jeudi 31 mars 2011

Le témoignage d'une amie


Je vous livre le témoignage d'une amie, reçu par Chantalouette. Son pseudo était Inca, je le redis pour ceux qui ont échangé avec elle sur le blog « changement climatique » à l'époque.

Cette amie, je le précise, n'a plus internet depuis plusieurs mois, mais c'est quelqu'un de sensitif et très près de la nature.

Elle raconte que le 10 mars au soir, elle a eu comme un flash et a entendu la phrase : « Le tam-tam de la Terre bat son plein ».
Pour elle, le tam-tam signifie « le réveil ».

Le lendemain matin de bonne heure, elle a entendu à la radio qu'il y avait eu un séisme au Japon qui avait duré deux minutes et qu'il y avait une alerte au tsunami.

A ce moment-là, elle a entendu le témoignage d'une japonaise très âgée qui disait que la vie ne serait plus comme avant.

Inca se souvient qu'il y a encore six mois ou un an, quand elle allait encore sur le net, elle avait lu un article où des pêcheurs japonais avaient donné l'alerte concernant un énorme tremblement de terre à venir.
En effet des poissons étaient apparus à la surface, poissons qui vivent habituellement à de grandes profondeurs et le fait qu'ils viennent en surface, signifiait que les plaques tectoniques se mettaient en mouvement et que la vie au Japon risquait fort d'être remise en question.

Ces pêcheurs ont ensuite prévenu le gouvernement japonais.

Inca profite de son contact avec Chantal pour embrasser tous ceux qu'elle fréquentait sur les blogs, ces gens se reconnaîtront.

Si certains parmi vous ont en mémoire le témoignage des pêcheurs, ce serait sympa de nous en communiquer les liens...


Mon commentaire : cela discréditerait le rôle de HAARP dans l'affaire ?
Edit : Odin a retrouvé l'article en question, daté de mars 2010, le voici :


Le Japon se prépare à un tremblement de terre après la découverte de dizaines de poissons-rubans géants sur les côtes et dans les filets des pêcheurs. Ces poissons sont traditionnellement les signes avant-coureurs de puissants séismes.

Ces poisson-rubans géants peuvent faire 5 mètres de long et se rencontrent à des profondeurs de 1000 mètres, rarement au-dessus de 200 mètres sous la surface.
L’apparition du poisson suit le séisme destructeur de magnitude 8.8 au Chili ainsi que celui d’Haïti. Un séisme d’une magnitude de 6.4 a également frappé le sud de Taiwan.
Ces mouvements tectoniques autour de la « Ceinture de feu » inquiètent le Japon – qui craint être le prochain pays touché. Ces inquiétudes sont renforcées par l’apparition inexpliquée du poisson connu traditionnellement sous le nom de « Messager du Palais du Dieu de la Mer ».
Ces dernières semaines, 10 spécimens se sont échoués sur les côtes ou ont été pris dans les filets au large de la préfecture d’Ishikawa, Une demi-douzaine ont été pris dans les filets de la préfecture de Toyama et d’autres ont été signalé dans les préfectures de Kyoto, Shimane et Nagasaki, toutes sur la côte nord.
Selon la légende japonaise traditionnelle, le poisson remonte à la surface et s’échoue pour avertir d’un tremblement de terre imminent – et il existe des théories scientifiques selon lesquelles les poissons des abysses seraient susceptibles aux mouvements des failles sismiques et agiraient de façon anormale avant un séisme – mais les experts font davantage confiance en leur surveillance constante high-tech des plaques tectoniques sous la surface de l’eau.

Communiqué CRIIRAD du 30 mars

LA CRIIRAD REITERE SON APPEL

JAPON : des millions de personnes à la merci de la radioactivité !


Depuis lundi 28 mars, l’attention est focalisée sur l’activité de l’eau de mer et certains médias s’inquiètent de la survenue d’une « catastrophe écologique » (1).

La CRIIRAD rappelle que l’urgence concerne la protection sanitaire des habitants des zones contaminées. Depuis le 12 mars dernier, ils subissent, jour après jour, heure après heure, l’impact des rejets radioactifs de la centrale nucléaire de FUKUSHIMA DAIICHI. Toutes les voies d’exposition se cumulent :

* Exposition aux rayonnements qu’émettent les aérosols et les gaz radioactifs que les vents transportent vers les zones habitées, celles de la Préfecture de Fukushima, bien sûr, mais aussi bien au‐delà de la ville de Sendai, à 100 km au nord et bien au‐delà de Tokyo à 230 km au sud.


* Exposition aux rayonnements émis par les produits radioactifs qui retombent progressivement au sol (du fait de la gravitation, des pluies et de la neige) et s’accumulent sur les surfaces. Les débits de dose sont multipliés par 10 à bien plus de 100 km de la centrale nucléaire, par 100 à quelques 60 ou 70 km de distance et quand l’on considère un périmètre d’une cinquantaine de kilomètres certaines valeurs dépassent de 1 000 fois le niveau normal. Il s’agit là de zones où les populations n’ont été ni évacuées, ni confinées. Et ces niveaux d’exposition ne correspondent pas à des élévations ponctuelles des flux de rayonnements. Rappelons qu’une valeur de 8 μSv/h (qui ne constitue pas un maximum) correspond à 64 μSv pour 8 h de présence et à 1 152 μSv sur 18 jours, soit une valeur supérieure à la limite de dose maximale admissible sur 1 an (1 mSv). Et si les gaz radioactifs ont pénétré, comme nous le pensons, à l’intérieur des habitations, il faut calculer les doses d’exposition externe sur la base de 24 h/jour (on arrive alors à plus de 3 mSv/an, soit 3 fois la limite de dose maximale admissible sur 1 an).


*Contamination externe à cause du dépôt des particules radioactives sur la peau et les cheveux (une contamination qui peut très facilement se transformer en contamination interne si la peau comporte des blessures ou de simples microlésions ; si les doigts sont portés à la bouche, au nez ; si la personne manipule des aliments sans s’être lavé les mains ; si les aérosols déposés sur les cheveux sont remis en suspension et inhalés…) ;


* Contamination interne par INHALATION des aérosols et gaz radioactifs présents dans l’air :
parce que l’on ne peut pas s’arrêter de respirer, parce que les simples masques à poussières portés par la population ne procurent AUCUNE PROTECTION contre les iodes radioactifs gazeux dont l’air est chargé ; parce que le confinement à l’intérieur des bâtiments est une contremesure
de COURT TERME qui n’aurait jamais dû être prolongée sur plus de 15 jours: soit les personnes s’asphyxient parce que le confinement fonctionne, soit il est imparfait, et elles sont alors approvisionnées en oxygène ET en produits radioactifs ! 


* Contamination interne par INGESTION d’eau et d’aliments contaminés : parce que le contrôle des aliments à risque a commencé de façon tardive ; parce que ne sont retirés de la consommation que les aliments dont le taux de radioactivité dépasse les normes, qui sont plus protectrices que les normes en vigueur en France et en Europe, mais qui restent quand même très élevées (2).
Pour calculer la dose de rayonnement reçue par une personne, et évaluer ainsi le risque sanitaire auquel elle est exposée, il faut tenir compte de toutes les voies d’exposition, interne et externe, de tous les radionucléides, de tous les aliments. Ce travail est difficile à réaliser étant donné l’absence de mesure sur les débits de dose dans les zones les plus exposées pendant tout le début de la crise, la rareté des contrôles relatifs à la contamination de l’air, les interrogations sur la composition isotopique des rejets radioactifs, l’absence de résultats sur les niveaux d’exposition à l’intérieur des habitations où la population est confinée (rayon de 30 km).
Depuis une dizaine de jours, les résultats se multiplient. Du fait de l’urgence, la stratégie de prélèvement et d’analyse manque de cohérence et beaucoup de chiffres sont inutilisables pour l’évaluation des doses et des secteurs à risque : mesures de débits de dose ponctuels, mesures
d’activité surfacique en becquerels, sans mention des radionucléides concernés, etc. Cependant, de nombreux résultats, même ponctuels, témoignent du niveau de risque auquel les populations sont confrontées.

La CRIIRAD publiera demain une première synthèse des éléments qu’elle a collectés.
Compte tenu de l’importance de la contamination, compte tenu de l’impossibilité de prévoir quelles quantités de produits radioactifs seront encore rejetées demain, après‐demain… dans l’atmosphère, la CRIIRAD réitère son appel aux autorités japonaises pour que le maximum soit fait pour évacuer la population bien au‐delà du rayon de 20 km et pour apporter aux populations les plus affectées le maximum de produits alimentaires non contaminés. Elle appelle également la communauté internationale à apporter tout l’aide logistique et financière possible pour que les interventions se fassent au plus vite.


TANT DE JOURS ONT DEJA ETE PERDUS ! 



(1) « Alerte maximum pour éviter la catastrophe écologique » ‐ Dauphiné Libéré du 30 mars 2011.
Une « catastrophe » somme toute assez limitée : ‘’ « A l’échelle planétaire ou même à l’échelle du Pacifique, cela ne
créera aucun problème. Mais à proximité immédiate de Fukushima, il va falloir envisager une interdiction stricte de la
pêche » durant des mois estime Simon Boxall, professeur au centre national d’océanographie de l’université de
Southampton’’.


CRIIRAD
Siège association et laboratoire : 471 av. V. Hugo / Valence / FRANCE
Téléphone : 33 (0)4 75 41 82 50 / Télécopie : 33 (0)4 75 81 26 48
Courriel : contact@criirad.org / Web : http://www.criirad.org



(2)  Cf. communiqué CRIIRAD du 20 mars 2011.

Un volcan islandais, Fukushima, la révolution

Lien envoyé par Sam's d'un article diffusé sur le blog de Paul Jorion.
Merci à lui.

29 mars 2011 par Julien Alexandre | 
Billet invité
Comme dans les jeux enfantins, on peut proposer de trouver l’intrus parmi différents termes d’une proposition, mais il se pourrait bien que cette fois, il n’y ait point d’intrus.
Dans le choix des risques, nous pouvons être confronté à 2 types de risques : des risques naturels et des risques humains et technologiques (les risques technologiques ne sont que des effets des risques humains), le dernier terme de la proposition étant une conséquence des risques encourus ou une solution pour les éviter.
Il apparaît étrange de pouvoir lire ces trois termes côte à côte, tant ils semblent disparates : un élément naturel, une centrale nucléaire en déperdition et un phénomène politique. En précisant bien, on y ajoute même des périodes de l’histoire et des lieux différents, puisque le volcan islandais en question est le Läki au 18ème siècle, Fukushima au Japon du 21ème siècle et la révolution un phénomène… trans-historique et trans-géographique.
Pourtant, à y regarder de près et justement parce que ceux-ci sont par trop éloignés, la comparaison de ces termes est non seulement opportune mais aussi nécessaire.
En 1783, le volcan Läki entra en éruption en Islande, provoquant une fissure éruptive de 40 km de long, d’où sortira le plus grand épanchement lavique de tous les temps, l’équivalent de deux fois le débit du Rhin à son embouchure… par seconde.
Un véritable hiver volcanique s’ensuivit, par la projection de cendres et de pluies d’acides sulfuriques, provoquant des hivers terribles, réduisant la production alimentaire et créant les famines en Europe de la fin des années 1780. Des orages de grêle par exemple, en plein été, détruisirent une bonne partie des récoltes de l’année 1788 en France. Le prix d’un boisseau de blé, de 11 sols en 1706, passa à 206 au printemps 1790. L’un des rares scientifiques de l’époque à avoir fait le lien entre l’observation des intempéries météorologiques et l’éruption du Läki fut Benjamin Franklin, un des pères de la révolution américaine de 1776.
Alors que cet hiver volcanique toucha une bonne partie de l’hémisphère nord, de l’Amérique du Nord jusqu’en Egypte, seule la France entrera en révolution en 1789, de sorte qu’il paraît excessif de corréler trop étroitement ces deux évènements.
Reste qu’à la veille de la révolution française, la population subissait déjà les conséquences de cet hiver volcanique provoqué par l’éruption du Läki en 1783 (mais dont les émissions de cendres perdurèrent jusqu’en 1785) et réclamait du pain, dont le prix explosait, quand Marie-Antoinette, de sa fameuse phrase, leur répondit « Qu’ils mangent de la brioche ! ». S’il est vrai que les conditions politiques et financières forcèrent le Roi à convoquer les Etats Généraux pour trouver une solution à la faillite en cours, un des prolégomènes de cette révolution fut que l’ensemble de la chaîne alimentaire fut touchée par l’éruption phénoménale du Läki. La famine, alliée aux catastrophes climatiques et à la gabegie de la royauté française, participa à l’émergence d’un mécontentement tel que Louis XVI fut forcé de convoquer ces Etats Généraux, qui n’avaient pas été convoqués depuis… 1615.
Autre période, autre lieu.
Fukushima, Japon, aujourd’hui. Après un tremblement de terre très important (mais pas « exceptionnel » en ces terres, comme se plaisent à le dire les commentateurs), suivi d’un tsunami dévastateur, la centrale nucléaire alimente la chronique maintenant quotidienne de l’actualité mondiale, parfois mise sous le boisseau selon les actualités (intervention en Libye, crise en Syrie, élections ici ou là) mais toujours en toile de fond du récit médiatique, tel un feuilleton improbable que des téléspectateurs incrédules suivent, hagards et impuissants. Si l’élément naturel est certes à l’origine de la catastrophe (que d’aucuns eurent le plus grand mal à nommer ainsi), les prolégomènes de celle-ci sont cette fois à rechercher plus en amont, comme le déclarèrent certains experts japonais mais aussi des scientifiques de renom : l’origine de la catastrophe est bien humaine.
Par esprit de lucre. Ou par orgueil prométhéen.
Les preuves commencent à s’accumuler quant à la « faute humaine » : niveau des pré-requis trop faibles quant à la construction, économie sur la sécurité et plus largement, quant au nucléaire, rêve de domination de la fission nucléaire qui tourne au cauchemar, tant il est vrai que cette domination est factice : en lieu et place, les humains en sont contraints à jouer les arrosés arroseurs…
De sorte que n’apparaît guère comme évident l’intérêt de comparer les deux évènements, ni même de savoir ce que vient faire la révolution en cet espace et ce temps, où nul ne parle d’insurrection populaire, au Japon ou ailleurs, hormis dans les pays arabes et pour d’autres raisons.
Pourtant, cet intérêt s’avère plus solide que jamais, si la catastrophe de Fukushima devait perdurer. Car, tout comme le Läki, Fukushima a atteint des strates, en deçà desquelles nous touchons à l’ontologie de l’espèce humaine, à savoir sa survie.
Déjà touchés par la furie des éléments naturels, la terre en premier lieu puis l’eau, les êtres humains commencent à faire face non pas à une furie mais à une « contamination », lente, insidieuse et impalpable d’éléments tout aussi essentiels pour sa survie : l’air, avec la propagation d’éléments radioactifs et les substances nutritionnelles qu’ils absorbent pour se nourrir, soit la chaîne alimentaire ; l’eau, le plus important d’entre eux, étant possiblement contaminé. De sorte que non seulement les Japonais devront faire face à une possible « contamination » à grande échelle de leur chaîne alimentaire mais qu’une bonne partie des êtres humains sur cette planète sont potentiellement concernés par ce risque maximum : on ne parle plus de « contaminations » localisées ou de catastrophes que l’on puisse circonscrire mais bien de catastrophe généralisée à l’échelle de la planète, a fortiori si le plutonium contenu dans le réacteur n°3 se vaporise dans l’atmosphère en cas d’explosion du réacteur (ce qui est un risque non nul si le corium apparemment formé entre en contact avec de l’eau), sans compter le risque de contamination des océans.
Dans ce choix des risques (si tant est que nous ayons le choix), il est donc bien évident que celui de Fukushima appartient au haut de la liste à très court terme : si le CO2 est certes un risque maximal au travers du réchauffement de la planète, il ne l’est cependant pas dans l’immédiat.
Fukushima, oui.
Le Läki, d’origine naturelle, et Fukushima, causée par l’homme, se rejoignent donc dans les effets : planétaires, atteintes à la chaîne alimentaire, psychose collective.
Car de cela non plus nous ne parlons pas. Mais de plus en plus de pays, proches dans un premier temps et certainement moins si la catastrophe s’amplifie, mettent en place des embargos sur les produits alimentaires provenant du Japon, en attendant de mettre en place un embargo plus étendu sur tout ce qui proviendra de ce pays. De sorte que ce containment renforce celui mis en place par les autorités japonaises elles-mêmes sur les produits provenant des régions « contaminées », étouffant encore plus la chaîne alimentaire dans son approvisionnement et ses débouchés et renforçant la crise psychologique en cours.
Par leurs effets, Läki comme Fukushima nous signifient les mêmes choses : quand la chaîne alimentaire est touchée, l’être humain devient alors « hors de contrôle », car il en va de sa survie, tant individuellement qu’en tant qu’espèce.
Face à cela, les pouvoirs de coercition apparaissent bien faibles, le pouvoir médiatique étant battu en brèche et internet une ressource collectivement répandue pour s’informer.
Au Japon même, où les commentateurs louaient (consciemment ou non) l’abnégation du peuple, pour ne pas dire la passivité et le fatalisme, certains commencent à demander des comptes.
En Allemagne, des manifestations monstres rassemblant plusieurs centaines de milliers de participants se sont déroulées contre le nucléaire et l’attitude opportuniste de Madame Merkel ; attitude qui ne lui aura d’ailleurs pas servi pour les élections qui viennent de se clôturer en Bade-Wurtenberg par une défaite de son parti et de celui des libéraux du FDP.
De sorte qu’il serait logique que si la catastrophe de Fukushima se poursuit (et rien ne semble pour l’instant indiquer le contraire : on parle de plusieurs semaines, voir de plusieurs mois d’émissions radioactives), nous serons bientôt placés devant le risque maximum pour les êtres humains : l’atteinte à la chaîne alimentaire, sans compter la contamination de l’air et de l’eau. Que cette contamination soit « dangereuse » en termes effectifs ou non n’est pas la question car les populations concernées seront des plus suspicieuses, le précédent de Tchernobyl hantant les discours publics proférés sur l’absence de danger.
Nous sommes donc loin devant le risque économique voir financier que peut représenter cette catastrophe, risque réels mais peut-être « limités » potentiellement. Ou même d’un risque de contamination, même important, sur un espace localisé, à savoir une région du Japon (et quand bien même le Japon, qui n’est qu’une région de la planète), à l’inverse de ce que nous avons pu connaître avec Tchernobyl, le sarcophage mis en place au prix du sacrifice de dizaines de milliers de « liquidateurs » d’Europe de l’Est nous ayant protégé d’une contamination de longue durée et d’une confrontation à un tel « choix » des risques.
Par les « vertus » de la libéralisation sans frontières, confortée médiatiquement, nous sommes donc confrontés aux effets d’un système mondialisé qu’il nous faut reconnaître, par delà le nucléaire.
Mais aussi démanteler.
Et ce d’autant plus vite que la terre n’a pas attendu d’être « mondialisée » par l’homme pour mondialiser les effets d’une contamination, qu’elle soit volcanique ou nucléaire, les vents en altitude narguant les frontières depuis des lustres : le Läki est justement le type même d’expérience dont nous devrions analyser les retours.
Or, un de ces retours d’analyse est que justement les effets de cet hiver volcanique participèrent à l’émergence d’une révolution en France, pays où les ferments étaient déjà en place pour une telle explosion.
De sorte que nous pourrions poser ainsi différentes questions : à causes différentes et mêmes effets, mutatis mutandis, quel(s) pays connaîtr(a/ont) les mêmes conséquences, à savoir entrer en révolution ?
Et si la révolution française mit à bas un régime que l’on qualifia rétrospectivement « d’ancien » pour mettre en place un « nouveau » régime, la question qui se pose alors immédiatement est : vers quoi aller, en lieu et place ?
Enfin, la question est aussi : combien de temps les structures sociales de nos sociétés pourront-elles résister à l’angoisse de ce risque majeur, réel ou non, avant qu’elles ne rompent ou qu’elles n’implosent pour répondre à cette angoisse ?
Concernant l’éruption du Läki, la société française, déjà durablement impactée par l’ancien régime, résista près de 6 ans. Ce ne fut qu’avec les épisodes les plus dramatiques de 1788, qui provoquèrent des famines mais aussi probablement des ruptures psychologiques collectives (au même titre mais d’un ordre différent qu’avec la peste de 1348), qu’un « seuil » fut apparemment franchi.
En Allemagne, la réponse fut apparemment massive, en termes de manifestants.
Comme le fut la sanction politique.
De même, pourrait-on dire, le désaveu du système politique actuel par l’abstention record que vient de connaître la France ce même jour.
Mais est-ce suffisant ?

SOURCE

Sale temps pour le nucléaire

Une vidéo de 50 mn que mon correspondant Philippe m'a envoyé par mail. Merci à lui. Pas eu le temps de regarder, vous me direz par commentaires.


Sale temps pour le nucléaire 24 mars 2011, 20:10 La catastrophe nucléaire japonaise est-elle possible en Suisse ? Une équipe de Temps Présent a enquêté sur la fissure de la centrale de Mühleberg, mais aussi, sur de nouvelles études alarmantes pour la santé et sur l'impasse des déchets. Alors que le lobby nucléaire s'active pour vendre au peuple deux nouvelles centrales en 2013, le temps est à l'orage pour l'atome.

Adieu, Japon

Par François Marginean

Le Japon ne sera plus jamais le même. Il y aura dorénavant un « avant Fukushima » et un « après Fukushima ». La ruine radioactive du Japon a commencé, entrainant le reste de la planète dans son sillon avec le relâchement les démons nucléaires de Fukushima par General Electric (GE) et la Tokyo Electric Power Company (TEPCO). La cruelle réalité est que cette sombre crise va durer des mois ou peut-être même des années et possiblement de longues nombreuses années étant donné que la demi-vie du plutonium 239 est de 24 000 ans.

««Malheureusement, nous n’avons pas de prévision concrète en ce moment pour nous permettre de dire dans combien de mois ou d’années (que la crise se terminée),» a déclaré Sakae Muto, le vice-président de TEPCO»

Il y a eu plus de 823 tremblements de terre qui ont suivi celui de 9.0 ayant frappé le 11 mars 2011, et ça tremble encore. La ville de Tokyo est située à environ 250 km de Fukushima et plus de 35 millions de personnes y vivent. Tokyo est l’un des trois plus importants centres financier du monde, aux côtés de Londres et New York. Avec trois coeurs nucléaires présentement en fusion, ainsi que les piscines d’entreposage de combustible irradié utilisé en danger, cumulant depuis autour de 40 ans plus de 1700 tonnes de déchets nucléaires entreposés, les retombées nucléaires ne vont que s’accentuer dans les temps à venir et se déposer sur la capitale. Déjà 25 gouvernements étrangers ont soit fermé leurs ambassades à Tokyo, ou ont évacué Tokyo et déplacé leurs ambassades à Osaka. Les banquiers internationaux sont en train de fuir en masse Tokyo et le Japon. La US Navy a annoncé le 17 mars qu’ils étaient prêts à évacuer autant que 87 000 personnes si nécessaire et la USO a annoncé deux jours plus tard, le 19 mars, que l’armée américaine a commencé l’évacuation volontaire de 200 000 militaires et leurs personnes à charge présentement au Japon.

Pendant que tout cela se déroule, le gouvernement japonais a également exhorté plus de gens à évacuer la zone de Fukushima et il a discrètement élargi la zone d’évacuation autour de la centrale de Fukushima. En bon français, toute cette activité signifie que l’évacuation de Fukushima, du Japon et de Tokyo, a déjà commencé. Un grand nombre de personnes sont déjà « volontairement » en train de fuir le danger. Plus la crise s’éternisera, plus le nombre de personnes qui vont partir sera élevé.

L’ensemble de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi devrait être condamné, ce qui en fait le plus important des accidents nucléaires (devant l’accident nucléaire de Tchernobyl) en termes de conséquences techniques.

Les héros qu’on surnomme les « bio-robots », terme originellement donné aux travailleurs qui avaient sacrifié leur santé et leur vie pour contenir l’accident de Tchernobyl, en Ukraine, se sont battus pendant maintenant plus de deux semaines pour tout tenter dans le but de prévenir le pire scénario, soit une fusion incontrôlable des coeurs des réacteurs nucléaires et la combustion des déchets radioactifs contenus dans les piscines d’entreposage situées immédiatement au-dessus des réacteurs Mark 1, un design absolument génial de General Electric. Ils auront silencieusement et courageusement donné leur vie pour éviter le pire au reste des Japonais et du monde entier. Et très malheureusement, il semble que ce soit en vain. La bataille, à toute fin pratique, est perdue. Les taux de radiation sont si élevés qu’il sera bientôt simplement impossible d’envoyer quiconque sur les lieus de la centrale de Fukushima. Déjà, ces employés qui doivent payer le prix de leur santé de façon permanente et risque la mort pour les inepties, les mensonges, l’avarice, l’insouciance et la négligence criminelle de leurs patrons et de GE, ont subi des expositions à la radiation plusieurs fois la norme acceptable annuelle. Nul besoin de rappeler qu’il n’y a pas de dose sécuritaire dans le domaine de la radioactivité.

Dose radiative

Le principe retenu en radioprotection est de maintenir l’exposition au niveau le plus bas qu’il est raisonnablement possible d’atteindre (principe ALARA). Pour faciliter cette optimisation, les sites nucléaires français sont organisés en zones dont l’accès est plus ou moins restreint, et qui correspondent aux débits de doses suivants :

  • zone bleue : de 2,5 à 7,5 µSv⋅h-1 ;
  • zone verte : de 7,5 à 25 µSv⋅h-1 ;
  • zone jaune : de 25 µSv⋅h-1 à 2 mSv⋅h-1 ;
  • zone orange : de 2 à 100 mSv⋅h-1 ;
  • zone rouge : > 100 mSv⋅h-1.

Le débit de dose dont on est certain qu’il produit des effets biologiques dangereux se situe à partir de 1 mSv⋅h-1, c’est-à-dire en « zone jaune ». Les effets varient selon le temps auquel on y est soumis. Les effets statistiquement observables apparaissent pour des doses cumulées supérieures à 100 mSv, soit un stationnement de plus de 50 h (une semaine à plein temps) en zone jaune. Cette exposition peut être atteinte en 1 h en « zone orange ».

SUITE ET SOURCE

mercredi 30 mars 2011

Un petit rappel

Pour ceux qui ont lu le billet sur la prière pour l'eau contaminée proposée par Masaru Emoto.

C'est demain jeudi 31 à 12 h locale.

Je vous redonne le texte de la prière (mais on peut le dire avec ses mots à soi, dans la mesure où on y met une INTENTION)


"L'eau de la centrale nucléaire de Fukushima,
nous sommes désolés de vous faire souffrir.
S'il vous plaît pardonnez-nous.
Nous vous remercions, et nous vous aimons.”


Répéter au moins trois fois en joignant les mains en position de prière.

On peut bien sûr aussi prier Dieu en lui demandant de guérir l'eau...

Communiqué du CEDRA

Merci à Philippe

Note INFO du CEDRA (Collectif Contre l'Enfouissement des Déchets Radioactifs)

Mercredi 30 Mars

De Fukushima à Fukushima-rre de la folie nucléaire
PARTIE 1

Regarder la réalité en face :
accident ? évolution imprévisible ? scenario du pire ?

Hier, le monde entier était paralysé de peur, suspendu aux nouvelles en provenance du Japon. Aujourd’hui, la folle course des actualités a repris le dessus, reléguant aux arrière-plans le drame nippon. Justifié ? Chacun se souvient des saillies des ministres Besson et Kosciusko-Morizet, minimisant l’ampleur de la catastrophe, mêlées à l’aplomb d’Anne Lauvergeon, tenancière d’Areva, assurant alors que chaque jour qui passait nous rapprochait de la sortie de crise.
En réalité les informations crédibles ont fait et font toujours défaut, le gouvernement japonais, l’autorité de sûreté nationale (NISA) et la désolante AIEA (Agence internationale pour l’énergie nucléaire) étant manifestement menés en bateau par TEPCo l’exploitant des centrales de Fukushima. Un gouvernement qui, de plus et par orgueil blessé, a longtemps baigné dans le déni, comme l’expliquait le président de la Criirad, R.Desbordes (1) L’ASN, autorité de sûreté nucléaire française, reconnaissait elle-même qu’on ne disposait que ‘’d’éléments partiels et incomplets’’ (2) L’évidence, cependant, ne peut être occultée. Alors que les bonnes âmes refusent de comparer Fukushima à Tchernobyl, il s’agit ici non pas d’un réacteur touché mais de trois (et d’autres ?), auxquels s’ajoutent des problèmes majeurs dans trois bassins de refroidissement emplis de combustible nucléaire usé (3) ! A cela s’ajoute que l’un des réacteurs (le n° 2) fonctionne non pas à l’uranium mais au MOX, combustible contenant une diablerie humaine infâme, du plutonium.
Face à ce constant, se comprennent mieux une série de témoignages. L’ASN, par exemple, qui parle de ‘’l’état de désolation du Japon’’, de ‘’situation extrêmement grave’’, de ‘’crise nucléaire majeure’’, de ‘’contamination qui va s’étendre [au Japon] sur des zones considérables’’ (2), ajoutant que ‘’les mesures publiées au cours du week-end des 26 et 27 mars confirment un état très fortement dégradé des réacteurs 2 et 3, avec un endommagement des trois barrières de confinement’’. L’IRSN, Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, confirme que ‘’les réacteurs n°1, 2 et 3 restent dans un état particulièrement critique’’ (4). Sur place, ‘’le Premier ministre japonais Naoto Kan a assuré mardi que le gouvernement était "en alerte maximum" pour éviter que la centrale accidentée de Fukushima ne provoque une catastrophe écologique’’ (5) et que ‘’la situation restait "imprévisible" dans cette centrale’’ (6). Jusqu’à l’opérateur Tepco, habituellement habile dans le « maquillage », qui ‘’a déclaré que cet accident allait au-delà de qu'ils pouvaient imaginer’’ (7). Auparavant dédaignés, EDF, Areva, Cea et d’autres, viennent d’être appelés en renfort (8). Les populations qui, dans un rayon de 30 km autour de la centrale, avaient eu pour consigne de se confiner viennent d’être invitées à présent à évacuer la zone (9). Enfin, le ministre Besson se voyait lui aussi obligé de reconnaître : ‘’je sais que la situation est extrêmement critique, extrêmement sérieuse’’ (10). Si la situation n’est pas maîtrisée, il y a néanmoins lieu de souligner l’ampleur de la tâche conduite sur place par les volontaires (?) qui s’activent dans des conditions démentielles. Oui, mais "Les conditions de travail étant de plus en plus dangereuses, je ne pense pas pouvoir trouver d'autres salariés qui accepteraient d'y aller", a confié un sous-traitant au journal Asahi’’ (11). Soulignons que le ministre japonais de l’industrie, en dehors lui de la zone dangereuse, avait été pris à menacer de sanctions les pompiers qui refuseraient d’intervenir à Fukushima (12) !
Alors, sortie de crise comme le prédisait Madame Lauvergeon ou comme l’affirment hier mardi des experts américains : ‘’le complexe nucléaire de Fukushima au Japon connaît "un lent rétablissement" après avoir subi de plein fouet le séisme et le tsunami dévastateurs du 11 mars, mais un gigantesque travail reste à faire’’ (13) ? Sortie de crise ou au contraire catastrophe d’une ampleur inégalée, échappant au contrôle de l’homme ? Des cœurs de réacteurs ayant partiellement fondu, les enceintes étant attaquées, on est engagé là dans le scenario du pire, celui du « syndrome chinois » : ‘’Les Soviétiques lors de la catastrophe de Tchernobyl ont lutté (et sacrifié beaucoup d'hommes, des plongeurs qui ont plongé dans l'eau de refroidissement [et sont tous morts] pour vidanger cette eau qui s'était accumulée sous les ruines du bâtiments, et des mineurs qui ont construit une chape de béton sous le réacteur), pour empêcher que ce "corium" (une sorte de magma résultant de la fusion du combustible nucléaire et des éléments internes du cœur) ne tombe dans l'eau car il aurait pu atteindre une masse critique et entraîner d'après les calculs une explosion (comme une bombe) atomique d'une puissance énorme de 3 à 5 Mégatonnes (c'est 200 à 300 fois Hiroshima). Cela aurait provoquer des radiolésions massives des habitants dans un rayon d'environ 300 km (englobant la ville de Minsk) et toute l'Europe aurait pu se trouver victime d'une forte contamination radioactive rendant la vie normale impossible.’’ (14)
Il ne s’agit pas de crier au loup mais de regarder la réalité en face…

NB : l’analyse et l’évolution du drame qui se noue au Japon sont basées sur le recoupement d’un maximum d’informations en provenance d’organismes tels que l’ASN ou l’IRSN mais également sur de nombreux autres ‘’indépendants’’ : CRIIRAD, ACRO, GSIEN, AIPRI, Infonucléaire, Observatoire du nucléaire... à ceux-là s’ajoutent les incontournables dépêches d’agences de presse et articles de presse
(1) http://www.novethic.fr/novethic/planete/environnement/pollution/le_gouvernement_japonais_est_dans_deni/133244.jsp?utm_source=newsletter&utm_medium=Email&utm_content=novethicInfo&newsletter=ok
(2) www.asn.fr video du 28 mars
(3) Bassins ou piscines ? Piscine : bassin pour rite purificatoire, dixit encyclopédies !
(4) http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Documents/IRSN_Seisme-Japon_Point-situation-28032011-08h.pdf
(5) http://www.romandie.com/ats/news/110329115421.g3ht6xiq.asp
(6) http://www.romandie.com/infos/ats/display.asp?page=20110329073958010172019048164_brf009.xml
(7) http://www.romandie.com/ats/news/110329081201.lyu038j7.asp 7
(8) http://www.usinenouvelle.com/article/fukushima-comment-les-groupes-francais-vont-aider-tepco.N149051#xtor=EPR-169
(9) http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2011/03/fukukshima-danger-accru-au-r%C3%A9acteur-3-%C3%A9vacuation-sur-30-km.html
(10) http://www.rtl.fr/emission/l-invite-de-rtl/ecouter/eric-besson-ministre-de-l-industrie-de-l-energie-et-de-l-economie-numerique-tepco-a-demande-l-aide-d-edf-d-areva-et-du-cea-7672318598
(11) http://www.romandie.com/ats/news/110329120735.q8yv4mlg.asp
(12) http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/03/22/97001-20110322FILWWW00362-fukushima-excuses-aux-pompiers-forces.php
(13) http://www.romandie.com/ats/news/110329190746.tep84hjc.asp
(14) http://www.dissident-media.org/infonucleaire/hypothese_nesterenko.html

Témoignage d'un habitant de Tokyo

Vidéo postée le 28 mars




Chantalouette a résumé ce que ce gars désespéré nous dit (il y a 9 minutes dans la vidéo, mais il répète souvent la même chose) :



"Personne ne doit boire l'eau du robinet (et pas que les enfants) c'est fou, nous parlons d'une ville de 30 millions d'habitants, de personnes et pourtant on vient de dire qu'on ne doit pas boire d'eau et donc pas de douche...
Allez voir les emissions de TV realité, danser avec les stars, c'est important, moi je ne peux pas, je pue, je ne peux pas me laver.

Moi je reviens de Tokyo, je suis radioactif, il ne faut rien dire pour préserver l'industrie.

J'ai mis des bandes adhésives autour des portes et des fenêtres, mais je
suis toujours à Tokyo.

Le Japon est évacué, Tokyo est évacué , tout le monde part.

CE SONT LES VRAIES INFOS

C'est une plaisanterie.
Le Japon évacue 120 milions de personnes , pour aller en Chine, aux USA, à Taiwan.
...C'est la fin du Japon et de mon expérience là-bas, je n'arrive pas à y croire. Je ne veux pas partir.
J'ai des marques rouges sur le visage et on nous dit que tout va bien. Qu'est-ce que c'est ?
C'est incroyable..."

Pétition de la CRIIRAD

CRIIRAD - NUCLÉAIRE Transparence sur la radioactivité de l’air pour la protection des citoyens

CRIIRAD - NUCLÉAIRE Transparence sur la radioactivité de l’air pour la protection des citoyens

3490 signatures
Auteur :
CRIIRAD : 471 avenue Victor Hugo, 26000 Valence, FRANCE - Site : www.criirad.org
Description :
PETITION POUR URGENCES NUCLEAIRES ET REJETS RADIOACTIFS à la centrale nucléaire de Fukushima
A l'attention de Tous les gouvernements
Plus de 60 laboratoires d’analyse équipés de détecteurs de très haute précision sont répartis sur l’ensemble de notre planète et contrôlent quotidiennement la radioactivité de l’air. Leur mission : rechercher les très faibles quantités de produits radioactifs qui pourraient indiquer qu’un essai nucléaire a été effectué en violation du Traité d’Interdiction Complète des Essais Nucléaires (TICEN).
Les résultats de ces analyses permettraient de suivre, jour après jour, et depuis le 12 mars 2011, l’avancée des masses d’air contaminé par les rejets radioactifs de la centrale nucléaire de FUKUSHIMA DAIICHII.
C’est impossible car les données sont confisquées par les Etats. Les résultats sont transmis à des organismes officiels qu’ils sélectionnent et qui sont tenus de ne rien divulguer. Le réseau international de mesure est financé par de l’argent public. Les populations ont droit à cette information. Tous les chiffres doivent être publiés et non pas quelques chiffres soigneusement choisis par les autorités.
J’exige que les résultats d’analyse de la radioactivité de l’air du réseau soient rendus publics, INTEGRALEMENT ET SANS DELAIS . Payés par les citoyens de l’ensemble des pays, ils doivent leur être accessibles et servir à leur protection.

Télécharger la pétition en PDF :


http://94.23.16.204/criirad_telechargement_pdf/11-03-25_petition.pdf




Consulter le dossier spécial Accidents nucléaires au Japon de la CRIIRAD :


http://www.criirad.org/actualites/dossier2011/japon/sommaire.html

Lien vers le texte : http://94.23.16.204/criirad_telechargement_pdf/11_03_25_doe_ctbto.pdf


Pour faire un lien vers cette pétition,
cliquez-ici
 
Merci à Syl pour m'avoir rappellé cet impardonnable oubli. 

mardi 29 mars 2011

Un message et une prière de Masaru Emoto pour le Japon

Je relaie ce message et vous convie à cette prière le jeudi 31 mars.
Merci, Syl
 

Pour toutes les personnes autour du monde 


S'il vous plaît envoyez vos prières d'amour et de gratitude à l'eau des centrales nucléaires à Fukushima, Japon!

Après le séisme de magnitude 9 massive et le surréaliste tsunami, plus de 10.000 personnes sont toujours portées disparues ... même maintenant ...  16 jours ont passé déjà depuis la catastrophe.  
Le pire est que l'eau dans les réacteurs des centrales nucléaires Fukushima a commencé à fuir, et à contaminer l'océan, l'air et les molécules d'eau des zones environnantes.

La sagesse humaine n'a pas été en mesure de faire beaucoup pour résoudre le problème, mais nous essayons seulement de refroidir la colère des matières radioactives dans les réacteurs en évacuant l'eau à leur disposition.

N'y a-t-il vraiment rien d'autre à faire?

Je pense que si ! Pendant plus de vingt années de recherche à mesurer le hado et la technologie des cristaux d'eau photographique, j'ai été témoin de ce que l'eau peut devenir positive quand elle reçoit la vibration pure de la prière de l'homme, peu importe comment elle est loin.

La formule de l'énergie d'Albert Einstein, E = MC2 signifie en réalité que de l'énergie = nombre de personnes et de la place de la conscience des gens.

 Il est maintenant temps de comprendre le vrai sens. Joignons-nous tous à la cérémonie de prière en tant que citoyens de la planète Terre. Je voudrais demander à toutes les personnes, pas seulement au Japon, mais partout dans le monde s'il vous plaît de nous aider à trouver une issue à la crise de cette planète!

La procédure de la prière est la suivante


Nom de la cérémonie:
"Envoyons nos pensées d'amour et de gratitude à toutes les eaux dans les centrales nucléaires à Fukushima"

Jour et heure:
31 mars 2011 (jeudi)
12:00 midi dans chaque fuseau horaire


S'il vous plaît dire la phrase suivante:

"L'eau de la centrale nucléaire de Fukushima, nous sommes désolés de vous faire souffrir.
S'il vous plaît pardonnez-nous. Nous vous remercions, et nous vous aimons. "S'il vous plaît dites à haute voix ou dans votre tête. Répétez trois fois en joignant les mains dans une position de prière. S'il vous plaît offrez votre prière sincère.

Merci beaucoup du fond du cœur.

Avec amour et gratitude,
Masaru Emoto
Messager de l'eau 
 

Interview du meilleur spécialiste en nucléaire japonais

 Un grand merci à Philippe pour le lien
 
http://www.next-up.org/pdf/Alerte_Protection_population_Voir_la_realite_en_face_sur_etat_de_la_situation_par_Takashi_Hirose_28_03_2011.pdf


Radiation Protection NBC "L'inhalation de la plus infime particule radioactive, c'est le danger" par HIROSE TAKASHI Introduction par Douglas Lummis Okinawa l’intégralité en Anglais


Hirose_Takashi_Fukushima_radiation_particle_28_03_2011


Hirose Takashi, qui est un éminent expert, a écrit de nombreux livres, principalement concernant le secteur de l'énergie nucléaire et le complexe militaro-industriel. Son meilleur livre connu est probablement Nuclear Power Plants for Tokyo où il a provoqué les industriels du nucléaire : "si vous êtes sûrs qu'elles sont sûres (les centrales nucléaires), alors pourquoi ne pas les construire dans les centres villes plutôt quà des centaines de kilomètres, ce qui génère par la distance une forte déperdition d’énergie électrique par les lignes THT" (ndlr : la déperdition se transforme en réalité en une pollution électromagnétique environnementale qui provoque une électrocution sournoise de la population avec les effets dévastateurs sur la santé qui sont constatés auprès des personnes qui vivent dans les couloirs des THT. Médias : possibilités de reportages et d’interviews de riverains).
Il fait actuellement de nombreuses interviews télévisées dont celle-ci qui est partiellement traduite. Je lui ai parlé au téléphone aujourd'hui (22 Mars 2011) et il m'a dit que s’il était logique de s'opposer à l'énergie nucléaire avant, maintenant que la catastrophe a commencé, il serait "juste" de garder le silence, mais il y a à la radio et à la télévision tellement des mensonges grossiers des autorités qu'il ne peut pas garder le silence, c’est un devoir pour lui de dire la vérité. J'ai traduit seulement le premier tiers de l'interview concernant la partie qui se rapporte en particulier à ce qui se passe dans la centrale nucléaire de Fukushima (disponible en intégralité en japonais sur You-tube part 1 - 2 - 3).
Après ses analyses nous pouvons apporter des réponses globales sur le pourquoi en est-on arrivé à cette situation. Néanmoins il constate qu’actuellement l’approche économique du nucléaire est toujours au premier plan, malgré la catastrophe en cours. D’ailleurs accepter la solution du sarcophage, c'est admettre qu'ils se sont trompés et qu'ils ne contrôlent pas les évènements. D'autre part pour ces industriels, qui sont aussi des humains c'est beaucoup trop de culpabilité à supporter, cela signifie la défaite de l'idée de l'énergie nucléaire, une idée qu'ils détiennent en dévotion presque religieuse. Ils savent que cela signifie non seulement la perte de ces six (ou dix) réacteurs, mais que cela signifie aussi à terme la fermeture de tous les autres, ainsi si c’est une catastrophe sanitaire et environnementale inégalée qui se profile, elle est aussi financière pour eux. S’ils arrivent à refroidir et à contrôler de nouveau la situation ils pourront dire, vous voyez le nucléaire n'est pas si dangereux après tout. Fukushima est un drame pour le monde entier, qui peut non seulement mettre fin à la victoire de l’industrie nucléaire, mais aussi à celle du monde. Hirose peut nous aider à comprendre le drame planétaire que nous sommes en train de subir.

Douglas Lummisnce


Takashi Hirose: La catastrophe nucléaire de Fukushima, la réalité issue de la physique, l'État et les médias Diffusion par NewStar Asahi TV, 17 Mars, 20:00
Les intervieweurs: Yoh Sen'ei et Maeda Mari

Yoh: Beaucoup de gens aujourd'hui ont vu qu’on pulvérise en l’air de l’eau sur les réacteurs, mais est-ce efficace? 
 Hirose :. . . Si vous voulez refroidir un réacteur avec de l'eau, vous devez le faire en faisant circuler l'eau à l'intérieur et évacuer la chaleur à l’extérieur par un circuit, sinon cela n'a pas de sens. Donc la seule solution est de remettre en état les circuits d’électricité pour essayer de refaire fonctionner les systèmes des circuits de refroidissement. Sinon, c'est comme verser de l'eau sur la lave d’un volcan, cela ne sert à rien.

Yoh: Rebranchez l'électricité - c'est-à-dire redémarrer le système de refroidissement ? 

 Hirose : Oui, c’est exactement cela. L'accident a été causé par le fait que le tsunami a inondé les générateurs de secours et emporté leurs réservoirs de carburant. Si nous n’y arrivons pas, il n'y a aucun moyen de récupérer cet accident.

Yoh: Tepco [Tokyo Electric Power Company, le propriétaire / exploitant des centrales nucléaires] dit qu'ils s'attendent à mettre sous tension les lignes ce soir.

Hirose : Oui, il y a un peu d'espoir là-bas. Mais ce qui est inquiétant, c'est que les réacteurs nucléaires ne sont pas comme sur les photos (schémas) qui sont montrées (Hirose montre une représentation graphique d'un réacteur, comme celles utilisées à la télévision). C'est juste un schéma. Voici à quoi ressemble en réalité un réacteur sous sa coupole de confinement (il montre une photo). C'est immense un réacteur. Regardez de plus près c'est une forêt de commutations, de galeries, de fils et de tuyaux. A la télévision ces pseudo-savants parlent et nous donnent des explications simples, mais ils ne savent rien, car se sont des professeurs d'université. Seuls les ingénieurs connaissent. Vous voyez, c’est ici que l'eau a été répandue dans ces labyrinthes avec cette multitude de tuyaux, ces vues réelles sont suffisantes pour vous donner le vertige. Une telle structure est beaucoup trop complexe à comprendre pour nous.

Depuis une semaine maintenant, ils versent de l'eau par là. Et c'est de l'eau salée ! Si vous versez de l'eau salée sur un four chaud, que pensez-vous qu’il se passe? Vous obtenez du sel. Ce sel se dépose partout et finit par bloquer toutes les vannes qu’il sera impossible de faire fonctionner. Cette eau salée passe partout dans les labyrinthes, va de partout et va tout obstruer. Donc, je ne peux pas croire que c'est juste une simple question qui sera résolue en reconnectant l'électricité que l'eau va recommencer à circuler. Je pense que n'importe quel ingénieur avec un peu d'imagination peut le comprendre. Nous sommes en face d’un système incroyablement complexe et puis en fait déverser de l'eau sur les réacteurs à partir d'un hélicoptère - peut-être qu'ils ont une idée de comment cela pourrait agir, mais je ne peux pas comprendre.

Yoh: Il faudra plus de 1300 tonnes d'eau pour remplir les piscines qui contiennent les barres de combustible irradiées dans les réacteurs 3 et 4. Ce matin nous en sommes à 30 tonnes. Ensuite, les Forces d'autodéfense avec leurs 5 camions pompes ont peut être réussi à en déverser aussi 30 tonnes, mais où ? Ce qui est sûr c’est que tout ceci est très loin d'être suffisant même s’il y a une suite, cela ne changera en rien la situation ?

Hirose : En principe, cela ne peut pas. Parce que même quand un réacteur est en fonctionnement normal il nécessite un contrôle constant de maintien de la température pour la sécurité. Maintenant, c'est un désordre complet à l'intérieur des installations et quand je pense aux 50 personnes qui y travaillent, j'en ai les larmes aux yeux. Je suppose qu'ils sont exposés à de très grandes quantités de rayonnements et qu'ils restent car ils ont accepté de faire face à la mort. Combien de temps peuvent-ils tenir ? Je ne veux le dire. C'est la situation à ce jour.


Alors quand je vois ces beaux parleurs à la télévision, je veux leur dire, "Si c'est ce que vous dites, alors allez-y faire le travail vous-même!" Vraiment c’est honteux de les entendre, ils parlent, c’ est un non-sens, ils essayent de rassurer tout le monde surtout pour éviter la panique. Ce qu'il nous faut maintenant, c'est "une bonne panique contrôlée", parce que la situation est arrivée au point où le danger est réel.
Si j'étais le Premier Ministre Kan, j’ ordonnerai de faire ce que l'Union Soviétique a fait quand le réacteur de Tchernobyl a explosé, la solution sarcophage, enterrer le tout dans du béton fourni par toutes les entreprises du Japon. Ceci parce que vous avez à assumer le pire des cas. Pourquoi? Parce que dans la centrale nucléaire de Fukushima il y a aussi l'usine de Daiichi avec six réacteurs et l'usine de Daini avec quatre, ce qui fait un total de dix réacteurs. Si un seul d'entre eux développe le pire des cas (ndlr : fusion incontrôlée ou atteinte de criticité), alors les travailleurs n’y pourront plus rien, il faudra évacuer le site en attendant l'effondrement. Donc, si, par exemple, l'un des réacteurs de Daiichi s’enfonce , pour les cinq autres cela ne sera qu'une question de temps. Nous ne pouvons pas savoir dans quel ordre cela risque de se produire, mais certainement ils suivront tous le même chemin. Et si par malheur cela arrive, Daini n'est pas si loin, alors, probablement, les autres réacteurs eux aussi s’enfonceront . Je suppose qu’aucun travailleur ne sera en mesure de rester sur cette zone. Je parle du pire des cas, mais la probabilité n'est pas faible. C'est le danger que le monde regarde et qui menace l’ humanité mais il est caché au Japon. Comme vous le savez, des six réacteurs de Daiichi, quatre sont dans un état très endommagé. Donc, même si dans le cas où un irait bien et que la circulation de l'eau soit rétablie pour trois d’entre -eux, la crise ne serait pas finie, je déteste le dire, mais je suis pessimiste. Alors pour sauver le peuple, nous devons réfléchir à un moyen de réduire les fuites de rayonnements au niveau le plus bas possible. Non par pulvérisation d'eau par des tuyaux, comme l'eau d'arrosage dans un désert, mais par une solution radicale de sarcophage et de refroidissement souterrain immédiat. De plus imaginez, tout le monde sait combien de temps prend une forte dépression atmosphérique pour passer sur le Japon … C'est, avec une vitesse de vent de deux mètres par seconde, il faut donc environ que quelques jours pour que l'ensemble du Japon soit couvert par des radiations. Nous ne parlons donc plus de distances de 20 km, 30 km ou 100 km. Cela signifie bien sûr que Tokyo, Osaka seront touchés inévitablement en fonction de la vitesse à laquelle un nuage radioactif pourrait se propager. Bien sûr, cela dépend de la météo; nous ne pouvons pas savoir à l'avance la façon dont le rayonnement sera diffusé. Ce serait effectivement bien si le vent soufflait toujours vers la mer, mais malheureusement cela ne sera pas toujours le cas. Il y a deux jours, le vent soufflait vers Tokyo. Voilà comment il est aujourd’hui . . . .

Yoh: Chaque jour, les autorités gouvernementales locales effectuent des mesures de la radioactivité. Toutes les stations de télévision disent que toutes les radiations sont à la hausse et qu’elles ne sont encore pas encore assez hautes pour être un danger pour la santé. Ils les comparent à une radiographie aux rayons X du corps et si elle augmente ils conseillent de porter un appareil dosimétrique. Qu’est -ce que cela changera à la question? 

Hirose : Par exemple, hier autour de Fukushima la station de Daiichi a mesuré 400 millisieverts par heure. Avec cette mesure, Edano le chef du cabinet de la préfecture a admis pour la première fois qu'il y avait un danger pour la santé, mais il n'a pas expliqué ce que cela signifie. Je pense que tous les médias d'information sont en faute. Ils disent des choses stupides comme : nous sommes exposés à des rayonnements tout le temps dans notre vie quotidienne, nous sommes soumis aux rayons cosmiques, mais c'est un millisievert par an. Une année compte 365 jours, un jour a 24 heures, multipliez 365 par 24, vous obtenez 8760. Multiplier les 400 millisieverts, vous obtenez 3.500.000 la dose actuelle dans cette zone. Vous appelez cela sécuritaire? Et ce que les médias ont signalé ces valeurs d’irradiation ? Aucun. Ils les comparent à un scanner, qui est un plus pour un instant, ce qui n'a absolument rien à voir avec ce que nous vivons. La radioactivité qui ne peut pas être mesurée est celle de la matière radioactive qui s'échappe du site nucléaire, c’ est celle des particules radioactives. Se sont ces particules contaminantes qui sont les plus dangereuses, car se sont elles qui en pénétrant dans votre corps amènent une source de radioactivité directement au contact de vos cellules et organes en l’irradiant de l’intérieur. Ces chercheurs-porte-parole de l'industrie viennent à la télévision que disent-ils? Ils disent que si vous vous éloignez, le rayonnement est réduit en raison inverse du carré de la distance. Je tiens à dire l'inverse. Par contre pas un seul mot sur ce qui est le plus dangereux, l’irradiation interne qui se produit lorsque les particules radioactives sont ingérées dans votre corps. Disons par exemple que si une particule radioactive est à 1 mètre de vous et que vous l’inhalez dans vos poumons, qu’est -ce qu’il se passe ?

La distance de la source radioactive est maintenant de l’ordre du micron puisqu’elle colle à votre organe ! Un mètre est égal à 1000 millimètres et un micron à un millième de millimètre. C’est mille fois mille (c'est-à-dire mille au carré). C’est donc dans ces conditions que prend toute la valeur de l’irradiation lorsque l’on dit qu’elle est inversement proportionnelle au carré de la distance par rapport à la source radioactive, car dans ce cas, il n’y a plus de distance mesurable et le facteur d’irradiation même s’ il est faible et surtout variable en fonction du type de particules radioactives (radio nucléides), s’en trouve augmentée d’un trillion (10 ¹² soit 1 000 milliard) ! En conséquence, L'inhalation de la plus infime particule radioactive, c'est le danger. "Inhaling even the tiniest particle, that’s the danger".

Yoh: Donc, comme à la TV faire des comparaisons avec les rayons X des radiographies et la tomodensitométrie n'a pas de sens. Il ne faut donc pas respirer (inahaler), ni ingérer des matières radioactives.

Hirose: C’est exact. Quand elles pénètrent dans le corps, on ne sait pas où elles vont migrer et se fixer. Le plus grand danger est celui des femmes enceintes en particulier, des bébés et des petits enfants. Maintenant, ils parlent d'iode et de césium, mais ce n'est qu'une partie des contaminants radioactifs et en plus la plupart du temps ils ne possèdent pas les instruments de détection appropriés. Ce qu'ils appellent leurs moyens de surveillance des mesures de la valeur des rayonnements dans l'air (balises) ne détectent pas ce que nous pouvons inhaler. Ce qu’ils mesurent n'a aucun lien avec la quantité de matières radioactives dans l’ air . . . 

Yoh: Donc, les dommages causés par les rayons radioactifs et les dommages causés par les particules de matières radioactives ne sont pas les mêmes.

Hirose : Si vous me demandez, ici dans ce studio : ce sont tous des rayonnements radioactifs provenant de la centrale nucléaire de Fukushima ? la réponse sera non. Mais par contre pour les particules radioactives qui sont transportées ici par l'air, la réponse sera oui. Lorsque le noyau d’un réacteur commence à fondre, des éléments radioactifs de l'intérieur s’échappent par les ouvertures (crevasses et dommages) vers l’extérieur , c’est ce qui est actuellement le cas et avec la chaleur elles montent vers le haut dans l’atmosphère.

Yoh: Est-il possible de détecter ces particule radioactives ?

Hirose : J'ai été informé par un journaliste que maintenant TEPCO n'est pas encore équipé d’un tel équipement (collecteur de particules) pour faire un suivi régulier. Ils ne prennent qu’occasionnellement de telles mesures de valeurs de densité avec le centre de contrôle d’état géré par Edano. Il faudrait prendre des mesures en permanence, mais ils n’ ont pas les moyens de le faire. Elles seraient nécessaires pour évaluer l’ampleur et le nombre de fuites radioactives. Cela nécessite des instruments de mesure très sophistiqués. Mesurer seulement un niveau de rayonnement dans l'air, par exemple lorsque vous vous déplacez en voiture n’est absolument pas suffisant, qu’il soit faible ou élevé cela n’est pas la donnée la plus fondamentale pour la santé. Nous avons besoin de savoir quel type de matières en particules radioactives s'échappent, et où elles vont pour les suivre et donner l’alerte, malheureusement ils n'ont pas un système en place pour le faire maintenant.

Douglas Lummis est un scientifique politologue vivant à Okinawa il est l'auteur de Radical democracy. Contact : ideaspeddler@gmail.com


Radiations_Monographie_Effets_sante_valeurs_millisieverts_mSv
Effets sur la santé des radiations en fonctions de la dose
(monographie) 

Vidéo : http://videos.next-up.org/France2France3/Japon_Fukushima_Radiations_Reacteur_3_MOX_Plutonium_AREVA/27_03_2011.html

Communiqué Criirad 29 mars

RETOMBÉES SUR LA FRANCE des rejets radioactifs de la centrale nucléaire de FUKUSHIMA DAICHI

Drôme-Ardèche : détection d’un faible niveau d’iode 131 dans l’eau de pluie

Le laboratoire de la CRIIRAD a analysé au cours de la nuit, par spectrométrie gamma, un échantillon d’eau de pluie collecté sur le secteur de Valence et globalement représentatif du dépôt sur Drôme-Ardèche.
L’échantillon analysé correspond à la pluie tombée à Toulaud, en Ardèche, à 5 km à l’ouest / sud-ouest de Valence, du dimanche 27 mars - 10h30 au lundi 28 mars - 8h00. Le collecteur a été placé dès le lundi 21 mars 2011 mais il n’avait récolté aucune pluie avant le dimanche 27 mars.

Un seul radionucléide artificiel a été détecté (1) : il s’agit de l’iode 131.

L’activité est de 0,7 Bq/l +/- 0,38 Bq/l (marge d’incertitude associée à la mesure. D’un point de vue scientifique, le résultat est compris entre 0,3 et 1,1 Bq/l, la valeur de 0,7 Bq/l étant la plus probable). Pour rappel, l’IRSN a mesuré 1,73 Bq/l dans une eau prélevée au Vésinet du 26 au 27 mars.
A partir de l’analyse de l’eau de pluie, il est possible de calculer le dépôt humide, c’est-à-dire la quantité de radioactivité déposée par unité de surface de sol (2). C’est ce que l’on appelle l’activité surfacique et qui
s’exprime en Bq/m2. La pluie tombée du 27 mars 10h au 28 mars 8h a provoqué un dépôt de 8,5 Bq/m2 (8,5 becquerels d’iode 131 par mètre carré de sol, +/- 4,4 Bq/m2).

Il faut considérer que la contamination de l’air va se prolonger pendant au minimum 15 jours et que les activités de l’air, et par conséquent de l’eau de pluie, seront probablement supérieures à ce qui est mesuré actuellement. L’évolution peut être grossièrement anticipée par l’étude des résultats obtenus sur les Etats-Unis qui constituent un repère intermédiaire. Si les évolutions constatées aux Etats-Unis se retrouvent sur l’Europe, il est possible que l’activité de l’air augmente d’un ordre de grandeur ou plus – ce qui se retrouvera nécessairement dans les dépôts au sol.

Sur la base des éléments disponibles et sans préjuger des évolutions à plus long terme, on peut estimer que, cumulée sur les 15 jours à venir, la retombée en iode 131 pourrait atteindre plusieurs centaines de Bq/m2 (voire quelques milliers de Bq/m2 en cas de conditions météorologiques très défavorables et/ou d’augmentation plus importante que prévue de l’activité de l’air). Ces estimations seront affinées, corrigées si nécessaire, au fur et à mesure en fonction notamment des données de pluviosité et des résultats obtenus sur l’activité de l’air. (3)

Les produits alimentaires sensibles, notamment les légumes à larges surface de captage – type épinards, salades, blettes… – devraient présenter des niveaux de contamination très faibles mais mesurables et qui vont progressivement augmenter. Ceci ne concerne que les cultures de plein champ ou les cultures sous serre arrosées avec de l’eau exposée aux retombées radioactives. La contamination se répercutera, avec quelques jours de retard, sur les aliments dont la contamination est indirecte, en particulier sur le lait (si bien sûr les animaux sont dans les champs – où ils broutent une herbe exposée aux retombées – et non pas en stabulation). Les activités attendues sont très faibles et correspondent donc à de très faibles
niveaux d’exposition.

Confirmation de l’importance de l’iode gazeux

La CRIIRAD dispose désormais de résultats d’analyse portant sur l’activité de l’iode 131 sous forme particulaire ET sous forme gazeux. Ils concernent les Etats-Unis (source EPA) et confirment ce qu’elle annonçait dans son communiqué du samedi 26 mars en réaction au résultat communiqué du même jour de l’IRSN : les analyses portant sur des filtres à aérosols peuvent conduire à sous-évaluer fortement l’activité réelle de l’air en iode 131.
La CRIRAD écrivait : « Pour savoir si le chiffre réel est 2 fois, 3 fois, 4 fois, 5 fois, 10 fois plus élevé, il faut disposer de résultats d’analyse portant sur des filtres spécifiques qui piègent les formes gazeuses de l’iode. »

Les 12 résultats d’analyses portent sur l’air de différents Etats américains – Alaska (Dutch Harbor, Juneau, Nome) Californie (Anaheim, San Bernardino) et Idaho (Boise) ainsi que sur l’Île de Guam. Ils montrent que l’iode gazeux (qui n’est pas capté par les filtres aérosols) présente une activité 3 fois à 14 fois supérieure à celle de l’iode particulaire. Voir ci-dessous le tableau de synthèse établi par la CRIIRAD à partir des données de l’agence fédérale pour la protection de l’environnement (US-EP).

(je ne peux pas importer facilement un tableau à partir d'un PDF, aller ici :
http://94.23.16.204/criirad_telechargement_pdf/eau_de_pluie_iode_131.pdf)

Notes

(1) L’eau de pluie contient nécessairement d’autres radionucléides (présents dans les rejets de Fukushima Daiichi et mesurés aux Etats-Unis) : probablement césium-134 (Cs-134), césium-137 (Cs-137), iode-132 (I-132), Iode 133 (I-133), tellure 132 (Te-132), baryum-140 (Ba-140), cobalt-60 (Co-60), xénon 133 (Xe 133) … – mais à des niveaux trop faibles pour être détectés vu les conditions de mesure (volume d’eau disponible et temps de comptage
notamment). Précisons également que les radionucléides qui n’émettent pas de rayonnements gamma (émetteurs bêta pur comme le tritium ou émetteurs alpha purs comme certains isotopes du plutonium) ne peuvent pas être détectés par des mesures par spectrométrie gamma telle que celle réalisée sur l’eau de pluie par le laboratoire CRIIRAD.

(2) Le laboratoire de la CRIIRAD a également mis en place des collecteurs qui permettront d’évaluer le dépôt sec, moins intense que le dépôt associé aux précipitations, mais qui est permanent (dès lors évidemment que l’air est contaminé). Dépôt sec : les particules radioactives se déposent par gravitation ; dépôt humide : la pluie ou la neige lessivent les masses d’air contaminé et précipitent au sol les aérosols et les gaz solubles comme l’iode. Les prélèvements sur ces collecteurs se poursuivent, les analyses seront effectuées ultérieurement par la CRIIRAD.

(3) Pour rappel : en 1986, les retombées d’iode 131 sur la France, suite au passage du « nuage » de Tchernobyl, ont typiquement varié selon les régions, de 1 000 Bq/m2 à 200 000 Bq/m2 (avec des secteurs encore plus touchés)

Le laboratoire de la CRIIRAD poursuit ses analyses. Résultats disponibles sur : http://balisescriirad.free.ft

lundi 28 mars 2011

Non-lieu sur le passage en France du nuage radioactif de Tchernobyl


Article publié le 24 mars 2011
Non-lieu : sur le passage en France du nuage radioactif de Tchernobyl Des victimes encore bafouées par ce que l’on appelle la Justice

 Nous venons d’apprendre par divers journaux que le parquet a l’intention de requérir un non-lieu dans l'enquête sur le passage en France du nuage radioactif de Tchernobyl lors d'une audience de la cour d'appel de Paris le 31 mars.
Cette consternante nouvelle arrive au moment même où nous attendons le nuage de Fukushima, en pleine catastrophe nucléaire.
La Chambre de l'instruction doit étudier le 31 mars l'appel formé par le Pr Pierre Pellerin, mis en examen pour tromperie aggravée dans cette affaire, contre le refus de la juge d'instruction chargée de l'enquête d'ordonner un non-lieu, a-t-on appris auprès du cabinet de Me Bernard Fau, avocat des parties civiles. Et la nouvelle encore plus stupéfiante a été le dessaisissement soudain de la juge d’instruction chargée du dossier, Marie-Odile Bertella-Geffroy, dans l’attente de la décision de la Cour d’appel sur ce non-lieu ! 
« Cette attitude vise à étouffer l'instruction pénale portant sur la problématique majeure de la communication officielle en direction des populations, lors des catastrophes nucléaires, ce qui est absolument intolérable », a réagi Chantal Lhoir, co-présidente de l'Association française des malades de la thyroïde (AFMT), dans un communiqué. 

L'association demande au garde des Sceaux Michel Mercier d'empêcher toute « entrave » au déroulement de l'instruction, particulièrement le non-lieu dans cette affaire. 
 
bombe-nucleaire.jpg« Au moment où le monde traverse l’une des plus graves calamité nucléaire au Japon et alors que nous commémorons le 25ème anniversaire de la tragique catastrophe de Tchernobyl, l’Association Française des Malades de la Thyroïde a appris avec indignation et consternation que le Procureur Général de la Cour d’appel de Paris a décidé de requérir un non lieu dans l’affaire pénale des mensonges sur les dangers du passage du nuage radioactif de Tchernobyl sur la France. »
L’AFMT estime que le dossier de l’instruction a mis au jour des fautes au détriment de la protection des populations en ce qui concerne l’information sur l’air et l’alimentation. Elle estime que le Service Central de Protection contre les Radiations Ionisantes a trompé la population en diluant, retardant ou masquant les données, en acceptant que des aliments contaminés interdits à la consommation chez nos voisins étrangers soient revendus sur le territoire français avec des doses hors des normes admises par l’Organisation Mondiale pour la Santé.
Pour les co-présidentes de l’Association, Madame Chanlal Lhoir et Madame Chantal Garnier, « c’est au moment où l’instruction pénale réunit les données épydémiologiques sur le développement du nombre des cancers chez personnes exposées aux retombées radioactives dans les zones de France les plus exposées, que l’on essaie d’enterrer le dossier. On a peur de savoir et surtout on a peur de devoir l’avouer ! »
Indignées par cette demande de non lieu du Procureur Général de Paris, les victimes françaises de Tchernobyl demandent que le Parquet, qui est l’autorité de poursuite en France, cesse de se manifester à contre emploi en demandant l’arrêt des poursuites et qu’il ait enfin une attitude conforme à son rôle institutionnel. La crédibilité de l’institution judiciaire auprès des citoyens qui est déjà très entamée, en dépendra. Elles ont appelé à la Mobilisation générale pour l’audience de la Cour d’appel du 31 mars 2011, à 9 h, devant le Palais de Justice de Paris. « L’audience de la Cour d’appel devant se tenir à huis clos, nous resterons tous sur le trottoir ! »
Environ 500 plaignants se sont constitués partie civile dans ce dossier.

 
Lien : http://www.naturavox.fr/societe/article/non-lieu-sur-le-passage-en-france

Défaîte partielle d'Angela Merkel et avancée des Verts "grâce" à Fukushima

Romandie News

"Très douloureuse" défaite électorale pour Merkel, liée à Fukushima

BERLIN - La chancelière allemande Angela Merkel a mis sur le compte de l'accident nucléaire au Japon la débâcle de sa coalition conservatrice-libérale dimanche dans des élections régionales marquées par un triomphe des Verts.
"Le débat lié à la centrale nucléaire japonaise de Fukushima explique clairement cette défaite électorale", a avancé la chancelière lors d'une conférence de presse.
"En tant que partisane de l'usage pacifique du nucléaire (...), ma vision de l'énergie atomique a changé après les évènements au Japon", a-t-elle ajouté.
Mme Merkel a qualifié de "très douloureuse" la perte de l'Etat du Bade-Wurtemberg (sud-ouest) que son parti conservateur CDU contrôlait depuis 58 ans.
Les Verts ont provoqué un séisme dimanche en arrivant en tête dans ce Land, -- l'une région parmi les plus prospères de l'Union européenne -- qui sera le premier à être dirigé par des écologistes.
"Sensation", "miracle vert", "tremblement de terre": les commentateurs rivalisaient de superlatifs. Les Verts, qui surfent sur une vague anti-nucléaire après l'accident de la centrale japonaise de Fukushima, ont recueilli 24,2% des voix, leur record toutes élections confondues, selon les résultats officiels provisoires.
Les analystes n'y voyaient pourtant pas l'annonce d'un raz-de-marée Vert au niveau fédéral, les scrutins de dimanche ayant des caractéristiques bien spécifiques.
Samedi, à la veille du scrutin quelque 250.000 anti-nucléaires s'étaient mobilisés dans quatre grandes villes allemandes pour demander la fermeture définitive des 17 réacteurs allemands, dont quatre se situent justement en Bade-Wurtemberg.
"La politique énergétique a été le thème décisif de cette campagne", a reconnu le chef du parti libéral FDP et ministre des Affaires étrangères Guido Westerwelle. "C'était un vote sur l'avenir du nucléaire, nous l'avons compris et nous allons en discuter à Berlin".
Les Verts ont aussi fait dimanche une entrée choc au parlement de Rhénanie-Palatinat (ouest), en recueillant 15,4% des suffrages, triplant leur score de 2006. Ils obligent le parti social-démocrate (SPD) à nouer une alliance avec eux pour pouvoir continuer à gouverner.
En Bade-Wurtemberg, ce sera le scénario inverse: le Vert Winfried Kretschmann à la barre, avec des sociaux-démocrates minoritaires, là où la CDU gouvernait avec le FDP.
Les écologistes ont mobilisé plus que jamais lors de ces scrutins marqués par une forte participation de l'électorat. Pas moins de 16% de leurs électeurs venaient de la CDU, 11% sont d'anciens abstentionnistes, selon les enquêtes des instituts.
"Quelle élection! La CDU: en crise d'identité. Le FDP: en crise existentielle. Les Verts: transportés de joie", écrivait la Süddeutsche Zeitung.
"La coalition Merkel reçoit la facture", estimait l'édition internet de Der Spiegel, alors que trois scrutins régionaux sont encore programmés en 2011. Elle ne pourra ignorer le message de l'électorat sur le nucléaire, veut croire la presse de gauche.
Mais "la coalition fédérale ne va pas se rompre et il n'y aura pas de nouvelles élections", juge le politologue Gerd Langguth. Mme Merkel "n'est pas en danger", et ce d'autant moins qu'elle n'a aucun concurrent sérieux dans son camp, selon lui.
La chancelière a elle-même écarté toute idée de remaniement du gouvernement lundi, louant "le très bon travail en coalition" avec le FDP.
En revanche, chez les libéraux, qui se réunissent en congrès en mai, la rébellion couve contre le chef Guido Westerwelle, affirment plusieurs journaux.
Le FDP, crédité de 14,6% aux législatives de 2009, a été éjecté de deux parlements régionaux en une semaine, en Saxe-Anhalt (est) le 20 mars et en Rhénanie-Palatinat le 27, restant sous les 5% requis. Il se maintient de justesse en Bade-Wurtemberg avec 5,3%, moitié moins qu'en 2006.

(©AFP / 28 mars 2011 16h25)