jeudi 7 juillet 2011

Un homme a survécu au tsunami en grimpant sur un poteau électrique


Mainichi daily news

7 juillet 2011

Chofuku Ishisone à Miyako
Miyako, Iwate – C'est ici qu'un homme a survécu au tsunami du 11 mars qui a ravagé la région en escaladant un poteau électrique qui se trouvait là par chance.
Sa décision à une seconde près l'a sauvé, mais il dit qu'il veut surtout oublier ce qui est arrivé en ce jour traumatisant.
Ce gérant d'une épicerie, Chofuku Ishisone, 57 ans, conduisait sa camionnette pour aller à la maison d'un ami quand le séisme s'est produit. Il a fait demi-tour et s'est dirigé chez lui pour s'assurer qu'il n'y avait pas de dommages, puis est retournée à son épicerie pour surveiller.
En passant devant la mairie de Miyako, il a vu une vague d'eau noire qui se ruait sur lui à 100 mètres devant lui. Pris de panique, il a fait demi-tour et a accéléré, mais le tsunami l'a vite rattrapé, envahissant la chaussée et faisant flotter sa camionnette. Le moteur a calé et malgré de nombreux efforts n'a pas voulu redémarrer.
Ishisone est sorti de son véhicule et a essayé de courir, mais l'eau lui arrivait déjà jusqu'aux genoux, le faisant tomber et le trempant jusqu'aux os.
Il a continué d'avancer et a empoigné un poteau électrique devant lui, en commençant à l'escalader pour sauver sa peau.
« Je ne sais plus comment j'ai escaladé. Avant de réaliser, j'étais déjà en haut. », raconte-t-il.
Et là, à 5 mètres du sol, Ishisone s'est accroché à une ligne électrique de ses deux mains et a calé ses pieds sur un poteau de feux tricolores.
Bateaux, décombres, voitures, bois flottant s'écoulaient sous lui sans cesse. Une voiture charriée par l'eau a foncé sur le poteau électrique, le faisant vaciller. Devant Ishisone, un autre poteau penchait déjà fortement. Son corps tremblait à la fois de froid et de peur.
« Tenez bon ! » Ishisone a entendu quelqu'un l'appeler du toit d'un bâtiment du gouvernement de la ville à environ 50 mètres de là.
Après environ trois heures passées sur sa perche, Ishisone n'était toujours pas délivré. Le ciel commençait à s'assombrir, et il a décidé d'aller vers le bâtiment du gouvernement. Il est descendu du poteau et a commencé à nager. L'eau lui semblait réellement chaude, peut-être à cause de la chute de température de son corps.
Il a trouvé son chemin vers une salle de réunion au 3ème étage du bâtiment. Il dit qu'en se retrouvant là et en sentant le poids de son corps, il a enfin eu le sentiment d'être sauvé.
Suite aux tsunamis, Ishisone est devenu une célébrité locale de son pub grâce à son histoire de survie pas courante. Mais quand il pense qu'il aurait pu traîner à sortir de son véhicule, qu'il aurait pu ne pas y avoir de poteau électrique devant lui et que le poteau aurait pu se renverser, il a le sentiment que c'est la chance qui l'a sauvé. Depuis la catastrophe, il dit que sa consommation d'alcool est le double de ce qu'elle était, et qu'il boit jusqu'à ce qu'il s'écroule.
« Seuls des gens qui ont vécu quelque chose comme ça peuvent comprendre le mot terreur. C'est peut-être un instinct de survie qui a pris le dessus. Ces derniers temps, je ne cherche pas beaucoup à comprendre ce qui est arrivé. »
Traduit par Hélios

2 commentaires:

  1. Merci pour cette "belle histoire" qui nous change en ces temps malheureux... Il est vrai qu'on peut se préparer à n'importe quelle éventualité mais l’instinct de survie prendra le dessus qu'on le veuille ou non !

    RépondreSupprimer
  2. bonne idée,le poteau etant de faible diametre a offert peu de prise a la force de la vague,et a 57 balais,c'est l'adrenaline qui l'a poussé a monter a toute vitesse et jusqu'en haut du poteau,le bon stress est vraiment salvateur,bravo à cet homme et bravo aussi à son ange gardien

    RépondreSupprimer

JE RAPPELLE QU'IL Y A UNE MODÉRATION DES COMMENTAIRES. TOUS CEUX À VISÉE PUBLICITAIRE PARTENT DIRECTEMENT À LA POUBELLE !