mercredi 26 octobre 2011

Japon, 26 octobre

EX-SKF


Indemnité de TEPCO pour un producteur de pousses de bambou d'Ibaraki : 333 yens

pour les dégâts provenant d'une ''rumeur sans fondement'' que les pousses de bambou de sa ferme puissent être contaminées par des matériaux radioactifs venus de l'accident de la centrale nucléaire.
L'information provient d'une émission de radio japonaise du 26 octobre, et elle s'est diffusée au Japon sur Twitter aujourd'hui.
333 yens, ça fait environ 4,37 US $, ou 3,15 € ou 2,73 £ sterling, 135 thaï Baht, 27,87 yuans chinois. C'est assez pour acheter un Big Mac (320 yens).

Revue Nature : une nouvelle étude montre que les retombées de Fukushima sont beaucoup plus importantes qu'estimées par le gouvernement japonais

La quantité de césium-137 est plus du double des chiffres officiels, et la quantité de xénon-133 de 55% supérieure, selon une nouvelle étude utilisant un plus grand groupe de données, annonce Nature.
L'étude prétend que la quantité de césium-137 venant de Fukushima est moitié celle de Tchernobyl, et que le xénon-133 la dépasse largement.
La raison pour laquelle les chiffres du gouvernement japonais sont peu élevés : le gouvernement n'a pris en compte que les retombées radioactives à l'intérieur du Japon. La part importante qui a surplombé l'océan pacifique, en atteignant le nord de l'Amérique et l'Europe n'a donc jamais été considérée par le gouvernement japonais.
La nouvelle étude prétend aussi que la piscine de combustible usagé du réacteur 4 a émis une quantité importante de césium-137.

Niveau de radioactivité élevé au centre de Tokyo à Ginza
On a trouvé un point chaud radioactif dans une école primaire située à Ginza, Chuo-ku, à Tokyo un taux de 0,80 microsieverts/h, et dans une école maternelle, également à Chuo-ku, 0,56 microsieverts/h. L'effort de prétendue ''décontamination'' à l'aide d'une laveuse à haute pression n'a eu qu'un succès modeste pour abaisser les niveaux de radioactivité.
Dans les deux cas, la surface asphaltée à résisté à l'effort de décontamination, indiquant que les matériaux radioactifs persistent à la surface après plus de 7 mois suivant l'accident.


Un détour par l'Arménie (toujours par EX-SKF)pour évoquer le cas de la centrale de Metsamor (qui porte un nom malheureusement prédestiné, tout au moins en langue française)

Radio publique arménienne : la centrale nucléaire de Metsamor peut soutenir un séisme de magnitude 10

Le séisme en Turquie, qui a été enregistré avec une magnitude de 3 à la centrale arménienne n'est rien, selon la radio publique d'Arménie. Il existe pourtant une rumeur que des matériaux radioactifs auraient fui dans l'espace environnant. (en réalité, elle a été rapportée par une émission de radio japonaise via l'Iran le 25 octobre, citant le journal turc Zaman qui cite, on le suppose, une source du gouvernement turc)
On nomme souvent la centrale nucléaire arménienne de Metsamor ''la plus dangereuse centrale nucléaire du monde'', car c'est l'une des quelques centrales nucléaires mondiale sans structures primaires de confinement, et qu'elle se trouve dans une région sujette aux séismes sans accès facile à de l'eau pour refroidir les réacteurs dans le cas d'un accident par un tremblement de terre.
Radio publique d'Arménie (24 octobre) :


Le séisme de Turquie n'a causé et n'aurait pu causer aucun mal à la centrale nucléaire d'Arménie, car elle est conçue pour résister à un séisme de magnitude 9-10 sur l'échelle de Richter, a déclaré le ministère arménien des situations d'urgence.
L'épicentre du séisme se situait à environ 160 km de la centrale arménienne, la secousse a été mesurée entre 3 et 5 sur le territoire arménien.
Il n'a causé aucun dommage à une quelconque installation ou bâtiment sur le territoire de la République d'Arménie, a dit le ministère.
Le directeur général de la centrale, Gagik Markosyan dit que le séisme était entre 2 et 3 à la centrale, ajoutant que cette centrale avait été arrêtée depuis le 11 septembre pour des travaux planifiés de rénovation.


Voici ce que dit Wikipédia sur la centrale arménienne :



La centrale nucléaire de Metsamor a été construite pendant les années 1970, à environ 30 km de la capitale arménienne, Erevan[1]. La centrale fut équipée de deux réacteurs nucléaires de type VVER-440/V230[2], mais la technologie utilisée à cette époque n'est plus acceptable selon les normes de sécurité actuelles[3].
La centrale produit environ 40 % de l'électricité produite en Arménie[4]. Elle emploie plus de 1 700 personnes.
Elle fut fermée suite au tremblement de terre dans la région de Spitak en 1988. Cependant, les blocus de la Turquie et de l'Azerbaïdjan ont conduit le gouvernement arménien à rouvrir la centrale en 1993. Le réacteur no 2 a été remis en service le 26 octobre 1995[5].
L'Union européenne encourage le gouvernement arménien à fermer la centrale, considérée comme l'une des moins sûres au monde, non seulement car elle est techniquement obsolète, mais aussi car elle se trouve dans une région à haut risque sismique. En raison de son grand intérêt économique, le gouvernement arménien veut maintenir la centrale en exploitation jusqu'en 2016[6].
Le 5 Septembre 2011, le réacteur n°2 a été stoppé pour des opérations de maintenance et de ravitaillement[7].
Le 24 octobre 2011, plus de 160 employés ont démissionné après l’échec des négociations visant à garantir des hausses de salaires significatives. Le ministère arménien de l’Energie et des Ressources naturelles s’est opposé aux demandes des employés et a proposé une augmentation de salaire plus modeste que les travailleurs ont rejetés.





ARMENIE
 
Démission en masse des salariés de la centrale nucléaire de Metsamor


Plus de 160 employés de la centrale atomique arménienne de Metsamor ont démissionné après l’échec des négociations visant à garantir des hausses de salaires significatives.
Beaucoup d’entre eux ont prétendu passer leur dernier jour de travail dans la centrale qui fournit environ 40 pour cent de l’électricité d’Arménie.
Dans des lettres séparées, les salariés, parmi eux des spécialistes de l’énergie nucléaire ont demandé au directeur Gagik Markosian de Metsamor de relever leurs salaires de 50 pour cent ou de mettre fin à leurs emplois. Gagik Markosian n’a pas répondu à leurs lettres, essayant au lieu de cela de les convaincre de reconsidérer leur décision.
Selon le Code du Travail d’Arménie, les ouvriers sont considérés pour avoir été automatiquement délivré de leurs devoirs si on ne leur répond à leurs demandes écrites dans un délai de 30 jours. Dans le cas de Metsamor, la dernière limite légale expirait vendredi.
Gagik Markosian et un autre cadre de Metsamor a rencontré les 162 employés jeudi dans une ultime tentative d’empêcher les démissions massives. Ils ont échoué à atteindre le moindre accord.
« Pendant presque une heure ils ont essayé de nous convaincre de rester mais cela n’a pas marché » a déclaré Rudik Avetisian, un ingénieur de l’unité des réacteurs au service arménien de RFE/RL. Avetisian a dit que lui et ses collègues étaient décidés à ne pas retirer leurs lettres de démission.
« Ils ne sont pas prêts à un compromis avec nous » a dit un autre ouvrier.
Gagik Markosian a refusé de faire des remarques sur la situation et ses implications pour la sécurité opérationnelle de Metsamor. Un porte-parole du Ministère de l’Energie et des Ressources naturelles a aussi décliné tout commentaire.
Metsamor emploie plus de 1700 personnes, dont 450 travaillant sur l’unique réacteur fonctionnant dans la centrale et d’autres équipements clefs. Ils gagnent entre 145000 et 443000 drams (390$-1200$) par mois.
Selon l’administration de la centrale les salairiés souhaitent recevoir 277500 drams (740 $), soit deux fois plus que la moyenne du pays.
Gagik Markosian aurait dit le mois dernier que la centrale publique manque actuellement de fonds nécessaires pour une hausse des salaires.
En raison des démissions l’équipe de nuit de jeudi n’a pas été autorisée à quitter son lieu de travail tant que l’administration de la centrale n’a pas trouvé de remplacements.
« Ils continueront à travailler jusqu’à ce que l’administration de la centrale ne trouve des remplaçants ou des employés non démissionnaires » a dit Garegin Khangaldian, un autre ingénieur projetant de quitter la centrale. « Les gens sont nécessaires pour l’assurance de la sécurité du réacteur et nous le comprenons ».

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