samedi 2 juillet 2011

Marsillargues Une soirée à Marsillargues contre les gaz de schiste

par Amélie Girard

Gaz de schiste. Méconnus d’une large partie de la population il y a encore quelques mois, ces trois mots font aujourd’hui frémir de nombreuses personnes. Jeudi soir, à Marsillargues, une soixantaine de personnes étaient réunies pour s’informer sur les gaz de schiste. "Notre but est de porter l’information. De dire ce qui se trame dans notre dos. D’informer un maximum de personnes. On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas", explique Christian Mercier, membre du collectif Garrigues Vaunage.

"Que peut-on faire pour empêcher l’exploitation des gaz de schiste ?" La réaction du public ne s’est pas fait attendre après la diffusion d’un extrait du film Gasland, réalisé par Josh Fox. Un documentaire montrant les dérives de l’exploitation des gaz de schiste aux États-Unis et les conséquences sur l’environnement et sur la santé des riverains de l’utilisation de la technique de la fracturation hydraulique. "On justifie le recours aux gaz de schiste par des motifs écologiques mais aujourd’hui des études prouvent que l’exploitation et la combustion des gaz de schiste aux États-Unis sont 20 % plus polluantes que le charbon, jusqu’alors l’énergie la plus polluante sur terre", alerte le membre du collectif qui mise sur le mouvement citoyen pour faire reculer le gouvernement à ce sujet.

C’est déjà grâce à la mobilisation citoyenne que l’Assemblée nationale et le Sénat, jeudi, ont interdit l’utilisation de la technique de fracturation hydraulique pour exploiter les gaz de schiste, une technique qui consiste à injecter, sous très haute pression, différents liquides pour créer des fissures dans la roche.

Une annonce qui n’a pas convaincu Christian Mercier : "La fracturation hydraulique est la seule technique connue pour extraire les gaz de schiste. Mais cette technique n’a jamais été définie. Demain une société peut très bien utiliser cette technique en lui donnant un autre nom."

Pas de quoi rassurer l’assemblée. D’autant plus que la Petite-Camargue est concernée par deux projets. Deux permis de recherche et d’exploitation ont été signés, un au nord de la N113 et un second au sud de cette route. "Ces permis ont été accordés en mars et avril 2010 par le ministère de l’Écologie, sans prévenir les collectivités locales", souligne Christian Mercier.

Au cours de la soirée, plusieurs membres du public ont montré leur volonté de s’organiser pour mener des actions citoyennes et empêcher l’exploitation des gaz de schiste.

source:

http://www.midilibre.fr/2011/07/01/une-soiree-a-marsillargues-contre-les-gaz-de-schiste,347299.php

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