Bistro Bar Blog

dimanche 17 avril 2011

Jean-Pierre Petit du 16 avril

Vous pourrez lire aussi ses infos des jours précédents avec l'hallucinant projet de "flexblue".

16 avril 2011 : Depuis le 11 mars 2011, c'est à dire depuis 46 jours nous sommes témoins des efforts déployés par TEPCO pour "maîtriser la situation" à Fukushima Nous avons vu les hallucinantes images obtenues par un drone survolant le site et constaté que des réacteurs n'étaient plus que des tas de débris de béton et de ferraille.

Pendant tout ce temps, que s'est-il passé ? A vue de nez, pas grand chose. Nous avons vu quelques dizaines d'employés, s'affairant autour de camions de pompier, arrosant les éléments du réacteur. ....

Nous avons appris que le gouvernement avait demandé aux experts des questions nucléaires de se rendre sur le lieux et ... qu'aucun ne l'avait fait !

Pour évaluer la situation, nous en sommes réduits aux conjectures. Il n'y a pas eu que l'effet du tsunami. Les puissant séisme a fracturé des dalles de béton. Fractures dont nous avons vu les traces en surfaces. L'IRSN nous a dit que les réacteurs reposaient sur une dalle de 8 mètres d'épaisseur. Mais un séisme se moque totalement de tout cela. Un séisme fissure n'importe quoi, de n'importe quelle épaisseur. Des dalles, des piscines de stockage, etc.
Personne ne connaît l'état de fracturation des structures en béton, suite au séisme, et l'étendue des fuites qui peuvent en résulter. 

Arroser, essayer d'empêcher la température des cuves et des piscines de monter ne peut être qu'une mesure provisoire. La mise sous sarcophage, comment ? En aspergeant les réacteurs endommagés avec des dizaines de milliers de tonnes de béton, en utilisant les canons à haut débit, les spectaculaires Putzmeister made in USA, dont nous avons présenté les photographies plus bas ? Mais quelle serait la tenue d'une telle chape, sans ferraillage ? Et quand bien même ce béton serait ferraillé, quid de ce sarcophage au prochain séisme ? Observerait-on de nouvelles fissurations, qui devraient alors être colmatées à leur tour !?!

Quand la saison des typhons sera là, que feront les Japonais ? On lit que TEPCO envisagerait " de mettre les réacteurs sous des bâches )....

Premier constat : il faudrait nettoyer les lieux. Or, 46 jours après la catastrophe, rien n'a été fait en ce sens. On n'a même pas procédé à l'élargissement des voies d'accès. Les gens de l'atome, au Japon, semblent "tétanisés". 

Quant à la population japonaise, elle vit une multi-catastrophe, d'une ampleur exceptionnelle. 27.000 morts, des problèmes d'hébergement, de ravitaillement, de soins. Pour les gens qui ont eu sous les yeux le spectacle de la destruction de leurs villes et la mort de leurs proches, le risque nucléaire, sur lequel se polarisent les nations étrangères, doit paraître bien secondaire. On se préoccupe d'abord de ce qu'on voit. Pas de manifestation anti-nucléaires massives au Japon, à ce jour. 

Allègre nous dit, dans une lnterview récente "Y a-t-il eu des morts, suite à cette catastrophe nucléaire ? Non. Le nucléaire est inévitable. Un jour vos domiciles seront équipés d'un mini réacteur nucléaire".
Ce type est un imbécile. 

Revenons à l'état des réacteurs. Quand les Russes ont vécu la catastrophe de Tchernobyl, le temps de flou, de battement, n'a pas excédé quelques jours. Des moyens considérables ont été mis en oeuvre, tant matériels qu'humains. Les risques ont été très rapidement évalués par une groupe d'une vingtaine de physiciens de haut niveau qui sont venus résider dans la ville de Pripyat, à 3 km du réacteur. 

Les sacrifices humains ont été immenses, les dommages considérables. Les responsabilités furent indéniables, qui entraînèrent, des années plus tard, le suicide d'un des gestionnaire du nucléaire russe, Valeri Legasov. Celui-ci prit conscience que la catstrophe de Tchernobyl avait été le résultat d'une gestion bureaucratique irresponsable des sites nucléaires russes. Il fit précéder son suicide par l'envoi d'un rapport à la Pravda. 

11 commentaires:

  1. les japonais vont dispara^tre...

    RépondreSupprimer
  2. les moutons finissent par être égorgés , non?!!! , surtout les plus dociles ...

    RépondreSupprimer
  3. 0.11 microsSv/h
    Salon de P-ce
    Marcel

    RépondreSupprimer
  4. Ce type est un imbécile... (Allègre)
    Au début des chemins de fer, il se murmurait qu'un jour les trains rouleraient à 60 km/h ; on disait alors de ces visionnaires qu'ils étaient fous. Aujourd'hui le TGV roule à plus de 500 km/h. Qui est fou ? Qui est un imbécile ? Quand cesserons-nous, sous prétexte que quelques cultures à peu près reconnues, de décider qui est fou, imbécile, con, idiot ? J'ai dans l'idée qu'on est tous et toutes les cons des autres. Alors même si vous avez une science profonde infuse en vous, monsieur Petit, de grâce, ne traitez pas un possible visionnaire d'imbécile, au risque de passer pour le dernier des crétins si l'avenir lui donne raison. Car rien n'est plus redoutable qu'un retour de manivelle. Et ne dite pas que cela n'arrivera pas. Vous n'en savez rien.
    M.H.

    RépondreSupprimer
  5. @M.H.
    Allègre nous dit, dans une lnterview récente "Y a-t-il eu des morts, suite à cette catastrophe nucléaire ?
    Ou encore le 17 mars sur RTL : "Je voudrais vraiment qu'on remette les choses en place, il n'y a pas pour l'instant au Japon de catastrophe nucléaire, il y a une catastrophe sismique, tragique"
    Pour un visionnaire, il s'est bien planté

    RépondreSupprimer
  6. Pour l'instant c'est nous que l'on prend pour des imbéciles,le nucléaire ravage,et ce n'est pas une énergie propre,les déchets,c'est quoi? indestructible, imputrescible!
    quelle est la raison qui pousse des exploitants(TEPCO) a construire des centrales nucléaires sur une faille,ignorant les protocoles de sécurité(il faut lire tout l'article),après de multiples accidents au sein de la centrale de FUKUSHIMA?l'argent
    je défie quiconque de mourir de radiations(pompier par exemple) après d'atroces souffrances ou d'être le père,la mère,l'enfant de cet homme et ne pas dire :"ces pro-nucléaires sont fous",pourquoi se taire? parce qu'on habite à 15 ou 20 mille kilomètres ,et que l'on a passé un bon WE ensoleillé,insouciant,fermant les yeux dans son verre afin de mieux ignorer la catastrophe mondiale actuelle?je ne savais pas que fermer les yeux = visionnaire
    la rhétorique ne fera pas changer les choses,seuls les hommes d'action le peuvent..

    RépondreSupprimer
  7. la raison ...c'est le plan tout simplement ...pourquoi construire une myriade de réacteurs nucléaires dans une zone à haute sismicité ...à fortiori en ayant des connaissances sur l'astro- climat ..., les différents acteurs de la tragédie en cours et de celles à venir ignorent pour la plupart les tenants et les aboutissants ,tout est compartimenté ,et les éventuels "trop bavards ou trop curieux "sont éliminés d'une manière ou d'une autre...
    "Le monde se divise en trois catégories de gens: un très petit nombre qui fait se produire les évènements, un groupe un peu plus important qui veille à leur exécution et les regarde s'accomplir, et enfin une vaste majorité qui ne sait jamais ce qui s'est produit en réalité."

    Nicholas Murray Butler (1862-1947), Président de la Pilgrim Society, membre de la Carnegie et du Council on Foreign Relations

    bonne soirée et bon courage
    carpe diem mais avec modération ...

    RépondreSupprimer
  8. l'argent est un moyen, non la fin ...,"la fin" ,elle arrive ...à grand pas ...

    RépondreSupprimer
  9. L'argent, le temps, et les esclaves que vous êtes , que je suis , que nous sommes ...devenus...;ne pas oublier qui est le maître du commerce ...,en d'autres temps il fût maître de musique ...et il l'est encore ...






    Techniquement, l'argent est une unité de calcul intermédiaire pour échanger du temps contre du temps, sans que le temps des uns et des autres puisse être comparé directement. Car chaque conversion entre l'argent et le temps se fait sur la base d'une estimation subjective, qui varie selon le rapport de force économique et informationnel entre l'acheteur et le vendeur.

    Dans la pratique, ce rapport de force est toujours défavorable au consommateur-salarié.

    Lorsqu'un individu moyen achète un produit, il paye le temps qui a été nécéssaire pour fabriquer ce produit à un prix bien plus élevé que le salaire qui lui est payé pour une fraction équivalente de son propre temps.

    Par exemple, chez les grands constructeurs automobiles, une voiture est produite en une journée de travail (soit en 8 heures) par 20 salariés (y compris le travail des commerciaux et le travail inclus dans les fournitures et les équipements de production utilisés). Le salaire journalier de chaque salarié devrait donc être égal à 1/20è du prix de la voiture, soit 1000 euros si la voiture vaut 20.000 euros. Ce qui fait un salaire mensuel théorique de 22.000 euros (sur la base de 22 jours travaillés par mois). Pour la plupart des salariés, on est très loin du compte.

    Lorsqu'un salarié occidental donne 10 heures de son temps, il reçoit seulement l'équivalent d'une heure. Pour un salarié du Tiers Monde, le rapport tombe à 1000 heures contre une.

    Ce système est la version moderne de l'esclavage.

    Les bénéficiaires du temps volé aux salariés sont les entreprises et leurs dirigeants (dont le salaire est plus de 100 fois celui d'un employé ordinaire), mais aussi les états dès lors que l'argent prélevé par les impots et les taxes n'est pas utilisé dans le sens de l'intérêt général.

    RépondreSupprimer

Je n'éditerai pas les commentaires qui gâchent l'ambiance du blog ou qui sont hors sujet.