samedi 29 octobre 2011

Japon, 29 octobre

Kna60 a sous-titré en français une vidéo sur une centaine de femmes japonaises qui manifestent entre le 27 et le 29 octobre contre le nucléaire :

Une bonne nouvelle communiquée par Romandie News hier soir :

La Belgique confirme sa sortie du nucléaire à partir de 2015


BRUXELLES - Les négociateurs qui travaillent à la formation d'un nouveau gouvernement fédéral en Belgique sont d'accord pour que le pays se désengage du nucléaire à partir de 2015, rapporte vendredi le quotidien Le Soir sur son site.

Les représentants de six partis ont tenu vendredi une réunion consacrée à l'énergie et au développement durable sous la houlette d'Elio Di Rupo, chef du parti socialiste francophone chargé de former le futur gouvernement, dont il devrait prendre la tête en novembre. Les négociateurs sont parvenus à un accord, confirmant la loi de sortie du nucléaire, à partir de 2015, rapporte le quotidien belge.

Interrogée par l'AFP, une porte-parole de M. Di Rupo a refusé de commenter ces informations.

Une autre source proche du dossier interrogée par l'AFP a démenti l'existence d'un accord à ce stade et précisé que si la sortie du nucléaire à partir de 2015 était acceptée par toutes les parties aux négociations, en revanche beaucoup de divergences subsistaient sur le calendrier, les modalités de fermeture des centrales et les mesures de sécurité à mettre en place.

Le débat sur le bien-fondé du nucléaire a été relancé en Belgique après l'accident de Fukushima en mars.

En 2003, sous l'impulsion des partis écologistes alors au gouvernement, le Parlement belge avait décidé l'extinction progressive, entre 2015 et 2025, des sept réacteurs belges, répartis sur les sites de Tihange (sud) et Doel (nord), au moment où ils atteindraient l'âge de 40 ans.

En 2009, le gouvernement d'Herman Van Rompuy, faute de solution de rechange crédible, avait toutefois passé un accord avec l'exploitant des centrales Electrabel (GDF Suez) afin de prolonger de dix ans les trois plus anciens réacteurs, appelés à fermer en 2015.

Mais la chute du gouvernement fin avril 2010 et la crise politique qui perdure depuis lors en Belgique a empêché le Parlement de donner force de loi à cet accord.

Les négociateurs travaillent toujours par ailleurs sur la rente nucléaire, selon le quotidien: M. Di Rupo, qui doit trouver quelque 10 milliards d'euros d'économies, a récemment déclaré qu'il faudrait sans doute augmenter la taxe nucléaire prélevée sur les producteurs en Belgique, dont le principal est GDF Suez via Electrabel.

Si le nouveau gouvernement belge revient sur l'accord passé entre GDF Suez et Herman Van Rompuy en 2009, le groupe réévaluera sa stratégie d'investissements en Belgique et en particulier sa disposition à étendre la durée de vie des trois plus vieux réacteurs, a déclaré jeudi le PDG du groupe, Gérard Mestrallet.

La réponse belge a été nette: Les choses sont claires. Ce n'est pas GDF Suez qui dicte la prolongation du nucléaire mais l'Etat belge. GDF Suez fera ce qu'on lui demandera de faire, a réagi le ministre belge de l'Energie, Paul Magnette.
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Si vous voulez suivre une émission diffusée sur France Inter hier concernant la sous-traitance dans le nucléaire en France, c'est ICI. Triste constat...
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EX-SKF


110 volontaires et habitants ''décontaminent'' une zone fortement irradiée à Fukushima

Tout le monde sait que la décontamination ne fonctionne pas. Tout le monde sait que la guerre est finie, tout le monde sait que les bons gars ont perdu. Mais on continue quand même et tout le monde le sait.

Ou non. Peut-être que ces 110 bénévoles venant de tout le pays avec de bonnes intentions, qui choisissent d'aller dans une zone de très forte radioactivité (district d'Onami) de la ville de Fukushima, ne savent pas.

Une partie du district a été ''décontaminé'' en août comme modèle de décontamination par les entreprises de nettoyage embauchées par la ville. Dans la plupart des lieux la radioactivité a été peu réduite et a même augmenté à certains endroits.

Comme vous le voyez sur la photo du Yomiuri Shinbun, le district est dans les montagnes. Les matériaux radioactifs continueront à venir des montagnes, peu importe comment (et combien de fois) ils ''décontamineront'' les routes et les maisons.

Mais les médias japonais rapportent l'effort des bénévoles et des habitants comme une bonne chose.

De ce que je vois sur la photo, cette ''décontamination'' ne semble pas différente de celle que j'ai postée le 26 octobre. La différence est que les matériaux radioactifs dans la terre, sur les pierres, sur les maisons, partout, ne sont pas bloqués par de minces masques et gants de travail.
Mais les bénévoles ont la conscience tranquille avec leur dur travail, les habitants peuvent penser qu'ils ont réduit la radioactivité, et la ville ainsi que la préfecture et le gouvernement national économisent une belle somme d'argent. C'est gagnant-gagnant pour tout le monde.
Personnellement je pense qu'il est inconscient que la ville fasse appel à des bénévoles qui ne sont d'aucune manière entraînés à une quelconque technique de décontamination convenable (si cela existe) et qu'une femme en âge d'avoir des enfants le fasse, comme celle interviewée par le Yomiuri, me semble impensable.(d'un autre côté, si elle a 36 ans, elle devrait le savoir)

Extrait d'un blog japonais : une jeune femme étudiante décède d'une hémorragie sous-arachnoïdienne à Ichinoseki, Iwate

(L’hémorragie sous-arachnoïdienne appelée plus communément hémorragie méningée est un épanchement de sang dans le liquide cérébro-spinal contenu dans les citernes arachnoïdiennes de la base du cerveau et de la convexité cérébrale.)

L'histoire a été rapporté d'abord par un blogger de Ichinoseki dans la préfecture d'Iwate, qui fait une préparation à des examens d'entrée en faculté. Il a été critiqué sur Internet comme quoi il est inapproprié d'écrire sur les niveaux de forte radioactivité à l'école et sur la mort de l'étudiante dans le même article et qu'il est en train de répandre une ''rumeur sans fondement''.
Ichinoseki est à environ 170 km au nord de la centrale. La ville a un niveau élevé de radioactivité et de contamination comparée au reste de la préfecture d'Iwate (regardez la carte du Pr Hayakawa avec en haut Ichinoseki dans le cercle rouge au bout de la flèche). Selon le blog, l'étudiante suivait des cours dans une école d'Ichinoseki où la radioactivité maximum dépassait 10 microsieverts par heure et où l'air des classes dépassait 0,5. elle est décédée la semaine dernière d'une hémorragie sous-arachnoïdienne.

Radioactivité à Tokyo : un super point chaud de 110 microsieverts à Setagaya-ku

Setagaya-ku est l'endroit où on a trouvé des tubes de radium émettant une forte radioactivité. Le niveau de radium était de 4,7 microsieverts par heure.
Le ministère de l'éducation et de la science, toujours aussi rapide à agir, soupçonne que quelque chose de radioactif est enterré à l'endroit des point chauds. Il y a deux points chauds, l'un émet 110 microsieverts par heure sur un trottoir, l'autre entre 30 et 40 à l'entrée d'un supermarché. Ils sont tous les deux recouverts d'asphalte.

La photo provient du Sankei Shinbun, c'est celle du trottoir à 110 microsieverts. Comme on peut le voir, ce n'est qu'un trottoir ordinaire.

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