dimanche 24 juillet 2011

Japon, 24 juillet



Système de traitement d'eau contaminée : TEPCO va contourner les tuyauteries d'acier obstruées

Le système a un faible débit (37 tonnes par heure au lieu de 50) en plus d'un faible rendement opératoire (53% dans les dernières semaines). Bien qu'il n'en soit pas sûr à 100%, TEPCO pense que c'est à cause de tuyaux obstrués par des boues radioactives.La compagnie prévoit donc de contourner une section particulière si le problème de débit augmente en utilisant un tuyau en PVC qui déviera l'écoulement venant des 100 à 200 mètres de tuyauterie d'acier qui sont obstruées avec la boue.

La compagnie a mesuré la radioactivité à la surface des tuyauteries d'acier en préparation du travail et celle-ci était de 50 millisieverts/h. TEPCO envisage donc comment procéder dans ces conditions de radioactivité.
Je pense que le tuyau en PVC que TEPCO prévoit d'utiliser est un tuyau de couleur orange qui a été utilisé partout à la centrale qu'on appelle du ''Kanaflex'', et qui s'est rompu l'autre jour.
Photo
Comme TEPCO n'a pas publié de ''carte de surveillance'' (carte de contamination) de la centrale depuis le 24 juin, je ne sais pas de quel segment de tuyau parle TEPCO. La carte du 24 juin montre la radioactivité de surface des tuyaux qui transfèrent l'eau contaminée, excédant tous 100 millisieverts/h et allant jusqu'à 210 millisieverts/h.

Plus de 2600 boeufs sont suspectés d'avoir été nourris au foin de riz radioactif

Leur nombre était de 1697 hier et à cela, 944 autres de la seule préfecture de Miyagi ont été ajoutés, mettant le total à 2641 au moins.

La préfecture de Miyagi donne les détails des tests (en japonais) sur son site web. Le plus haut niveau de césium radioactif récent était de 7822 becquerels/kg à Shiroshi, située près de la frontière préfectorale vers les villes de Fukushima où l'on a trouvé des zones à hautes radiations.
La radioactivité dans la ville de Fukushima d'un ordre de magnitude plus élevé que les chiffres officiels ?

D'un court message d'un japonais posté sur le site d'un programme TV qu'il venait de regarder le 24 juillet (de leur temps) :


Sur la télé TBS ''Infos du dimanche matin'''. Surveillance de la radioactivité aux universités Doshisha et Kyoto de Fukushima.
Une canalisation d'une école primaire à 56,9 microsieverts/h ; le bâtiment du gouvernement préfectoral à 20,8 microsieverts/h, la gare routière de Fukushima entre 2,4 et 22,4 microsieverts/h. Des ''particules chaudes'' partout. Le chercheur de Doshima était surpris de voir ces chiffres. Les habitants de Fukushima sont-ils au courant ?

Je n'ai pas pu trouver le chiffre officiel pour le bâtiment du gouvernement préfectoral. La radioactivité du palais préfectoral, à environ 1 km de là, est de 0,95 microsieverts/h au 23 juillet, selon la préfecture.
Des avocats de consommateurs japonais ont réprimandé les consommateurs parce qu'ils faisaient des histoires à propos du boeuf radioactif
Alors que les producteurs, les grossistes et les détaillants demandent à ce que le gouvernement national les dédommage pour leurs pertes étant donné que les consommateurs s'abstiennent d'acheter du boeuf, les organisations supposées de consommateurs ont en fait réprimandé les consommateurs pour avoir succombé à la ''rumeur sans fondement'' sur la radioactivité, ignorant le conseil du gouvernement et des experts que de manger du boeuf contaminé n'affectera pas leur santé.
Voici quelques mots choisis par des femmes des organisations d'avocats de consommateurs, comme apparus à la fin de l'article du Mainichi Shinbun (23 juillet), qui décrivent la détresse des producteurs, grossistes, et revendeurs dans le scandale en cours du boeuf au césium :

Comment gérer la peur de la radioactivité pour les consommateurs et répondre à la détresse de l'industrie ?
Mariko Ichikawa, à la tête d'un groupe de consommateur, dit ''les experts disent qu'il n'y a pas d'effet pour la santé si vous mangez une petite quantité de viande ayant le niveau actuel [bas] de contamination. Il peut être nécessaire de contrôler tous les boeufs de la préfecture de Fukushima, mais est-il nécessaire que le gouvernement utilise l'argent des contribuables pour acheter la viande [contaminée] et la brûler ? Cela demande réflexion.'' Yuriko Inubushi, vice-présidente de la fédération des sciences de la consommation, appelle au calme, ''je veux que tout le monde se souvienne de la crise de la vache folle aux US, quand les gens faisaient confiance au boeuf. Si l'industrie de la viande fait faillite, les consommateurs japonais se botteront eux-mêmes les fesses.''
Yoko Yano, présidente du secrétariat de l'union coopérative des consommateurs de Tokyo, dit, ''Si le gouvernement et les médias de masse expliquent soigneusement les chiffres et procurent une information juste, cela dissipera l'anxiété parmi les consommateurs.''

Ah. Comme si les consommateurs faisaient confiance au gouvernement et aux médias aujourd'hui, comme ils en avaient l'habitude. (j'ai vraiment pensé pendant un bref instant qu'elle blaguait)
Donc, la responsabilité d'appuyer l'industrie de la viande en plus de celle de l'industrie nucléaire et de l'industrie agricole (particulièrement à Fukushima) est sur le dos des consommateurs japonais. S'ils n'achètent pas la viande potentiellement contaminée et laissent le gouvernement racheter toute la nourriture (comme le dit le ministère de l'agriculture à propos du boeuf au césium), ils vont de toutes façons payer par des impôts.
(Achetez, achetez, achetez, comme le dirait M. Jim Cramer)(journaliste américain sur CNBC)

3 commentaires:

  1. C'est grave de lire des choses comme ça ! Tombez malades braves gens, pour soutenir notre économie... on s'occupera de vous soigner après, ça fera aussi tourner l'industrie pharmaceutique !!

    Brive 0.14

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  2. Pauvres de nous ! et si c'était en France....

    Eh bien je pense que beaucoup croirait, et continuerait d'en acheter chez leur "l'idole" !
    C'est moins cher et il me faut de la viande pour vivre !

    Et pendant ce temps c'est le petit producteur qui est invité à céder sa marchandise (même bonne) moins cher. Ce n'est pas le magasin qui vends moins cher , c'est le producteur qui vends à perte ...!
    Heureusement je pense que les choses vont changer dans les quelques mois à venir sinon, l'humanité est foutue .
    Alléluia !

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