dimanche 3 juillet 2011

Japon, Écosse, France, 3 juillet

Ex-SKF

Le robot « guerrier » a aspiré le sol du réacteur 3, mais la radioactivité reste très élevée

Le Yomiuri Shinbun rapporte que le robot « guerrier » de chez iRobot est entré dans le bâtiment du réacteur 3 pour aspirer le sable hautement radioactif (c'est ce que pense TEPCO) accumulé sur le sol juste à droite de l'entrée des véhicules.

Il a fini sa tâche, bravant les hautes radiations (plus de 100 millisieverts/heure à certains endroits) le 1er juillet. Cela a pris au robot 5 heures pour ramasser la poussière et le sable et remplir des conteneurs de 3200 litres.
Malheureusement, le niveau de radioactivité de la zone n'est descendu que de 10 à 20 millisieverts/h et TEPCO envisage d'étaler des plaques d'acier sur le sol pour voir si elles bloquent la radioactivité.

Regardez le « guerrier » en action, filmé par son collègue iRobot « Packbot » :


TEPCO démarre le circuit de refroidissement des réacteurs à plein régime

Le processus complet se déroule comme suit :

Emmener l'eau hautement contaminée qui a été stockée dans l'installation générale de traitement des déchets (environ 120.000 tonnes)au système de traitement d'eau.


1)L'eau traverse d'abord le système de séparation de l'huile construit par Toshiba ;
2)Puis l'eau va au système Kurion, où différents types de zéolithe enlèveront 1) l'huile et le technétium, 2) le césium, et 3) l'iode ;
3)Puis elle va au système Areva, où elle sera alors décontaminée ; si TEPCO le décide, le système Areva peut venir avant le Kurion ;
4)Puis elle va finalement au système de déssalinisation construit par Hitachi.
5)Après déssalinisation, l'eau traitée est stockée dans une série de réservoirs ;
6)L'eau traitée est emmenée par des tuyaux PVC de 10 cm de diamètre aux RPV des réacteurs 1, 2,3 ;
7)L'eau fuira par les RPV et les enceintes de confinement jusque dans le sous-sol des réacteurs ;
8)A nouveau hautement contaminée, l'eau est ensuite déroutée des sous-sols des réacteurs 2 et 3 vers l'installation générale de traitement des déchets ;
9)Redémarrage au n°1

Au 2 juillet, TEPCO injecte :
- 3,5 tonnes/heure dans le réacteur 1 ;
- 3,5 tonnes/h dans le réacteur 2 ;
- 9 tonnes par heure dans le réacteur 3 ;
- Total 16 tonnes/h ou 384 tonnes par jour.
Le système de traitement d'eau traite plus que cette quantité, même à la capacité actuelle de 55% (1200 tonnes par jour à pleine capacité). Au moins pour maintenant l'eau hautement contaminée n'augmentera donc pas et va diminuer doucement.
Ce qui manque dans ce procédé est le système de refroidissement pour l'eau qui a circulé. TEPCO compte qu'en traversant le système de traitement, l'eau chaude/ radioactive (souvenez-vous de la vapeur à 4 sieverts/h sortant du sous-sol du réacteur 1) se refroidira suffisamment.

Une centrale nucléaire du Royaume-Uni stoppée par des méduses
Fukushima continue, Fort Calhoun et Cooper au Nébraska sont entourées d'eau, une centrale française a subi un incendie, et une centrale du Royaume-Uni a été fermée à cause de méduses.
Où va le monde ?

De Reuters (29 juin) :


Une invasion de méduses dans une piscine de refroidissement d'eau d'une centrale nucléaire écossaise a obligé à stopper les réacteurs mercredi, un phénomène qui peut s'amplifier dans le futur, ont dit des scientifiques.

Deux réacteurs à la centrale de Torness (EDF) sur la côte est de l'Ecosse sont restés stoppés une journée après avoir été manuellement arrêtées en raison de masses de méduses obstruant les filtres de refroidissement d'eau.
Les centrales nucléaires tirent de l'eau près des mers ou des rivières pour refroidir leurs réacteurs, mais si les filtres qui repoussent les animaux marins et les algues sont bouchés, la centrale s'arrête pour maintenir la température et les normes de sécurité.
Le bureau britannique pour la régulation nucléaire a dit que les centrales énergétiques suivent un programme pré-planifié quand ces situations se produisent.
Les dernières données valables venant de l'opérateur du réseau national ont montré que le réacteur 1 de Torness serait remis en service le 5 juillet et le réacteur 2 le 6 juillet, mais EDF était incapable de donner une date de redémarrage.
Les opérateurs prennent souvent l'opportunité présentée par un arrêt non prévu pour faire un travail de maintenance.
« Nous travaillons pour nettoyer l'eau des méduses près de la centrale. Ce travail, de même que la surveillance de la zone pour d'autres méduses est en cours » a dit un porte-paroles d'EDF, le principal opérateur en Grande-Bretagne.
Les scientifiques disent que des méduses qui obstruent des centrales nucléaires est un événement rare en Grande-Bretagne, bien que ce soit arrivé souvent dans d'autres pays comme au Japon.

Mais comme cela arrive au Royaume-Uni, l'article a été obligé de parler d'un scientifique qui blâme « le réchauffement climatique » :

L'activité croissante de pêche et le réchauffement climatique boostent la population de méduses, ont dit les scientifiques, rendront plus communes à l'avenir des invasions de méduses aux centrales nucléaires situées en bordure de mer.
« Certaines données scientifiques suggèrent que sur les quelques dernières années il y a eu un accroissement de méduses. Il est possible que ce soit lié au changement climatique » a déclaré Steve Hay, un écologiste spécialisé dans le plancton qui fait de la recherche sur les méduses au laboratoire marin d'Aberdeen.

Il se peut qu'il ait raison, mais l'article se termine avec une conclusion plus triviale :

La surpêche des petits poissons qui se nourrissent de méduses laissent celles-ci moins exposées aux prédateurs naturels et leur donne plus d'espace pour se reproduire, a dit l'association biologique marine.

Fukushima, réacteur 5, refroidissement stoppé pendant 3 heures et demi en raison d'une rupture de tuyau

Un ouvrier faisant son inspection de routine du site le matin du 3 juillet a remarqué que de l'eau de mer jaillissait d'un tuyau qui relie l'une des deux pompes du réacteur 5. Le tuyau s'est rompu sur 30 cm de longueur et 7 cm de largeur.

Pendant les trois heures et demi qui ont été nécessaires pour remplacer le tuyau en arrêtant le refroidissement, la température de l'eau dans le RPV est passée de 43 à 48°C, selon le Kyodo News en japonais.

Il ne faudrait donc que 40 heures sans refroidissement pour que l'eau dans le RPV commence à bouillir. (le RPV du réacteur 5 est à la pression atmosphérique)

TEPCO a appelé cela une « coulure », juste comme si c'était une « flaque » qui venait remplir le sous-sol du bâtiment de turbine ou celui du sous-sol du réacteur. Un euphémisme.


Registre de Des Moines : « Les centrales nucléaires ont besoin d'une examen approfondi, pas d'une hystérie »

Je croyais lire le Yomiuri ou l'Asahi ou la transcription d'une conférence de presse du gouvernement de mars et avril.

Mais non, c'est un éditorial du Registre de Des Moines du 29 juin, disant à ses lecteurs « Ne soyez pas irrationnels, ne soyez pas hystériques, et n'osez pas être anti-nucléaire ». Et n'écoutez pas ces « rumeurs sans fondement ».

Les centrales nucléaires nécessitent un examen approfondi, pas une hystérie.
« Pour le moment, les centrales sont en sécurité »
C'est ce que le président de la commission US de régulation nucléaire a déclaré en parlant des deux centrales nucléaires le long du Missouri au Nebraska après l'inondation. Il n'y a pas eu de « libération de nucléaire ». Les systèmes vitaux pour assurer la sécurité sont protégés. La crue n'est pas prévue de devenir ingouvernable.

Le gouverneur Terry Branstad a dit que les officiels d'état surveillent les centrales et que le public ne doit pas s'inquiéter.
Et pourtant les gens sont inquiets.
Les gens s'inquiètent parce que juste la phrase « centrale à énergie nucléaire » les ramène en pensée à Tchernobyl et Three Mile Island. Les gens s'inquiètent parce que le monde est toujours à observer le Japon aux prises avec la centrale de Fukushima à la fois sur les perspectives de la santé humaine et de l'économie.

Les habitants de l'Iowa s'inquiètent parce que les centrales du Nebraska ne sont séparées d'eux que par un fleuve et non par l'océan Pacifique.
Une saine dose d'inquiétude sur l'énergie nucléaire est nécessaire pour conserver une sécurité des centrales nucléaires. Les États-Unis doivent se consacrer à une surveillance approfondie des régulation de sécurité et des mesures d'urgence.
Pourtant les inquiétudes du public ne devraient pas être irrationnelles ou utilisées pour nourrir un agenda sur une énergie anti-nucléaire ou impliquer que le gouvernement US ment aux américains.

C'est malheureusement ce qui arrive sur internet où rien ne va et où les supposés journalistes ne sont pas tenus responsables d'une désinformation caractérisée. Un journal online du Pakistan a rapporté qu'une agence nucléaire russe a obtenu une information sur l'accident de l'une des centrales du Nebraska. Il déclarait que le Président Obama a ordonné aux médias de ne pas parler de l'accident et qu'il a imposé une zone de non-survol en raison de fuites radioactives.
« Les rumeurs sont aussi difficiles à combattre que les eaux en crue », a dit le porte-paroles de la NRC

La situation au Nebraska – comme celle du Japon – est une opportunité pour apprendre et se renseigner sur l'énergie nucléaire.
Ce pays possède 104 centrales à énergie nucléaire dans 31 états, y compris l'Iowa. Ce qui arrive au Nebraska est un rappel du besoin de s'assurer qu'elles sont sûres et qu'il y a des plans en place pour répondre à un événement de type naturel ou occasionné par l'homme.

Elles sont aussi un rappel de l'importance pour ce pays de devoir protéger des inondations des zones-clé – incluant celles qui ont des centrales nucléaires.

Alors que les US doivent continuer à se concentrer pour conserver et cultiver des sources alternatives d'énergie comme le vent, la réalité est que l'énergie nucléaire produit 20% de l'électricité de la nation. Avec le charbon, le pétrole, le gaz naturel et le vent, elle est une part importante du portefeuille énergétique de ce pays.
Ce portefeuille doit être plus varié. Comme le monde l'a vu au Japon, un fournisseur d'énergie en rupture peut conduire à une crise économique.

Les américains utilisent beaucoup d'énergie. Elle doit venir de quelque part, et sa production entraîne des risques. Nous n'avons pas arrêté le forage du pétrole parce qu'il y a une marée noire. Nous ne stoppons pas les mines de charbon à cause d'un éboulement.

Nous ne pouvons nous permettre des peurs concernant l'énergie nucléaire – peurs infondées – comme maintenant au Nebraska – et nous éloigner par la peur de cette importante source d'énergie.
J'aime particulièrement les trois derniers paragraphes.
La fourniture d'énergie interrompue au Japon ce n'est pas parce que les centrales nucléaires sont arrêtées, mais parce que trop de centrales thermiques et hydrauliques ont été fermées. Les pannes continues étaient intentionnelles, pour apprendre aux japonais la leçon - « l'énergie nucléaire est nécessaire ». Par ailleurs, une crise économique est la dernière chose dont se soucie actuellement le peuple japonais. (je ne sais pas pour les politiques et les exécutants des grosses sociétés)

On ne stoppe donc pas les forages de pétrole parce qu'il y a une marée noire. On ne stoppe pas les mines de charbon en raison d'un éboulement. On ne stoppe donc pas la génération par énergie nucléaire juste parce qu'une centrale nucléaire a eu 3 fusions et qu'elle libère 800.000 térabecquerels d'iode radioactif, du césium, du strontium, du plutonium et empoisonne le pays et les eaux et va rendre malade la population pendant des dizaines d'années. C'est un si petit prix à payer pour la croissance économique, selon l'éditeur du papier.

Des peurs infondées ?

Ça pourrait être écrit par un américain en Amérique. Ça aurait pu l'être par le Yomiuri... C'est parti pour ressembler au film « Un jour sans fin »...


7 commentaires:

  1. il a pas fini d'aspirer...vu la surface ...peut être en 2900 et encore ....
    c'est d'un ridicule ...ils doivent rires jaunes ...

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  2. http://www.dailymotion.com/video/xjoh3r_incendie-dans-la-centrale-tricastin-en-france-ce-2-juillet-2011_news

    http://sefcaputeaux2.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/07/02/drome-explosion-a-la-centrale-nucleaire-de-tricastin.html

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  3. Le message à comprendre est que l'énergie nucléaire n'est plus adaptée au stade où se trouve la Terre, c'est-à-dire en transition vers sa nouvelle dimension. Tous les incidents traduisent des résistances au changement énergétique.
    Tout ce qui ne sera pas aligné avec les nouvelles énergies ne fonctionnera plus.
    Bisous
    Malou
    C'est aussi simple que cela.

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  4. tout a fait Malou ,tout comme les humains pas propres dedans ,plus rien ne restera

    changeons d'AIR ,d'ERE , VIVE LA NOUVELLE

    TERRE

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  5. http://videos.designworldonline.com/video/Air-Force-Bugbots

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JE RAPPELLE QU'IL Y A UNE MODÉRATION DES COMMENTAIRES. TOUS CEUX À VISÉE PUBLICITAIRE PARTENT DIRECTEMENT À LA POUBELLE !