mardi 9 août 2011

Craintes de suicides au Japon


La crainte de suicides monte dans les zones du Japon touchées par le séisme



8 août 2011 – Tokyo – Plusieurs mois après le séisme et le tsunami dévastateurs au Japon, des experts en santé mentale disent que les effets psychologiques de la catastrophe pourraient n'émerger que maintenant. Des services d'aide par téléphone se montent un peu partout tout au long de la côte nord-est par crainte d'un accroissement de suicides et autres problèmes mentaux.
Alors que des pelleteuses sont toujours à dégager les décombres le long des côtes de Tohoku, on peut se rendre compte de l'impact physique du tsunami. Mais comme les efforts de reconstruction se poursuivent, une inquiétude augmente concernant les cicatrices psychologiques laissées par le tsunami. Plus de 430.000 personnes ont du évacuer dans des abris d'urgence. Leurs maisons étaient détruites. Des communautés ont perdu le contact.
Le service d'aide par téléphone ''Inochi no Denwa'' de Sendai, l'une des pires cités touchée, renforce ses services pour gérer à l'avance un accroissement du nombre d'appels.
Kazuko Demura, la présidente de l'organisation, a dit, ''Juste après le séisme et le tsunami personne n'était vraiment effrayé. Mais plus tard au téléphone, chacun disait qu'il était effrayé, surtout ceux qui avaient des problèmes mentaux. Par exemple, dans les abris ils ne pouvaient dormir, ils n'avaient aucune médication, leur santé mentale s'est donc empirée.''
Les retombées de la centrale nucléaire ont conduit un agriculteur à se pendre. Les médias locaux ont dit qu'un ouvrier du gouvernement s'est tué en avril, de même qu'un père qui avait perdu sa fille. Il existe des craintes que le filet d'eau devienne un torrent. Le Japon a déjà le taux de suicide le plus élevé au monde – plus de 30.000 morts par an sur les 13 dernières années.
Plusieurs mois après le tsunami, les effets psychologiques sont toujours importants, dit Demura. ''Les gens ont dépassé la tristesse, ils se sentent coupables d'avoir survécu. Les gens se calment progressivement, mais ils ont souvent des ''flashback'' et le tsunami devient un traumatisme pour eux. Puis ils commencent à se faire du souci pour l'avenir.


La culpabilité de survie : ce syndrome est une condition mentale qui survient quand une personne se perçoit ayant fait quelque chose de mal en survivant à un événement traumatique alors que les autres n'ont pas survécu. On peut le rencontrer parmi les survivants d'un combat, de catastrophes naturelles, d'épidémies, parmi les amis et la famille de suicidés, et dans des situations non-mortelles comme celles où des collègues ont été licenciés. - Wikipédia

 
Traduit par Hélios


1 commentaire:

  1. Oui, Hélios, je crois que c'est une des choses les plus à craindre, surtout pour les personnes les plus âgées qui ont tout perdu.

    Et vivre en communauté, c'est pas une vie. On a tous besoin de moments d'intimité, ne serait-ce que pour se relaxer.

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