vendredi 26 août 2011

Japon, 26 août

Ex-SKF



13% d'iode radioactif, 22% de césium radioactif en provenance de la centrale de Fukushima ont atterri dans le centre et le nord du Japon

Le reste a été soit soufflé vers l'océan ou a atterri ailleurs au Japon.

Des chercheurs de l'Institut National des Études de l'Environnement ont vu leur article publié dans la version électronique des ''Lettres de recherche géophysiques'', publiées par l'Union Géophysique Américaine le 11 août et ils ont annoncé le résultat de leur recherche au Japon le 25 août.
L'article a été déposé le 27 juin, et ils se sont tenus tranquilles jusqu'à ce que la recherche soit publiée. Les chercheurs de cet institut du gouvernement connaissaient donc depuis le début le degré de contamination sur le sud de Tohoku et sur tout le Kanto et une partie de Chubu.
Extrait de l'article intitulé ''Comportement atmosphérique, dépôts, et comptage de matériaux radioactifs en provenance de la centrale à énergie nucléaire de Fukushima Daiichi en mars 2011'' par Yu Morino, Toshimasa Ohara et MasatoNishizawa, Centre de Recherche Régional pour l'Environnement, Institut National pour les Études environnementales, 16-2, Onogawa, Tsukuba, Ibaraki, 305-8506, Japon :
Pour comprendre le comportement atmosphérique des matériaux radioactifs émis par la centrale de Fukushima Daiichi après l'accident nucléaire qui a suivi le grand séisme de Tohoku et le tsunami du 11 mars 2011, nous avons simulé le transport et la déposition de l'iode-131 et du césium-137 par utilisation d'un modèle de transport chimique. Le modèle a reproduit en gros les variations observées dans le temps et dans l'espace des taux de déposition sur 15 préfectures japonaises (entre 60 et 400 km depuis la centrale), incluant Tokyo, bien qu'il y ait eu quelques écarts entre les taux simulés et observés. On a supposé que ces écarts étaient dus à des incertitudes dans la simulation des processus d'émission, de transport et de déposition du modèle. Une analyse du comptage a indiqué qu'approximativement 13% d'iode-131 et 22% de césium-137 ont été déposé sur les terres du Japon, et le reste a été déposé au-dessus de l'océan ou transporté ailleurs que sur la zone prise en modèle (700 x 700 km²). Les comptages de radioactivité sont sensibles aux schémas temporels d'émission. Une estimation précise des émissions dans l'air est importante pour l'estimation du comportement atmosphérique des radionucléides et leur comportement à venir dans l'eau terrestre, le sol, la végétation et l'océan.
On ne parle pas des autres nucléides dans l'article. Mais juste pour ces deux-là, si vous regardez la déposition et la simulation de concentration sur les cartes ci-dessous, vous voyez au moins que la moitié de la préfecture de Fukushima est en rouge, pas uniquement le long de la côte, ce qui signifie la plus forte déposition de l'iode-131 et du césium-137 à forte concentration. Le sud de Miyagi est tout aussi mauvais que Fukushima, de même qu'une partie d'Ibaraki et de Tochigi.
(Le petit carré blanc représente la centrale)
A la page 19 de leur article, on voit que la rangée du haut est la quantité cumulée d'iode-131 et de césium-137 déposée à la surface entre le 11 et le 29 mars ; la rangée du bas est la concentration moyenne d'iode-131 et de césium-137, à nouveau entre le 11 et le 29 mars :

Maintenant que leur article a été publié sans encombre, je me demande si ces chercheurs parleront ouvertement (ou que le gouvernement leur permettre de le faire) du sujet de la contamination radioactive sur la totalité de Tohoku et de Kanto. J'en doute, mais je l'espère. J'aurai souhaité qu'ils en parlent ouvertement plus tôt, mais je comprends que le fait que leur article a été publié par une société académique étrangère prestigieuse est très important pour un chercheur scientifique.
(Je comprends bien la restriction que des chercheurs n'aiment pas qu'on leur donne l'autorisation de publier des données avant qu'un article soit revu par leurs pairs et publié, mais je me demande si une société académique ou un magazine leur aurait donné une sorte de dispense. L'article ne parlait pas de la déposition du césium de Tchernobyl 25 ans après que les gens aient été évacués de la zone ; il parle d'une catastrophe en cours où la vie de nombreuses personnes peut être en jeu. Oh bon.)


Romandie News


Japon: le Premier ministre Kan, critiqué de toutes parts, annonce son départ


TOKYO - Le Premier ministre japonais, Naoto Kan, a annoncé vendredi sa démission de la présidence du Parti démocrate du Japon (PDJ, au pouvoir) et son départ dès la semaine prochaine du gouvernement.

Aujourd'hui, je démissionne de mon poste de président du parti, a déclaré M. Kan devant les parlementaires du PDJ. Une fois qu'un nouveau président sera élu, j'abandonnerai sans tarder mon poste de Premier ministre et mon gouvernement démissionnera collectivement.

Le secrétaire général du PDJ, Katsuya Okada, a confirmé que l'élection du successeur de M. Kan aurait lieu lundi matin. Le vainqueur sera élu Premier ministre, probablement le lendemain, par le Parlement.

Au Japon, le président du parti majoritaire à la Chambre des députés est assuré de sa nomination à la tête du gouvernement, même avec un Sénat contrôlé, comme c'est le cas aujourd'hui, par l'opposition.

Cinquième Premier ministre en cinq ans, M. Kan, 64 ans, élu en juin 2010, a finalement jeté l'éponge après avoir essuyé pendant de longs mois les attaques de l'opposition conservatrice, mais aussi celles de son propre camp, pour la gestion jugée calamiteuse de la catastrophe du 11 mars.

Tombé au plus bas dans les sondages d'opinion, le chef du gouvernement de centre-gauche est critiqué pour ses hésitations et maladresses face au désastre engendré par l'énorme séisme et le tsunami géant qui ont dévasté les côtes du nord-est du Japon et provoqué un très grave accident nucléaire à la centrale de Fukushima.

Début juin, M. Kan avait promis de quitter le pouvoir une fois que le Parlement aurait adopté trois projets de loi qui lui tenaient à coeur. La loi sur une rallonge budgétaire pour la reconstruction dans les zones sinistrées a été votée en juillet, et les deux autres textes, sur l'émission d'obligations d'Etat pour compléter le budget et sur le développement et l'usage des énergies renouvelables, ont été adoptés vendredi.

Aujourd'hui, les lois importantes ont été votées. Le 2 juin, j'avais dit que j'allais passer le relais à une génération plus jeune. Les conditions posées ont toutes été remplies, a-t-il souligné.

Evoquant son bilan, M. Kan a reconnu qu'il y avait eu des moments très durs. Je pense que j'ai fait ce que je devais faire dans des circonstances très difficiles, a-t-il ajouté.

Parmi les favoris pour lui succéder figurent l'ancien ministre des Affaires étrangères, Seiji Maehara, 49 ans, le plus populaire auprès des Japonais selon les sondages, et l'actuel ministre des Finances, Yoshihiko Noda, 54 ans, partisan d'une hausse de la taxe sur la consommation actuellement de 5%.

S'il est élu, M. Maehara, qui est pour sa part opposé à toute augmentation d'impôts, deviendra le plus jeune Premier ministre japonais depuis la deuxième guerre mondiale.

D'autres candidats sont sur les rangs, comme le ministre de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie, Banri Kaieda, celui de l'Agriculture, Michihiko Kano, et un ancien ministre des Transports, Sumio Mabuchi.


(©AFP / 26 août 2011 07h46)

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