très haute température (on l'appelle "lait à jeter" ) qui développe des poisons dans le corps. Et puis avec bon sens, on peut dire que le lait de la vache est fait pour son veau et non pour les "moutons" humains et qu'un adulte qui continue à consommer du lait reste un éternel bébé (ce qui peut arranger nos dirigeants).
Pour le phénomène d'addiction à la nourriture, il n'y a qu'à regarder le film "Super size me", où un gars courageux fait le test de ne consommer que du Mc Do pendant 1 mois. Il dit lui-même qu'il ne peut s'empêcher de se gaver, qu'il est devenu accro. Résultat : prise de plusieurs kilos et désordre métabolique important.
Alors les exorphines existeraient bien dans le blé et les produits laitiers ?
Zecharia Sitchin, qui a été relativement controversé dans ses interprétations du sumérien, écrit que selon les tablettes qu'il a déchiffrées, les Annunakis auraient "importé" sur terre les graines de céréales et les bêtes à corne. Si c'est exact, les humains qui auraient été "fabriqués" génétiquement pour être les esclaves de ces envahisseurs allaient développer ces aliments sur la planète par le biais de l'agriculture et de l'élevage et l'industrialisation à outrance en a fait de la merde par profit.
Bon, ce sont mes réflexions, mais il ne faut pas oublier que les cellules de notre corps se développent aussi par les aliments qui passent par notre bouche. (les autres éléments sont intéressants aussi, mais pas le sujet d'aujourd'hui)

lundi 28 novembre 2011

Le piège de Prométhée


Voilà la suite de la série ''Le piège de Prométhée'', diffusée sur le blog EX-SKF.

Elle sera diffusée en 4 parties. Aujourd'hui les parties 1 et 2.
La traduction de la première partie a été assurée par Léonor, qui a prêté son concours au blog. Merci à elle.


----------------------------------------------------La série de l'Asahi Shinbun continue et en ce moment on en est à la partie 3 qui parle de la suppression des données scientifiques. Cela continue d'être un excellent article et il est toujours imprimé en troisième page.
Je viens de finir la lecture de la partie 2 ''démission d'un chercheur'', qui comporte 21 épisodes. Bien que l'Asahi Shinbun s'affaire à combattre les blogs qui rassemblent les articles de la série pour une lecture commode, ils ne peuvent tous les supprimer, et je les ai lu sur un blog.

Dedans, il y a un très curieux élément d'information sur la simulation de SPEEDI, la NISA et la décision du bureau du premier ministre pour mettre en place une zone d'évacuation en cercles concentriques. En bref :

Le ministère de l'éducation a ordonné des simulations de SPEEDI depuis le début et savait exactement où envoyer les responsables pour faire les mesures réelles à Namie-machi, Fukushima ;

La NISA a aussi ordonné de faire des calculs de simulation sur son propre SPEEDI avec encore plus de précision ;
La NISA a mis en place la zone d'évacuation le soir du 11 mars en se basant sur une simulation ;
La NISA a stoppé son travail dès que le bureau du PM, qui se basait sur une information non crédible ou une procédure adoptée, a annoncé les zones d'évacuation en cercles concentriques.
La lecture de la partie 2 de la série fait penser que presque tout le mal qui est arrivé ensuite aurait pu être empêché si les politiciens et les bureaucrates avaient, dès les deux premiers jours cruciaux, agi pour protéger le public, ce qui je pense est leur devoir constitutionnel. Au lieu de cela, ils ont joué à une lutte de territoire comme si c'était un jour habituel pour la bureaucratie.
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Le piège de Prométhée, partie 2
Démission d'un chercheur (1/4)
Instructions d'une grande précision.
Shizo Kimura et les autres arrivèrent à Fukushima le 15 mars. Ce jour-là, le réacteur n° 2 de la Centrale Nucléaire Fukushima 1 fut endommagé aux environs de 6 heures du matin et une grande quantité de matières radioactives s'en échappa.
Dans la soirée du 11 mars, le quartier général des contre-mesures en cas de catastrophe nucléaire fut installé par le gouvernement national à 5 km de la centrale. Cependant, le soir du 14 mars, ils décidèrent de quitter les lieux en raison d'une inquiétude liée à l'état du réacteur n° 2. Le départ se fit cette nuit-là et le quartier général se retrouva le 15 mars après-midi dans un bâtiment du siège de la préfecture de Fukushima, à 60 kilomètres de la centrale.
Makio Watanabe, l'un des responsables du quartier général, reçut au bâtiment du siège de la Préfecture de Fukushima l'après-midi du 15 mars, cette instruction: "La situation est extrêmement sérieuse, allez mesurer la radioactivité."
Watanabe avait été détaché au quartier général par le Ministère de l'Education pour gérer la sécurité nucléaire à Ibaraki. Ses instructions furent d'aller mesurer la radioactivité en 3 endroits dans la zone montagneuse de Namie-machie. Ses instructions étaient extrêmement précises, très ciblées. Il s'y rendit en voiture et commença à mesurer la radioactivité vers 9 heures du matin. Il fut alarmé en voyant les chiffres. Les trois lieux présentaient des taux de radioactivité très élevés et le district d'Akogi, à Namie-Machi, présentait un taux de 330 microsieverts/heure.
En y repensant, Watanabe dit :"Je n'arrivais tout simplement pas à y croire". Il voulait annoncer la nouvelle tout de suite mais son téléphone cellulaire n'arrivait pas à se connecter et il ne pouvait pas utiliser son téléphone satellite car il pleuvait. Il se dépêcha de rentrer à Kawamata-machi et utilisa une cabine publique pour faire son rapport. Sur le chemin de retour, il vit des lumières dans les maisons. Il restait encore beaucoup de gens (à Namie-machi).
"Je ne voulais pas que les gens soient irradiés. Mon rapport disait que les taux de radioactivité étaient extrêmement élevés et j'ai demandé au quartier général de bien vouloir rendre ces chiffres publics le plus vite possible."
Watanabe n'avait même pas de tenue de protection. Comme ils étaient partis précipitamment vers le siège de la Préfecture de Fukushima, ils avaient laissé les équipements de protection.
"Je ne pensais pas à ma sécurité à ce moment-là. Je me sentais obligé de le faire."
Cependant les chiffres relevés et rapportés par Watanabe en se mettant en danger ne furent jamais utilisés pour l'évacuation des habitants. Le Ministère de l'Education annonça les chiffres le 16 mars mais sans préciser les lieux. Le ministère n'informa jamais Namie-machi. Namie-machi ne connaissait pas le danger et n'en informa donc pas les habitants. Et plus encore, le Secrétaire du Chef de Cabinet [Edano] n'arrêtait pas de dire aux conférences de presse ''le taux de radioactivité ne peut affecter l'organisme humain de façon immédiate."
Comment se fait-il alors que le quartier général connaissait les lieux à forte radioactivité avec une telle précision ? Watanabe déclare : "Qui a décidé quels endroits mesurer et qui m'a donné les instructions ? Au jour d'aujourd'hui je ne le sais toujours pas."
Le journaliste remonta à la source : il s'agissait du Ministère de l'Éducation à Tokyo. Les instructions s'appuyaient sur SPEEDI et le Ministère connaissait l'étendue de la contamination radioactive.
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Je me rappelle le visage de Yukio Edano lors des premières conférences de presse après l'accident. Il disait "pas d'effet immédiat". Les gens étaient soulagés. Ils se sont même inquiétés de sa santé, lui disant d'aller prendre un peu de repos. Puis, un jour d'avril, il y a eu un clip d'informations où il était en visite dans la préfecture de Fukushima, à Minami Soma City, avec une tenue de protection et un masque. Les gens tout d'abord se sont moqués, car cela semblait contredire sa déclaration de "pas de risque immédiat".

Il savait. Et il a menti. Et les gens le savent maintenant, bien que ce soit trop tard. 
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''Le piège de Prométhée'', partie 2

Démission d'un chercheur (2/4)
 

Dans l'épisode 11, nous apprenions que le ministère de l'éducation savait exactement où chercher les fortes radiations, parce qu'il avait le résultat de la simulation de SPEEDI, mais il ne s'est pas soucié d'en faire part alors que cette information aurait fait toute la différence. Dans l'épisode 12 qui suit ci-dessous, nous verrons dans le détail pourquoi l'information n'a pas été partagée.
Démission d'un chercheur (12) Soudain une évacuation en cercles concentriques
Pourquoi le ministère de l'éducation fut-il capable d'identifier précisément l'endroit qui allait mesurer 330 microsieverts/h de radioactivité le 15 mars ? (rédigé par Takaaki Yorimitsu)
Ministère de l'éducation et de la science, Kasumigaseki (quartier des ministères), Tokyo. Itaru Watanabe (53 ans), directeur-général du bureau politique de la science et de la technologie :''En fait, nous avons utilisé SPEEDI en mode d'émission unitaire''.

SPEEDI est un système de simulation pour prévoir les effets de la radioactivité. Il prend en compte la direction des vents, leur vitesse et la topographie et ainsi prévoit la dispersion des matériaux radioactifs.

Les matériaux radioactifs ne s'étendent pas en cercles concentriques, et la zone de contamination prendrait une forme aux multiples protrusions. Prévoir la forme d'une zone contaminée avec SPEEDI et évacuer les habitants aussi vite que possible – c'est le principe fondamental de la préparation d'une urgence nucléaire.

La prévision serait basée sur l'information donnée par la centrale concernant la quantité de matériaux radioactifs émise. Cette information n'était pas disponible dans cet accident.
Il est pourtant possible de faire une prévision en entrant un chiffre officieux. C'est ''l'émission unitaire'', qui suppose l'émission d'1 becquerel par heure. Avec cette méthode, Watanabe pouvait identifier correctement la zone fortement contaminée.

Ce n'est pas que Watanabe utilisait une méthode spéciale. Le guide mis au point par la commission de sécurité nucléaire spécifie que le calcul de la simulation est fait par émission unitaire ou par un chiffre prédéterminé parce qu'il est difficile de savoir la quantité précise d'émission juste après un accident. En se basant sur la carte ainsi calculée, les zones et les directions qui nécessiteront une surveillance accrue seront décidées.
''Cela s'accordait exactement avec le manuel pour se procurer l'information de l'émission unitaire. C'était dans le manuel que le calcul de l'émission unitaire devait être distribué aux parties impliquées quand la quantité réelle d'émission était inconnue.''

Selon le manuel, l'information devait être délivrée à plusieurs ministères et agences du gouvernement, la commission de sécurité nucléaire, la préfecture de Fukushima et les quartiers généraux locaux. '' Le ministère de l'éducation ne sait pas si le résultat de SPEEDI a servi dans la décision des zones d'évacuation. Les zones d'évacuation ont été décidées non par le ministère de l'éducation mais par le quartier général pour les réponses nucléaires d'urgence. Le manuel a été suivi cette fois et l'ordre d'évacuer en cercles concentriques a été émis abruptement.''
Selon le manuel, le ministère de l'éducation donnerait l'information et grâce à elle le quartier général émettrait des ordres d'évacuation. Le quartier général pour réponse nucléaire d'urgence était la résidence officielle du premier ministre.

Pourtant, le premier ministre Kan, le ministre de l'économie et de l'industrie Banri Kaieda et le secrétaire du chef de cabinet Yukio Edano ont tous insisté pour dire qu'ils n'étaient pas au courant pour SPEEDI. En particulier, Kaieda et Edano ont dit au rassemblement de la Diète qu'ils n'ont pas été au courant jusqu'au 20 mars. Que s'est-il passé ?

(À suivre dans les prochains articles)
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Cela ressemble à quelqu'un (ou à plusieurs personnes) qui n'ont pu résister à jouer au ''Sir Humphrey'' (manipulation et faux-fuyants) dans ce qui a pu être la plus urgente situation à laquelle le pays ait eu à faire face. Et le PM Kan, à la différence du PM de fiction Hacker, n'a pas pris la peine de savoir comment utiliser les bureaucrates de carrière.

 

La dépravation d'un peuple commence avec l'agriculture (1ère partie)


Le titre est un commentaire de Mahamudra dans un article très intéressant de son blog et j'ai eu la curiosité de parcourir le lien qu'elle donnait. Comme il m'a bien plu, j'ai demandé à Chantalouette et Caralméra si elles voulaient bien m'aider à sa traduction. La deuxième partie sera postée demain et j'y ferai quelques commentaires.

Les origines de l'agriculture : perspective biologique et nouvelle hypothèse

Par Greg Wadley et Angus Martin

Publié dans Australian Biologist, Juin 1993


Introduction

Quelles caractéristiques pour définir l'espèce humaine figureraient en tête de liste ? Alors que la vision de nous-mêmes ne pourrait éviter une mise en valeur de nos talents en ingénierie, art, médecine, voyages dans l'espace et choses similaires, une évaluation objective de l'agriculture battrait probablement au poteau tous les autres concurrents. La plupart des autres réalisations de l'humanité en dérivent. Presque sans exception, tous les terriens d'aujourd'hui sont sustentés par l'agriculture. Avec un nombre minuscule d'exceptions, aucune autre espèce ne cultive. Toutes les terres arables sur terre sont cultivées. L'agriculture n'a pourtant démarré qu'il y a quelques milliers d'années, longtemps après l'apparition des hommes d'anatomie actuelle.
Étant donnés le rythme et l'envergure de cette révolution dans la biologie humaine, il est tout à fait extraordinaire qu'il n'y ait généralement aucun modèle accepté justifiant l'origine de l'agriculture. En effet, un faisceau croissant d'arguments de ces dernières années suggère que l'agriculture, loin d'être une démarche naturelle et évolutive, a conduit en fait généralement à une moindre qualité de vie. Les chasseurs-cueilleurs font typiquement moins de travail pour une même quantité de nourriture, sont en meilleure santé et moins sujet à la famine que les agriculteurs primitifs. Une appréciation biologique de ce qu'on a appelé le mystère de l'agriculture pourrait l'exprimer en termes simples d'éthologie : pourquoi ce comportement (l'agriculture) s'est-il renforcé (et donc spécialisé) s'il n'offrait pas de récompenses surpassant celles revenant aux chasseurs-cueilleurs ou à une économie de quête de nourriture ?
Ce paradoxe est responsable d'une profusion de modèles pour l'origine de l'agriculture. ''Quelques thèmes de la préhistoire'', a noté Hayden (1990) ''ont engendré tant de discussions et donné si peu de réponses satisfaisantes pour expliquer pourquoi les chasseurs-cueilleurs ont commencé à cultiver des plantes et élever des animaux. Le changement climatique, la contrainte de la population, le sédentarisme, la réduction des ressources venant de la désertification, les hormones féminines, la possession de terres, les génies, les rituels, les conflits programmés, les coups de pied génétiques aléatoires, la sélection naturelle, l'adaptation à large spectre et tout un tas d'explications refuges des multiples causes ont été proférées pour expliquer la domestication. Elles ont toutes des défauts majeurs...les données ne s'accordent pas bien à tous ces modèles.''
Les découvertes récentes de substances potentiellement psychoactives dans certains produits de l'agriculture – céréales et lait – suggèrent une autre perspective pour l'adoption de l'agriculture et les changements de comportement ('la civilisation') qui ont suivi. Dans cet article nous reverrons la mise en évidence des propriétés de ces aliments, et ensuite nous montrerons comment elles peuvent aider à résoudre le mystère biologique qui vient d'être décrit.
Émergence de l'agriculture et civilisation néolithique

La transition vers l'agriculture

Il y a environ 10.000 ans, des groupes de gens commencèrent dans plusieurs parties du monde à abandonner un mode de vie en quête de nourriture qui était efficace, universel et largement inchangé depuis des millénaires. Ils commencèrent à se rassembler, puis à cultiver, en s'installant alentour, des secteurs d'herbes céréalières et à domestiquer des animaux pour la viande, le labour, la peau et autres matériaux, et le lait.

La culture, basée surtout sur le blé et l'avoine, apparut d'abord au Moyen-Orient, et se répandit rapidement en Asie occidentale, en Égypte et en Europe. Les premières civilisations avaient toutes en commun la culture des céréales. La culture des arbres fruitiers commença 3000 ans plus tard, à nouveau au Moyen-Orient et les légumes et autres céréales suivirent. La culture du riz commença en Asie il y a environ 7000 ans.
À ce jour, pour la plupart des gens, les deux tiers des protéines et calories proviennent des dérivés de céréales. (à l'ouest, au 20ème siècle, la consommation de céréales a décru lentement au profit de la viande, du sucre, des graisses etc.) La contribution respective de chaque céréale pour la production mondiale actuelle est : blé (28%), maïs (27%), riz (25%), avoine (10%), autres (10%).
Changement de régime alimentaire dû à l'agriculture

Le régime alimentaire de l'homme actuel est très différent de celui des primates qui lui sont proches et, presque certainement des premiers hominidés. Bien qu'il y ait une controverse sur ce que les humains mangeaient avant le développement de l'agriculture, le régime n'incluait certainement pas en grande quantité les céréales et le lait. Les lieux de stockage et les outils nécessaires à une consommation significative de céréales n'apparurent pas avant le néolithique. Les produits laitiers n'étaient pas disponibles en quantité avant la domestication des animaux.

Le régime des premiers hominidés (il y a environ 4 millions d'années), évoluant comme il le fit depuis les ancêtres primates, consistait d'abord en fruits, noix et autres matières végétales, et en viandes – produits qui pouvaient être trouvés et consommés avec peu ou pas de transformation. La comparaison de l'anatomie des primates et des hominidés fossiles, et des types et distribution des plantes mangées crues par les chimpanzés modernes, les babouins et les humains, ainsi que des analyses au microscope de l'usure de dents fossiles suggèrent que les australopithèques étaient principalement frugivores-omnivores avec un mode alimentaire semblable à celui des chimpanzés modernes.
Le régime des humains pré-agricoles mais modernes sur le plan anatomique (depuis 30.000 ans) s'est diversifié quelque peu, mais a toujours consisté en viande, fruits, noix, légumes, racines comestibles et tubercules, avec une consommation de graines de céréales n'augmentant seulement que vers la fin du pléistocène.
L'éveil de la civilisation

En quelques milliers d'années d'adoption de la culture des céréales, l'ancien style d'organisation sociale chasseurs-cueilleurs commença à décliner. De grandes sociétés hiérarchiquement organisées firent leur apparition, centrées autour de villages et ensuite de petites bourgades. Avec l'éveil et l'installation de la civilisation vinrent des classes socio-économiques, des tâches spécialisées, des gouvernements et des armées.

La taille des civilisations vivant en tant qu'unités coordonnées s'éleva dramatiquement au-dessus des normes existant avant l'agriculture. Alors que les chasseurs-cueilleurs vivaient sur un pied d'égalité en bandes d'environ 20 personnes très proches, avec tout au plus un niveau tribal d'organisation qui les chapeautaient, les premiers villages agricoles comptaient entre 50 et 200 habitants, et les premières cités 10.000 ou plus. Les gens devaient apprendre à discipliner les forces profondément enracinées qui engendraient conflits et violence dans les grands groupes.
L'agriculture et la civilisation signaient l'abandon de la quête pour la nourriture – une méthode de subsistance avec des buts et récompenses à court terme – et le début (pour la plupart) d'un travail régulier ardu, orienté sur des paiement futurs et les exigences de supérieurs. Avec l'arrivée de grandes communautés, les familles ne cultivèrent plus seules la terre pour elles-mêmes et leurs besoins immédiats, mais pour des étrangers et ce à longue échéance. Elles travaillaient toute la journée au lieu de quelques heures par jour, comme le faisaient les chasseurs-cueilleurs. Il y avait des programmes, des quotas, des responsables et des punitions pour manquement.

Expliquer les origines de l'agriculture et de la civilisation
Le phénomène 'agriculture humaine et civilisation' est intéressant sur le plan éthologique, parce que pratiquement aucune autre espèce ne vit de cette façon, et que les humains ne vivent comme cela que depuis peu. Pourquoi cette façon de vivre fut-elle adoptée et pourquoi est-elle devenue dominante dans l'espèce humaine ?
Problèmes expliquant l'agriculture
Jusqu'à de récentes décennies, la transition vers la culture était considérée comme progressive en soi : les gens apprenaient que planter des graines donnait des céréales à cultiver, et cette nouvelle source de nourriture en développement a conduit à de plus grandes populations, des fermes sédentaires et une vie citadine, plus de temps de loisir et donc leur spécialisation, écriture, avances technologiques et civilisation. Il est aujourd'hui clair que l'agriculture fut adoptée malgré certains désavantages de ce style de vie. Il existe une littérature substantielle, non seulement sur la manière dont l'agriculture débuta, mais pour quelle raison. Des études comparatives de médecine paléontologique montrent que la santé des populations qui avaient adopté la culture des céréales s'est détériorée, ne revenant à des niveaux pré-agricoles que dans les temps modernes. C'est en partie attribuable à la propagation d'infections dans les villes peuplées, mais aussi largement dû au déclin de la qualité alimentaire qui a accompagné la culture intensive des céréales. Il y a des gens dans maintes parties du monde qui sont restés chasseurs-cueilleurs jusqu'à récemment ; bien qu'ils soient tout à fait conscients de l'existence et des méthodes d'agriculture, ils ont refusé de l'entreprendre. Cohen résume le problème en demandant : ''Si l'agriculture ne fournit ni un meilleur régime, ni une plus grande fiabilité alimentaire, ni un meilleur confort, pourquoi quelqu'un deviendrait-il agriculteur ?''
On a proposé de nombreuses explications, souvent centrées autour d'un facteur particulier qui a forcé à adopter l'agriculture, comme une pression de l'environnement ou de la population. Chaque modèle a été largement critiqué et il n'y a en général aujourd'hui aucune explication de l'origine de l'agriculture.

Problèmes expliquant la civilisation
Un problème similaire se pose avec l'apparition post-agricole, partout dans le monde, de villes et états, et à nouveau existe une vaste littérature qui se consacre à l'expliquer. Les changements de comportement majeurs dans le but d'adopter un style de vie civilisé demandent explication. Bledsoe a résumé cette situation ainsi :
''Il n'y a jamais eu et il n'y a pas actuellement d'accord sur la nature et la signification de l'éveil de la civilisation. Les questions posées par le problème sont simples et pourtant fondamentales. Comment se produit une civilisation ? Quelle force a incité l'homme à renoncer à l'indépendance, aux relations intimes et à l'invariabilité d'une existence tribale pour une complexité politique plus grande et plus impersonnelle que nous appelons l'état ? Quelles forces ont fusionné pour démarrer une mutation qui est lentement passée de sociétés nomades à des cités peuplées de mélanges ethniques, à des sociétés stratifiées, aux économies diverses et aux formes culturelles uniques ? La venue de la civilisation fut-elle le résultat inévitable d'une évolution sociale et de lois naturelles de progrès ou l'homme fut-il le concepteur de sa propre destinée ? Les innovations technologiques ont-elles été la force de motivation ou cela fut-il quelque facteur intangible comme la religion ou un avancement intellectuel ?''
Pour une bonne approximation, on peut dire que chaque civilisation qui parvenait à l'existence possédait des cultures de céréales comme subsistance de base et partout où les céréales furent cultivées la civilisation apparut. Des hypothèses ont fait le lien entre les deux. Par exemple la théorie hydraulique de Wittfogel postulait que l'irrigation était nécessaire à l'agriculture et l'état devenait à son tour nécessaire pour organiser l'irrigation. Mais toutes les civilisations n'utilisèrent pas l'irrigation, et d'autres facteurs potentiels (par exemple l'emplacement des vallées de rivière, la guerre, le commerce, la technologie, la religion et la pression écologique et de population) n'ont pas conduit à un modèle universellement accepté.
Propriétés pharmacologiques des céréales et du lait
De récentes recherches en pharmacologie alimentaire donnent une nouvelle perspective à ces questions.

Les exorphines: des substances opioïdes (qui ressemblent aux dérivés des opiacés, NdT) dans les aliments

Motivés par un lien possible entre régime alimentaire et maladie mentale, plusieurs chercheurs de la fin des années 70 ont commencé à faire des recherches sur la récurrence de substances semblables-aux-drogues dans les aliments d’usage courant.
Dohan a trouvé que les symptômes de la schizophrénie étaient atténués quelque peu quand les patients recevaient un régime sans céréales et sans lait. Il a aussi découvert que les personnes ayant la maladie coeliaque---celles qui ne peuvent manger le gluten du blé à cause d’une perméabilité intestinale plus élevée que la normale, avaient statistiquement des risques plus importants de souffrir de schizophrénie. Des recherches dans des communautés du Pacifique ont montré que la schizophrénie devenait prévalente dans ces populations seulement après qu’elles soient devenues partiellement occidentalisées en consommant du froment, de la bière d’orge et du riz.
Des groupes conduits par Zioudrou et Brantl ont trouvé une activité opioïde dans le froment, le maïs et l’orge (exorphines) et dans le lait de vache et de femme (casomorphine) ainsi qu’une activité stimulante de ces protéines, l’avoine, le seigle et le soja. L’exorphine des céréales est bien plus puissante que la casomorphine du lait de vaches qui à son tour est plus puissante que la casomorphine des humains. Mycroft a trouvé un analogue de MIF-1 , un peptide dopaminergique naturel présent dans le froment et le lait. Il n’est présent dans aucune autre protéine exogène. (Pour la suite, nous utilisons le terme exorphine pour désigner les exorphines, la casomorphine et l’analogue de MIF-1. Bien que les substances opioïdes et dopaminergiques fonctionnent de manière différente, elles sont toutes deux « gratifiantes » et donc plus ou moins équivalentes à notre objet)
Depuis, les chercheurs ont mesuré le potentiel des exorphines, démontrant qu’elles sont comparables à la morphine et à l’enképhaline, déterminé leurs séquences amino-acides et montré qu’elles sont absorbées à partir de l’intestin et peuvent produire des effets tels que l’analgésie et la réduction de l’anxiété qui sont habituellement associées aux dérivés opioïdes du pavot. Mycroft a estimé que 150 mg d’un analogue du MIF-1 pourrait être produit par une consommation journalière habituelle de céréales et de lait, notant que de telles quantités sont actives par absorption orale, et que la moitié de cette quantité a induit des modifications de l’humeur chez des sujets déprimés.
La plupart des drogues addictives communes sont soit des opioïdes (exemple héroïne et morphine) ou des dopaminergiques (exemple cocaïne et amphétamine) et agissent en activant les centres de ''récompense'' (ou du plaisir) du cerveau. Ainsi pouvons nous demander, ces découvertes signifient-elles que les céréales et le lait nous récompensent chimiquement ? Les humains sont-ils d’une certaine manière dépendants de ces aliments ?

Difficultés pour interpréter ces découvertes.

Le débat du possible effet des exorphines sur le comportement, en quantité consommée normale reste prudent. Les interprétations de leur signification ont été de deux types :
dans l'optique d'un effet pathologique (proposé généralement par les recherches sur les céréales, et en relation avec les découvertes de Dohan) et dans l'optique d'une fonction naturelle (par les recherches faites sur le lait, qui suggèrent que la casomorphine peut aider le lien mère-enfant ou bien réguler le développement du petit enfant).
Nous pensons qu’il ne peut exister de fonction naturelle pour une ingestion d’exorphines par des humains adultes. C’est peut être que le désir de trouver une fonction naturelle a perturbé l’interprétation ( comme d’attirer l’attention sur le lait, où une fonction naturelle est plus plausible). Il est peu probable que les humains soient adaptés à la prise d’une grande quantité d'exorphine par les céréales, parce que la prédominance actuelle des céréales dans le régime est simplement trop récente. Si l’exorphine est trouvée dans le lait de vache, elle a peut être une fonction naturelle pour les vaches; de même que l’exorphine dans le lait de femme a peut être une fonction pour les nourrissons. Mais qu’il en soit ainsi ou pas, les adultes humains ne boivent normalement aucun lait quel qu'il soit (ils sont en principe sevrés...), alors aucune fonction naturelle ne s’applique à eux.
Notre tendance va ainsi vers une interprétation pathologique des exorphines, selon laquelle les substances trouvées dans les céréales et le lait sont vues comme des anomalies diététiques modernes qui peuvent engendrer la schizophrénie, la maladie cœliaque ou autre. Mais ce sont des maladies graves trouvées dans peu de cas. Les exorphines peuvent-elles avoir un effet sur l’espèce humaine en général ?

Autre preuve des effets semblables-aux-drogues de ces aliments

La recherche des allergies à la nourriture a montré que des quantités normales de ces aliments peuvent avoir des effets pharmacologiques, et même sur le comportement. De nombreuses personnes développent des intolérances à des aliments particuliers. Divers aliments sont impliqués, et une variété de symptômes en découle. (le terme ''intolérance'', plutôt qu'allergie est souvent utilisé, car dans de nombreux cas le système immunitaire peut ne pas être impliqué). Des symptômes d'intolérance, comme de l'anxiété, la dépression, l'épilepsie, l'hyperactivité et des épisodes schizophréniques mettent en jeu des fonctions cérébrales.
Liste d'aliments en cause par ordre de fréquence décroissant, sur un essai de 50 personnes : le blé (plus de 70% des sujets y ont réagi d'une manière ou d'une autre), le lait (60%), les oeufs (35%), le maïs, le fromage, les pommes de terre, le riz, les levures, le chocolat, le thé, le citron, l'avoine, le porc, le carrelet, la canne à sucre et le boeuf (10%). C'est pratiquement une liste d'aliments devenus courants par ordre de fréquence dans le régime qui a suivi l'adoption de l'agriculture. Les symptômes les plus couramment soulagés par un traitement ont été le changement d'humeur (>50%)suivi du mal de tête, des problèmes musculo-squelettiques et les affections respiratoires.
L'un des phénomènes les plus frappants de ces études est que les patients font souvent preuve d'une forte envie, d'une addiction et de symptômes de manque par rapport à ces aliments. On a estimé que 50% des patients intolérants ont un besoin irrésistible des aliments qui causent leurs problèmes, et vivent des symptômes de manque quand on exclut ces aliments de leur régime. Les symptômes de manque sont semblables aux addictions par les drogues. La possibilité que les exorphines soient impliquées a déjà été noté et la conclusion est :
''...les résultats jusqu'ici suggèrent qu'ils pourraient influencer notre humeur. Il n'est pas question qu'on dise de quelqu'un qu'il grandit avec un verre de lait ou une tranche de pain – les quantités impliquées sont trop faibles pour cela – mais que ces aliments pourraient induire un sentiment de confort et de bien-être, comme le disent souvent les patients intolérant à certains aliments. Il existe aussi d'autres peptides semblables à des hormones dans la synthèse partielle des aliments, qui pourraient avoir d'autres effets sur le corps.''
Il n'existe aucune possibilité que l'envie compulsive de ces aliments ait quelque chose à voir avec la notion populaire du corps disant au cerveau ce dont il a besoin en termes nutritionnels. Ces nourritures n'avaient pas de signification dans le régime alimentaire pré-agricole, et ces dernières en grande quantité ne peuvent être indispensables à la nutrition. En fait, le moyen normal de traitement à l'intolérance alimentaire est de supprimer les produits responsables du régime des malades.
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